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2527 m Les Frettes, combe de Bridan

Données techniques

Massif : Lauzière - Cheval Noir
Secteur : Tarentaise
Orientation : SE
Dénivelé : 1162 m.

Difficulté de montée [?] : R
Difficulté ski [?] : 2.1 E1
Pente : faible

Nb de jours : 1
Type : Aller/Retour

Cartes : 3433ET

Matériel

Comme d'hab. Arva + pelle + sonde

Départ/Accès

Départ : Celliers (1370 m) - Albertville -> direction Moutiers -> Route du col de la Madeleine (D213) jusqu'a Celliers dessus (fin de la route déneigée).

Itinéraire

Toute la montée s'effectue sur la rive gauche du ruisseau jusqu'au lac "Le Branlay". On peut monter dans le lit du ruisseau (plus sûr) ou par des pentes continues du Grand Plan. Du lac, prendre le Creux de Lachat jusqu'au Portes de Montmélian. De là, monter sur la crête des Frettes puis au sommet.
On peut descendre directement des Frettes par des pentes plus raides.

Photos

Les Frettes
Les Frettes [par squal]
Couloir E des Frettes
Couloir E des Frettes [par alexlio]

Remarques/Variantes

Jolie course de découverte du massif de la Lauzière. Les pentes plutôt faibles permettent de l'envisager même par risque marqué d'avalanche. Attention cependant, le diable n'est jamais loin.

Variantes :

» Pointe St Jacques (D+ 1200m ; Ski 2.2)
Avant d'attaquer la pente finale des Frettes, prendre à gauche pour rejoindre un petit collet au N de la Pointe St Jacques. Puis passer versant W et rejoindre le sommet. Un petit couloir E descend du sommet

» Tour des Frettes (D+ 1600m ; Ski 2.3 ; Orientation T)
Remonter la combe de Bridan jusqu'à la crête entre la Pointe St Jacques et les Frettes. Traverser jusqu'à un collet sous la Pointe St Jacques. De là basculer versant ouest sous la Pointe St Jacques et rejoindre en traversée vers le nord un collet vers 2230. Poursuivre la descente jusqu'au lac de Clartan coté 2097. Remettre les peaux et remonter sur les Frettes pour sortir à un petit collet au point 2459 par un court raidillon. Le sommet coté 2527 est accessible par la crête à pieds, ou à ski moyennant un petit dechaussage.
Descente à partir du point 2459 Les Portes de Montmélian, puis par la combe de Bridan

» Portes de Montmélian, Combe du Bridan (D+ 1130m ; Ski 2.2 ; Orientation SE)
De la route du col de la Madeleine juste au dessus de Cellier Dessus, remonter la Combe du Bridan jusqu'à un Pont à 1490m. Le traverser et piquer à gauche pour remonter jusqu'au Chalet de Queigey (couvert par la neige en fonction de la saison). Après un léger replat, suivre une pente plus raide que le prendra à flanc. Il sera peut être nécessaire de garder de la distance en fonction des conditions. Quelques petites bosses à passer par la droite avant d'arriver sur le final de la combe qui vous porte tranquillement jusqu'aux Portes

» Col des Paris St Jacques, Combe de Bridan (D+ 1050m ; Ski 3.2 ; Orientation SE)
De Cellier, prendre la Combe de Bridan, passer à gauche du lac Branlay, continuer plein est en laissant le Rognolet à gauche.Continuer tout droit en visant un col assez large en fond de combe.La pente se redresse sur les derniers 150m, pour atteindre environ 40/45°. Terminer à pieds pour accéder au col.

» Couloir E (D+ 1160m ; Ski 4.1 ; Orientation E)
De Celliers, suivre le topo classique des Frettes. Sous les portes de Montmélian, à 2350m, prendre la direction sud et remonter la combe sous le sommet des Frettes. Arrivé sous le sommet 2528m, le couloir E est juste au-dessus. Le remonter à pieds pour rejoindre le sommet. 100m à 40/45°



Voir aussi : BAZ H13

Sortie(s) GPS associée(s) : 21.01.15 18.01.15

Conditions récentes

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Plaque en Lauzière [»] : Sortie du vendredi 27 décembre 2013 par Timir

Participants : loulou38

Météo

Beau

Conditions d'accès

Etat de la route :

Altitude du parking :

Conditions de neige

Bonne poudre avec localement de grosses accumulations assez denses en versant E

Altitude de chaussage (montée) :
Altitude de déchaussage (descente) :

Activité avalancheuse observée : voir le récit ci-dessous.

Skiabilité [?] : ●●●●○


Récit de la sortie/Remarques diverses

Itinéraire suivi : Celliers - Portes de Montmélian - combe au N du Pic de Lachat - Dénivelé réel effectué : 1250m

Premier jour de beau après le marasme de Noël : malgré les mises en garde de météo-France nous décidons de sortir. Cap sur la combe de Bridan que j'ai déjà souvent parcourue par conditions douteuses.

Après une montée très agréable et sans histoire, nous arrivons au sommet un peu frustrés par le court dénivelé et la platitude des pentes. Le Diable s'engouffre dans cette brèche et me suggère de tenter la descente dans la combe inconnue qui s'amorce à gauche du Pic de Lachat. Sur la carte ça ne parait pas méchant, et je me dis que si la neige est suspecte nous pourrons stopper et remonter. C'est l'erreur classique, et malgré ma longue expérience je tombe en plein dedans.

Premiers virages dans la combe en neige excellente. La pente se redresse rapidement et atteint 30° avec des accumulations conséquentes, mais je pense pouvoir trouver un cheminement sans véritable risque sur la croupe centrale, et la neige est si agréable à skier ! Finalement nous passons sans problème cette section.

Suit un talweg assez plat et encaissé. La présence de trous d'eau m'incite à skier quelques mètres plus haut que le fond, en rive gauche, sur des pentes bien chargées mais pas hautes : 50 m environ, et ne dépassant pas 30°. Nous passons sans problème et arrivons en haut d'une pente qui parait plus délicate : combe de 30 m de large, haute de 100, inclinée à 30° et très chargée.

Je commence par quelques virages très doux au ralenti pour tester la neige : ça semble bien stable. Je continue donc, sur une neige un peu densifiée par le vent mais très agréable à skier. Laurence me suit à distance, et nous arrivons entiers et ravis sur un grand replat à 1950 m. Pour revenir à Celliers, nous décidons de remonter par où nous sommes descendus, jusqu'à rejoindre la combe de Bridan.

Je trace précautionneusement en m'écartant très peu de nos godilles. La pente est très chargée mais me parait assez saine. Laurence, comme il se doit, suit à distance respectable, et je l'attends en haut du raidillon. Quand elle me rejoint, nous attaquons avec un intervalle de 50 m le talweg plat qui ne m'inquiète pas du tout. Et pourtant !

Rapidement, alors que, suivant scrupuleusement la trace de descente, je traverse la pente peu au-dessus du ruisseau, nous entendons un vroufff... Nous nous arrêtons tous deux, je scrute la pente et ne vois rien... Après 3 longues secondes Laurence voit qu'une plaque se décroche 30 m au-dessus d'elle, et donc 50 m derrière moi. Je suis hors trajectoire mais pas elle et lui crie de reculer, mais c'est trop tard : elle est littéralement fauchée et disparait sous la neige en moins d'1 seconde. Il est 12:20 .

Je teste immédiatement mon téléphone (sfr) : aucun service. Il n'y a donc pas d'autre choix que de sortir Laurence tout seul. En 2 mn environ je localise l'endroit où elle semble enterrée, en 1 mn je la localise précisément à la sonde, mais je découvre qu'elle est à 1:50 m sous la surface ! Ca me parait impossible de creuser seul à une telle profondeur en moins de 10 mn, mais il n'y a pas d'autre choix.

Après un travail de forçat, dans une neige qui s'effondre au fur et à mesure que je creuse, je réussis à dégager sa cuisse droite. Il est 12:35 . La jambe ne réagit pas au toucher et je suis très inquiet. Mais je progresse maintenant rapidement en direction de la tête, et entends un gémissement de bon augure. Enfin je dégage la bouche, et aussitôt Laurence donne des signes de conscience. Ouf !!!!!!! Il est 12:39 et il n'y avait donc plus de marge.

Ensuite il a fallu encore 30 mn pour dégager complètement Laurence, devenue suffisamment lucide malgré sa sévère hypothermie pour me guider et participer. Nous sommes alors au fond d'un puits d'1 m de diamètre, dans lequel Laurence tient entièrement debout : elle était en fait ensevelie à 1:70 m de profondeur. La cassure ne faisait que 25 cm d'épaisseur, mais l'étroitesse du talweg semble avoir bloqué l'écoulement de la neige, qui s'est accumulée au dessus de Laurence après l'avoir déplacée de seulement 3 m.

Mais ce n'est pas fini. Laurence a perdu un ski et un baton, elle a les deux mains complètement invalides à cause du froid, et elle présente les symptômes de l'hypothermie. Heureusement son téléphone (free) a suffisamment de réseau pour que je puisse appeler les secours, qui sont débordés car il y a déjà plusieurs sauvetages en cours, mais qui finiront par arriver après 25 mn. Entre temps Laurence a déjà récupéré à une vitesse étonnante. Finalement nous rentrons tranquillement à Grenoble, où un goûter réparateur achève de requinquer l'accidentée.

Je laisse aux lecteurs le soin de tirer des enseignements de ce récit. Je précise que je ne suis pas un casse-cou, que je suis très expérimenté et connais bien la neige. Mais arrive toujours un moment où on se fait avoir, et c'est généralement là où on ne s'y attend pas.

De Laurence, mon petit mot pour décrire le point de vue de la personne ensevelie :
Il est vrai que pendant cette incursion dans la combe du Pic de Lachat, je n'étais que moyennement tranquille, mais j'assume entièrement d'y avoir suivi Pierre.
Quand la plaque s'est mise en mouvement, j'ai juste eu le temps de regarder si j'avais une chance de pouvoir reculer suffisamment vite pour y échapper, ce qui n'était pas le cas, et du coup je n'ai pas vu si Pierre était hors de portée de l'écoulement.
Quand j'ai été fauchée, j'ai bien essayé de rester debout le plus longtemps possible, mais bien évidemment, on n'a aucune chance, et je me suis immédiatement retrouvée à terre, la tête en bas, sous la neige.
Comme on était quasiment en bas de la pente, j'ai été très peu déplacée, mais du coup aussi, tout s'est figé extrêmement rapidement, et je n'ai pas eu le temps de ramener mes bras vers mon visage pour pouvoir creuser une poche d'air pour respirer. Heureusement une des mes n'était pas trop loin et j'ai pu gratter quelques cm autour de la bouche, ce qui a été juste suffisant pour patienter le temps que Pierre dégage ma tête.
J'étais en train sombrer dans une sorte d'étourdissement dû à mon avis à une trop grande concentration en CO2, quand Pierre m'a dégagé la bouche.
Juste avant je suffoquais, en essayant malgré tout de ne pas céder à la panique pour économiser l'oxygène ...
C'est pour ça le temps a été vraiment un élément très important.
Autre chose : je ne savais pas s'il avait été enseveli lui aussi, et je n'entendais rien, je n'ai pas senti non plus quand il m'a sondée au niveau de la cuisse, ni apparemment quand il a commencé à me dégager le bas du corps.
J'aurais vraiment aimé qu'il crie pour me dire qu'il était en train de me chercher, puis qu'il m'avait trouvée, et je pense que ça peut être une aide précieuse pour la victime pour lui permettre de tenir plus longtemps.


Commentaires

» Par PascalC, le vendredi 27 décembre 2013 à 21:45

Merci pour le récit, heureux que ça se termine bien.
Bravo pour ton efficacité lors de la recherche.
Il est évident que tu n'avais pas que ça à faire mais si tu as quelques photos de l'endroit ... :lost:

» Par StephRS, le vendredi 27 décembre 2013 à 21:48

8O Ouuuuff!!! Quel récit! Content que tout se soit bien terminé ; ton sang-froid y est pour beaucoup.

» Par AlexR, le vendredi 27 décembre 2013 à 21:51

Merci beaucoup pour le récit, très instructif.
Heureux que ce soit bien terminé.

» Par Didyeti, le vendredi 27 décembre 2013 à 21:53

Salut,
Merci vraiment pour ce témoignage précis et honnête - on se "reconnaît" bien dans ton récit, instructif. Ca fait froid dans le dos :ill: ...
Bravo pour ton sang-froid, ton action efficace.
J'espère que vous "digèrerez" cela tout les deux, ça risque de prendre du temps :lost: . Heureux pour vous de l'issue favorable, une pensée pour vous ce soir :lost: ...
Didier.

» Par migloo, le vendredi 27 décembre 2013 à 21:57

C'est "bon augure" (pas bonne augure).

A part cela, je pensais que le numero d'urgence 112 était pris en charge par n'importe quel fournisseur (free, sfr ou autre) indépendamment de l'abonnement.

» Par eterlou73, le vendredi 27 décembre 2013 à 22:01

Bravo pour ton sang-froid, bravo pour le récit, une pensée pour vous 2 :lost: ...

» Par leded, le vendredi 27 décembre 2013 à 22:08

Sans réseau physique, pas de 112; ce n'est pas une histoire de fournisseur ou de forfait mais de couverture et de synchronisation entre mobiles et émetteurs (antennes) :roll:
Bel exemple de courage et de sincérité pour la communauté.

» Par Bin, le vendredi 27 décembre 2013 à 22:19

Merci beaucoup pour ce retour qui fait froid dans le dos!
J'espère que vous repartirez tous les deux en randonnées bientôt.

Juste une question, serait il possible d'avoir une photo de l'avalanche?
Autre question, tu parles de "thalweg plat", la plaque est partie de là?

Encore merci!

» Par luc, le vendredi 27 décembre 2013 à 22:21

Bon diou ça fait vraiment froid dans le dos votre truc.

Laurence, je te souhaite au plus vite de te retrouver sur tes planches et sous ta voile.
Requinque toi moralement et physiquement et reviens nous en grande forme!

Quant à toi Timir, Bravo.
Très simplement bravo pour ton sang froid, ta rapidité, ta pugnacité...
Merci pour ton cr.

» Par migloo, le vendredi 27 décembre 2013 à 22:42

@leded

Il n'a apparemment pas pu obtenir le 112 avec son téléphone SFR mais il y est parvenu avec un téléphone free, c'est ce qui m'étonne.
En présence d'un réseau physique on devrait pouvoir joindre le 112 quelque soit notre fournisseur.

» Par PassoG, le vendredi 27 décembre 2013 à 22:47

Merci pour ton récit et merci de nous faire partager cette difficile expérience qui est profitable à tous.
Je m'en souviendrais d'autant plus, qu'à 12h20, nous finissions notre sandwich, aux Frettes, soit 200 ou 300m au dessus de vous. :(

» Par Toz, le vendredi 27 décembre 2013 à 22:47

un immense merci pour ton témoignage, ton humilité et ta sincérité :cool:
n’hésite pas à virer les futurs commentaires acerbes des moralisateurs de tout poil :ill:
heureux que tout ce soit bien fini et bravo pour ton sang froid
tu peux aussi renseigner la base de data avalanche pour que votre accident "profite" egalement à la communauté
un bon rétablissement à Loulou38 physiquement et à toi moralement

» Par Ad, le vendredi 27 décembre 2013 à 22:58

[edit tchouf] Message censuré car ne respecte pas les règles du forum.

» Par luc, le vendredi 27 décembre 2013 à 23:07

Ad... "Pathétique et personne pour te dire que tu es sorti un jour où..." et tatati et tatata....

Bien vu Toz!
No comment.

Et moi je te dis re et re merci pour ton CR Timir, et pour ton coup de pelle...

» Par thierryg, le vendredi 27 décembre 2013 à 23:09

Pour AD: tu pourrais commencer par te faire connaitre et au final tu pourrais aller déverser ta morale à deux balles ailleurs. :evil:

Merci Tchouf.

» Par leded, le vendredi 27 décembre 2013 à 23:23

@migloo
un peu hors sujet mais en montagne, à 10m près on peut être hors réseau (zone d'ombre, couverture nuageuse) et les mobiles n'ont pas tous la même sensibilité en réception d'antenne. :wink:

» Par xdo, le vendredi 27 décembre 2013 à 23:32

Un sauveteur m'avait indiqué qu'il faut toujours essayer de faire le 112, même si le téléphone indique "aucun service" ou si il n'y a pas de barre.
Le 112 essaye de passer par n'importe quel opérateur voir par des lignes militaires.
La couverture dans Belledonne, Lauzière, ... est ainsi quasi totale.
Dans les Ecrins, il y a des trous.

Qui confirme ?

» Par leded, le vendredi 27 décembre 2013 à 23:41

Effectivement, même sans indicateur réseau, ça ne coûte rien d'essayer le 112!
les couvertures:
http://treshautdebit.orange.fr/reseau-couverture-nationale.php
http://www.skitour.fr/forum/read_193865.html

» Par xdo, le vendredi 27 décembre 2013 à 23:50

le lien .html précise
"Le 112 mobile est prioritaire sur tous les autres appels, c’est pourquoi il est normalement possible de l’appeler même lorsque le réseau est saturé.
De plus, le 112 est acheminé par le premier réseau disponible dans la zone d’appel, même si vous êtes abonné à un autre opérateur"

"aucun service" ou "pas de barres" indiquent le niveau avec son opérateur.

» Par DavidL, le samedi 28 décembre 2013 à 07:03

Longue vie à Laurence et à toi

» Par V.A., le samedi 28 décembre 2013 à 07:41

Bonne chance à Laurence pour se remettre du traumatisme (j'ai moi-même été fauché il y a 18 ans un décembre dans des conditions très semblables) et un grand merci à toi pour ce récit très précis, que j'ai tenté de reconstituer sur la carte grâce aux informations.

On ne m'enlèvera pas la conviction que ton partage d'expérience sauvera des vies!

» Par Timir, le samedi 28 décembre 2013 à 08:41

Merci à tous pour ces commentaires très positifs. Malheureusement je n'ai pas pensé à prendre après coup de photos du terrain, qui auraient sans doute été instructives.
La plaque est bien partie au niveau du talweg plat, environ 30 m au dessus en rive gauche, dans une pente à 30° (max). Altitude 2060 sur mon alti. Ce talweg étroit est assez bien visible sur la carte : un peu à droite du point coté 2120 (au N du pic Lachat), juste avant le pli de la carte.

» Par PassoG, le samedi 28 décembre 2013 à 08:48

Hi Timir. Peux-tu, stp, developper ceci :
"Pour revenir à Celliers, nous décidons de remonter par où nous sommes descendus"
J'aimerai bien comprendre ce choix. Etait-ce décidé avant ? La foret ne permettait pas de descendre ? Les conditions de descente t'ont paru ok pour remonter la pente ? Merci à toi.

» Par gilles peltier, le samedi 28 décembre 2013 à 09:05

N'est ce pas dans ce coin que pierre chapoutot est décédé? :

http://www.camptocamp.org/outings/193652/fr/pic-de-lachat-crete-se-de-l-antecime-2338m-depuis-celliers

» Par leded, le samedi 28 décembre 2013 à 09:20

Du coup, la Remarque du topo "Jolie course de découverte du massif de la Lauzière lorsque le risque d'avalanche est important." ne veut plus rien dire et pourrait induire en erreur !

» Par Luka, le samedi 28 décembre 2013 à 09:32

Sauvetage de vie magnifique , sinon je me pose la même question que PassoG ?

» Par titeuf, le samedi 28 décembre 2013 à 09:41

Merci pour ton récit; Bravo pour ton sang froid....
Plein d'enseignements en ce qui me concerne...
Laurence, bienheureux pour toi; on se reverra en vol ou ailleurs... :cool:
Stef

» Par gilles peltier, le samedi 28 décembre 2013 à 09:41

A la lecture de votre récit, je crois comprendre que l'avalanche s'est produite entre les points 1988m et 2129m de la carte au 25 000, au Nord du pic de Lachat.
Est ce bien ça?

» Par Philoupi, le samedi 28 décembre 2013 à 09:44

Heureux dénouement! ouf :~
Bon boulot Timir.
Sans nullement vouloir lancer un débat, je pense que le temps pris juste après l'avalanche pour essayer de téléphoner (dans le cas ou tu es seul à chercher), est du temps perdu (chaque seconde/minute compte) pour trouver la victime. La survie de la personne ensevelie dépend quasi uniquement de son (ou ses) camarade resté à la surface qui va la rechercher avec son DVA et sonde puis pelle. Alors oui, quand la personne est dégagée à minima (visage), il est préférable de téléphoner. C'est juste une remarque constructive, pas de polémique ...
Remettez vous de vos émotions :)

» Par jeromeF06, le samedi 28 décembre 2013 à 10:11

Merci pour le partage de cette "experience de vie" et vraiment bravo pour ton comportement sur ce secours. Comme Philoupi je me posais la question de savoir si au final le 112 pas accessible ne t'a pas fait gagner quelques minutes précieuses. Cela a du avoir aussi un effet avec ses conséquences sur ton stress, ta "conscience" d'être seul à pouvoir sauver la situation...Si tu peux/veux ce serait intéressant de partager avec la communauté quelle a été ta réaction sur cet évènement dans le processus que tu as engagé pour sortir Laurence. Très cordialement.

» Par loulou38, le samedi 28 décembre 2013 à 10:16

Me voilà levée après une bonne nuit, qui a quand même été longue à amorcer ...
Effectivement , je confirme : chaque instant de gagné ou perdu compte, jusqu'à avoir dégagé la tête
Pour moi , comme tout a été figé très vite et que mes bras étaient mal placés, j'ai pu me faire uniquement une micro poche pour respirer, quelques cm autour de la bouche, et j'étais en train sombrer dans une sorte d'étourdissement dû à mon avis à une trop grande concentration en CO2, quand Pierre m'a dégagé la bouche
Juste avant je suffoquais, en essayant malgré tout de ne pas céder à la panique pour économiser l'oxygène ...
Donc oui, il était moins une, et chaque instant compte jusqu'à avoir dégagé les voies respiratoires

» Par David SAVOYE, le samedi 28 décembre 2013 à 10:22

Merci pour ce partage ... il est toujours très intéressant de lire de tel témoignage :oops: . Courage à vous deux pour "apaiser / digérer" ce stress et ce choc ; le fait d'en parler / écrire participe à ce processus :happy: .

» Par savoy, le samedi 28 décembre 2013 à 10:43

Bravo pour ton humilité!

» Par mitch, le samedi 28 décembre 2013 à 10:46

Bonjour,
on t'acclame comme un héros alors que tu vous êtes les seuls responsables de cet incident, que vous êtes sortis en montagne par indice avalanche "marqué" juste après une tempête de vent et de neige au mois de décembre!
J'ai déjà aussi fait des conneries, mais je ne comprend pas qu'on t'applaudisse, que personne ne trouve ça bizarre d'être passé proche du drame alors qu'il était annoncé et évident que la montagne était mortelle ce jour!
Pardon pour la morale.

» Par xdo, le samedi 28 décembre 2013 à 10:46

@Philoupi
D'accord avec toi
Ma remarque était juste pour dire que quand viens le temps d'appeler alors il faut essayer quelque soit l'état du réseau.
@Loulou38 & Timir
Sang-froid salvateurs !
Merci pour la qualité du témoignage
Profitez du réveillon :roll:

» Par HDlameije, le samedi 28 décembre 2013 à 11:09

@loulou38 : J'en étais resté à ton retour en montagne en 2013 et à ta course du 23 juin à l'Aiguille des Glaciers. Tu nous as fait une belle frayeur :roll: Pierre a été très efficace. Chaque seconde de votre vie devient importante et précieuse, si elles ne l'étaient pas perçues comme cela avant. Vivez là à fond. Rendez grâce, le ciel vous épargné.

Tous ceux qui sont passés par cette situation comprendront ce que cela veut dire. Bonnes fêtes.

@Tchouf : Je crois que tu peux modifier ta remarque sur le topo : "Jolie course de découverte du massif de la Lauzière lorsque le risque d'avalanche est important "

» Par Forezan, le samedi 28 décembre 2013 à 11:52

Mais même la combe normale n'est pas innocente puisque c'est dans cette combe que le regretté Chapoutot c'est fait prendre pour toujours! :(

» Par letarin, le samedi 28 décembre 2013 à 11:54

le vallon de lachat est certainement le plus dangereux du secteur

» Par Chech, le samedi 28 décembre 2013 à 12:07

Merci pour le témoignage et courage pour les prochaines sorties ; bien content de l'issue heureuse !

» Par agent double, le samedi 28 décembre 2013 à 12:16

Salut Laurence, on ne se connait que par personne interposée, du parapente. J apprend ce récit et vraiment content que tu t en tires si bien ! Timir bravo pour cette efficacité ! As tu utilisé ta sonde dans ta recherche pour affiner le signal dva ?
En tout cas bon courage pour la suite et j espère que vous reprendrez confiance rapidement. A+

» Par V.A., le samedi 28 décembre 2013 à 14:21

@mitch
Il ne s'agit pas d'admirer 2 skieurs qui semblent avoir fait une très grosse erreur, mais de les remercier pour leurs propos à haute valeur pédagogique (ok, pas de mérite pour l'un d'eux, la pédagogie, c'est son métier :wink: ).
Le récit de certains auteurs de "holdups" et autres gavages par risque 3+ ne sont toujours pas aussi instructifs à lire.
J'ai bien souvent trouvé les CR de Timir (et ceux d'avant quand il était à la concurrence) assez justes et objectifs.
Donc, je récidive: merci!

» Par Philoupi, le samedi 28 décembre 2013 à 14:32

Je suis entièrement d'accord avec mitch ! vous avez déconné .....
.... mais j'ai préféré me cantonner à l'avalanche. :)

» Par flo, le samedi 28 décembre 2013 à 14:55

ce récit me parait un peu pompeux un vrai sénario de film tout se joue à la minute voir à la seconde près
et le goûter miracle il faudrait donner la recette!!!!

» Par loulou38, le samedi 28 décembre 2013 à 15:04

si un jour tu te retrouves dans ma situation, ce que je ne te souhaite pas, tu comprendras l'importance de ces minutes, et même secondes ...

» Par Timir, le samedi 28 décembre 2013 à 15:07

Deux réponses aux questions posées, et deux remarques.

1. Tout à fait d'accord que téléphoner au 112 est une perte de temps, et que le plus important est d'être très rapide. Je ne l'avais jamais fait avant et j'ai pu voir a posteriori qu'il faut au moins 5 mn pour avoir la bonne personne et se faire comprendre. Donc heureusement qu'il n'y avait pas de réseau !

2. Nous avons décidé de remonter pour les raisons suivantes :
a. L'idée était d'augmenter le dénivelé en descente en bonne neige, c'est à dire au-dessus de 2000. Nous avions vu à la montée que la combe de Bridan était très bonne jusqu'à 1800, nous voulions donc la descendre.
b. Descendre intégralement le vallon nous aurait amené assez loin de la voiture.
c. Je pensais vraiment prendre peu de risques en reprenant l'itinéraire de descente, même si je sais par expérience qu'on déclenche plus en montée qu'en descente.

3. Oui, je suis parfaitement conscient d'avoir déconné.

4. Laurence m'a dit qu'elle aurait aimé que je crie pendant que je creusais : ça lui aurait confirmé que je la cherchais, et ça ne m'aurait rien coûté. Elle a raison. Je ne l'ai pas fait car je pensais qu'elle avait perdu connaissance (c'est ce qui se passe généralement après quelques minutes, voire quelques secondes), mais j'aurais dû le faire par principe.

» Par jacques PUTHOD, le samedi 28 décembre 2013 à 15:09

j'ai des photos de cette zone, comment les associer au CR ?

» Par Dan, le samedi 28 décembre 2013 à 15:17

Au bout du compte....n'aurais tu pas l'intuition que les pièges sont en Toi ....plus que dans la montagne? :wink:

» Par Philoupi, le samedi 28 décembre 2013 à 15:18

bah, on apprend tous les jours !
mais ce n'est pas parce que la combe "était bonne" qu'elle l'est ! Il faut se méfier du "paraître"

» Par agent_double, le samedi 28 décembre 2013 à 16:08

Concernant le fait de donner l'alerte avant ou après, c'est vraiment un point qui se discute quand on est seul.

Entre perdre 5-10 minutes à sortir la personne, ou perdre 10 minutes dans l'arrivée d'un médecin (qui pourra lui seul ranimer quelqu'un si il le faut), il faut choisir.

En secourisme, la première chose qu'on apprend, avant de progiduer les premiers soins, c'est de proteger du suraccident (notamment en cas d'accident de la route), puis de donner l'alerte (pompier, 112...).

Si on est plusieurs, c'est nettement plus simple bien évidemment.

Bref, rien de catégorique sur ce point. Chaque situation doit s'adapter. Si l'avalanche est de grande ampleur et qu'on est seul, et que la recherche risque de prendre du temps, il faut à mon avis, commencer par appeler les secours.

» Par François, le samedi 28 décembre 2013 à 16:12

Clair, précis, très instructif. Merci.
Heureux pour vous. Bonne récupération.

xdo : par rapport à ta remarque : "Le 112 essaye de passer par n'importe quel opérateur voire par des lignes militaires.
La couverture dans Belledonne, Lauzière, ... est ainsi quasi totale.
Dans les Ecrins, il y a des trous.
Qui confirme ? "

Ce que je peux dire en tant qu'ancien militaire (alpin), c'est que nous utilisions des postes radio "sécurité" (SIMOCCO) permettant de contacter directement les secours via leur réseau spécifique montagne. Les massifs dans leur ensemble (il doit y avoir encore quelque trous) sont en effet maillés par un réseau de balises radio sur un certain nombre de points hauts ciblés dans les différents massifs. Il est donc possible que le 112 puisse passer par ce réseau. Seuls, les secours (ou des techniciens) pourraient le confirmer.

» Par Nicom, le samedi 28 décembre 2013 à 16:50

Pour avoir bosser avec le parc des Ecrins secteur valbonnais il y a des zones 'noires" où même leur radio de secours ne passent pas... pour le téléphone je pense que perdu au fond du vallon de Valsenestre ça doit être très difficile d'avoir le 112....
Bien content que celà ce finisse bien pour vous

» Par spirou73, le samedi 28 décembre 2013 à 17:13

A la lecture du récit (toujours utile pour tout le monde), et des commentaires: il me vient à l'esprit ceci: La Lauzière est un massif TRES fréquenté, même quand les conditions sont loin d'être bonnes. Du coup, il y a souvent du monde autour et pas trop loin. Là, on dirait qu'il y avait Passo G. dans votre secteur. Du coup, pour appeler du secours, je ne le ferais pas avec le téléphone, mais avec 3 coups de sifflet (intégré maintenant dans toutes les ceintures pectorales des sacs à dos). Creuser à 3, ça va + vite que tout seul, si on sait s'organiser.

» Par dam, le samedi 28 décembre 2013 à 17:13

Bonjour
Quelques questions concernant le pelletage.
avant de creuser est ce que tu t'es recule de la hauteur d'enfouissement de la sonde?
Et la zone de pelletage est t'elle en pente ou a plat?
Avais tu une pelle petit gros godet alu plastique?
Merci

» Par leded, le samedi 28 décembre 2013 à 17:29

@François
Les militaires n'utilisent pas la technologie GSM dans leur transmission radio téléphone :)

» Par titeuf, le samedi 28 décembre 2013 à 18:59

La solution est d'avoir avec soi une radio vhf et la fréquence de secours des pisteurs de la station la plus proche de sa sortie.
Les plupart des fréquences est accessible sur le net.
La portée de ces vhf permet souvent de couvrir le maillage manquant des portables.

» Par agent double, le samedi 28 décembre 2013 à 20:36

La solution est d'avoir avec soi une radio vhf et la fréquence de secours des pisteurs de la station la plus proche de sa sortie.
Les plupart des fréquences est accessible sur le net.


Justement non ça ne fonctionne pas. Les secouristes utilisent la VHF avec le système de relais en montagne dont l'accès est privé et payant. Il faut alors appuyer un coup pour déclencher le relais, puis ré-appuyer pour communiquer. Impossible donc d’émettre sur ces fréquences qui sont codées.

Et puis de toutes façons, il serait illusoire de vouloir essayer de communiquer avec des pisteurs de la station voisine qui est peut-être simplement de l'autre coté d'une vallée ou ça ne passera pas.

La radio VHF en montagne, c'est très capricieux, surtout sans le système de relais auquel on a pas accès.

Puis tu te vois te trimballer avec les fréquences dans ton calepin et faire 15 essais dans le vide ?!!

Reste le portable qui est déjà pas mal, puis les bonnes vieilles méthodes de quand ça n'existait pas...

» Par leded, le samedi 28 décembre 2013 à 20:46

Oui mais à l'époque c'était du ski de Printemps ... ;-)

» Par agent double, le samedi 28 décembre 2013 à 21:21

ah bon ??

A écouter certains, y'a 30 ans, on skiait jamais en rando l'hiver.
Cela explique donc que quand mon père partait avec ses skis de rando l'hiver, ce devait être une couverture, pour pas que ma mère sache qu'il allait dans les bordels

++

» Par Dan, le samedi 28 décembre 2013 à 22:25

J'en connais des qui...partaient à 4 entre noel et jour de l'an avec une tente et 5 jours de bouffe...par d'arva , de smartphone....et surtout comme le grand président Mao....ne comptaient que sur leurs propres forces :P Si ça peut inspirer quelques "performers" :roll:
Bravo à nos deux amis de s'etre bien tirés de ce " vent du boulet"!!!

» Par christian73, le samedi 28 décembre 2013 à 22:39

Bonsoir si vous voulez voir les photos du circuit allé sur camptocamp le 15 décembre 2013 anne sophie martin elle a rentré la rando ont n étaient 5 dans le groupe a faire par neige stable---------------

» Par op38, le samedi 28 décembre 2013 à 23:19

Bonsoir Pierre,
Merci pour ce récit
Bon rétablissement à Laurence
En espérant te croiser à nouveau sur des skis
Amic
Olivier Revel

» Par Oups, le dimanche 29 décembre 2013 à 09:43

Bon, tout finit bien, c'est un bon point. On ne peut que s'en féliciter et féliciter Pierre d'avoir secouru Laurence à temps. Bravo.
Maintenant je me permets une incursion sur un autre volet et n'y voyez aucune polémique ou autre (ca y est, on me taxera de vouloir polémiquer peut-être), car forcément tout le monde l'a en tête mais n'en parle pas: le BRA du vendredi pour le massif: 4 (Vanoise, Belledonne, toutes les orientations étaient en noires). Combe de Bridan: très bon jugement, elle semble ne pas craindre. La suite est bien décrite par Pierre: le jugement, le mauvais jugement que "TOUS" nous avons eu un jour sans pour autant aller à la casse. Qui n'a pas failli sans se faire prendre???
Ce n'est pas le Diable comme dit Pierre, car cela est un peu biblique je trouve, mais bien une erreur que fort justement tu reconnais. Quelle humilité.
Ce qui me chagrine, connaissant bien l'un des 2 auteurs de la sortie, c'est ce pourquoi la Lauzière et pas à quelques minutes de chez eux, la Chartreuse (BRA: 3) ou le Vercors (BRA: 3). Et un questionnement que l'on retrouve dans les livres: avez vous discuté de l'opportunité de cette descente par un autre itinéraire? Laurence: as tu fait part de tes doutes à Pierre?
Retapez vous bien!
Bon ski.

» Par Vivagel, le dimanche 29 décembre 2013 à 09:56

C'est très intéressant ces récits expliqués en détail et commentés par les acteurs, c'est très instructif et je pense que ce sont de telles lectures qui peuvent ensuite permettre d'allumer automatiquement de petits signaux de vigilance et d'attention sur le terrain.
En tous cas bravo à Timir pour l'efficacité de la recherche arva et du pelletage, je pense que t'as pas dû être radin sur la sueur sur ce coup ! :)

» Par vieux bouc, le dimanche 29 décembre 2013 à 09:57

Moi avec un BRA 4/5 je ne fais pas de rando ;on est assez informés aujourd'hui pour s'éviter de telles doses de stress.

» Par benymel, le dimanche 29 décembre 2013 à 11:02

Timir a dit : "Je laisse aux lecteurs le soin de tirer des enseignements de ce récit."

Quels sont les tiens ?

» Par Pierrepringy, le dimanche 29 décembre 2013 à 11:29

La vache, sacré récit. Je te fais grace des commentaires genre "tu étais prévenu", "par risque 4 on ne sort pas" etc...Je suis moi aussi sorti par des risques marqués donc je n'ai pas de leçon a te donner. En revanche je reviens sur ton secours proprement dit. Chapeau car tout seul face a tant de neige, ce n'est pas simple. Tu as super bien agit et bravo a toi. Bonne récupération a vous deux et faites gaffe a vous.

» Par loulou38, le dimanche 29 décembre 2013 à 16:13

Pour répondre à Oups :
le BRA Lauzière, qui est en fait appelé Maurienne sur le site de MF, indiquait un risque 3 pour vendredi, avec un cumul de neige récente de 25cm, beaucoup moins que sur Belledonne, où le cumul était annoncé à 40cm
Au sujet des oientation en noir, , c'était toutes orientations sur Belledonne, et sur Maurienne, la moitié N ( d'est à ouest ) + plein S
voilà pourquoi on a fait un peu de route, après s'être posés la question d'un tour en Chartreuse, où on craignait le manque de neige vu l'absence de sous-couche
Pour l'itinéraire, nous avons discuté du choix qui a été fait, et pesé le pour et le contre
Nous étions tous les deux conscients que de remonter par là était risqué, c'est juste la pente qui est partie pour laquelle nous n'avions pas le même avis, elle ne me plaisait pas du tout, aussi bien à la descente qu'à la montée, mais sans argument particulier, c'était juste un ressenti, dont je n'ai pas fait part à Pierre
Mais bon , ça n'aurait sans doute pas changé grand chose, parce qu'elle ne craignait pas plus que le reste sur une analyse objective

» Par vincent, le dimanche 29 décembre 2013 à 18:43

Les postes ci dessus donnent l'impression que risque 3 c'est tout bon... be carefule , des jeunes pratiquants vous lisent .

» Par PassoG, le dimanche 29 décembre 2013 à 19:38

Je confirme. Le risque estimé par le BRA de ce jour était de 3. Et je suis sortis aux Frettes par la combe de Bridan pour exactement les mêmes raisons.
Après, j'étais dans un mode différent.

» Par Oups, le dimanche 29 décembre 2013 à 19:40

Merci Laurence.
L'objectivité, c'est ton jugement :roll: (tu l'écris). Je te livre mon expérience du ressenti comme toi.... sauf qu'on a creusé et... qu'on était... à 6000 mètres d'altitude dans la nuit, à la frontale en alpi. On a décampé quand on a vu le manteau. Toute la pente s'est fait la malle peu après. On a eu la chance peut-être de prendre cette décision à ce moment là. En ski de rando, nous l'oublions souvent et c'est normal car le manteau change d'un point à l'autre. Tout le monde le sait.
Il y a une semaine, j'ai creusé en 2 endroits très différents, 2 cols différents sur la même sortie: même chose dans le manteau.... ce qui t'a joué un très mauvais tour ce samedi (gobelets, couche fragile, poudre). :ill: Rapporté dans une sortie en Lauzière aussi d'après ce même débat. Bon tu ne peux pas tout lire, idem pour Pierre. Moi non plus je ne l'avais pas lu, mais vu par contre.
Pour être objectif, selon moi ce samedi, ca aurait été de creuser au moins une fois. Ok, tu ne le feras pas tous les 10 mètres, c'est normal et impossible à faire. Mais c'est plus objectif de creuser une fois, que le ressenti et peut-être que ca aurait été pour toi une meilleure expérience. Bravo pour ton sang froid sous la neige! :happy:
Prudence et bon ski (t'es ressortie, tu descends, tout baigne) :wink:

» Par Mathilde, le lundi 30 décembre 2013 à 19:01

Merci pour le récit et le partage d'expérience ! Bon rétablissement à vous.

» Par ddaniel, le mercredi 08 janvier 2014 à 09:16

Bonjour
Belle maîtrise du DVA dans une telle situation de stress. Sans doute le résultat d'un entraînement régulier.
Félicitations pour ce compte-rendu très pédagogique qui mérite d'être utilisé dans les formations...
Ce serait bien d'en faire un article plus visible.

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