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2428 m Col du Lasseron, Ravin de la Pinatelle

Données techniques

Massif : Queyras - Alpes Cozie N
Secteur : Haute Durance, Briançonnais
Orientation : SW
Dénivelé : 770 m.

Difficulté de montée [?] : AD-
Difficulté ski [?] : 5.1 E2
Pente : 45/50°

Nb de jours : 1
Type : Aller/Retour

Cartes : 3536OT ASF10

Matériel

Crampons, piolet

Départ/Accès

Départ : Cervières (Le Laus) (1745 m) - Briançon -> Cervières -> Le Laus (limite du déneigement de la route du col d'Izoard)

Itinéraire

Depuis le Laus, rejoindre au mieux le ravin de la Pinatelle. Le remonter tout droit, attention une branche plus évidente part à gauche mais rester dans l'axe, le couloir se resserre alors. Le suivre jusqu'en haut (2m au plus étroit). On sort vers 2520 un peu au dessus du col. Descente dans le couloir

Remarques/Variantes

Façon extrêmement esthétique de rejoindre les sommets du Lasseron ou de la Charvie avec toutes les descentes alternatives associées

Variantes :

» Couloir direct (D+ 720m ; Ski 4.3 ; Orientation SW)
Couloir suivant au SE celui de la Pinatelle, un peu plus large (à part une étroiture en bas). Il débouche directement au col



Refuge(s) associé(s) : Auberge l'Arpelin

Conditions récentes

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Lasseron couloir SW, compte rendu d'avalanche [»] : Sortie du lundi 20 janvier 2020 par hobbes

Participants : Little Hen

Météo

mitigée, couvert avec trouée de ciel bleu, quelques flocons, pas de vent

Conditions d'accès

Etat de la route : sèche

Altitude du parking : le Laus

Conditions de neige

neige très changeante : parfois croûtée avec du sucre dessous, parfois portante (faible enfoncement)

Altitude de chaussage (montée) : parking
Altitude de déchaussage (descente) :

Activité avalancheuse observée : déclenchement d'une plaque de 40 cm environ juste sous le col

Skiabilité [?] : ●○○○○


Récit de la sortie/Remarques diverses

Itinéraire suivi : Lasseron couloir SW, compte rendu d'avalanche

LES FAITS :

Je déclenche une plaque d'une 40aine de cm d'épaisseur 10 m sous le col du Lasseron, vers 2400m.
Je débaroule sur environ 300m de D- .

Bien entendu, c'est un enchaînement de mauvaises décisions et / ou erreurs ayant entraîné le déclenchement de cette plaque.

POURQUOI :

1) Avant chaque course, je regarde systématiquement le BERA. Pas cette fois. Je ne sais pas pourquoi. J'ai OUBLIÉ ! (comment est-ce possible?) On pouvait y lire qu'il y avait risque de plaques dans les versants SW et N (lu en rentrant)

2) pendant la montée, on est espacé d'une 30aine de m (nous sommes 2, en crampons skis sur le dos). A partir de mi-couloir environ je traverse à 2 ou 3 reprises des zones (10m environ) de neige croutée (5-8 cm) avec du sucre en poudre dessous sans cohésion, pour reprendre pied sur des zones de neige portante. Je dis même à un moment à mon partenaire : « méfie-toi, ici c'est plaqué »
Dans ma tête, j'avais déjà décidé de ne pas redescendre par le couloir pévu initialement (couloir N), ni par celui-ci. On n'en a pas parlé ensemble, c'était juste une pensée. Je comptais en discuter avec le partenaire une fois sorti au col (trop tard, donc).
J'ai eu une pensée très furtive de faire demi-tour, mais à ce stade, je croyais qu'il était plus simple de sortir par le haut.

3) 10 m sous le col, il y a au plus court une zone convexe mais neige portante, à gauche un passage rocheux, et encore à gauche un « 2ème col » un peu plus haut et plus loin. A droite de la zone convexe, cela m'obligeait à traverser dans de la profonde. Mon partenaire m'interpelle pour me demander si c'est une corniche ou pas devant moi. Je lui réponds non et repars au plus court sur la zone convexe et portante (par flemme d'aller au 2ème col à gauche et pressé de sortir du couloir), et c'est là que je déclenche la plaque.
Juste le temps de crier ATTENTION, mon partenaire me dira qu'il aura eu le temps de s'écarter de la trajectoire, il ne sera pas emporté.

J'ai entendu mais pas écouté tous ces signaux !

QU'EST-CE QU'ON FAISAIT DANS CE COULOIR :

1) la veille, je suis monté par la combe de Malazen en direction du petit Peygu, conditions pas trop mal, me suis pas méfié pour la course du lendemain. J'ai d'ailleurs regardé les couloirs de la Pinatelle depuis le Peygu.
2) OBSESSION : c'est moi qui ait proposé cette course à mon partenaire. Montée par le couloir SW, redescente par le couloir N du Lasseron. J'ai déjà buté 3 fois dans ce couloir N (en aller-retour), donc je voulais tenter la boucle. Je connaissais donc par cœur le topo du couloir N, mais voulais changer d'itinéraire de montée.
Ce qui fait que j'ai choisi cette course non pas en fonction des conditions, mais par obsession.

EPILOGUE :

j'ai roulé-boulé sur environ 300m, par chance ça s'est arrêté avant la partie plus raide et encaissée du couloir. Je n'ai rien tapé pendant la coulée (j'avais mon casque). J'ai senti une (très) grande accélération. J'ai cherché la poignée de l'airbag (qui était sortie) après une courte hésitation (2-3 secondes) au déclenchement de la plaque : JE NE L'AI PAS TROUVEE ! (et ça ça m'énerve un peu). Puis de la neige plein la bouche, apnée, brassé dans le noir à attendre que ça s'arrête.
Par bol, j'ai la tête et un bras qui sortent quand l'avalanche s'arrête. Je n'ai jamais perdu connaissance. J'ai pu attraper mon tel et appeler les gentils sauveteurs que je remercie chaleureusement. Impossible de bouger les jambes ni mon autre bras enseveli. Ça n'a pas dû être très long entre l'appel et l'hôpital (20-30 min), mais ils m'ont mesuré 35,7° de température.
Après l'appel, le PGHM m'a envoyé un sms avec un lien pour me géolocaliser, précis à 15m.
Je suis sorti indemne de tout ça, rien de cassé. Rien. Je ne sais pas comment.



ps : mes skis sont toujours dans le couloir. Ce sont des Elan Alaska.

skitour est aussi fait pour parler de ce qui ne va pas, non ?


Commentaires

» Par calvin, le mardi 21 janvier 2020 à 15:57

Tu t'en sors bien frangin... :OO: :~
C'est ton collègue ou les secours qui t'ont degagé?

» Par cissou balou, le mardi 21 janvier 2020 à 17:12

Merci pour ton récit!
et bon rétablissement!
:lost: :lost:

» Par jpc, le mardi 21 janvier 2020 à 17:39

Salut,
Merci pour ce compte-rendu précis, honnête et instructif (J'espère que tu ne te feras pas allumer par des commentaires grincheux). Bien content que cela se termine bien, surtout (donc tu confirmes la cotation E2 ? :wink:).
Pour information, tu n'as pas trouvé la poignée de déclenchement de l'airbag parce que tu penses qu'elle est mal placée sur le sac (quel modèle ?) ou bien parce qu'elle s'est fait chahuter par l'avalanche ?
Pour info, je me suis fait embarquer aussi par une plaque l'an dernier. J'avais lu deux jours avant qu'il ne faut pas hésiter une seconde pour déclencher, et cela m'a bien aidé pour tirer tout de suite la poignée par réflexe (même en pente faible, une plaque glisse vraiment vite).

» Par Etienne -H-, le mardi 21 janvier 2020 à 17:46

Merci pour le récit factuel.
Quel est le modele de sac airbag? L'ergonomie de la poignée est un point clef trop souvent non considéré et délaissé des nouveaux arrivants sur le marché.
On peut sur le même sujet tirer à boulets rouges sur les dragonnes des bâtons qui compliquent la tâche.

» Par Dume65, le mardi 21 janvier 2020 à 18:17

Intéressant retour d'expérience, qui fait écho à un vécu perso, et interroge de façon juste sur les notions de renoncement (ou les pensées de renoncement qui ne se traduisent pas concrètement, ou pas complètement), sur les motifs d'altération du jugement, sur le delta constaté entre les commandes rationnelles (ou pas) que le cerveau envoie à son corps pendant ce type de chute et le pauvre résultat obtenu (je dois récupérer mon piolet, je dois tirer cette poignée) et sur... tous ces petits miracles qui font qu'on peut en parler a posteriori sans trop de dommages.
Alors merci à toi, et bonne récupération.

» Par hobbes, le mardi 21 janvier 2020 à 18:27

C'est un sac mammut snowpulse. Je croyais la poignée bien placée, mais je revois maintenant mon jugement.

» Par Etienne -H-, le mardi 21 janvier 2020 à 18:48

Ok merci pour l'info.
ABS fourni(ssait?) une sangle supplémentaire pour relier la poignée à la bretelle controlatérale de manière à pouvoir déclencher en passant grossièrement la main sur la poitrine.
Perso j'ai dévié l'usage pour en faire une boucle entre la poignée et la bretelle homolatérale, c'est moins contraignant et je crois aussi efficace. On peut en bricoler une soi-même.
En terme d'ergonomie une des pires est celle sur le sac Black Diamond qu' il me semble illusoire de vouloir saisir dans la lessiveuse...

» Par JonK, le mardi 21 janvier 2020 à 19:06

Merci pour ce compte rendu. Il en faudrait plus. Merci

» Par Den's, le mardi 21 janvier 2020 à 19:48

Merci beaucoup pour l’honnêteté intellectuelle que laisse transparaître ton récit, ainsi que pour la précision de l’analyse.
Ce genre de témoignage est très bénéfique, car tout le monde pourra se reconnaître dans certains points que tu abordes.
En aéronautique, on appelle cela le "facteur humain"... Il existe bien des procédures minimiser son effet, mais il arrive que nos gros cerveaux d'hominidés n'en fassent qu'à leur tête et parfois à l'encontre du bon sens !!

Heureux que tout se termine bien, et merci encore pour le retour d'expérience (comme dit JonK, il en faudrait plus).

» Par frankycham, le mardi 21 janvier 2020 à 20:15

Merci pour ton compte-rendu,concernant l'impossibilité de trouver la poignée je n'ai plus les stats en-tête mais c'était très important, pour y remédier il est impératif d'équiper sa poignée avec un leash comme le rappelle Étienne .
On peut l'acheter tout fait pour moins de 10 euros ou s'en bricoler un soi-même
Si certains ont des doutes il vous suffit de mater les nombreuses video de PAC ou le stagiaire encadre par 2 moniteurs a certe du stress mais rien de comparable avec une coulée et ou il réussit rarement à choper la poignée du premier coup sauf que dans une avalanche c'est one shot
Remet toi bien hobbes

» Par ciaisg, le mardi 21 janvier 2020 à 20:22

+1 pour ton récit et ton analyse qui prouve bien que quand on a un truc en tête il est très difficile de s'en séparer... et je suis bien comme toi ... :lost:
Par contre tu ne parles absolument pas de ton coéquipier, quel a été son rôle car quand on te lit on a l'impression que tu étais seul ?
Merci et bonne récupération

» Par balto38, le mardi 21 janvier 2020 à 21:15

Merci pour le compte rendu.
En Isère, il a neigé (30-40cm) jusqu'à samedi matin avec un fort vent samedi et dimanche il a fait froid donc la neige ne stabilise pas et lundi c'est encore piégeur.
Vent + neige même avec un risque 3 c'est souvent là qu'arrive les accidents. Avec du vent toutes les directions peuvent partir. C’est souvent proche du sommet ou aux ruptures de pente que les plaques partent.
En lisant le CR on voit que tu avais détecté le danger mais pas facile de prendre la décision de faire demi-tour...
Un formateur de l'ANENA nous a dis qu'avant de partir il fallait se définir des objectifs bis en cas de pb de condition physique ou de neige. Si on prévoir de ne pas arriver au sommet avant c'est plus facile de faire demi tour.
Le pb ce n’est pas l’airbag, ça se trouve avec l’air bag tu aurais plus flotté sur l’avalanche et dévaler la partie encaissé du couloir…, le pb c’est qu’il n’est pas facile de savoir si ça va partir ou pas. Mais vent plus neige + froid la montagne est dangereuse. (Lundi il y a eu plusieurs avalanches à vérifier mais aussi il y eu plein de sorties qui se biens passées pas facile, il faut essayer prendre plus de marge)
Comme me l’a dis un collège après une séance de crawl dans une avalanche quand on en réchappe on appelle ça de l’expérience... :)
Il faut se dire que la plus belle sortie sera la prochaine et arriver à faire demi-tour en cas de doute ou si on entend un plouff (plaque). Un groupe de rider avait aussi une méthode si le groupe commence à discuter pour savoir s'ils peuvent y aller alors ils font demi tour...
Après il faut aussi penser aux autres ce n’est quand même pas top de se prendre une avalanche quand on a une famille.
Bon on va rester cool sur les pentes demain.
Bon rétablissement et bon futur ski
Wahou les photos dans une avalanche sauter les rochers les barres ou taper contre les parois c'est pas bon tu as une bonne étoile

» Par jpc, le mardi 21 janvier 2020 à 21:19

"Merci pour ce compte rendu. Il en faudrait plus." Pas d'accord avec Jonk :wink: :ill:

» Par hobbes, le mardi 21 janvier 2020 à 21:40

@ciaisg : après m'avoir vu filer dans la coulée, mon partenaire a tout de suite déclenché les opérations de recherche arva, en partant du haut. Il a essayé d'appeler mais son tel ne captait pas. Puis il a fini par trouver du réseau un peu plus bas et les sauveteurs lui ont confirmé que j'étais conscient et avais déjà appelé. Le maître-chien a été helitreuillé vers lui et l'a pris en charge.

Merci à tous pour vos commentaires.

» Par fuore, le mardi 21 janvier 2020 à 22:10

Merci pour l'analyse et le recul suite à l'incident. Ca change des sorties idylliques 5* que l'on a habitude de voir. Toujours difficile de faire demi-tour sur le moment mais pour moi dès que l'on commence à se poser la question "est ce que je suis au bon endroit ?" c'est qu'il est encore temps de faire demi-tour ;)

» Par balto38, le mardi 21 janvier 2020 à 22:47

Wahou les photos :ill: :ill: :ill: , dans une avalanche sauter les rochers les barres ou taper contre les parois c'est pas bon... tu as une bonne étoile...
Plus simple, si on évite de partir en glissade sur la neige gelée il reste la neige de printemps qui est moins piégeuse.
Bon rétablissement

» Par Anroma, le mercredi 22 janvier 2020 à 08:30

Merci pour ton récit, il sauvera peut-être des vies!

» Par jawen, le mercredi 22 janvier 2020 à 12:27

" skitour est aussi fait pour parler de ce qui ne va pas, non ? " Biensur que c'est fait pour ca !

Et je te remercie vraiment de le partager avec nous et de conserver une distance lucide sur tes actions.

Premièrement : vachement heureux que tu t'en sortes sans séquelles ! :)

Ensuite : Tu pourrais aussi contacter l'équipe de data avalanche pour qu'ils renvoient vers ton CR sur leur site (http://www.data-avalanche.org/avalanche/1579689696440)

Décidément ils nous en donnent du fil à retordre ces pièges heuristiques .. dans la pratique plus qu'en formation ou sur le canapé !

» Par hobbes, le mercredi 22 janvier 2020 à 16:47

Encore une fois, merci pour vos remarques, ça me touche.
J'ai rajouté la photo du Pghm prise sur le site data-avalanche
On voit en bas le trou d'où l'on m'a sorti (il y a même un de mes skis adossé contre la falaise).
En regardant cette photo, je suis pas fier de mes conneries, mais je souris d'être aussi chanceux !

» Par balto38, le mercredi 22 janvier 2020 à 17:15

Bonjour,
Sur le site data-avalanche quand on regarde les avalanches depuis le 18/01 il y en a beaucoup :ill:
Ce matin c'était encore de la neige bien soufflée.
Bon ''vent'' pour la suite :D

» Par Little Hen, le mercredi 22 janvier 2020 à 17:41

Glad you have made a full recovery. A great place. Get out on your spare set of ski's soon.

» Par alpaga, le mercredi 22 janvier 2020 à 21:38

"Petit bras" ou poignee mal placée ? :) :wink:
Dans de très rares cas, la poignée ne déclenche pas... http://www.skitour.fr/sorties/pointe-de-la-balme,63161.html
Merci pour cette analyse !

» Par Dawa, le mercredi 22 janvier 2020 à 21:39

Merci pour cette analyse.
Ca fait réfléchir cette poignée d Airbag non trouvée.
Je pense que la lecture du BRA n'aurait rien changé,quand on a une course en tête,on trouve toujours de bonnes raisons pour la faire.On est tous pareil.

» Par michelb, le mercredi 22 janvier 2020 à 22:36

Merci pour ce récit très précis et clair.

Pour ma part j'avais essayé lors de deux randonnées un "sac à air" fait-maison gonflé dès le départ.
Ce bricolage se composait d'un sac spéléo Ortlieb de volume environ 140 litres garnis de ballonnets gonflables
(certains ballonnets pouvant contenir du matériel)
poids 2400 g. (à revérifier.)
La fermeture du sac était renforcée par des sangles; une sangle sous-cutal et une sangle ventrale était ajoutées.
Le portage des ski était prévu.
Le sac était bien appuyé près du corps, un peu haut, son sommet dépassant la tête; le confort m'avait semblé correct et la stabilité également; par contre discrétion non assurée!

ps. le sac pourrait constituer un mini abri partiel en cas de blizzard lors d'un raid; on pourrait aussi trouver des utilisations aux ballonnets ..?

» Par PierrePATTIER, le jeudi 23 janvier 2020 à 12:22

Merci Hobbes pour ton partage et ton humilité.
Content que tu t'en sois sorti, et en espérant que ton témoignage réactive en nous ces signaux d'alertes que l'on a souvent tendance à négliger ou enfuir...

» Par diablo73, le jeudi 23 janvier 2020 à 12:50

Merci pour ton retour et ton analyse, c'est franc et courageux.
C'est vrai que tu es allé un peu au casse-pipe ce jour là. Tout était réuni : neige fraiche sur neige ancienne donc peu de cohésion, fort vent d'est avec transport de neige, et surtout pente raide, et risque marqué ce qui n'est pas rien. Beaucoup sortent en se disant 3/5 ça va...et puis le BRA a le mérite d'exister, malheureusement, chaque secteur est différent, a sa spécificité, et l'analyse sur le terrain confirme ou pas des risques réels, ce que tu as bien senti pourtant...après, le renoncement est quelque chose de pas évident, pour l'avoir moi même pratiqué parfois, la mort dans l'âme...
Bref, merci pour ce récit qui nous fera plus réfléchir, et content que tu en sois sorti indemne.
Merci aussi pour ton retour par rapport à la poignée de l'air bag, ça m'a fait réfléchir, et après les commentaires sur le sujet, j'ai commandé un leash au "vieux", même pas 10€, si ça peut augmenter les chances de pouvoir tirer efficacement la poignée...
Bon courage à toi et bon futur ski, il faut repartir dès que possible :wink:

» Par romu, le jeudi 23 janvier 2020 à 14:15

Hobbes bienvenue au club des miraculés :roll: et content que tu sois toujours parmi nous d'autres n'ont pas eu cette chance... :(
Merci pour ce récit, qui est aussi une forme de libération et d'explication nécessaires (c'était mon cas après ma cascade dans la NNE des Courtes)
Take care et au plaisir de croiser les skis :cool:

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