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2364 m Pointe du Midi, Boucle de Combe Sauvage

Données techniques

Massif : Bornes - Aravis
Secteur : Borne-Fier
Orientation : SE
Dénivelé : 1134 m.

Difficulté de montée [?] : F
Difficulté ski [?] : 3.2 E1
Pente : passage à 40°

Nb de jours : ½
Type : Boucle

Cartes : 3430ET

Matériel

Pas de matériel particulier

Départ/Accès

Départ : La Sallaz (1344 m) - Depuis Cluses, prendre la direction le Reposoir puis le col de la colombière. Stationner au point 1344.
Il est possible d'atteindre le col depuis le Chinaillon (déneigé jusqu'au Bouts)

Itinéraire

Suivre la route en direction du col de la Colombière. Vers le point 1535m s’élever dans la combe de Balafrasse puis vers 1900m tirer à droite pour rejoindre le couloir évident qui mène au col sous le sommet de la pointe du Midi.
Le sommet se fait à pied depuis le col, il est rarement skiable.

Descente: A l' Est par le couloir du Cu Deri, (35/40° sur 150m) pour rejoindre le fond de la combe sauvage. De là rephoquer pour rejoindre le col 2103m, qui donne sur la Combe de Montarquis, que l'on descend jusqu'à la Sallaz.

Photos

En bleu le couloir Est de la Pointe du Midi et en pointillé l'accés au sommet.
En bleu le couloir Est de la Pointe du Midi et en pointillé l'accés au sommet. [par Valentin PASQUIER]
La Combe Sauvage depuis le Col à 2103m pour rejoindre la combe de Montarquis
La Combe Sauvage depuis le Col à 2103m pour rejoindre la combe de Montarquis [par vertacomi]

Remarques/Variantes

La boucle peut se faire dans un sens comme dans l'autre, on peut également faire le couloir Sud-ouest de la Pointe du Midi en aller retour.


Voir aussi : Toponeige Aravis Bauges Chartreuse

Sortie(s) GPS associée(s) : 06.03.15 02.03.14

Conditions récentes

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Pointe du Midi, Boucle de Combe Sauvage [»] : Sortie du dimanche 18 janvier 2009 par ZaK

Participants : remi69
Membres associés : Remi -C-

Météo

Jusque 11h, gros plafond nuageux et vent forcissant de secteur sud
Apres 11h30, tourmente.

Conditions d'accès

Etat de la route : degage ce matin, enneigee ce soir

Altitude du parking : 1400

Conditions de neige

LieuAltitudeOrient.HeureMeuble/TotaleTypeCommentaire
Combe de BalafrasseSE8-11Irrégulièrealternamce de croutee, souflee, dure, damee
Combe sauvageN11Poudrechutes de neige assez fortes


Altitude de chaussage (montée) : Les Bouts
Altitude de déchaussage (descente) : Teleski du Reposoir

Activité avalancheuse observée : plaques en cours de formation, grosses accumulation a certains endroits. Certaines zones sont degarnies.

Skiabilité [?] : ●●●○○


Récit de la sortie/Remarques diverses

Itinéraire suivi : Topo

Lorsqu'une sortie se transforme en une grosse galere. Au milieu de la combe sauvage, vent tres violent, chutes de neige, visibilite tres reduite et les peaux de remi69 qui ne veulent plus monter... merci a ceux qui ont participe de pres ou de loin a nous sortir de la, en particulier les 2 secouristes benevoles de secours montagne Grand Bornand / Aravis. Morale: toujours faire passer le risque meteo avant le desir d'une bonne descente et se tenir aux horaires initialement prevus.


Commentaires

» Par Philippe Bocquet, le dimanche 18 janvier 2009 à 22:07

J'imagine que l'on est pas très fier après cela mais c'est une bonne initiative que de faire partager votre expérience vos remarques serviront peut être à d'autres.
N'hésitez donc pas à bien transcrire la manière dont vous avez fait appel aux secours... le temps qu'ils ont mis pour venir vous chercher...
Aujourd'hui, j'ai des amis qui ont été pris dans une galère semblable perdus dans le brouillard à Chalune
Le mauvais temps peut vite compliquer une sortie à priori tranquille :wink:
content que tout cela se termine bien ! :)
amicalement
Philippe

» Par piolet15, le lundi 19 janvier 2009 à 06:39

j'me disais aussi, punaise, yen a qu'on fait des sorties hier :ill:
L'essentiel c'est le final. Mais il faut que ça serve de leçon. Moi, je me dis toujours, que la montagne sera toujours là après le mauvais temps alors rien ne sert de forcer le passage . Allez, la saison ne fait que commencer :wink:

» Par ZaK, le lundi 19 janvier 2009 à 07:22

quelques precisions. Nous sommes partis a 7h50 des Bouts avec l'idee de faire la boucle avant que le mauvais temps n'arrive. Avancant a des rythmes differents, Remi et moi sommes arrives avec un bon ecart au col. Je suis arrive vers 10h15, et nous etions prets a redescendre vers 10h50. A ce moment la, la visibilite etait encore bonne mais le vent etait deja tres fort. Nous avons discute 2 minutes du fait de s'engager dans la combe avec le mauvais temps qui arrivait et c'est bien la notre grosse erreur. Nous nous y sommes engages. Au bout de 5/10minutes de descente, la situation a radicalement change. Plus de visbilite du tout, il etait meme difficile de rester groupes, un vent tres fort avec des bourrasques nous empechait d'avancer et nous couchait violemment, nous avons fait quelques vols memorables et ce matin, les ematomes aux genoux et une forte douleur dans les cotes droites sont la pour en temoigner. Malgre le manque de visibilite, nous avons decide de poursuivre NE versant a main droite, ce qui correspondait a la bonne direction pour recuperer la sortie. Malheureusement, les peaux de mon collegue ne collaient plus et avec le vent, il etrait impossible d'avancer. L'altimetre indiquait 2100, ce qui est en fait l'altitude de la sortie mais la depression faisait que cette donnee n'etait plus fiable. Nous nous sommes refugies sous le vent d'un bloc et etant completement trempes et n'ayant plus a ce moment de solution de progression a 2, nous avon appele le 112 qui nous a reaiguille vers le centre local de la Clusaz. Nous avons appele a 12h30, l'equipe terrestre est arrivee a 15h45. Entre temps, nous avons simplement suivi les conseils des secours, cad, que nous avons creuse un trou pour nous abriter, nous avons mange et bu un peu et avans essaye de combattre le froid et l'humidite. A l'arrivee des 2 secouristes, la visibilite s'tait amelioree et le vent etait moins fort, il nous alors guidait dans la sortie de la combe qui etait bien la ou mous le pressentions. L'un deux a prete ses skis a Remi69 pour la montee et est monte a pied dans les zones degarnies dures. Puis nous sommes descendus dans Montarquis jusqu'aux remontees du reposoir ou un fourgon des pompiers nous attendait pour nous rammener tous les 4 au Chinaillon. Il etait 17h30. Nous etions bien equipes pour cette course, couvertures de survie, crompons, piolets, couteaux, collations. Ce qui nous a manque, c'est plus de lucidite au regard des conditions meteo et du temps necessaire pour sortir de la combe lorsque nouse etions au col. Un grand merci encore aux 12 secouristes et aux personnes qui nous ont vraiment gentiment achemine du Reposoir jusque nos voitures via la centre de secours du Grd Bo. C'est sur, on se sent un peu idiot d-appeler parce qu'on est simplement perdu mais il ne s'agissait pas de trainer car le mauvais temps s'est efectivement installe. Remi, je te laisse completer avec tes lumieres sur cette experience. Si nous etions redescendus par Balafrasse depuis le col, nous aurions ete a midi a la voiture sans probleme et nous serions resdescendus avant la tourmente.. l'ironie du sort est que ne voyant pas Remi arriver au col lors de mon attente, j'ai chausse et j'ai commence a descendre mme disant que Remi avaity du avoir un probleme et qu'il m'attendait pour retourner a la voiture. AU bout de 2m, je l'ai vu arriver traquillement mais surement en bas du couloir de montee. Je me suis alors arrete et je suis remonte au col pour l'attendre. :(

» Par J2LH, le lundi 19 janvier 2009 à 08:05

Bien sûr qu'on pouvait sortir hier, en partant tôt (dans les Aravis la pertubation est tout de même arrivée plus tôt que prévu), en choisissant un itinéraire facile et en ayant bien en tête de faire demi-tour rapidement dès que nécessaire. On était au moins une trentaine dans le secteur des chalets de l'Aulp du Fier à Manigod, sans prendre de risque particulier.
Sinon c'est bizarre cette histoire d'alti, callé au départ puis à la Colombière et éventuellement au la de Peyre l'erreur n'aurait pas du être très importante mais c'est vrai que traverser la Combe Sauvage sans visibilité ça doit pas être la joie.

» Par Bruno Duchesne, le lundi 19 janvier 2009 à 09:20

Rémy m'avait dit que vous partiez pour Combe Sauvage. Quand vers 10h45, de la Combe des Verts, j'ai vu le Bargy se faire engouffrer dans la tourmente, je me suis demandé où vous en étiez.

En tous cas content que vous vous en soyez bien sortis. :happy:

» Par ZaK, le lundi 19 janvier 2009 à 10:06

J2LH: l'alti n'a pas été étalonné au départ. Une erreur de plus.
Bruno: j'espère avoir une autre occasion de faire connaissance...

» Par remi69, le lundi 19 janvier 2009 à 11:57

Je crois que ZaK a très bien résumé les faits. Cette mésaventure a été le fruit d'une accumulation d'erreurs (alti non étalonné au départ, préparation insuffisante de l'itinéraire de retour depuis le col) et de malchance (peaux ne collant plus).
Comme l'a précisé ZaK, nous étions bien équipé pour cette sortie. Nous avions en plus du matériel qu'il a énuméré une carte du secteur et une boussole chacun, mais la visibilité était tellement réduite et les vents si forts qu'il était impossible de tenter quelque chose.
En y repensant aujourd'hui, on peut dire que nous nous sommes fait inconsciemment piéger par plusieurs éléments malgré des signes alarmants : l'obstination (nous étions parti pour faire la boucle et nous n'avons pas changé nos plans malgré une discussion au col), le faux sentiment de sécurité d'être à 2, une neige visiblement plus attirante au départ du Cu Déri que dans la combe de Balafrasse... Malgré des signes alarmants évidents, tous ces éléments cumulés nous ont fait prendre la mauvaise décision.

Un grand merci à tous ceux qui nous ont permis de nous sortir de ce mauvais pas, en particulier à Antoine et Jean-Luc venus sur place.

C'est une expérience qui nous servira de leçon.

» Par phil, le lundi 19 janvier 2009 à 13:55

1 autre erreur que vous n'avez pas citée: toujours avoir une 2ième paire de peaux...encore plus si on s'engage dans un circuit ou une boucle avec des manip.

» Par ZaK, le lundi 19 janvier 2009 à 14:22

euh, sur cette question, y-en a-t-il beaucoup qui emportent une deuxième paire de peaux ? Tu as raison mais dans les faits, c'est une autre histoire. 8O

» Par remi69, le lundi 19 janvier 2009 à 15:34

Avoir une deuxième paire de peaux me paraît être une bonne idée mais difficilement envisageable. Par contre, emporter un vêtement sec qu'on aurait au fond du sac peut être très utile par ces conditions...

» Par J2LH, le lundi 19 janvier 2009 à 15:54

J'ai 2 paires de peau mais sur cet itinéraire je n'en pris qu'une, quitte à galérer un peu, la remontée n'est que d'un peu plus de 100m.
Un truc qui m'étonne quand même c'est quand vous dites qu'il était impossible de tenter quelque chose alors que les secours sont arrivés par voie terrestre. Qu'est-ce qui vous a manqué ? le GPS ? Vous connaissiez l'itinéraire ?

» Par ZaK, le lundi 19 janvier 2009 à 16:17

cette sortie dechaine les passions !! Nous avons appelé à 12h30. La tourmente ayant commencé environ 1 h plus tot. Au bout de cette heure, nous avons compris que si les conditions se maintenaient telles qu'elles étaient à ce moment-là, nous ne pourrions rien faire et nous avons alors pris la décision d'appeler. Le centre m'a rappelé vers 13h 30 pour me dire que les 2 secouristes étaient partis. Ce n'est qu'un peu plus tard, peut etre vers 15h que les conditions se sont légèrement améliorées et que nous avons pu avoir une meilleure visibilité. Nous ne connaissions pas l'itinéraire, d'ailleurs, avec 3m de visibilité au pire moment, l'avoir fait une fois par beau temps ne nous aurait pas beaucoup aidé. Un GPS avec une trace à l'écran nous aurait aidé c'est sur. Il est clair et on en a parlé après avec les secours que mieux vaut prévenir que guérir. Il était possible peut-etre de remonter l'itinéraire de descente, moi à skis et Rémi à pied, peut etre seulement car dans ces conditions 150m à brasser peut éventuellement conduire à une fatigue avancée et je ne voulais pas aggraver la situation. Rémi, te sentais-tu pret à remonter au col depuis lequel nous sommes descendus ?
Pas besoin d'aller chercher plus loin, on s'est perdu dans le mauvais temps et il a fallu appeler quelqu'un qui connaissait par coeur le coin et qui à la faveur d'une légère accalmie, nous a sorti de la combe.
Pour revenir au GPS et à la gestion de la sécurité, je reste attaché au fait que notre erreur n'est pas de ne pas avoir eu de GPS (aide curative) mais de ne pas avoir fait demi-tour au col (préventif).

» Par marika, le lundi 19 janvier 2009 à 16:27

sur la question de la 2e paire de peaux, ça peut être bien d'en avoir une quand on part sur une grosse bambée avec multiples dépeautages. Sinon en solution de "secours", une bombe de colle, ça fonctionne bien et c'est peu encombrant, ou en dernier recours, une bande d'élasto, du gros élastiques, ou autres ustensiles pour faire tenir les peaux à l'arrière!... :wink:

» Par ZaK, le lundi 19 janvier 2009 à 16:32

Bien d'accord avec toi. On a essayé avec des sangles à skis serrées à fond. Ca ne tenait pas et l'une d'elles a repris sa liberté dans un décollage fulgurant...

» Par Guy de Rumilly, le lundi 19 janvier 2009 à 16:51

Je comprend votre galere hier ils annonçaient les premiers flocons en milieu d'aprés midi.
Moi je me suis fais bouger au Crêt du Rey versant Tarantaise, je me suis fais prendre par la tempê^te dans le couloir sous le sommet et aprés 1400 de D+ j'ai voulu absolument sortir au sommet.
Gosse erreur descente dans le grand blanc absolu plus de repères la gauche, la droite, le haut, le bas plus rien et tout seul.J'etais pourtant parti de bonne heure ( 6h30 à la frontale, debut la tempête 11h) comme quoi météo france peu ce tromper.
Pour finir ma galère, je suis dscendu tout doucement à l'aveugle en chasse neige avec un gros mal de mer en essayant de truover des repères et les premiers chalets rencontrés on été un soulagement.
Mon principal souci était de pas me tordre un genou ou autre et resté bloqué tout seul en pleine tempête.
Voila je m'en tire bien retour 13h à la voiture mais en 25 ans de rando c'est ma 1 er grosse galère tout arrive.
C'est pour celà que je comprend ceux qui sont fait piéger Dimanche. :ill:

» Par J2LH, le lundi 19 janvier 2009 à 16:52

Bien d'accord avec toi Zak quand tu dis que l'erreur n'était pas de ne pas avoir de GPS mais de ne pas avoir fait demi-tour au col.
C'était juste pour comprendre pourquoi vous n'aviez pas réussi à continuer. Remonter le couloir... pas évident mais en connaissant le coin je pense que vous auriez eu plus de chances quand même de vous en sortir seuls, àç pieds, par Montarquis (vous avez du constater que la pente n'est pas si longue que ça à remonter).
Si c'est l'acalmie qui a permis aux secours de venir vous chercher il me semble normal de les avoir appellé dès que vous vous êtes trouvés coincés.
Vous avez eu la chance de pouvoir contacter les secours mais qu'auriez vous fait sinon ?

» Par remi69, le lundi 19 janvier 2009 à 18:41

Remonter jusqu'au col à pieds m'inquiétait beaucoup dans ces conditions. Nous avons en plus appris par la suite par nos secouristes que ça commençait à bien plaquer sur le haut. 8O

» Par jeronimo, le lundi 19 janvier 2009 à 20:13

Perso, je n'ai pas de 2ème paire de peau, mais un petit rouleau de scotch américain qui peut servir pour d'autres choses éventuellement. C'est comme les couteaux ou la petite pharmacie, on n'en a pas souvent besoin mais on est bien content de les avoir le peu de fois où on les utilise :cool: !
Je connais la combe sauvage et je n'aurait pas aimé m'y trouver en ne voyant pas plus loin que mes spatules.
Est-ce que tout le monde a systématiquement la carte et la boussole :~ ?

» Par rob, le lundi 19 janvier 2009 à 20:36

Concernant les peaux de rechange, c'est un luxe bien appréciable! Depuis 2 ans j'ai une vieille paire en permanence en fond de sac (vielles peaux sans crochets qui peuvent s'adapter a tous les skis) et pour les grandes boucles je prend parfois une troisième paire (celle de mes skis cailloux)... Avec ça je ne me pose pas de questions :lol: Et pour l'encombrement que ça représente...

Merci pour le récit, c'est instructif...
rob :wink:

» Par Caribou, le lundi 19 janvier 2009 à 21:54

Nous devons pas regardez la même météo car moi j'ai vu changement de temps significatif en fin de matinée dimanche et non dans l'après midi.
Pour une course comme celle là pas besoin de peaux de rechange mais j'ai toujours dans mon sac des carrées double faces autocollant très efficace et de la bande en rouleau pour réparer n'importe quoi. D'ailleurs l'autre jour j'ai du m'en servir après 3 repeautages et à la dernière une peau n'a pas tenu j'ai donc mis un carrée au talon et sous le pied du scotch collant en rouleau et hop je suis reparti sans problème jusqu'au sommet. C'est vrais que se n'est pas évident suivant les problèmes rencontrés il faudrait emmener un attirail d'enfer!!!
C'est bien que votre histoire se termine bien. On n'envoie tellement d'autres avoir un issue dramatique.

» Par Philippe Bocquet, le lundi 19 janvier 2009 à 22:01

oui merci encore pour votre réponse : pour mes amis cela c'est aussi bien terminé ( je ne crois pas que les secours se soient déplacés mais ils étaient près à intervenir en contact constant grâce au portable- merci à eux - en fait une éclaircie salvatrice les a ramenés dans le droit chemin!!!
Dites vous que le fait de relater vos erreurs de façon aussi honnête aura certainement servi à nombre d'ouriens : je crois que c'est aussi la vocation du site !
Amicalement
philippe

» Par fred vigneron, le lundi 19 janvier 2009 à 22:16

Par expérience, je confirme que le petit rouleau de ruban super adhésif est un élément indispensable du sac à dos de rando. Le rapport poids/efficacité est extraordinaire

» Par voyageur05, le mardi 20 janvier 2009 à 17:13

Après quelques expériences limites, j'ai opté pour le Gps bien que maintenant j'essaie, dans la mesure du possible, d'éviter de me mettre dans une situation critique .... mais en montagne aucune certitude c'est la raison pour laquelle je randonne avec un Gps mais il est vrai que prévenir est le début de la sagesse !!

» Par sergio, le mardi 20 janvier 2009 à 18:17

Les carrés de scotch double face spéciaux qu'on trouve chez le vieux sont une solution facile et sûre, moins encombrants et lourds qu'une deuxième ou troisième paire de peaux.
Je n'ai jamais eu l'occasion de tester le GPS en grand mauvais temps, j'essaie d'éviter :ill: Il me semble que la petite taille de l'écran , le stress et le brouillage dû à la neige qui tombe en bourrasque en rendent la lecture bien difficile. C'est vraiment une solution de secours

» Par Ambrevetta, le mardi 20 janvier 2009 à 18:40

Moi je vous tire mon chapeau pour avoir partagé cette histoire avec nous . Ca sert d'avertissement pour tout le monde.
Merci à vous .

» Par nicolas compans, le mardi 20 janvier 2009 à 18:57

De mon expérience personnelle de jeune et pauvre randonneur, j'ai toujours en fond du sac un rouleau d'élastoplast large qui peut servir à plein de choses : faire tenir les peaux (2 tours d'élasto sous le talon et à l'arrière) , racommoder un vêtement déchiré, faire un bandage en cas de foulure ou entorse.....

» Par Jean-Christophe Roumailhac, le mardi 20 janvier 2009 à 20:46

Pour l'alti non-câlé, je me rappelle avoir bien aidé une monitrice de ski avec client qui avait mal étalonné son altimètre au-dessus du col de Balme au Tour en plein Brouillard, et c'était très chaud de descendre avec carte et alti en descendant à skis, dans un secteur pourvu de quelques barres. Et c'était du brouillard sans tempête. Cela peut donc arriver à tout le monde :wink:
Aujourd'hui, je prépare toujours mes sorties sur GPS (waypoints). J'ai choisi un GPS étanche, rustique et conçu pour résister aux pires conditions et utilisable avec des gants (SILVA multinavigator).
Par contre, un jeu de piles de rechange est necessaire.
Mais à mon avis le GPS est préventif et pas curatif.

Pour la peaux de rechange, il m'arrive de prendre de vieilles peaux droites en rechange en fond de sac mais uniquement pour une sortie de plusieurs jours ou avec des dépeautages repeautages.
Je vérifie l'encollage avant chaque sortie (la veille pour ajouter de la colle au cas où, et je préfère plus de colle que pas assez)
La pelle me parait essentielle, plus pour creuser un trou que pour une éventuelle coulée. Un sifflet peut aussi être utile pour se signaler à une cordée de secours dans le brouillard et l'on n'y pense pas assez souvent.

Ravi que tout se soit bien terminé... :)

le mauvais temps sur une course à la journée, débonnaire par beau temps, cela peut-être surprenant.

Dans le cas de mauvaises conditions, présentes ou annoncées je préfère des itinéraires moins "sexy" mais en forêt ou je reste à la maison.

» Par ZaK, le mercredi 21 janvier 2009 à 07:26

Merci a tous pour vos commentaires et idees. Bonnes sorties a tous et prudence a la fois au regard des itineraires, de la meteo et des conditions de neige.

» Par Baltringue, le mercredi 21 janvier 2009 à 10:42

merci pour votre récit et votre humilité.

perso :
1) le GPS est loin d'être à refuser. Avec un GPS, vous seriez sorti même malgré vos erreurs. Ceux qui nient ceci sont à mon sens des obscurantistes. avec carte, boussole, vous auriez pu vous en sortir aussi, mais à partir du moment où l'alti est faux, dur dur de savoir où on est...

2) Pour les peaux : ce n'est pas que de la malchance si les peaux se décollent. Grand froid, repeautages multiples, ou humidité ( choses qu'on peut anticiper ) décollent vite les peaux : en effet, il faut toujurs avoir 1 bombe ( ca marche pas mal ) ou du strap.
1 autre paire pour des raids, OK, mais pas pour une journée, n'exagérons rien.

3) l'horaire, l'horaire !! avoir une bonne condition physique est à mon sens le plus important en montagne. Avec un peu plus de caisse, vous auriez devancé le mauvais temps. Avec un peu plus de caisse, vous auriez pu remonter au col , ce que fatigués vous n'avez pas osé faire...

4) Appeller les secours n'est jamais une mauvaise idée...

» Par J2LH, le mercredi 21 janvier 2009 à 17:32

Franchement Baltringue je ne suis pas d'accord avec toi (étonnant non :P).
Une des erreurs a été de ne pas caler l'alti au départ mais si il n'y avait eu que le problème de visibilité il n'étaient sans doute pas très compliqué d'y aller uniquement à la boussole et si j'ai bien compris c'est surtout la tempête qui rendait la progression quasi-impossible (les secouristes ont profité d'un acalmie) et le GPS n'aurait peut être pas changé grand chose dans ce cas. Et puis on peut supposer que celui qui ne cale pas son alti au départ peut aussi négliger de saisir les wp sur son GPS avant de partir et être dans l'impossibilité de le faire dans la tempête.
Aurait il seulement été possible de s'occuper des peaux dans ces conditions ?
L'horaire pour devancer la tempête ? Autant leur conseiller de partir la veille. La perturbation a largement devancé l'horaire de MF qui prévoyait un ciel voilé le matin, couvert l'après-midi et la neige en soirée. Personnellement, dans le sud des Aravis, j'ai fait demi-tour à 9H30.
Une seule vraie erreur : descendre dans la Combe Sauvage mais si ils sont descendus c'est que ça ne semblait peut être pas si mauvais que ça. Ils devaient être protégés par la Pointe Ouest.

» Par henyan, le jeudi 22 janvier 2009 à 09:40

Vôtre mésaventure est une experience et un témoignage qui pourra servir à d'autres plus novices.

Pour info, un stage de "techniques de survie en montagne" (connaître tous les moyens dont on dispose pour se protéger du mauvais temps) aura lieu le 8 février au bureau des guides et accompagnateurs en montagne de Grenoble. Si cela peut être utile je fais passer l'info :)

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La montagne présente des dangers et doit être pratiquée de façon responsable. Les informations contenues sur cette page sont données à titre indicatif et devraient uniquement être prises comme telles. Les informations relevées sur le terrain prévalent en toutes circonstances. Vous évoluez dans un milieu naturel fragile, merci de le préserver.

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