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2758 m Selle du Puy Gris, par les Roches

Données techniques

Massif : Belledonne
Secteur : Maurienne
Orientation : E
Dénivelé : 1650 m.

Difficulté de montée [?] : F
Difficulté ski [?] : 2.2 E1
Pente : 30°

Nb de jours : 1
Type : Aller/Retour

Cartes : 3433OT

Matériel

Pas de matériel particulier

Départ/Accès

Départ : Les Roches (1138 m) - Depuis grenoble, prendre l'autoroute en direction d'Alberville puis bifurquer dans la vallée de la maurienne. A saint Etienne de Cuines, prendre la vallée des villards. Parking aux Roches (1138).

Itinéraire

Traverser le pont et remonter par le sentier situé en rive droite du torrent des roches jusqu'à rejoindre les ruines de l'Orselle. Prendre à gauche la combe et longer la face nord du Puy Gris. Au bout de la combe, rejoindre la selle du Puy Gris (2758m) à Gauche. Possibilité aussi de passer par le col de comberousse (2669m). et le col de la valloire (2751m).

Photos

le "dit" couloir nord du Puy Gris
le "dit" couloir nord du Puy Gris [par damichou]
La Selle du Puy Gris versant Roches
La Selle du Puy Gris versant Roches [par cevenol38]

Remarques/Variantes

Pour la descente on peut basculer sur la combe du Tepey jusqu'à Valmaure. Il faut ensuite rejoindre les roches par la route (15 minutes).

Variantes :

» Charmet de l'Aiguille, versant SE (D+ 1700m ; Ski 3.1 ; Orientation SE)
Des Roches, remonter la Combe des Roches, soit en rive droite ou gauche, jusqu'à l'Orselle (1720). Tourner à gauche et remonter des pentes plus soutenues sur la droite. On sort sur une zone plus plane (moraine) que l'on quitte rapidement en obliquant à droite pour rentrer dans le beau vallon SE. Le remonter jusqu'au sommet Est du charmet de l'Aiguille (2800m, le vrai sommet est juste de l'autre côté du couloir N). Celui-ci part juste au pied après 10m de désescalade ou par une petite pente raide 10m avant le sommet Est).
Descente par le même itinéraire ou en boucle par le couloir-----> cf course: "traversée S/N au départ des Roches).
Pente terminale assez exposée (E3).

» Descente par le vallon du Teppey (D+ 1700m ; Ski 2.2 ; Orientation SE)
Descendre la vallon du Teppey jusqu'à Valmaure, puis marcher 500m sur la route pour rejoindre les Roches.

» Couloir Nord (D+ 1640m ; Ski 4.3 ; Orientation N)
A 2500m, le couloir est évident sur la gauche en montant dans le vallon de l'ancien glacier du Puy Gris, il débouche à l'est du Puy Gris. Pour la pente, elle s'approche du 50° sur les 20m du haut, sinon un bon 45° sur 100m



Voir aussi : Selle du Puy gris, traversée Tepey -> Roches, depuis Valmaure

Sortie(s) GPS associée(s) : 16.03.17 16.01.11

Conditions récentes

» Pas de sortie les 15 derniers jours
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Avalanche à la selle de Puy Gris [»] : Sortie du lundi 28 fevrier 2011 par Em42

Participants : Olivier, Bastien

Météo

Beau à la montée, jour blanc, brouillard et faiblement neigeux à la descente. Vent d'est faible.

Conditions d'accès

Etat de la route : Verglacée

Altitude du parking : 1130m

Conditions de neige

LieuAltitudeOrient.HeureMeuble/TotaleTypeCommentaire
Les Roches1130mE8h3015/15PoudrePoudre sans sous couche
Fond du vallon1750mE10h60/100Poudresurface d'apparence poudreuse, des doutes déjà
1ère pente2000mE11h60 à 100/ ?? PoudreCa a soufflé, on repaire des zones plaquées
Glacier 2500mE12h3040 à 100/ ?? PoudreZone d'accu...
Sommet2750mN14h40/??PoudrePoudre
1ère descente2750 - 2200mE15h60/ ?? PoudreTrès léger!!
2nde descente 2200 - 1700E15h3060/ ?? PoudreZone de l'avalanche
Fin de la descente1700 - 1130E16h3020 à 60/ ?? Poudre lourdePoudre très humide
Altitude de chaussage (montée) : 1130m
Altitude de déchaussage (descente) : 1220m (pas de sous couche

Activité avalancheuse observée : De nombreux départs artificiels entre 8h et 10h assez impressionnant parfois, des coulées jusqu'à l'herbe sur les pentes sud sous 2000m. Petites avalanches de poudreuses sur les faces nord. Et surtout une plaque à vent que nous avons déclenché à la descente vers 2000m sur une contre pente Nord-Est du vallon Est des Roches. La plaque faisait 100m de large pour 1m de profondeur à son épaisseur maximale. Une personne emportée quasiment ensevelie entièrement. Moins de 5min pour l'extraire!!! Grande prudence sur le secteur, pour nous tout fini bien mais c'est un terrain miné par là bas dès qu'on dépasse 1700/1800m, d'autres plaques ne demandent qu'à partir.

Skiabilité [?] : ●●●●●


Récit de la sortie/Remarques diverses

Itinéraire suivi : Les Roches -> Vallon des Roches -> La selle -> Redescente par le même itinéraire - Dénivelé réel effectué : 1700m

Ca devait être une belle sortie, on parlait même de hold up à la sortie de la voiture en voyant le soleil arrivé sur les montagnes. Mais voilà, la nature nous rappelle que nous sommes bien peu de choses face à elle et que nous devons rester humble face à elle!!

Dès le départ, nous entendons les départs artificiels de la station des 7 laux qui sont très impressionnant (nous ressentons les ondes de chocs et nous entendons des bruits d'écoulement assez sourd). Nous continuons quand même. Seulement 10/15cm de neige fraiche sans sous couche aux Roches, mais rapidement, nous triplons voire quadriplons cette valeur au dessus de 1500/1600. Nous traçons dans 50 à 60cm de poudre légère avec des accumulations à passer dépassant le mètre. Nous sommes seuls, personne dans le secteur. Nous mettons du temps, pas facile de faire les traçosaure, même à trois et en prenant des relais réguliers.

Arrivés au fond du vallon, nous entamons le début de la montée à 30° par une première alerte sur la stabilité du manteau neigeux. En effet un gros wouf et un affaissement du manteau neigeux se produit. Nous ne nous posons pas plus de questions que cela et décidons de s'espacer d'une vingtaine de mètre chacun pour ne pas surcharger le manteau.

Pendant la montée, nous observons sur les contre-pentes nord Est des vaguelettes à la surface du manteau neigeux avec une corniche au dessus. Le manteau neigeux semble bien plus épais à cet endroit et nous pensons tout de suite à une plaque.

Sur le replat, nous évitons les pentes raides (extrêmement chargées) et nous remontons le long du glacier beaucoup moins raide. Un autre signal d'alarme nous est envoyé, une avalanche de poudreuse dévale un des pics au sud de nous (sur la face nord). Nous continuons sans nous inquiéter plus. Arrivé au sommet, changement radical de temps. Après avoir eu du beau soleil à la monté, le plafond nuageux descend et nous nous retrouvons dans le brouillard. Nous décidons de descendre séparément tout en se gardant à vue.

La neige est légère mais on sent que le manteau n'est pas sain. Arrivé de nouveau sur le replat vers 2200m, nous ne retrouvons pas la trace de monté.

Après concertation, je décide d'aller voir dans le vallon à droite (pentes nord est), les autres attendent sur le plat que j'aille me protéger. Arrivé à mi-pente de cette pente nord-Est, je sens le fond se dérober sous mes skis...
A ce moment là, le manteau à la surface se met à se fissurer et à craqueler dans tous les sens. Ca part très vite, je vois que toute la pente du haut jusqu'en bas part. J'essaye de me sortir de là mais l'avalanche démarre et je me retrouve rapidement poussé vers la pente. Je commence à me faire ensevelir et je met mes mains vers la bouche pour pouvoir respirer. Un ressaut du sol me fait ressortir de l'avalanche puis je rerentre dedans et je m'arrête.

Au final j'ai dévalé une petite centaine de mètres en quelques secondes mais ca m'ait paru interminable. mes collègues arrivent rapidement pour me déneiger... Grosse grosse frayeur pour tout le monde sur le coup!!

Nous ferons la fin de la descente à moitié tétanisé en retournant rapidement dans le fond du vallon.

Tout est bien qui finit bien mais que ca serve de leçon pour nous. Soyez donc très prudent si vous sortez dans ce secteur.

Demain, je posterai des photos et la vidéo de l'avalanche (j'avais une caméra embarquée).


Commentaires

» Par MartinB, le lundi 28 fevrier 2011 à 23:24

:ill: :ill: :ill: Merci pour le CR.

» Par deusax, le lundi 28 fevrier 2011 à 23:48

Comme je t'ai déjà dit, heureux que vous vous en soyez sortis sans rien. En attendant la suite du CR :wink:
@+

» Par francky, le lundi 28 fevrier 2011 à 23:56

ben ouais vous avez eu du bol!! pourtant dès le début vous avez eu beaucoup de signe de l'instabillité!!! faut pas ce laisser emballer par les chutes de neige

» Par mt38, le mardi 01 mars 2011 à 06:54

Je suis toujours étonné de l'inconscience de trop nombreux randonneurs qui continuent leurs courses malgré des signes qui auraient du les convaincre de rebrousser chemin.

» Par Nemo, le mardi 01 mars 2011 à 07:11

Je suis toujours étonné de l'inconscience des donneurs de leçons ...
Merci pour ce CR honnête et humble nous rappelant tous à la prudence.

» Par steph0272, le mardi 01 mars 2011 à 07:52

Bonjour, je ne veux pas être agressif ni lancer une polémique inutile, mais avec autant de signes que vous avez su voir, avec des accu parfois de 1m (laissant peu de chance en cas d'avalanche, qd on voit déjà les dégâts que peuvent provoquer une plaque de 30cm), pourquoi ne pas avoir fait demi tour (au 1er WOUF par exemple ?). Si je te pose cette question c'est pour mieux comprendre ce qui fait qu'un groupe intelligent (=qui voit les signes et se pose des questions) prend une mauvaise décision (car à partir du moment ou il y a une avalanche sous les skis je pense que tout le monde sera d'accord pour dire qu'il y a eu une erreur de faite). Parce que je ne me crois pas plus fort et que je sais que c'est facile de critiquer une fois qu'on a tout le scénario, mais moins évident de renoncer avec blele peuf et beau temps... En tout cas merci pour le CR.

» Par Em42, le mardi 01 mars 2011 à 07:53

Nous nous sommes régulièrement arrêté pour peser le pour et le contre de continuer...

Il y a deux questions que nous nous posons en ce moment
- N'avons nous pas été trop gourmand au regard de l'instabilité de manteau
- Nous avons peut-être relâché un peu l'attention après avoir fait le sommet alors que la course n'est toujours pas finie...

J'espère juste par ce compte rendu prévenir du risque dans le secteur et ajouter une contribution dans le choix des itinéraires...

» Par mathieu des Noes, le mardi 01 mars 2011 à 07:54

Merci pour le retour d'expérience. Personnellement, j'orienterai ma réflexion sur le choix de la course elle-même. Sachant que certain jour, on réfléchit de travers et qu'on ne voit pas les signes évident du danger, il est préférable de redescendre d'un cran le niveau d'engagement et d'aller faire de la poudre dans des endroits réputés moins dangereux (Crête du Brouffier par exemple). Outre le danger de déclenchement de plaque, vous aviez des pentes raides et chargées au dessus de la tête pendant quasiment toute la sortie.

» Par Em42, le mardi 01 mars 2011 à 07:59

Merci pour ton commentaire Steph,

Pour répondre à ta question, après le premier Wouf, nous avons changé l'itinéraire et nous sommes passé sur une pente sud-Est moins chargée.

Nous avions une bonne visibilité à la monté (ciel bleu et soleil) et nous avions repéré les zones d'accumulation. Nous avions notamment vu que les contre pentes nord Est étaient chargées (vaguelettes en surface, corniches). En redescendant, nous nous sommes retrouvés dans le brouillard et le jour blanc. Nous avons trop tiré à droite en redescendant et nous nous sommes retrouvés sur ces pentes Nord-Est chargées...

L'avalanche part d'une erreur humaine, c'est indéniable, nous aurions dû assez rapidement renoncer déjà puis dans la situation où nous étions suivre au retour nos traces de montée (ce que nous avons fait après l'avalanche)...

J'espère avoir éclairé sur nos choix durant la journée.

» Par Didyeti, le mardi 01 mars 2011 à 08:07

Bonjour,
J'avais la même question que steph0272, avec les mêmes dispositions d'esprit (pas de polémique, intérêt pour comprendre ce qui conduit à ne pas renoncer malgré les signaux).
Merci pour ces éléments de réponse "à chaud", ainsi que pour ce compte-rendu visant à partager l'expérience vécue. Si vous avez ensuite d'autres éléments d'analyse complémentaire "à froid", n'hésitez pas à les ajouter - c'est toujours instructif.
Je suppose qu'il vous reste à présent à "digérer" cette belle frayeur :lost: pour la transformer en une expérience positive.
Merci encore.
Didier.

» Par nicoalphp, le mardi 01 mars 2011 à 08:07

à 1 doigt de la correctionnelle voir de la peine de mort.
sans être un donneur de leçon ;-) j'espère qu'autant de signes d'alarmes me feront rebrousser le chemin...
Une remarque, j'ai l'impression que votre contre rendu sert juste à vous faire croire que vous maitrisez les éléments...
Content que vous soyez tous saufs. Une analyse avec un professionnel pourrait être intéressante pour tous

» Par david, le mardi 01 mars 2011 à 08:08

ARRETEZ DE JOUER AUX IMBECILES!!!!! compte tenu des conditions actuelles et des récentes chutes de neige, il était plus qu'évident que les conditions n'étaient pas bonnes, et surtout vers la selle de puy gris, zone très propice aux avalanches!!!!!!! :evil: les montagnes seront toujours la dans 1 semaine, même s'il y a déjà des traces!!!!! et pas la peine de nous innonder d'immages spectaculaires, on s'en fout!!!! y'en a marre des inconscient qui se précipitent sur skitour au retour de leur sortie!!! ANTICIPEZ UN MINIMUM, au lieu d'aller dans des coins hyper craignos, de faire partir une avalanche et de rentrer dire à tout le monde "ah bah oui, effectivement, ca craint, la preuve, j'ai failli mourrir!!" :evil: :evil:

» Par da, le mardi 01 mars 2011 à 08:30

Hier nous etions en risques 3/5...
Ce qui veut dire qu'en faisant attention en prenant les bonnes decisions on peut sortir....
Oui on peut! mais on sait ce que ca implique comme risque c'est comme ce lancer dans une longueur en rocher aléatoire a proteger on a la marge mais on grimpe quand meme.
TOut est calculé ce n'est pas de la roulette russe.
La technologie moderne nous dotte d'outils pour ""comprendre""(comprendre est peut etre trop optimiste...) les avalanches BRA methode reduction des risques et jen passe.
Bonnes décisions??veut dire tracer a la montée de facon intelligente eviter les contres pentes ect ect et descente avec une bonne visibilité en tenant compte des signes.
Dans ce cas outre le fait que les signes ont ete entre guillemets ignorés (je dis entre guillemet parce que quand on entend un wroumf pour de vrai ca laisse pas indifferent) c'est a la descente par manque de visibilite que l'accident c'est produit.
Et j'ai l'impression que ce MANQUE DE VISIBILITE est vraiment de facon general un facteur determinant dans les accidents.....
je sais pas ce que vous en pensez?

» Par Francoua, le mardi 01 mars 2011 à 08:44

J'en pense que quand on lit ça: "(nous ressentons les ondes de chocs et nous entendons des bruits d'écoulement assez sourd). "
et ça: " Nous traçons dans 50 à 60cm de poudre légère avec des accumulations à passer dépassant le mètre. "
et ça: " nous entamons le début de la montée à 30° par une première alerte sur la stabilité du manteau neigeux. En effet un gros wouf et un affaissement du manteau neigeux se produit. "
et ça: " Un autre signal d'alarme nous est envoyé, une avalanche de poudreuse dévale un des pics au sud de nous (sur la face nord). Nous continuons sans nous inquiéter plus. "
ou encore ça: " La neige est légère mais on sent que le manteau n'est pas sain "
Eh bien j'en pense que je préfère ne rien dire car je sens que je dirais des choses déagréables...

» Par Pierrepringy, le mardi 01 mars 2011 à 08:49

Salut,
Tout a été dit ... sans polémique. C'est vrai que vous êtes pas passé loin de la correctionnelle. Mais merci de nous faire partager cette expérience. Comprendre c'est anticiper et les signes que tu donnes serviront à d'autres. Je pense que vous cette sortie vous ervira de lecon. Bon ski et faites gaffe a vous.
Pierre

» Par gérard renoton, le mardi 01 mars 2011 à 09:12

Hello,
Belle peur pour vous....
Les gars faite gaffe, dans votre récit tout les alarmes de la méthode 3x3, Munter étaient au rouge.
Attention.

:evil:
GG

» Par Jeroen, le mardi 01 mars 2011 à 09:13

Merci pour le CR. Je crois que les protagonistes ont bien compris leurs erreurs, inutile donc d'être agressifs.

C'est sûr que continuer à monter dans des conditions comme ça c'était une première erreur, mais classique, vous montiez tant que vous aviez l'impression de pouvoir maitriser la situation (choix optimal de la trace, évitant les accus et les parties un peu raides). ...Et le brouillard est arrivé. Du coup il était bien plus difficile de maitriser la situation à la descente.

» Par Clems, le mardi 01 mars 2011 à 09:15

Salut Emeric,
C'est vrai qu'il y a beaucoup à dire sur ton récit, ton choix de course, les prémices de l'accident et consort... Mais bon, faut savoir aussi que la majorité des victimes d'avalanches en ski sont des personnes expérimentées dans cette activité.
Remets t'en bien et tires en des conclusions utiles qui appelleront à la prudence pour tes prochaines sorties.
Clems.

» Par titeuf, le mardi 01 mars 2011 à 09:52

salut Emeric

peux tu te (vous) rappeler et nous faire part du contenu de vos discussions (hésitation de certains, détail remarqué par certains et pas par tous, choix de la course...) de l'éventuelle unanimité ou non à poursuivre; aviez vous désigné un chef de course? aviez vous suivi une (des) formations nivologie, trace hivernale....??? Vous reposiez vous (honnêtement) sur une supposée meilleure connaissance du milieu d'un de vos collègues?? j'essaie d'affiner l'importance du facteur humain dans vos prises de décision!!!
Cet évènement sera au moins profitable à vous 3! :wink:

» Par Em42, le mardi 01 mars 2011 à 10:21

Je vais essayer de répondre le plus proche possible.

- Au premier "Wouf" à 1800m. Je ne me souviens pas qu'on se soit posé la question de s'arrêter. On a repéré que les faces Est et Nord Est du vallon n'étaient pas stable. Unanimement on a choisi de passer par la face sud. Deux raisons : On voyait qu'une avalanche était déjà parti en dessous et il y avait à peine 10cm par dessus. Le manteau paraissait plus stable sur ces pentes.

Au replat à 2200m, on a remarqué une grosse accumulation sur la moraine avec une corniche sur le haut et la trace d'anciennes coulées dessous. Sur l'avis de Bastien, on a choisi de la contourner par la gauche (début du glacier) car il n'y avait pas de corniche et c'était moins raide.

A la fin du Glacier, un nuage est venu prendre Combrerousse et Bastien a souhaité que nous nous arrêtions là. Nous étions à 100m du final et le soleil est revenu assez vite, ce qui m'a fait pousser pour qu'on finisse la course.

A la descente, dès le haut nous avons choisi de nous espacer (sur l'avis de Bastien) et d'attendre qu'on passe un à un tous les passages un peu pentu.

Sur la zone d'avalanche, avant que je me lance on était en plein brouillard et le vallon de l'avalanche à ce moment là se présentait pour nous comme le seul passage pour descendre. Je devais aller en premier dans le vallon et m'arrêter au niveau d'un rocher que nous apercevions de notre position. Elle s'est déclenchée quand j'étais au milieu de la face.

On n'avait pas clairement défini de leader dans notre groupe mais on se reportait quasiment tout le temps sur l'avis de Bastien. Je dis qu'on n'avait pas de leader car notamment au sommet, j'ai malheureusement réussi à pousser jusqu'en haut.

Nous nous reposions sur une meilleure connaissance du milieu de Bastien oui, celui-ci était déjà sorti dans le secteur. De plus celui-ci travaille dans un centre d'étude des risques naturels à Chambéry (à confirmer). Enfin, il suit des formations pour devenir encadrant de son club en ski de rando. Il a une bonne connaissance des types de manteau neigeux que nous pouvons rencontrer. Honnêtement, on s'est reposé sur lui pour certaines décisions.

Je ne sais pas pour les deux autres, mais j'avais suivi les formations de l'ANENA. J'ai fait la formation trace hivernale au mois de Janvier dernier.

J'espère avoir répondu à tes questions.

» Par Jeroen, le mardi 01 mars 2011 à 10:29

Question, avez vous pensé à boucler par la face S ?

» Par titeuf, le mardi 01 mars 2011 à 10:36

Merci Emeric pour toutes ces précisions!!!!

j'aimerai bien qu'on en discute avec Sebastien Escande si tu es d'accord!! et lui aussi :wink: :wink:

» Par Em42, le mardi 01 mars 2011 à 10:37

Non, nous n'y avons pas pensé. Quand nous sommes reparti du sommet, le brouillard devenait de plus en plus présent et nous avons préféré redescendre par la trace de montée.

» Par Em42, le mardi 01 mars 2011 à 10:37

Pas de souci pour discuter avec toi et Sébastien Escande, Titeuf.

» Par Bob38, le mardi 01 mars 2011 à 10:39

grosse chutte de neige + vent violent concomittent sur manteau neigeux transformé et marqué d'une période de sécheresse + un poil de soleil pour faire joli (et alourdir le manteau) = danger= pas de sortie pendant 3 à 4 jours.
Point.

» Par Jeroen, le mardi 01 mars 2011 à 10:41

>> Danger= pas de sortie pendant 3 à 4 jours
Et bim, une plaque le 5ème jour.

C'est une règle de bon sens, mais un peu trop tranchée à mon goût. Si tout était si simple, ça se saurait...

» Par cygogno38, le mardi 01 mars 2011 à 10:50

bonjour

merci pour le commentaire
avez vous une idée du ° d'inclinaison de la pente sur le lieu de l'avalanche?
merci

» Par titeuf, le mardi 01 mars 2011 à 10:51

ok Emeric

on fait ça par mail perso!!!

» Par jpc, le mardi 01 mars 2011 à 10:56

+1 avec Jeroen. Les commentaires qui condamnent sans appel semblent témoigner d'un dangereux manque de réflexion. Il est clair que, pour nous lecteurs devant notre écran, les signaux rapportés par Em42 auraient dû inciter à faire 1/2 tour ; mais chacun devrait bien prendre conscience aussi clair que, sur le terrain, personne ne se comporte comme à la maison ; il serait donc beaucoup plus constructif de lire ce CR comme une mise en garde, une invitation à être plus lucide sur le terrain la prochaine fois. Merci Em42.

» Par Bob38, le mardi 01 mars 2011 à 11:00

Malheureusement ce n'est pas si simple effectivement.
Certes la règle des trois jours est un peu abrupte mais le gros de la dép de nord ouest (dont on a rêvé toutes les nuits depuis un mois ) date de la nuit de samedi à dimanche, la sortie est de lundi.
Je pense qu'il faut mettre en oeuvre ce genre de règle et refaire l'historique météo avant de dire "OK ou on va".
Les formations ANENA c'est top pour essayer d'analyser la situation une fois sur le terrain.

» Par Francoua, le mardi 01 mars 2011 à 11:02

"Les commentaires qui condamnent sans appel semblent témoigner d'un dangereux manque de réflexion"
Je rêve !!!
Où est le dangereux manque de réflexion ? C'est le monde à l'envers...

» Par Em42, le mardi 01 mars 2011 à 11:03

@ Cygogno : Le vallon faisait à cet endroit environ 30°. La contre pente était un tout petit peu plus raide, je dirais 32° environ.

» Par Pat73, le mardi 01 mars 2011 à 11:41

En ce qui concerne le choix de la course de mon côté j'ai hésité à faire le même parcours hier. Oui nous étions dans un risque 3 malgré tout très marqué. La pente n'excède pas 30° donc si on applique la méthode Munter, c'est "jouable". En risque 3, je suis persuadé que si on reste sur le parcours naturel de la combe, ça passe en faisant sa trace, sauf que là le vent à considérablement modifié la donne. Il y a surtout dans cette combe des purges latérales régulières.
Par bonne visibilité sans surtout taquiner les pentes latérales je suis persuadé que beaucoup d'entre nous aurait conservé ce choix de course tout en gardant un oeil ouvert en fonction des observations sur le terrain.
En risque 3, quand on regarde les CR il y a des centaines de sorties plus risquées "à priori" sur le papier qui sont rentrées dans skitour chaque année.
Le risque 3 annoncé par météo France était sans avoir les observations sur le terrain certainement plus proche d'un risque 4. La palette des risques me parait tellement large quand on est dans le 3, qu'il est difficile de tolérer la nuance. Finalement j'ai préféré ne pas sortir et ranger mon garage
Le compte rendu ci-dessus a le mérite d'être honnête et de s'exposer aux critiques. Le risque de déclenchement par un skieur était effectivement possible par faible visibilité si on tapait dans les accus dans les pentes latérales.
Il est toujours facile de critiquer à "postériori" quand on a pas connu pareil aventure, mais je suis sur que nombre d'entre nous n'avons pas forcément été objectifs certains jours, emporté par l'enthousiasme de la passion.

» Par alpaga, le mardi 01 mars 2011 à 12:01

Merci pour ce CR....
Je me demande si l'indice de risque du BRA ne devrait pas etre supprimé et que l'on se contente uniquement du descriptif. Quand on se prend une plaque par risque 2, par exemple, on a tendance a se dire: ben zut alors, c'était "que" risque 2. et c'est humain.

» Par jules, le mardi 01 mars 2011 à 12:15

de Pat73 : "Le risque 3 annoncé par météo France était sans avoir les observations sur le terrain certainement plus proche d'un risque 4."

Le risque 3 est général au massif, bien sur que certains endroits méritent un 4, d'autres un 2 ...

ne pas se limiter juste à un nombre donné par MF, une généralité est loin d'une pente en particulier.

» Par Jules, le mardi 01 mars 2011 à 12:16

@ Cygogno : Le vallon faisait à cet endroit environ 30°. La contre pente était un tout petit peu plus raide, je dirais 32° environ.

et l'incertitude mesure, la précision ? 2°, faut un bon oeil.

» Par jeff, le mardi 01 mars 2011 à 13:26

Bonjour à tous,
merci à Em42 pour ses nombreux détails très très utiles et à certains commentaires éclairés qui suivent -jpc, pat73 (comme d'hab ce n'est pas toujours du meilleur niveau).
Une fois de plus on constate que les signes étaient plus qu'évidents et je me demande si Em42 y serait allé s'il avait été seul (?): je lui pose donc la question, car je sors souvent seul et renonce bien plus souvent que si j'avais été accompagné par des camarades. Il se met en place un système insidieux de persuasion mutuelle, la perspective de bénéficier d'une aide en cas de pépin, etc... qui montre qu'il faut chercher, comme suggéré par certains, ce qui amène dans un groupe a priori compétent, à prendre la mauvaise décision.
Bonne journée.

» Par Em42, le mardi 01 mars 2011 à 13:32

Salut Jeff,

Effectivement, seul je ne serais pas allé aussi loin.

C'est facile de le dire derrière un clavier en sécurité et hors contexte, mais je pense sincèrement que dès le premier signe j'aurais fait demi-tour. Le fait d'être en groupe nous a mis plus en confiance, surement trop...

De plus, il m'arrive parfois de sortir seul mais dans ces cas là je choisi souvent des secteurs que je connais bien et/ou fréquenté. Je n'aurais pas fait cet itinéraire seul.

» Par hugues, le mardi 01 mars 2011 à 13:44

effectivement le risque 3 du BRA est compliqué à appréhender car on se dit 3/5 ca fait la moitié...
en fait non car : par risque 5 on ne sort pas. par risque 4 on fait EXTREMEMENT attention.
donc le risque 3 est deja un niveau a risque ELEVE (3/4 en fait)
les statistiques le prouvent, c'est par risque 3 qu'il y a le + d'accidents (près de 50%)

bref sur place on aurait surement fait pareil. c'est trés facile a posteriori de faire des leçons ou de reconnaitre des signes annonciateurs.
le plus difficile en montagne est de faire demi tour au bon moment.
si les BRA étaient 1 ou 5 on aurait pas de problème. mais dans la pratique c'est évidemment plus compliqué :)

betise ou pas betise, je pense que tu as le mérite d'avoir publié cette analyse, de nous la faire partager et surtout d'en tirer des leçons...
bon ski !

» Par kaiser38, le mardi 01 mars 2011 à 14:10

Connerie ou pas connerie, je vous laisse seul juge. La ou je suis plus dubitatif c'est sur l'intérêt de venir nous raconter ça qui plus est en se mettant en cause de la sorte ! On dirait que vous donnez le bâton pour vous faire battre.
Si y'avais eu un mort, vous auriez fait la même analyse à chaud sur skitour ? Vous auriez été aussi transparent sur votre manque de jugement face aux signaux d'alertes ?

Moi j'ai quand même le sentiment de lire le récit de gens qui se croient vachement sur d'eux. Alors que rien que le fait de décider d'aller dans ce coin de Belledonne avec un tel BRA me laisse pantois

Encore une fois je juge pas l'accident qui peut arriver à tous, mais votre désinvolture que je ressens en lisant ce récit

a+

» Par yann, le mardi 01 mars 2011 à 14:48

on pourrait à la rigueur trouver qqchose de positif dans ce récit si celui ci était accompagné de photos. ..... quant aux remerciements donnés à EM 42 pour son analyse , point d'analyse il y a !!!!
mais bon tout cela pour nous rappeller que nous ne sommes pas grand chose et que parfois ça passe très près. ( et j'en connais qqchose :( )

» Par malin, le mardi 01 mars 2011 à 15:16

Témoignage courageux, car c'est toujours comme ça que ça se passe. Le "jusque là, ça va" du parachutiste dont la voile reste fermée.
Témoignage trés utile aussi parce que C passé à la montée, masi pas à la descente.

Quand aux donneurs de leçon précédant, ce sont bien eux qui nous rappellent qu'on est peu de chose.

» Par bernard, le mardi 01 mars 2011 à 16:47

Ce commentaire s'adresse au capitaine Nemo. Celui qui en montagne n'a aucune leçon à recevoir de personne ferait mieux de changer d'activité: petanque, tarot...
Quant aux randonneurs, vous vous en êtes bien sortis et c'est le principal. Faites gaffe la prochaine fois.

» Par subirmontana, le mardi 01 mars 2011 à 17:25

Bravo pour votre réactivité, merci de faire profiter aux autres votre vécu, c'est votre aventure elle vous appartient, et je ne me permettrai aucunement d'y ajouter critiques ou analyses erronées quant on est pas sur le terrain. Quel est le moment décisif ou tout le monde pense la même chose au même moment ?*






facile de faire des commentaires !
Bonne chance et bon ski...

» Par Antho, le mardi 01 mars 2011 à 17:25

C'est là que tu vois qu'on réagit pas tous de la même manière face au danger et qu'on n'a pas tous la même notion risque !! Moi au premier "gros Wouff" j'aurais fait demi tour par un risque de 3 sur 5 avec les conditions que tu raconte !

En tout cas ton récit me rassure dans une chose : je suis super prudent et donc proportionnellement à vous j'ai bien moins de chance de me faire coffrer !

» Par cygogno38, le mardi 01 mars 2011 à 17:43

sur l'échelle de risque
j'étais la semaine derniere en suisse (hors piste en station)
ca a posé dans les 30-40cm le dimanche et lundi; mardi , risque 2 !!! mercredi idem, alors que les cretes fumaient +++ (on a d'ailleurs déclenché une plaquounette a vent dans un HP)
comme quoi l'echelle de risque, elle est à relativiser, peut etre encore plus ailleurs; ou alors, changeons notre lecture, et notre habitude de se dire que risque 3, comme il est fréquent, c'est commun

» Par David SAVOYE, le mardi 01 mars 2011 à 18:12

Ouh là que de jugements ! soyons humble mes amis car malheureusement l'apprentissage se fait bien souvent par l'expérience. La montagne ne s'apprend pas seulement dans les livres mais sur son terrain.
Ce type de récit a pour moi aussi une approche "didactique" car il met des indicateurs en évidences, et des éléments de gestion de groupe.
Partageons nos expériences ! :wink:
C'est bien la finalité de notre communauté Skitour :roll: .
Je remercie très chaleureusement ceux qui participent à skitour et au plaisir de croiser nos traces :cool: .

» Par davidg, le mardi 01 mars 2011 à 18:53

Comme disait Nath Schaefer

Pourquoi ces erreurs ? Sans doute trop de sorties, qui se passent toujours bien, on en arrive à oublier les règles de sécu.

» Par quercus, le mardi 01 mars 2011 à 19:12

Si mes souvenirs sont bons, MF annonçait un risque 3+ au dessus de 2000m (en précisant que la distinction 3+ n'était pas officielle)...en tablant sur 50 à 60 cm de neige à cette altitude.
En voyant que vous avez tracé dans des accu dépassant le mètre, on peut penser que vous étiez bien dans un risque niveau 4. Sans vouloir enfoncer le clou, et sans se clouer à la maison je crois que ca devait être possible de choisir une course moins risquée non ??
Être constamment dans des zones avalancheuses au lendemain d'une chute de neige de 80cm sans cohésion avec la couche inférieure ca me ferait drôlement flipper. La dernière fois que ca s'est produit (début décembre), je suis allé au Pic St Michel...

En tous cas, je félicite quand même la démarche de témoignage car c va probablement éviter à certain téméraire de ski tour de se lancer dans ce piège pendant quelques jours.

» Par greg', le mardi 01 mars 2011 à 19:14

bon ba dans tout ça y'a toujours pas de photo et de video, avec l'endroit choisi et le cr au vu des conditions, c'est bien se que je pensais depuis le début, c'est une sortie intox. :wink: :D :D

» Par Cyril DESAGE, le mardi 01 mars 2011 à 19:16

D'abord, je voudrais dire que ce genre de retour, ces récits de rescapés d'avalanche sont TOUJOURS utiles et bénéfiques, à toute la communauté d'abord, ne serait-ce que par la discussion, les échanges d'expériences qu'ils engendrent, et aussi au rescapé qui doit absolument raconter pour évacuer ... et ce n'est pas si facile qu'on voudrait bien le croire quand on ne l'a jamais vécu.
Ensuite je suis absolument d'accord avec Jeff, quand on est seul, on va beaucoup moins loin dans la prise de risque. Le vrai danger c'est l'effet de groupe qui fait qu'on passe outre des signes avertisseurs énormes, aussi hallucinant que ça puisse paraitre. La 1ère formation qui devrait être dispensée par l'ANENA c'est une formation de psychologie de groupe !
Pour moi, dans un groupe, dès qu'il y en a un qui commence à exprimer des doutes, à dire qu'il serait peut-être plus prudent de ne pas continuer ... et bien il n'y a pas à discuter, zou, on se casse.
Perso, il y a un truc aussi que je trouve important (et là je vais me faire flinguer !) c'est l'instinct. Bien sûr OK, je consulte le BRA je lis les CR de skitour et C2C ... mais sur le terrain, parfois, on sent que ça pue, mais on ne peut pas l'expliquer, et du coup, dans la discussion, on se trouve démuni face aux autres membres du groupe qui poussent à continuer en donnant des arguments "valables": la pente est faible, cette pente est moins pire que l'autre ... C'est pour ça que je pense que la gestion d'un groupe en montagne ce ne doit pas être "démocratique". Car la discussion ne tire pas dans le bon sens, selon moi. Moi aussi, j'ai failli y rester, une fois, parce que moi même je n'ai pas écouté mon instinct, ou même pour être + précis, je me suis mis en situation de ne pas écouter mon instinct (quoi j'ai l'air d'un dingue !), bref c'est parti sous mes pieds, et c'est un petit miracle si je suis toujours là. Et bien maintenant les choses sont très simples pour moi: dès qu'il y a pallabres, discussions dans le groupe, je ne dis rien, je me tais, je retire les peaux, je mets les fixs en position descente, je resserre les crochets, et je descends. Si les autres ne sont pas d'accord, ... et ben après ils font ce qu'ils veulent !!! Et attention, me concernant, j'essaie aussi de faire la différence entre la peur qui peut me tomber dessus dès qu'il y a 40 cm de fraiche ou même moins, et une situation qui pue. Et aussi, et là c'est mon côté "je ne crois pas au pouvoir de la raison" qui parle: je crois qu'en montagne on se confronte à son destin. Certains prennent des risques, flirtent avec les limites ... et ça passe, certains se font prendre dans des avalanches ou font des chutes inouïes et en réchappent, d'autres se promènent sur les sentiers, une pierre roule dans la pente, rebondit, et pan sur la tête. Ou une bête corniche s'effondre ... parfois toutes les conditions sont réunies pour que ça parte, et rien ne bouge. D'autre fois c'est l'inverse, y a risque 2 et toute la pente part. Allez écouter Alain Duclos: Grosse chute de neige, des routes sont menacées par une éventuelle grosse avalanche, de l'helico, ils balancent de grosses charges d'explosifs et font "des trous dans la neige", rien ne part, ça ne bouge pas. Voyant ça, et du coup, pensant que ça tient, les surfeurs du coin montent et à la 1ère courbe, vlam, toute la pente se décroche. Vous ne m'oterez pas de l'idée qu'il y a dans tout ça une grosse part de loterie, de chance, appelez ça comme vous voudrez, mais souvent en montagne, il n'y a aucune logique.

» Par jeanluc, le mardi 01 mars 2011 à 19:31

@cyril : + 1 : de la part d'un autre rescapé... :wink:

» Par thierry73, le mardi 01 mars 2011 à 19:48

je ne suis pas du tout d'accord avec D Savoye, ils avaient bien assez d'elements pour changer d'itinéraire
voir rentrer à la maison. l'apprentissage ne se fait par
l'expérience. il y a des gens qui ont la chance du débutant d'autre pas. Comme je l'ai écrit l'autre jour, je ne savais pas que le but skitour était d'envoyé des kamikazes en montagne et qu'ils racontent "s'ils en reviennent", leur mésaventure afin perfectionner les autres. BRA 3, plus de 50 de fraiche, plus vent, plus pente 30°,plus le vallon des Roches,"beau temps", pour certains de skitour c'est la journée de rêve pour moi c'est tout simplement changement de discipline une cascade protégée des avalanches, un footing pour se défouler, le sagesse, le renoncement est une bonne méthode pour prolonger la vie

» Par Ricil, le mardi 01 mars 2011 à 19:54

j'étais à la conférence de Munter à l'Argentière. Ca fait 50 ans qu'il étudie la neige et aucun modèle n'existe et n'existera pour avoir une idée du manteau neigeux à un endroit donné à un moment donné. La décision de continuer ou pas est du fait de l'homme. On est donc dans le domaine de la psychologie... Sa méthode du 3X3 évince la psychologie pour ne prendre en compte que des réalités objectives. C'est son gros avantage. Ici, à la première évaluation, la méthode aurait proposé un renoncement...

Merci pour le CR

PS : à tous les coups, vous allez vous retrouver dans la revue de l'ANENA :P

» Par Arkandias, le mardi 01 mars 2011 à 20:02

Mouais...

En lisant ce CR, j'arrive pas à me décider si c'est un fake, histoire de provoquer un peu, ou si vous êtes vraiment sincères...

Dans l'hypothèse où votre histoire est véridique, je pense que tout a été dit.
Je pense qu'on peut comprendre que vous ayiez continué malgré les signes à cause de l'effet de groupe, etc
mais en revanche je reste perplexe : je connais pas très bien belledonne, mais vu les conditions, fallait pas être un génie pour se douter que ça craignait un MAX ce jour là.

C'est ce qui me fait penser que vous avez choisi exprès un endroit craignos pour votre "fake" pour faire réagir.

EDIT : Ah et je pense que votre histoire de vidéo est très malsaine : perso si je me fait coffrer (même légérement) regarder la vidéo serait vraiment la dernière chose qui me viendrait à l'esprit, donc la mettre en ligne encore moins.
Le CR, oui ok, à "valeur pédagogique" dira-t'on, mais la vidéo, pour moi ça va trop loin :lost:

» Par thierry73, le mardi 01 mars 2011 à 20:43

ok Cyril Desage pour l'absence de logique parfois en montagne,alors raison de plus lorsque ça pue de se tirer
:wink:

» Par kaiser38, le mardi 01 mars 2011 à 20:43

mais la vidéo, pour moi ça va trop loin

mais non !! du sensationnel que diable ! y'a que ca aujourd'hui dans notre societé, faut faire le buzz.

Avez un peu de bol, il passera dans un reportage à deux francs concocté par M6, genre enquête exclusive ou autre...

» Par Pïerre, le mardi 01 mars 2011 à 20:49

Vous ne m'oterez pas de l'idée qu'il y a dans tout ça une grosse part de loterie, de chance, appelez ça comme vous voudrez, mais souvent en montagne, il n'y a aucune logique.


Et comme au loto, plus on joue (plus on sort), plus on a de chances de gagner (ou perdre). Et comme au loto plus on joue de numéros (plus on sort par conditions foireuses) plus on a de chances de gagner (ou perdre).

» Par thierry73, le mardi 01 mars 2011 à 20:56

Pierre trop fort en proba :happy:

» Par laurent couturier, le mardi 01 mars 2011 à 21:45

+ avec cyril desage... Pour avoir perdu sous mes yeux un ami... Une situation que je ne souhaite à personne évidemment...

@Arkandias : essaie de ne pas juger pas trop vite, ce CR est là pour qu'ils évacuent leurs démons, c'est qqchose de personnel, certains (comme eymeric) ont besoin d'en parler publiquement, d'autres non (comme moi et probablement la majorité)... On ne peut pas parler de buzz ce n'est pas l'effet cherché... L'accumulation successive d'erreurs est évidente pour tout le monde (c'est même gros comme une maison) mais ce CR a le mérite de mettre une fois de plus l'emphase sur l'effet de groupe... :lost:
N'oublions pas qu'une proportion importante des victimes sont des professionnels de la montagne donc entre la théorie et la pratique :ill: ...

» Par did, le mardi 01 mars 2011 à 22:14

hier il y a eu aussi quatre ptit gars de la montagne, qui voulait juste faire quelques traces dans le vercors...... résultat, une famille qui pleure, des potes qui souffrent, et une montagne toujours là.... n'oublions jamais qu'atteindre un sommet est souvent un but, mais que le but de la pratique des sports de montagnes en général, est de rentrer sain et sauf a la tanniere... alors je dirais que pour cette fois vous vous en tirez a bon compte, et il n'y a pas de quoi pavoiser comme vous le faites malgré de vagues explications techniques, ne serais-ce que par respect pour tout les skitouriens qui nous ont quitter lors d'aventures similaires (mes pensées vont bien sur a olivier cordeuil), j'espere simplement que votre aventure eveille en vous le sentiment que la "Dame Blanche" a épargné vos ames pour la plus grande joie de vos familles...... a l'avenir aprenez a écouter, et parfois a renoncer, c'est parfois le meilleur moyen d'atteindre le sommet.... pour une prochaine....

» Par blaise71, le mardi 01 mars 2011 à 22:18

au delà des risques encourus par les participants , il faut aussi penser à ceux qui en prennent pour venir à la rescousse en cas de gros pépins , zon rien demandé ! merci PGHM par ex.

» Par enzo, le mardi 01 mars 2011 à 22:26

les donneurs de lecon vous etes comme le H de hawai vous servez a rien :x moi je trouve ca courageux de raconter ca, tfacon quand il ya de la bonne neige les 3/4 des randonneurs sorte et ce dise ca peut pas tomber sur moi,

pour ma part c'est pareil je me dit tjrs que ca marivera jamais, je sais chui jeune, j'ai lincnscience de mes 20ans e kan vou voyez du soleil , de la bonne neige , vous foncez, c'est comme te metre une piscine devan les yeux par 30DEgrés, ba tu plonge :P

» Par kaiser38, le mardi 01 mars 2011 à 23:06

@enzo : visiblement, l'orthographe aussi c'est comme le H de Hawai, ça sert à rien ...

» Par did, le mardi 01 mars 2011 à 23:37

ha ouai très bonne comparaison, sauter dans une piscine par pleine chaleur sans prendre la peine de refroidir la température du corps en rentrant progressivement dans l'eau, c'est l'hydrocution..... moi je pense que le H de Hawai il vaudrais mieu pour toi que tu n'est pas a l'utiliser comme le H de Helicoptere, ou Hospital pour ne pas dire HS.....

» Par Em42, le mercredi 02 mars 2011 à 09:01

J'aurais fais réagir par mon cr :(
pour la vidéo, j'ai préfère ne pas la diffuser. Je l'ai regarde et j'ai du mal a supporter les images. L'anena la recevra et pourra l'utiliser.
Pour moi, j'essaye de passer a autre chose et ne pas y repenser trop souvent, c'est tout.

Merci pour vos réactions, on ne m'y reprendra plus. Je serais plus regardant sur l'aspect psychologique du groupe et j'hesiterai plus a faire demi-tour

» Par enzo, le mercredi 02 mars 2011 à 09:57

vous me faite chier avec vos fautes dortographe prenné lé gens cmme ils sont avec leur qualité et leur default, povre gens, povre vie je diré :ill:
allé salu les profs et noubliez pas de coriger ma copie

» Par -alban-, le mercredi 02 mars 2011 à 10:41

bonjour à tous,

vous avez réussi le secours (bravo), alors, que si j'ai bien suivi, le transport a été assez long, la visibilité mauvaise, et Em42 était entièrement ensevelit. Pouvez vous détailler le sauvetage (repérer, déneiger, premier soins ?), ou si vous voulez faire moins long, indiquer des points précis qui, à la lumière de cet expèrience, meritent d'être partagés ici. par ex: materiel utilisé ?, methode ?temps de secours ? as tu commencé à t'étouffer (dsl)? Avec le recul, aurait il fallu faire autrement(je parle toujours du secours)? avec un autre matériel ? l'avalung ou l'airbag aurait été utile ? etc, etc...

par avance merçi

» Par yann, le mercredi 02 mars 2011 à 11:17

c est vrai que le cr de Em42 est finalement très pauvre et ne nous apprend pas grand chose à part d'insister sur la psychologie de groupe et l'entrainement que le groupe entraine.
Pour que ce cr soit utile à tous tu aurais dû , comme alban le dit être bcp plus précis sur , la pente et sa déclivité , son orientation , sa longueur , la quantité de neige, sa texture , la hauteur de la cassure , si c'est un déclenchement à distance , combien de temps tu es resté enseveli et ce que tu as fait sous la niege pour respirer , comment et combien de temps ont ils mis pour te dégarer , comment s'est passé la recherche arva. bref des trucs utils à tous car ton cr ne nous a finalement qu'une chose " n'y allez pas demain ça craint". En tous les cas pour avoir vécu un truc similaire mais peut être pas aussi dangereux , je sais ce que tu ressens et je sais que ton regard sur les belles pentes recouvertes de poudreuse a changé. se faire coffrer est une expérience redoutable et même une petite quantité de neige peut être mortel.
Donne tes pjhotos et raconte ton expérience sur ce site...ça servira à d'autres
http://www.data-avalanche.org/static/dataavalanche/joomla/

La méfiance doit rester de mise toujours et partout.

» Par Bob38, le mercredi 02 mars 2011 à 13:20

alors voilà il semble qu'on on arrive à la conclusion de cet échange et certains semblent dire que c'est presque que la faute au facteur groupe...
En gros comment pourrait on améliorer ce facteur groupe en s'entrainant plus (certes c'est une bonne chose) de façon à pouvoir apréhender un facteur risque plus conséquent en montagne, apprendre à être performant pour sortir même si c'est un peu plus chaud quoi.
mais il faut surtout arrêter de sortir quand c'est dangereux, les pentes à 30° sont les plus puantes (oublié la formation ANENA?? on était au fond de la classe à côté du radiateur entrain de ronquer ou bien??)
un risque 3 sur 5 ne doit pas être interprêté comme un chiffre en 3 sur 5 sur un massif dans son ensemble .
IL ya toujours des endroits qui puent plus que d'autres, la plaque d'entrée au début du couloir machin ou bidule qui t'attends même par risque 2...
Donc avec l'historique météo précédent la sortie (transport de vent et grosse chutte de neige) , une pente Est à 30° qui prend le chaud dés le matin et on peut peut étre considérer que sur ce secteur on a passé le 3/5,
il ne faut pas se réfugier derrière des chiffres et des études de psychologie de groupe il faut revenir au bon sens commun et laisser stabiliser quelques jours donc ne pas sortir point.
On casse facilement du sucre sur les freeraideurs mais la course à la rando comme celle de la première trace découle du même raisonnement et d'un manque de lucidité et de bon sens.

» Par degab, le mercredi 02 mars 2011 à 15:37

1s plus tôt, ils étaient morts tous les 2. 1 m plus à droite, l'avalanche ne partait peut-être pas. J'ai fait 1 pas, entendu wouf, descendu de 5 cm. Mon père a fait 400 m avec 8000 m3 de neige, mon frère a juste eu le temps de sauter derrière moi. C'était en 86, notre première sortie avec les arvas. A 75 ans mon père fait toujours de la rando. Ca tient à si peu...
Un guide, avec arva, pelle, sonde, radio, sur mes traces de 3 j plus tôt, une petite plaque, un gars est emporté sur quelques mètres, dégagé en 5 mn. Mort, noyé. Il en faut si peu...
Risque 1. Une plaque nous inquiète. On hésite. Pas de risque ont-ils dit. On y va. Tout part sous nos skis. Grosse frayeur. On est restés au-dessus...
N'est-il pas vain de chercher des règles générales et infaillibles ? Il en faut bien sûr, mais l'essentiel est de savoir les décliner sur le terrain. Toute l'expérience du monde ne saurait rendre infaillible.
Cette descente de la Selle, nous l'avons faite le 18 février, avec 20 cm de poudre sur fond gelé. Aucune accroche sur cette croûte de glace. Mais pas facile de s'en rendre compte avec 50 cm de fraîche en plus !
Je trouve honnête et courageux le récit de cette rando. Peut-être un compte-rendu de notre rando du 18 aurait-il pu servir à être plus méfiant ???

» Par Francoua, le mercredi 02 mars 2011 à 16:22

"Risque 1. Une plaque nous inquiète. On hésite. Pas de risque ont-ils dit."

Pas de risque ???

» Par revolt73, le mercredi 02 mars 2011 à 18:13

Petite rectif sur le récit : (je suis artificier sur le site) les déclenchements préventifs d'avalanche à l'explosif entendus provenaient du domaine skiable de st-colomban des villards. Nous avons constaté sur le terrain une très grande instabilité, récente couche de neige sur sol gelé recelant la plupart du temps une épaisseur généreuse de grain sans cohésion : gobelets visiblesà l'oeil nu.
Ceci dit les commentaires sur qui a bien jugé le risque ou non me semble stériles.
Etant sur l terrain tout les jours on apprécie le risque beaucoup plus vite, celà n'empêche pas d'avoir un appel plus fort que tout pour aller peut-être se foutre en l'air. Et là c'est dommage. En lisant ce récit je ressens bien deux aspects : 1 - une méconnaissance du terrain en question : ce sont des pentes réputées très dangereuses après chute (voir a CLPA avec l'ampleur des avalanches recensées : énormes !!!) qui pourtant deviennent un paradis ( de la poudre en conserve jusque fin mars des fois longtemps après les chutes), le bruillard a ajouté une difficulté semble t il. 2 - comme ils vous plaira mais le bra73 c'est pas pour les chiens (d'avalanches) mais pour nous.... Ok je peux me tuer en tombant dans les escaliers,mais là faut pas abuser

» Par Cyril DESAGE, le mercredi 02 mars 2011 à 20:54

Je discutais y a pas très longtemps, avec un "vieux" montagnard. On parlait des motivations qu'il faut avoir pour réussir à arrêter de fumer. Lui disait que le seul truc qui marche vraiment sur le long terme, c'est LA PEUR. (de mourir bien sûr). Je suis archi d'accord avec lui, et je crois que c'est pareil pour le renoncement en montagne: le seul truc qui soit réellement efficace c'est la trouille qui te prend les tripes, là tu fais demi-tour, vite et sans te poser de questions.
Je dis ça parce que ça m'est arrivé pas plus tard qu'aujourd'hui: ma copine est en vacances 4 jours avec la chienne chez ses parents, j'ai 4 jours de liberté totale. Je me dis que ça serait chouette d'aller faire des photos du coucher de soleil sur la face Nord de Bionnassay. Zou c'est parti, direction Tête Rousse. J'avais lu ce CR hier donc j'étais mi-confiant-optimiste, mi-inquiet, aux aguets et sur le qui-vive. Etant seul, je ne voulais surtout pas tenter le diable. Ce matin, coup de bol, la trace est déjà faite ! J'arrive au replat entre le chalet de l'Are et la moraine et là c'était un wouf tous les 30 m !! Même en terrain plat, ça me fait toujours un petit effet. Je continue, en restant sur la trace et j'arrive au pied de la pente "raide" en rive gauche du glacier à 1980 - 2000 m. Je fais une petite pause contemplation et je remarque qu'une toute petite plaque est partie, un peu plus haut, sur le glacier. Je redémarre et 20 m + loin un whoum énorme, j'ai senti la plaque s'affaisser et surtout j'ai entendu le whoum se propager assez loin ! j'ai réfléchi 20 secondes pour décider si je reculais dans mes traces ou bien si je continuais d'avancer un peu. J'ai réussi, en avançant, à rejoindre un replat un peu à l'abri, j'ai déphoqué, mis le casque, et je suis parti. Direct. Gros coup de bol, rien n'est parti, mais grosse trouille quand même. pendant la descente j'ai encore entendu un bonne dizaine de whoums, j'ai sursauté à chaque fois, même si j'ai fait super gaffe à bien rester dans les pentes les plus douces possibles (en fait j'ai fait beaucoup de ski de fond pour descendre !!) Bref, pour moi, la sensation du jour c'est que le terrain est archi miné, mais n'empêche, c'était tracé !!! Un gars est quand même monté ! Et tout seul en plus ! (ça se voit aux traces des batons et aussi à la trace dans la fraiche). Tout ça pour dire que dans un groupe, tant qu'il n'y en a pas au moins un qui a vraiment la trouille (et qui ait assez de caractère pour se faire entendre), et bien en général, ça fonce tête baissée dans le piège. Et, c'est très dommage, mais l'âme humaine est ainsi faite que tant qu'on ne s'est pas fait prendre une fois, ou même deux, et bien on a pas vraiment peur, même avec de gros whoufs ! Ce qui veut dire que pour acquérir un peu de sagesse, il faut se faire prendre une fois. Pour être "marqué" au fond de soi, il faut avoir senti la mort arriver. Pour qu'ensuite, l'instinct de survie puisse jouer, comme un réflexe acquis.

» Par nanou 38, le jeudi 03 mars 2011 à 08:59

Continuez les gars vous êtes vraiment trop forts et vous allez maintenant pouvoir en mettre plein la vue aux copains avec cette nouvelle "expérience"!
Heureusement que dans les commentaires ci-dessous il y a encore quelques voix sensées qui s'élèvent, non pas pour donner des leçons (après tout les comportements "suicidaires" cela s'assume), mais pour s'étonner de l'inconscience (ou de la méconnaissance de la nivologie - ce qui est aussi le cas de pratiquants réguliers) qui font que, malgré des signes de danger avérés et répétés, personne dans le groupe n'a eu la présence d'esprit de dire "stop" et de faire demi-tour.

» Par réaliste, le jeudi 03 mars 2011 à 21:00

nanou 38 : bonne synthèse = tout est dit en trois lignes.

» Les commentaires sur cette sortie sont verrouillés

La montagne présente des dangers et doit être pratiquée de façon responsable. Les informations contenues sur cette page sont données à titre indicatif et devraient uniquement être prises comme telles. Les informations relevées sur le terrain prévalent en toutes circonstances. Vous évoluez dans un milieu naturel fragile, merci de le préserver.

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