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4554 m Punta Gnifetti (Signalkuppe), et traversée des 4000 italiens du Mont-Rose

Données techniques

Massif : Valais E - Alpes Pennines E
Secteur : Val d'Aoste
Orientation : T
Dénivelé : 1900 m.

Difficulté de montée [?] : F
Difficulté ski [?] : 4.2 E2
Pente : 50° maxi, court et expo

Nb de jours : 2
Type : Boucle

Cartes : ESC08

Matériel

Matériel glaciaire.

Départ/Accès

Départ : Gressoney (Stafal) (1823 m) - Aoste -> Pont Saint Martin -> Gressoney (Stafal)

NB: Ce départ est accessible en TC

Itinéraire

Depuis le sommet des remontées mécaniques de Indren (3 remontées utilisées depuis Stafal), remonter l'itinéraire d'accès au refuge Gnifetti, puis à la Pointe Gnifetti (nuit au refuge Regina Margherita à partir de mi-juin / fin juin).
Après l'accès à la Pointe Gnifetti décrit par ailleurs, descendre vers le nord sur le Col Gnifetti (4'554m) pour atteindre l'arête SE de la Zumstein (4'564m).
Descendre de la combe supérieure, pour se positionner sous le Col Sessia (4'299m) et remonter la Punta Parrot (4'436m) par son arête E. Descendre en direction S jusqu'au Col Ippolito (4'293m) avant de remonter à la Ludwigshöhe (4'342m). Descendre au Col Zurbriggen (4'272m), ascension en crampons de la face N raide et courte du Corno Nero (4'322m) avant de profiter de la large combe descendante au Col Vincent (4'088m).
Remonter à la Pyramide Vincent (4'215m) par ses pentes N, avant de plonger depuis le sommet par un couloir orienté S (50° court) sur les pentes issues de l'arête SW de la Vincent. Itinéraire repérable grâce à des grands bâtons plantés dans la face et qui servent de balises. On se situe sur la rive droite du glacier d'Indren, avant de traverser (et remonter) à la Punta Giordani (4'046m).
Descente par le glacier d'Indren sur le sommet des remontées mécaniques.
La boucle horaire est terminée.

Photos

Parrot, Gnifetti, Zumstein et Dufour vues depuis le sommet de la Ludwigshöhe.
Parrot, Gnifetti, Zumstein et Dufour vues depuis le sommet de la Ludwigshöhe. [par Pja]
Depuis la Punta Parrot, ouverture vers les sommets inférieurs de la traversée: Ludwigshöhe, Corno Nero, Vincent, puis Giordani.
Depuis la Punta Parrot, ouverture vers les sommets inférieurs de la traversée: Ludwigshöhe, Corno Nero, Vincent, puis Giordani. [par Pja]

Remarques/Variantes

La boucle de traversée des 4000 italiens du Mont-Rose peut être réalisée également avec étape au refuge Gnifetti, ou au Bivouac Giordano (sous le Corno Nero).
Elle peut être faite également en sens antihoraire... demandant alors de passer le couloir d'accès S à la Pyramide Vincent, à la montée.

Variantes :

» Pyramide Vincent, par le Refuge Gnifetti (D+ 1000m ; Ski 2.2 ; Orientation SW)
Des remontées de Punta Indren (3 tronçons) remonter soit au refuge Citta di Montova puis au refuge Gnifetti, soit directement par un couloir évident (Canale Casati, crampons utiles). Mouvement tournant évident pour rejoindre la Pyramide Vincent (4215 m ) ou le Balmenhorn (Bivouac Giordano, 4167 m ) ou tout autre des 4000 m du coin. On peut, tout d'abord, monter directement à la Punta Giordani (4046 m), pente équivalente, pour 700 m de plus environ.



Refuge(s) associé(s) : Refuge Gnifetti Refuge Citta di Mantova Regina Margherita

Sortie(s) GPS associée(s) : 20.06.17

Conditions récentes

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Pyramide Vincent, par le Refuge Gnifetti [»] : Sortie du vendredi 26 au dimanche 28 avril 2019 (3 jours) par Arno74

Participants : DDDmontagnes, DLE, fabi1, Marc, Gilles, Alexandre

Météo

Bordélique et très ventée
J1 : Neige à 11h, puis grand beau, puis bâché le soir
J2 : Grand beau, puis couvert sur les sommets, puis beau de nouveau
J3 : Sommets très accrochés, puis grand beau à partir de 11h

Conditions d'accès

Etat de la route : Dégagée

Altitude du parking : 1823m

Conditions de neige

On a un peu tout eu question neige!
J2 :
Pyramide Vincent et glacier : neige compacté et travaillée par le vent mais agréable à skier
J3 :
Ludwighöhe - 4100m : Neige très travaillée par le vent... fallait viser juste au milieu des vagues!
Glacier jusqu'au refuge Citta di Mantova : Neige brassée par les passages mais bonne à skier
Refuge Citta di Mantova jusqu'au pistes de Staffal : mélange de trafolée, de béton et de croûte... y en avait pour tous les goûts!
Pistes de Staffal : pas décaillées à 12h


Altitude de chaussage (montée) : 1823m : ça passait encore grâce à la piste noire, moyennant deux déchaussage d'environ 100m
Altitude de déchaussage (descente) : 1823m ; idem que vendredi avec deux déchaussages sur un peu plus long!

Activité avalancheuse observée :
Glaciers très bien bouché dans l'ensemble... il y a de très beaux gouffres qui barrent les traces à deux ou trois endroits mais ils étaient gavés et signalés!
Beaucoup de neige (1m annoncé par le refuge Gniffeti) est tombé entre le jeudi et le vendredi. le vent a été très fort pendant les 3 jours, compactant et travaillant rapidement la neige en toute orientation. Néanmoins, nous n'avons pas constaté d'activité avalancheuse, hormis celles déclenchés par les explosifs lancés depuis les hélicos... et encore, les deux fois où nous avons vu purger, ce n'était pas de gros volume.
L'itinéraire emprunté pour monter aux refuges était sûr et a même été utilisé le dimanche pour la course. Le manteau semblait stabilisé là où nous sommes passés.
Sur le glacier, la pente est relativement faible et nous n'avons rien constaté non plus.

Skiabilité [?] : ●●●○○


Récit de la sortie/Remarques diverses

Itinéraire suivi : Jour 1 : Staffal - Orestes Hütte / Jour 2 : Refuge Gnifetti - Pyramide Vincent - Refuge Gnifetti / Jour 3 : Ludwigshöhe - Staffal - Dénivelé réel effectué : 3500m

Pas simple ce week-end que nous avions prévu au départ de Staffal, du côté du Mont Rose ! Pas mal de décisions et de changements, dus aux conditions pas forcément évidentes dans le secteur… Pourtant, malgré un départ de Cluses sous la pluie ce vendredi, avec Fab, Gilles, Marc, Did, Cyril et Alexandre, on était confiants étant donné que la météo du week-end semblait tourner au beau… Le risque 4 annoncé dans le secteur, la faute aux grosses chutes de neige de la veille et de la nuit, nous a quand même mis un petit doute, mais l’objectif du jour étant d’au moins rallier le refuge Citta di Mantova via les remontées mécaniques, on s’est dit que nous ne serions pas trop impactés.

C’est donc vers 11h et sous de bonnes chutes de neige que nous arrivons à Staffal, sur un parking quasi désert, hormis quelques voitures avec quelques randonneurs. Mais le beau temps devrait arriver… il était derrière nous pendant le trajet, et c’est ce qu’ils avaient annoncé… on peut quand même faire confiance à la météo, non ? En tout cas, le problème majeur ce n’est pas tant la neige, c’est plutôt que la télécabine qu’on devait prendre est fermée… renseignements pris aux caisses : ça ouvrira peut-être vers 13h si le soleil arrive, et après que l’hélico ait pu décoller pour sécuriser le massif…
Bon… on se demande si on n’est pas tombé dans l’excès de confiance… avant de faire demi-tour en direction de la France, on s’installe dans le seul bar d’ouvert dans lequel on sortira les dés et une tournée de bières pour passer le temps. On discute avec un groupe de 4 dont un guide, qui nous dit qu’ils ont eu l’info comme quoi les remontées n’ouvriraient pas avant 15h… Bon… nouvelle tournée de bières et puis un plat de pâtes, histoire de rentabiliser la pause. Entre temps, vers 13h le soleil se pointe et fait fondre les quelques cm de neige en moins de 30 minutes ! On reprend espoir pour l’ouverture… espoir rapidement douché par le personnel de la station… pas d’ouverture aujourd’hui !
Fab appelle donc le refuge, au courant de la situation… ils n’auront personne ce soir… On voit une famille de 4 qui commence à monter sur la piste et on va leur demander leur programme. Ils montent au refuge Orestes à 2600m, situé quasi sur les pistes de la station. Rapide discussion de groupe : les options sont simples : on rentre, on dort à Staffal ou on monte au refuge. Vu les conditions, on se dit que ce n’est même pas sûr que les remontées ouvrent le lendemain, alors autant prendre de la hauteur. On récupère le numéro de la Orestes Hütte et on réserve pour 7. Plan B validé.

On met donc les peaux, et c’est parti pour remonter la piste noire, sous le cagnard… contraste total avec notre arrivée… maintenant ça chauffe dur ! On arrive à Gabiet, les sacs sont lourds et il nous tarde d’être au refuge, d’autant que le ciel se bâche à nouveau. On croise quelques personnes en rando sur les pistes, dont les traceurs de la Mezzalama qui se déroule ce week-end. On emprunte même la trace de montée entre les petits fanions verts pendant quelques centaines de mètres, avant de rejoindre à nouveau les pistes jusqu’à l’intersection pour la Orestes Hütte. Au-dessus de nous, les hélicos font rotation sur rotation, en larguant leurs explosifs pour sécuriser le domaine et le parcours de la course… ambiance frontière russo-géorgienne en pleine guerre du Caucase !
Le refuge est en vue et nous l’atteignons rapidement avec Gilles, Cyril, Alexandre et Did, après avoir suivi une piste de motoneige. Fab et Marc nous rejoindrons quelques temps après, Marc étant obligé de monter doucement à cause d’une chute à ski lundi dernier qui l’empêche de prendre ses respirations correctement.
Le refuge est grand luxe : douches chaudes, wifi gratuit, sèche chaussures, un cachet magnifique tout en bois… manque que le jacuzzi ! On ne sait pas ce qu’on fera les prochains jours, mais là on est bien ! Le temps de tout faire, l’heure du repas arrive et on retrouve dans la pièce la famille interrogée en bas, ainsi que le groupe de 4. Repas vegan au menu ! On avait été prévenu par le panneau à l’entrée ! C’est franchement pas mauvais et plutôt copieux, même si probablement aucun de nous n’en ferait son menu quotidien… heureusement qu’on a aussi démonté un saucisson apporté par Gilles, à l’apéro ! Et heureusement que les gardiens nous ont laissé rentrer avec ! ?
Après le repas, on va aux nouvelles auprès de la gérante du refuge, étant donné qu’on doit rejoindre le refuge Gnifetti le lendemain et qu’on compte toujours utiliser les remontées pour y arriver et pouvoir profiter de l’après-midi pour tenter un 4000. Apparemment, les remontées doivent ouvrir à 8h45 et la météo est au beau… on verra donc, mais c’est bon signe ! On interroge un peu les tables aux alentours. Deux groupes dont la famille compte monter directement au refuge à ski sans les remontées et les deux autres groupes, dont un avec un guide de Cham avec lequel on passera quelques temps à discuter comptent eux aussi sur les remontées.

Etant donné que l’intermédiaire n’ouvre pas avant 9h, réveil pas trop tôt. La nuit a été bonne pour à peu près tout le monde, et le petit dèj a été excellent. Ensuite, c’est préparation des sacs et longue attente… toutes les 15min la gérante joint le service des pistes qui repoussait la réponse. Entre temps les deux groupes sont déjà partis à tracer la voie jusqu’à Mantova puis Gniffeti. On se dit que ce sera notre plan B… plan qu’on n’a pas voulu actionner tout de suite à cause d’un risque avalancheux encore un peu élevé. Néanmoins, à 8h30, on se décide à coller les peaux en attendant l’ultime coup de fil aux services des remontées. S’il n’aboutit pas, on partira à skis. Le verdict tombe : pas d’ouverture du tronçon supérieur aujourd’hui encore. Donc départ skis aux pieds. Les deux groupes avec leur guide nous emboitent aussi le pas.
On suit la trace de nos prédécesseurs, accompagnés par 2 ou 3 dernières explosions, signe que les hélicos tournent toujours pour sécuriser. Ensuite, le calme revient et nous pouvons profiter de la montée au soleil. Je reste avec Marc, toujours en souffrance, tandis que les 5 autres filent devant. La montée est plutôt régulière, même si elle a vraiment été tracée raide, ce qui m’oblige à refaire la trace à certains endroits. Et contrairement à ce que nous craignions, elle ne présente pas de réel risque, hormis deux courts passages, négociés en les franchissant un par un.
200m sous le refuge Mantova, le brouillard nous gagne à nouveau. Marc est dans le dur et la montée commence à être longue. En arrivant dans l’espace freeride de Staffal, d’autres personnes nous rejoignent, montant elles aussi au refuge. On recroise le groupe de 4 avec son guide, passé par une autre voie et on voit aussi arriver le groupe avec le guide de Cham… On se sent un peu moins seul dans le brouillard ! Marc galère avec son souffle, mais reprend des forces en voyant Gniffetti à la faveur d’une éclaircie ! Mais ça reste long… je compte les pas entre chaque petite pause ! La pente à traverser pour rejoindre le refuge ne me paraît pas terrible, avec ce vent et le brouillard, bien qu’un groupe de 4 y soit engagé. Marc est pas chaud non plus, donc on monte donc un peu plus haut et on fait le tour du piton rocheux, pour finalement accéder au refuge, par une petite pente à pieds.

Un peu avant ça, nous avions croisé Gilles, attaquant la descente, étant donné qu’il devait être à 17H à Cham pour Musilac. Il n’aura malheureusement pu faire que la montée au refuge, avec ces conditions et ce timing…
On retrouve le reste du groupe attablé au chaud dans le refuge ! Marc va pouvoir enfin se poser… arriver à 3650m avec un seul poumon ou presque, ce n’est pas rien ! Je casse une croûte aussi et pas le temps de réfléchir, car les 4 autres, sont bien motivés pour monter… surtout que là au-dessus, ça se découvre un peu. On retrouve donc le glacier, pas vraiment raide, hormis une portion sous les séracs de la Pyramide Vincent, mais pas de difficultés particulières, d’autant que le parcours est jalonné de piquets rouges, jusqu’au col du Lys ! On bifurquera avant le col pour rejoindre la pente sommitale de la Pyramide Vincent. Les 4000m se font quand même sentir, ainsi que la déjà longue journée qui est derrière nous. Le brouillard se déchire et laisse entrevoir une partie du plateau glaciaire ainsi que la Face Sud du Lyskamm et sa cascade de séracs… Grandiose !!
Malheureusement, le vent est fort et nous glace, et on arrive au sommet sous ses hurlements et ses bourrasques neigeuses ! Avec Alexandre et Fab, on prend quand même quelques photos et on se dépêche de passer en mode ski… autant dire que le pliage des peaux est plus qu’aléatoire mais tant pis ! Entre temps Did et Cyril qui s’étaient encordés arrivent et on leur file un coup de main pour se préparer, histoire de quitter au plus vite la tourmente !

La descente est glaciale mais franchement bonne, avec une neige, certes très compactée et travaillée par le vent, mais qui se skie vraiment bien ! Comme le ciel s’est ouvert, on reprend quelques photos après avoir retrouvé nos phalanges puis on retrouve Marc au refuge, en pleine sieste !
On fait sécher nos affaires et on s’installe dans le refuge, qui est grand, mais moins grand luxe que celui de la veille… surtout les toilettes… un peu ouverts aux 4 vents (plutôt forts ce week-end en plus) et bien gelés !! Faut limite se vacher en entrant pour ne pas s’en mettre une, en glissant !!
On se fait une traditionnelle session dés-saucissons-bière en guise d’apéro. Puis c’est l’heure du repas… 5*, lui, pour le coup ! Soupe – pâtes carbo – filet de bœuf – potatoes – tiramisu ! Tout ça accompagné d’un Rasteau tiré du sac et d’une petite lichette de whisky apporté par Marc… gavés !
Avec ça, j’ai bien dormi! Couchés crevés à 21h, réveillés à 5h, crevés aussi pour certains, sous les hurlements du vent qui faisaient craquer le refuge ! On se dit que quel que soit le programme, ça paraît bien compromis pour cette journée… décidément rien n’est simple ce week-end !
A 6h30 on prend un petit dèj aussi copieux que le repas du soir et on décide qu’on se décidera à 8h. 8h : il fait beau en bas, mais au-dessus de nous, c’est toujours bouché. Et le vent, bien que moins fort qu’au réveil, souffle encore ! Entre temps, entre Mantova et Gniffetti, c’est la procession ! La course élite de la Mezzalama fait visiblement des émules, et c’est une file ininterrompue de randonneurs qui montent sur le glacier dans le brouillard en suivant les jalons jusqu’au col du Lys où la course devrait passer.
On se décide finalement à tenter de rejoindre au moins le col du Lys, histoire de se balader à 4000. En sortant du refuge, le brouillard et le vent qui nous accueillent refroidissent Cyril, Fab et Alexandre, dans tous les sens du terme. Ils décident donc de récupérer Marc et de redescendre chercher le soleil et un col par là en bas, pour cocher les ultimes centaines de mètres de dénivelée du week-end !

Quant à Did et moi, on reste sur l’idée initiale et on part braver les éléments… même si ça a été finalement aussi très mal engagé dès le départ, Did étant obligé de se battre avec une de ses fixations gelée. Après un bricolage de fortune, on se remet en route et on remonte la longue procession de skieurs. Jusqu’à 4100 et le plat du glacier, on est certes dans le brouillard, mais on ne ressent pas trop le vent, ce qui est une bonne nouvelle ! L’autre bonne nouvelle c’est que l’acclimatation a fait son effet et que la forme est meilleure que la veille ! Et la dernière bonne nouvelle – parce que, pour le coup, on les enchaîne – c’est que le brouillard se déchire et que le paysage commence à se dévoiler !
Col du Lys, Lyskamm, Corne Noire, Pyramide Vincent, sans compter tous les sommets en contrebas, on a enfin une vision à peu près globale du paysage, et ça fait du bien ! Did me rejoint et plutôt que de suivre la foule jusqu’au col du Lys, je lui propose de monter sur un sommet qui semble bien accessible à gauche de la Corne Noire. Ni une, ni deux, on s’encorde et c’est parti pour tracer une neige vierge, mais bien cartonnée par le vent… vent qui a d’ailleurs repris de plus belle, et ce jusqu’au sommet du Ludwigshöhe (car c’est le nom de ce sommet, comme nous l’apprendra la carte), où on sera accueilli par des violentes rafales neigeuses ! Pas les meilleurs conditions pour pique-niquer ou profiter du paysage, mais j’arrive quand même à prendre 2-3 photos, notamment de la Dufour, de l’autre côté, sans perdre entièrement ma main !

Là encore on se dépêche de passer en mode ski et c’est parti pour la descente. On constate que notre trace (ou ce qu’il en reste) en a inspiré quelques-uns, car il n’y a pas moins d’une trentaine de personnes qui l’emprunte désormais ! La neige est vraiment compacte et irrégulière. C’est pas du grand ski sur les premières centaines de mètres question qualité de neige, mais ça s’améliore ensuite et en tout cas, ça reste du grand ski pour le paysage qui défile en plan large jusqu’au refuge Citta di Mantova ! Une belle descente de glacier pendant laquelle on en prend plein les yeux !
On s’arrête au refuge, plein à craquer des gens montées pour voir la course et qui n’auront finalement rien vu, car elle a été déroutée et n’est jamais passée au Col du Lys. On se prend une bière en terrasse avant de continuer la descente.
Question soleil, on est toujours servi ; le vent s’est calmé aussi, mais niveau neige, c’est plus compliqué… trafolée, béton, croûtée… ça change tous les 200m, jusqu’à ce qu’on rejoigne finalement le tracé de la course, passée juste à côté du refuge de vendredi soir. On voit quelques coureurs descendre encore sur les chapeaux de roue, avant d’emprunter les pistes de Staffal, à peine décaillées. C’est limite, mais moyennant 2 déchaussages de quelques centaines de mètres on arrive à skier jusqu’au parking, où on rejoindra Fab, Cyril, Alexandre et Marc, fraîchement redescendus de leur escapade jusqu’à un col proche du domaine, où ils ont aussi pu faire du bon ski !

Une dernière tournée de bière, un dernier morceau de saucisson pour un dernier pique-nique en terrasse (on n’a pas sorti les dés, cette fois), pour achever ce week-end de haut vol, pas forcément évident à cause des conditions aléatoires, mais vraiment réussi que ce soit au niveau de l’ambiance, parce qu’on s’est encore bien marré pendant 3 jours, ou même au niveau du ski, parce qu’on sera arrivé à bien remplir les journées et à cocher deux 4000 !! Donc merci à Fab pour l’idée et l’organisation avec les refuges en italien dans le texte, et aussi merci aux 5 autres larrons pour le déroulement de ce week-end, qui aura été parfait au regard de ce qu’on a eu à « subir » ! ?



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