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3436 m Pointe de la Sana, par les cols du Pisset et des Barmes de l'Ours

Données techniques

Massif : Vanoise
Secteur : Tarentaise
Orientation : T
Dénivelé : 2200 m.

Difficulté de montée [?] : R
Difficulté ski [?] : 2.2 E1
Pente : passages à 35°

Nb de jours : 1, 2
Type : Boucle

Cartes : 3633ET

Matériel

Matériel de glacier


Départ/Accès

Départ : Val d'Isère (Le Châtelard) (1885 m) - Albertville -> Moutiers -> Bourg-St. Maurice -> Val d'Isère (D902). De là continuer jusqu'au hameau du Châtelard (ou même jusqu'au Manchet si la route est ouverte).

Itinéraire

J1 : Montée au refuge de la Femma
Se diriger S vers le Manchet (1957m). Obliquer à l'E pour remonter le vallon en rive droite. Traverser le ruisseau vers 2200m pour remonter S un chaos rocheux que l'on contourne par la gauche pour aboutir au refuge du Fond des Fours (PNV) 2357m. Continuer S en remontant le vallon des Fours jusqu'au glacier du même nom. Ici 2 possibilités :
- Continuer en direction du col du Pisset
- Faire un détour par la Pointe de Méan Martin (voir variantes)
Rejoindre le col du Pisset (2958m) par les pentes W du cirque. Du col se laisser glisser E vers le refuge de la Femma (PNV) 2352m en gardant à main droite les Roches Blanches.

J2 : Pointe de la Sana
Partir NE puis rapidement N en direction des Coins des Stors. Vers 2800m franchir un passage plus raide débouchant sur le Col des Barmes de l'Ours (3077m). De là remonter le glacier de la Sana qui mène au sommet.
Descendre par le même itinéraire jusqu'au col des Barmes de l'Ours. Ensuite plonger dans les pentes N du glacier du même nom pour atteindre un plateau glaciaire. Le traverser en tirant à droite pour éviter des barres rocheuses. Dans le canyon terminal rester rive gauche du vallon pour gagner le chalet du Charvet (2349m). Terminer la descente en suivant le chemin ramenant au Manchet puis le Châtelard.



Photos

Itinéraire col du Pisset->Femma->Pte de la Sana
Itinéraire col du Pisset->Femma->Pte de la Sana [par jeronimo]

Remarques/Variantes

Itinéraire comportant de grande portions planes. Méfiance en cas de course à la journée.

Variantes :

» A/R par le col des Barmes de l'ours (D+ 1560m ; Ski 2.2 ; Orientation NE)
Suivre la route (piste de fond) en restant rive gauche du torrent pour passer vers le point 2004. Continuer et au point 2120 tourner à gauche pour remonter le vallon du ruisseau du Pisset. Plusieurs couloirs s'offrent à vous sur la droite (direction ouest) afin de rejoindre un grand plat vers 2620m. Obliquer direction SW pour rejoindre le glacier des Barmes de l'ours sous le col et atteindre celui-ci. Remonter à votre gout les pentes qui mène à la Pte de la Sana.
Descendre par le même itinéraire ou en passant par les chalets du Charvet.
NB: en cas de faible enneigement ne pas passer par les Chalets du Charvet mais rester rive droite du ruisseau.

» par la pointe de Méan Martin et le refuge de la Femma (D+ 2700m ; Ski 2.2 ; Orientation T)
Du refuge du fond des Fours, remonter le glacier des Fours (plutôt rive gauche) puis accéder au sommet de la pointe de Méan Martin par l'ouest et le sud à la fin. Pour re joindre le refuge de la Femma, descendre à l'ouest (par le glacier des roches blanches).J1 : D+1600m



Refuge(s) associé(s) : Refuge de la Femma Refuge du Fond des Fours

Sortie(s) GPS associée(s) : 22.04.18 12.12.16 22.06.16 08.05.10 13.04.08

Conditions récentes

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Raid Val d'Isère Pte des Fours - Buffettes - Méan Martin - Sana [»] : Sortie du vendredi 12 au dimanche 14 janvier 2018 (3 jours) par MeuhMeuh

Participants : Bab, Nico.

Météo

Grand beau temps les 12 et 13/01, voilé le 14/01.

Conditions d'accès

État de la route : équipements nécessaires.

Altitude du parking : 1880 m.

Conditions de neige

LieuAltitudeOrient.HeureMeuble/TotaleTypeCommentaire
Descente Pte des Fours3072-2537W16h20Poudre tassée**** Poudre tassée excellente sur 200 m de dénivelé puis cartonnée.
Descente Pointe des Buffettes3170-277312h20*** Variable : cartonnée, poudre tassée, neige dure.
Descente Pte Méan Martin3330-235215h20Poudre tassée***** Excellente ! Poudre tassée plus ou moins légère sur fond dur jusqu'à 2500
Descente Pte de la Sana3436-188013h20Poudre tassée**** D'abord cartonnée puis poudre tassée excellente jusqu'à 2600 puis cartonnée
Altitude de chaussage (montée) : parking
Altitude de déchaussage (descente) : parking

Activité avalancheuse observée : RAS. Nombreuses traces de plaques parties récemment.

Skiabilité [?] : ●●●●●


Récit de la sortie/Remarques diverses

Itinéraire suivi : J1 : Val d'Isère - Pte des Fours - J2 : Fond des Fours - Buffettes - Méan Martin - J3 : Traversée Pte de la Sana - Dénivelé réel effectué : 3650m

Un magnifique raid hivernal avec des conditions excellentes.
Seuls au monde pendant 48h du refuge du Fond des Fours jusqu'au col des Barmes de l'Ours. Pas une trace à l'horizon et du très bon ski dans la Pointe des Fours, de Méan Martin et de la Sana.
Concernant les refuges, il a fallu pelleter presque 1h30 pour dégager un accès aux chalets dortoir et réfectoire au Fond des Fours. Rebelotte à la Femma pour pouvoir accéder au refuge d'hiver et aux bouteilles de gaz qui avaient été fermées à l'extérieur !

Sortie du club LE GAUL.

La vidéo :
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Récit des 3 jours écrit par 3 auteurs différents !

J1 : 14° aux Fours !


Un coup de météo en début de semaine et hop je dégaine mon vendredi. Sais pas encore pour aller où, mais ce sera pas au boulot, c'est sûr !

Je me dis que dans ce club hyper dynamique y en aura bien l'un ou l'autre qui pourra sortir au moins 2j... Après en avoir parlé 3 min à Emeric, c'est fait, j'ai trouvé. On potasse les topos, on suit le Bera jour par jour, on hésite entre beaufortin et vanoise, virée à la journée ou raid et c'est le raid qui l'emporte à l'arrache. A la perm Nico vient aux nouvelles rapidement, on se dit l'essentiel pour rien rater...Les surprises nous attendent !

RDV 6h à montchat, le président est un peu en retard ;-)...et on enfile la route sans problème : on est l'ouverture du Super U de Bourg Saint Maurice vers 8h45, parce que personne n'a fait les courses évidemment. Au fur et à mesure de la montée vers Val d'Isère, on mesure bien que l'hiver est là et bien là : les murs de neige dans la station en témoignent et le parking du manchet habituellement payant est ouvert car encore recouvert d'une couche d'1,50m sur la majeure partie de sa surface. On repère de bizarres monticules de neige qui sont en fait des voitures sous au moins 1m de neige.

Le temps de se préparer, on part vers 10h15. D'abord à plat, puis dans les hors pistes de Val d'Isere. On est très peu dérangés par les skieurs alpins. Puis au bout d'une heure, on est seul et bien seul dans le vallon qui nous mène au refuge du fond des Fours après s'être relayés pour la trace dans une neige qui s'annonce excellente.

Elles sont mignonnes ces petites bicoques du fond des fours l'été...mais elles sont petites...trop petites quand la neige est tombée à Val d'Isère 36h durant et a posé environ une couche de 1,50 m à 1800 ! C'est à peine si on arrive à savoir quelle baraque il faut déneiger. Et là je suis vraiment très contente que Nicolas fasse partie de notre troupe parce qu'avec un seul président "sans bras", j'en aurais perdu les miens ! Nico n'y va pas par 4 chemins et choppe la grosse pelle du refuge pour le gros, je continue pour la suite. On y passera bien une bonne heure sachant qu'il faut dégager 2 bicoques (dortoirs et salle commune). Est ce que quelqu'un a une table de conversion deniv <-> pelletage pour savoir combien ça nous a rajouté de deniv cette opération ??? Bien phyique en tous cas ! On prend la pause déjeuner ensuite, au soleil. C'est calme.

La maison étant prête pour le retour, on décide d'aller plutôt essayer la neige avec les skis qu'avec la pelle et on vise le vallon des Fours sans savoir si on ira au col ou au sommet. Très belle montée dans l'aprem dans une neige toujours vierge, ou presque (un groupe de skieurs hors pistes a fait 8 traces très esthétiques, il faut bien le reconnaître, sûrement payés par la boite de comm de la station on se dit...). Arrivée au sommet dans une lumière douce et rasante de crépuscule...Ambiance magique, Emeric mitraille...et il fait bien ! La descente est presque ***** tout le long, un peu dense et cartonnée dans le bas du vallon.

Et là on s'apprête à faire connaissance avec des colocs, mais non personne. Quand on arrive, il fait presque nuit, il ne fait pas chaud, il est bien temps de commencer le feu, la crovée d'eau-neige etc. Et là Nico prend conscience de ce à quoi il a dit oui... Pourtant, ce refuge est vraiment parfait, tout y est très bien pensé pour l'hiver, il faut juste savoir allumer un feu ;-). Lui il se disait, "ces deux là ils savent tout faire dans la montagne, forcément sinon pourquoi on serait venu ici ?"... Bein oui...Bein non ! Il en a eu des sueurs froides ! Après maintes tentatives, le feu prend et on finit par prendre le repas préparé par Emeric dans une température acceptable (6°) mais le reste de la soirée sera vraiment chaleureux puisque la T° montera jusqu'à 14° !!! Une bonne soupe chaude, des pâtes bien préparées, un p'tit coup d'rouge (formule Astier), et voilà la troupe requinquée. On en profite pour réviser l'itinéraire du lendemain Buffettes - Méan Martin.

Entre la route, le ski et le pelletage, la journée a été somme toute bien fatiguante, on ne traine pas pour se mettre au chaud dans les couvertures, un bonheur pour moi ! Lever prévu à 7h15.

J2 : seuls au monde


Après une courte nuit pour ma part (un léger mal de tête surement dû à notre manière « gauloise » d’allumer un poêle à bois ce qui a ajouté un peu piment à cette nuit fraiche), nous voilà prêt pour LA journée.

Départ aux alentours de 8h30 en direction de la pointe des Buffettes. (Faut pas croire mais faire le ménage dans un refuge ça prend du temps).
Après une longue première partie au soleil ou Barbara et moi nous relayons pour la trace, nous arrivons dans les premières pentes et l’ombre qui va avec. Nous reprenons nos distances de sécurité, envoyons le Président faire la trace (c’est pour ça qu’il a été élu nan !?) et attaquons une partie soutenue. Arrivés au Collet (3035), il nous reste 200m de dénivelé, une traversée, une dernière pente et une arête alpine pour atteindre la pointe des Buffettes. Le soleil nous attend sagement et la vue est magnifique… Cette arête ne m’inspire pas tellement mais Emeric est aux anges! Passé à ski sur un rocher avec d’un côté Bonneval sur Arc et de l’autre une face abrupte, tranquille… Il s’arrêterait presque pour un selfie. Un léger repas et nous voilà reparti. Je me sens bien mieux sur cette arrête à ski à la descente qu’à la montée, ça doit être mon côté « gars de station »…

Redescente ** sur nos pas jusqu’à 2700 où nous repartons cette fois ci « dré dans le pentu » en direction du Col. Emeric continue à tracer. (Avec ses 15000m de dénivelé depuis le début de saison, nous n’avons aucun remord ;-) ) Quelques passages raides et une pente finale peu inspirante nous voilà de retour au soleil à 3100 ! Et oui, le soleil était là toute la journée, mais il se méritait… C’est l’avantage des Faces Nord, pas besoin de crème solaire ! On repart pour les derniers mètres d’ascension avec un soleil radieux, un sommet bien soufflé, une arrête sommitale amicale (au regard de celle des Buffettes), une photo de groupe et nous préparons la descente.

Après un ultime conseil d’Emeric, attention au premier virage, c’est verglacé et super expo, je décide de chausser 10m plus loin ; ça ne changera rien à l’expo ni à la pente, ça ajoutera du risque parce que je marche en chaussure de ski sur les rochers de l’arrête mais sur le coup ça m’a rassuré (à ne pas refaire donc, avoir confiance dans ses cuisses après la montée, bien checker ses fixs et en avant !). Du coup, ma confiance retrouvée, j’enchaîne même quelques virages typés pente raide juste pour l’engagement dira-t-on… C’est bien gentil de parler de pente raide le jeudi soir, encore faut-il s’y préparer…

Pour la suite, 800m de descente ***** avec une luminosité incroyable, de belles pentes non tracées, un itinéraire à trouver, une rimaye sautée (on va dire une cassure…) pour reprendre l’itinéraire. Le refuge enfin en vue, les derniers 100m dans une neige froide légèrement cartonnée s’effectuent avec un objectif clair : arriver au refuge en poussant le moins possible ! A ce jeu, Barbara a gagné…

Après presque 8h de course, tu te dis « Cool, on va pouvoir se reposer » et ben nan ! Personne ne s’est encore aventuré à la Femma et une nouvelle mission pelletage commence ! Et à ce jeu, le collant pipette ne sert à rien, il faut juste une bonne pelle à neige, une boisson au miel et l’envie de ne pas dormir dans un igloo !

La récompense : une journée entière Seuls dans la montagne et croyez-moi, ça vaut le coup!

En tant que novice du raid a ski (un weekend ski même en refuge restant un weekend au cas où certains d’entre vous seraient tentés de transformer vos WE en RAID pour faire les malin(e)s en soirée ou au boulot – appellation GAULoise contrôlée), je me permettrai quelques conseils PERSONNELS:
- Pour ouvrir le refuge : suffisamment d’énergie pour pelleter, couper du bois, pelleter encore, encorder sa camarade qui au péril de sa vie descend en rappel de la terrasse pour ouvrir le gaz et souffler, souffler, toujours souffler sur le feu !
- Pour bien dormir : écoutez les GAULOIS qui te conseillent de mettre une couverture sur le matelas pour augmenter la chaleur (testé & validé la nuit 2)
- Pour bien manger : emmener notre très cher Président
- Pour bien boire : des mixtures Bio à base de miel (pour la journée) & un Bag de rouge (pour l’apéro)
- Pour ne pas avoir peur des conditions : écouter les aventures de Barbara (dormir au-dessus de 0°, c’est triché!)
- Pour allumer un poêle à bois : aucun conseil vu nos résultats (en revanche, des allumes feu (BIO bien entendu) peuvent être utiles)
- Pour tout le reste, rendez-vous dans un refuge non gardé !

Un grand merci à mes 2 camarades pour ce super RAID ! Je reprends quelques forces et on repart!

J3 : Sana qu'un temps.


7h15, près du Rocher de la Femma
Le vieux bouquetin de la Femma patiente, immobile : hier soir, il s'est éloigné de son Refuge, dérangé par l'intrusion de trois bipèdes dans son univers feutré.
A l'intérieur, une voix assourdie sous un amoncellement de huit couvertures marmonne un "C'est l'heure" incertain, dans lequel on sent poindre une place pour la négociation. Deux autres tas informes s'agitent faiblement, réclamant un quart d'heure de répit. Dans le poêle surrané de la pièce attenante, les dernières braises ont depuis longtemps rendu l'âme. Il fait 0,1°C.
Voila deux jours que les trois GAULois tracent leur chemin dans une montagne immaculée, sans voir le moindre signe d'activité humaine récente. La veille, deux heures ont été nécessaires pour reconquérir l'antique Refuge d'hiver de la Femma, comme si la vieille bicoque n'avait pas reçu de visiteurs depuis des années.
Bientôt cependant le refuge reprend vie. Les sabots sont enfilés, les peaux décrochées, les biscuits engloutis... Les trois GAULois se penchent sur la carte pour détailler l'itinéraire du jour : la traversée de la Pointe de la Sana

10h, vers 2700 m d'altitude
Le vieux bouquetin observe la lente progression des trois silhouettes sur ses terres. Les deux premiers se relaient à la trace alors que le plus grand du groupe traîne sa carcasse à l'arrière. Le soleil peine à percer le voile laiteux qui semble avoir recouvert le monde.
Bientôt, la pente devient plus raide et le groupe se reforme pour discuter du meilleur itinéraire, dans ce jour blanc qui rend difficile la perception du relief. Ce sera finalement à droite, par un cheminement astucieux entre cascades de glace et barres rocheuses.
"Bizarre, se dit le bouquetin, d'habitude les skieurs passent plutôt à gauche, voyons comment ils s'en sortent..." Mais quelques conversions techniques permettent au groupe d'atteindre rapidement des pentes plus débonnaires. Le Col des Barmes de l'Ours n'est plus très loin...

12H, au Col des Barmes de l'Ours
Aucun signe de l'Ours au Col, mais sans doute se cache-t-il dans sa barme... En revanche, des traces caractéristiques apparaissent : des skieurs sont passés par là, en direction de la Pointe de la Sana ! Il reste de la vie dans ce coin des Alpes !
Rassérénés, les GAULois accélèrent l'allure et attaquent les pentes de l'ancien Glacier de la Sana, malheureusement tombé dans les oubliettes du réchauffement climatique... La progression devient plus difficile, certains sortent les couteaux.
Bizarrement les traces disparaissent quelques dizaines de mètres sous le sommet. Les skieurs se seraient-ils volatilisés ? Qu'à cela ne tienne, les trois GAULois n'écoutent que leur courage et réalisent sans fausse note les dernières conversions qui leur permettent d'atteindre la cime tant convoitée, tout en restant à bonne distance des corniches façonnées par le vent tempétueux des dernières semaines.
Dômes de la Vanoise, Grande Casse, Mont Blanc, Cervin... ils paradent tous devant nos trois GAULois fatigués mais ravis d'en avoir terminé avec cette ultime ascension.

13h45, Glacier des Barmes de l'Ours
La civilisation est proche ! Les traces se font de plus en plus nombreuses, sous un soleil retrouvé. Les GAULois dévalent le Glacier des Barmes de l'Ours et s'amusent à varier les trajectoires sur une poudre tassée excellente ! A gauche le vallon du Charvet et ses larges paysages molletonnés s'ouvrent devant leurs spatules. La descente n'en finit plus !
Mais même les plus belles montagne ont un pied, et après une ultime traversée à flanc, le crissement des skis sur la neige croûtée et le brouhaha de la station se conjuguent pour venir refermer cette parenthèse hors du temps.

17h30, aux environs du Refuge de la Femma
A la nuit tombée, le vieux bouquetin de la Femma reprend possession des lieux. En levant doucement la tête, il perçoit les subtils changements qui annoncent l'arrivée du mauvais temps. Demain, une nouvelle couche de neige fraîche viendra effacer les traces du passage des skieurs.
Déjà dans son esprit, les images de leur intrusion commencent à s'estomper... Sans doute n'était-ce qu'un rêve ?


Commentaires

» Par titeuf, le lundi 15 janvier 2018 à 10:28

la solitude est à notre porte... :)

» Par fan, le lundi 15 janvier 2018 à 19:01

Vive le pelletage :lol: On y a eu droit en Beaufortain :oops:

» Par MeuhMeuh, le mardi 16 janvier 2018 à 08:03

En effet, une sensation d'éloignement dont on a bien du mal à revenir...

» Par CLAUDE BERARD-BERGERY, le mardi 16 janvier 2018 à 09:37

Joli CR et magnifiques photos.

» Par taramont, le mardi 16 janvier 2018 à 14:19

c'est comme si on y était...et on regrette que ce n'était pas le cas :)

» Par Olivier -R-, le mercredi 17 janvier 2018 à 21:06

Superbe!

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