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2380 m Pointe du Pouta, par les pistes

Données techniques

Massif : Belledonne
Secteur : Grésivaudan
Orientation : W
Dénivelé : 1035 m.

Difficulté de montée [?] : R
Difficulté ski [?] : 2.1 E1
Pente : 100 m à 30°

Nb de jours : ½
Type : Aller/Retour

Cartes : 3335ET

Matériel

Pas de matériel particulier

Départ/Accès

Départ : Prapoutel (1345 m) - Grenoble -> Brignoud -> Col des Ayes -> les 7 laux-Prapoutel

NB: Ce départ est (difficilement) accessible en TC

Itinéraire

De la station de Prapoutel, remonter par les pistes au lac de la Jasse. Continuer vers l'E jusqu'au col du Pouta en suivant la ligne du télésiège du même nom. Gravir enfin le petit sommet qui surplombe l'arrivée du télésiège au nord.

Remarques/Variantes

Le seul intérêt de cette sortie est d'aller observer les conditions de neige quand la station est fermée au public. Jolie vue sur les sommets environnants

Sortie(s) GPS associée(s) : 22.12.13 31.03.13 23.11.08

Conditions récentes

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A Pipay j'ai vu l'ours hier, une sortie de Pouta Madre [»] : Sortie du samedi 29 avril 2017 par Baugeniaque

Participants : Dzeus, Jannot et Juju
Membres associés : benjoux, horrat

Météo

Un vrai temps de caserne de gardes mobiles : Du bleu, du bleu et encore du bleu.
Quelques bancs de brouillard vers 13h30

Conditions d'accès

Etat de la route : dégagé

Altitude du parking : 1550 m

Conditions de neige

LieuAltitudeOrient.HeureMeuble/TotaleTypeCommentaire
Pipay - Col du Pouta1550-2350W07h3020-50cmPoudreL'épaisseur augmente, le plaisir aussi
Combe du Pra2350-1900NE09h3050 cmPoudreSur le haut de la combe, neige travaillée par le vent
Remontée vers l'oursière1900-2250E10h0030-40 cmPoudre lourdeLe soleil a bien commencé sont travail
Couloir de l'Oursière2250-1900W11h3030-40 cmPoudreSur le hauts les pierres ne sont pas loin, il faut viser les creux
Remontée au dôme des Oudis1900-2120SW12h3030 cmPoudreEt tout celà sans les canons
Vers Pipay2120-1550NW12h4520 cmPoudre tasséeLes requins refont surface, Attention
Altitude de chaussage (montée) : 1550 m
Altitude de déchaussage (descente) : 1550 m

Activité avalancheuse observée :
coulée dans un des couloirs de la Jasse
coulée sous le col du pra
sluff dans le couloir ouest de l'oursière

Skiabilité [?] : ●●●●●


Récit de la sortie/Remarques diverses

Itinéraire suivi : Pipay - Col du Pouta - Combe du Pra - L'oursière - Couloir ouest - Dôme des Oudis - Pipay - Dénivelé réel effectué : 1400m

« La neige, en avril avec le froid elle se défile, en mai elle revient quand ça lui plait, en juin si tu le roules bien tu en vois plein… »

Les résultats du premier tour sont tombés et voici que la météo se met au diapason de l’état d’esprit des directoires politiques déchus… Ils ne voient pas d’un bon neuneuil le déplacement de l’anticyclope des hacheurs vers le sud. Celui-ci fait naitre des gouttes froides sur leurs fronts chauds et des dépressions se forment et s’enchainent dans leurs caboches et sur fondent sur notre doux printemps …

Un souffle froid s’engouffre entre nos nonchalants vallons saturés de soleil depuis de longues semaines… Et voilà la pluie, le vent glacial et la neige… Ah te voilà traitresse, tout l’hiver je t’ai attendue, suppliée et tu es restée sourde à mes cantiques, mes offrandes… Tu décides de poindre le bout de ton nez de dealeuse de poudre au moment où tous les amoureux des pommes de terre, des salades et du cresson ont commencé à retourner amoureusement les mottes… quel malheur pour les jardinophiles !
Mais comme dirait mon psychothérapeute « A chaque malheur bonheur est bon »… Ah bon…Je ne comprends pas toujours ce qu’il cherche à me dire, mais il met tellement de sérieux et de lui-même dans l’analyse de mes réparties fines que je finis par le trouver bon…

Fin de l’intermède psyscho-délirium et retour sur le terrain du ski… Je me recentre… je dribble…. petit pont du 1 mai… je me fais une passe en or… et… et… BUT !!!… But de Baugeniaque…
Tout semblait se mettre en place pour que je me mette un but de gros, gros calibre… Un post de Taramont aurait dû m’alerter « Vos compères sont de bonne composition et, apparemment aussi, de solide constitution »… Le Bombé et Le Bref ne veulent pas skier. Pour restaurer leurs fragiles équilibres, ils ont décidé de s’éloigner de moi pour se ressourcer ensemble lors d’un séjour au bord de l’eau à grand coups de pédales… non, non ce n’est pas cela, ils font du VTT, c’est tout… enfin je crois !
Le Jeune est trop occupé à préparer la restauration de son chalet … Attention mesdemoiselles je le soupçonne de se fabriquer une garçonnière des alpages avec tous les accessoires.
Le Squale s’est coincé le dos et sort de chez l’ostéo (à ce mot là je sais que je peux rajouter pathe… merci Le Bref), donc ce week-end repos des lombaires… quoique le connaissant il va bien aller distribuer quelques coup de reins…

L’activité skiistique du week-end s’annonce bien compromise, je termine ma semaine de taf en trainant mes tongs de scaphandrier dans une usine de coutellerie. Je fais part de mon spleen à plusieurs personnes… Étaler ses déboires quand on est sans bouteille, ça peut être à double tranchant surtout dans cet endroit…
Je rentre à la maison, le regard lourd et le pas triste Quermoz… ce jeu de mots, je l’ai déjà fait, désolé, mais je ne suis plus moi-même… Tiens, un coup de téléphone, il est presque 20h, je tremble… Ai-je oublié d’envoyer des éléments à un client ?... Je décroche, une boule au fond de la gorge… oui je sais faire deux choses à la fois… ça fait rêver, non ?
Une voix forte et puissante me parle… « J’ai eu vent de tes tourments petit homme et je viens t’aider »… Par la mousse d'une Jupiler c’est Dzeus qui me parle… Il me propose une sortie avec lui… à moi le bon à rien des Bauges… Je perds un peu pieds, j'essaie de rester hubble, mais mes émotions se télescopent, houla Saturne un peu... Il me propose une sortie de Titan en Belledonne dans un secteur qu’il connait comme sa poche… Mais non ! Pas comme une vessie de substitution, comme une poche de veste par exemple. Il est plus vieux que moi mais quand même… ce que vous avez l’esprit mal tourné.

ATTENTION, ce passage va comporter de nombreuses références peu spirituelles, à des vins de bourgogne. Quand on me lance un défi, tel un Hercule des temps modernes, je le relève en faisant appel mon arme secrète : mon Pif… (Seuls les littéraires émérites de plus de 40 ans comprendront du premier coup)… quoique des fois un bon gadget ça Volnay.

Donc samedi matin, à l’heure où d’habitude je blanchis ma compagne, nous partons, Dzeus, Jannot, Juju et votre cerf videur, en direction des Sept Laux. Le Mercurey est bas et cela laisse présager une neige de qualité que les gens célèbres préférant rester sous leurs couettes, les personnes alités, ne pourront connaitre. Dzeus me guide, ça fait du bien un gars qui sais où il veut aller, j’en avais un Pommard des GPS humains défaillants.
Tels de grands et fiers Apollons pollueurs, nous garons notre char du soleil à moteur au parking de Pipay. L’appel à neige est fort et l’on sort de notre attelage si leste que l’on oublie de se protéger du froid mordant qui règne en ce lieu. La non chaleur nous fait payer notre nonchalance et d’un coup, comme par un perfide enchantement, une froide langue étrangère envahit nos bouches : on parle onglet.
Des bruits, des ombres se détachent de ce monde monochromatique. Tonnerre de dieu, nous ne sommes pas les premiers… Cette foule de dragons brûleurs de poudre nous Nuits, St Georges… D’un rapide coup d’œil on observe les groupes qui nous précèdent, s’élancer amoureusement, voir religieusement dans la vierge. Comme pour bien nous narguer ils nous Montrecul. Je cherche à leur faire part mon agacement, j’en Fixin et je fais appel au destin pour qu’il le Blagny de ces lieux.

Dzeus nous dévoile son plan de bataille : cap sur la Pouta, descente dans le Pra, remontée à l’Oursière, descente par un des couloirs ouest, remonté au Dôme des Oudis et descente par les pistes jusqu’à Pipay… Oh Macon, je crois que je vais résorber…
On s’apprête au plus vite, pour ne pas se faire griller la priorité au moment de basculer dans la combe du Pra. On monte assez vite profitant sans retenue, de la trace du groupe qui nous précède. Merci à tous. Je souffle comme un veau et Montrachet me pique ce qui est rare pour ce breuvage. On rattrape le groupe et c’est à nous d’ouvrir la voie. Dzeus fait la trace, Jannot peaufine, moi je tasse et Juju élargie tout cela avec son splitboard. D’un coup, une comète issue de la galaxie d’Embrun nous rattrape, il passe à la trace, j’essaie de lui coller au train, par fierté peut-être mais surtout parce qu’il a une combinaison moulante qui révèle son origine céleste… Et oui, une comète est une sorte d’étoile filante à longue queue. Il ne faut pas que je Meursault… Je m’accroche, je lutte, mais je craque… Auxey Duresses de se frotter à un engin pareil…

Arrivés au col du Pouta, la combe du Pra s’offre à nous… Oh Bonnes Mares… Pas une trace… Le coup de vent de vendredi semble avoir structuré le manteau. Pourvu que la face ne soit pas en Aloxe-Corton… quoique… Une coulée est déjà partie d’un des couloirs de la Jasse. On va choisir un itinéraire plus abrité que la descente directe depuis le col, en espérant que les vagues sculptées par Eole ne Bouzeron pas.
Les premiers virages dans la combe enlève tous les doutes, la neige est légère et une joie expressive emplie nos neurones de la glisse… Ceux de la retenue et de la précaution n’ont pas eu grand-chose à redire et ce n’est pas encore pour ce coup là que l’on retrouvera à la Chapelle Notre Dame… no comment.
Allez trêve d’idée noire… Fin de la descente de la Combe, remontée en plein cagnard vers l’Oursière… Une séance de bottage semble s’offrir à nous… J’appréhende la montée, je sens à nouveau cette envie qui m’avait fait Tournette la tête. Vais-je à nouveau devenir un Drag Queen perché sur d’outrageuses bottes blanches… Non, rien, à part de petites talonnettes sarkoziennes… Ouf ça Maranges. Mais que le soleil tape, il chauffe fort et qu'au contact de ces rayons mon quart à bruni…
Au sommet de l’Oursière, on bascule dans un couloir versant ouest, c’est raide mais on n’est pas une bande de Pernands Verge less (des sans c.....es, quoi). On vise les creux pour éviter les requins qui réussiront quand même à nous titiller les semelles... Mais que c’est bon… Juju s’éclate avec son split, Jannot est aux anges, Dzeus s’en donne à cœur joie.
Une dernière remontée vers le dôme des Oudis comme c’est bon aujourd’hui et on bascule plein nord pour une dernière bonne descente avant de rejoindre les pistes pour un retour moulu vers le café de Pipay.

That’s all folk… Qu’il fut bon, ce petit moment de bonheur volé à la chaleur estivale, qui repointe déjà le bout de son blaze. Un grand merci à Dzeus, cette bonne et belle sortie c’est à lui qu’on Ladoix.
A refaire…Vite...

PS : j’espère que les amis bourguignons, à qui j’avais promis des références vinicoles, auront un peu de Beaunes au cœur en lisant ces lignes pour leurs retours au labeur.

Un petit résumé vidéo de la sortie
Version soft :
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Commentaires

» Par fredo73, le dimanche 30 avril 2017 à 17:48

:-)
Dur dur le manque de neige cette annee..
Une belle prose vinophile qui confinerait presque au delirum tremens :-)

» Par taramont, le dimanche 30 avril 2017 à 19:09

les bourguignons apprécieront ; moi, c'est fait :) , on ne pourra pas dire de cette course "c'était sec" avec un air navré...

» Par pat, le lundi 01 mai 2017 à 10:08

je dirais meme "gouleyant" comme sortie...... bien belle !

» Par steph-de-mau-73, le lundi 01 mai 2017 à 14:18

Bacchus n'était pas dans l'coin ce jour? :roll:
Excellent comme d'hab! :wink:
Et jolies conditions...
Dame nature a même blanchie le Morbié... :D

» Par Baugeniaque, le mardi 02 mai 2017 à 07:19

@fredo73 : delirium oui... très mince non... :wink:
@taramont : avec autant de blanc, il aura fallu l'aligoté pour ne pas sortir
@pat : ou une sortie d’expérience... qui te donne de la bouteille. :)
@seph-de-mau-73 : si, si, il n'était pas très loin et sa présence avec celle d'un cousin à pâte dur du morbier a été fortement apprécié. :P

» Par pintor, le mardi 02 mai 2017 à 18:27

la griserie du blanc vous va ..!!!!

» Par Baugeniaque, le mardi 02 mai 2017 à 21:20

@pintor : aimer le blanc n'est qu'une histoire de goût... :lol:

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