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3637 m Albaron, par le refuge d'Avérole

Données techniques

Massif : Alpes Grées S
Secteur : Maurienne
Orientation : SW
Dénivelé : 1900 m.

Difficulté de montée [?] : F
Difficulté ski [?] : 2.3 E2
Pente : 40° maxi

Nb de jours : 1, 2
Type : Aller/Retour

Cartes : 3633ET ASF13

Matériel

Matériel de glacier plus de quoi s'autoassurer et rappeler si on monte au sommet

Départ/Accès

Départ : Bessans (La Bessanaise) (1737 m) - St-Jean de maurienne > Modane > Bonneval sur Arc > Bessans > La Bessanaise (limite du déneigement) > Route de vincendières

En fin de saison il est possible d'emprunter la route d'Avérole jusqu'aux Vincendières (courant avril) ou jusqu'à son terminus à 2100 m (1er mai au plus tard normalement)

info 2 juin 2006 : par arrêté municipale confirmé par téléphone à la mairie de Bessans, la route est interdite à tout véhicule non autorisé spécifiquement. Les véhicules doivent être laissés au parking avant le hameau d'Avérole.

Itinéraire

J1 (500 m) : Du terminus déneigé de la route d'Avérole, suivre la route jusqu'au bout, puis montée évidente au refuge.
J2 (1400 m) : Du refuge partir au NE en suivant une croupe. Vers 2800 m obliquer à gauche et traverser en légère ascendance vers le glacier du Colerin. Le remonter en rive droite et franchir un ressaut raide vers 3400 m pour déboucher sur le plateau du glacier du Grand Fond. Contourner le sommet par la gauche pour rejoindre sa face NE. Laisser les skis au pied de la "table sommitale" et remonter la face rocheuse de 15m (crampons, piolets).
Descente : par le même itinéraire ou par le glacier du Grand Fond

Trace GPS


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Remarques/Variantes

- Les 20 derniers mètres sont rarement skiables, petite goulotte mixte à remonter avec corde fixe + rappel.
- Si on s'arrête au pied de la "table" sommitale, la difficulté de montée est F. Pour atteindre le sommet c'est PD (alpinisme)

Variantes :

» Pointes de l'Ouillarse (3400m), Versant Sud (D+ 1663m ; Ski 3.1 ; Orientation S)
J1: rejoindre le refuge d'Avérole.
J2: remonter plein Nord les pentes au-dessus du refuge puis vers 2700m, obliquer à gauche et remonter les pentes Sud des Pointes (un peu plus raide sur la fin). On finit au point Ign 3400m (cairn sur la gauche).
Descente: par le même itinéraire ou en prenant les pentes SO (à droite sous le sommet atteint) puis l'itinéraire qui ramène aux Vincendières (versant large, plusieurs options possibles).

» En traversée par le passage du Colerin (D+ 2100m ; Ski 3.2 ; Orientation T)
J1 (500 m): rejoindre le refuge d'Avérole.
J2 (1600 m): remonter NE la combe du Veilet puis passer le Clapier Blanc et le col des Audras pour atteindre le passage du Colerin (3200 m). Celui-ci se trouve au dessus d'un replat et au pied de la face raide et rocheuse de la Pointe du Colerin. Descendre le couloir Est du passage (35-40° sur 150 m) jusqu'à l'altitude 3000 m. Repeauter pour monter le glacier de Pian Gias et rejoindre la selle de l'Albaron. Effectuer la traversée de l'arête menant au sommet de l'Albaron puis désescalader la "table" sommitale et rejoindre l'itinéraire de descente classique par le glacier du Colerin.

» Albaron et Pointe du Colerin, Traversée par l'arête de l'Albaron (D+ 2000m ; Ski 3.1 ; Orientation T)
J1 (500 m) :rejoindre le refuge d'Avérole
J2 (1500 m) : itinéraire identique depuis le refuge pour atteindre l'Albaron, puis parcours d'arête jusqu'à la pointe du Colerin.
De là, descendre plein Ouest (face Est direction glacier du glacier du Colerin) sur 100 m, puis longer les rochers SO sur 200 m avant de reprendre plein Ouest sur 200 m pour accéder en contrebas du passage du Colerin ( cette partie de descente est exposé donc à la montée, repérer bien l'état de la face).Remonter ensuite légèrement sur 50 m pour retrouver le col des Audras puis descendre par l'itinéraire de montée au passage du Colerin depuis le refuge d'Avérole.



Refuge(s) associé(s) : Refuge d'Avérole

Sortie(s) GPS associée(s) : 29.03.11 02.05.08

Photos

L'Albaron à gauche, la Pointe du colerin à droite, le passage du Colerin indiqué en rouge.
L'Albaron à gauche, la Pointe du colerin à droite, le passage du Colerin indiqué en rouge. [par JulBont]
Accès à la "table sommitale"
Accès à la "table sommitale" [par Filou38]
Traversée de l'Albaron- Pointe du Colerin (arête)+partie descente
Traversée de l'Albaron- Pointe du Colerin (arête)+partie descente [par ludovic duval]

Conditions récentes

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Albaron, par le refuge d'Avérole [»] : Sortie du dimanche 15 mai 2016 par Capitaine_BenA

Participants : Capitaine_BenA, Virginie
Membres associés : bibaut (16.05)

Météo

Grand beau temps + vent du Nord

Conditions d'accès

Etat de la route : Dégagé jusqu'à sous le refuge d'Avérole

Altitude du parking : 2100

Conditions de neige

LieuAltitudeOrient.HeureMeuble/TotaleTypeCommentaire
Combe de la Bessanèse2400 - 2800SW07:00Croutée finVersion crème brulée - fine croute sur de la soupe
Traversée de la combe d'entre 2800 - 3100W09:00IrrégulièreAlternance neige croutée et neige gelée avec une fine couche de poudre
Glacier du Colerin3100- 3400SW10:30MoquetteDégel progressif au soleil - c'était bon à la descente
Altitude de chaussage (montée) : 2400
Altitude de déchaussage (descente) : 2400

Activité avalancheuse observée : Quelques coulées sous la Selle de l'Albaron et sous la pointe du Colerin

Skiabilité [?] : ●●○○○


Récit de la sortie/Remarques diverses

Itinéraire suivi : Albaron depouis le refuge d'Avérole - But dans le ressaut à la fin du glacier du Colerin - Dénivelé réel effectué : 1250m

Il aura été difficile de s'organiser, mais toujours est-il qu'on arrive à 20h30 au refuge d'Avérole le samedi soir, avec la détermination de monter l'Albaron le lendemain, grâce au beau temps annoncé, et à la nouvelle corde achetée dans l'après-midi. Ce refuge est au top, ultra confortable.
Lever 5H15 le lendemain, les croissants chauds nous attendent 30 minutes plus tard. Nous démarrons à 6h30, pour un portage de 200m de D+, qui nous prendra bien trois quarts d'heure. Nous suivons la trace d'un sentier de randonnée, récemment marqué, qui ne figure pas sur la carte, mais présente l'avantage de rester sur la croupe comme annoncé sur le topo.
On chausse sur un névé bien gelé, avec une fine couche de neige fraiche, qui ne nous empêchera pas de sortir les couteaux. La montée se raidit progressivement pour aboutir à un couloir un peu raide. Je sonde plusieurs fois et les couches ne me plaisent pas trop : un brin de neige fraiche, une fine croute, et dessous de la soupe qui a regelé... Heureusement nous arrivons vite sur des portions plus planes qui présentent moins de risques.
Vers 2800 nous bifurquons vers le N, et le glacier du Colerin. Bifurquer tard présente un avantage : on évite une zone caillouteuse. Mais aussi un inconvénient : il faut alors traverser, en évitant de prendre trop de hauteur... Tentation à laquelle nous malheureusement cédé, attirés par les cimes alentour.
Ainsi au cours de cette traversée nous contournons une longue barre rocheuse par le haut, même très haut du coup pour éviter d'être trop expo, et nous aboutissons à 3100 juste sous la pointe des Audras et le passage du Colerin. S'ensuit de ce fait une longue traversée légèrement descendante à la limite du glacier du Colerin. La zone ayant été soufflée, nous alternons les zones de poudre et les zones gelées. Couteaux - Pas couteaux - Re-couteaux - a nouveau sans couteaux, pour finir, quasimment une heure plus tard et 50m plus bas, par rejoindre la trace normale.
En plus, toute la traversée s'effectue sous un vent assez fort, avec une vue peu rassurante sur le ressaut à la fin du glacier du Colerin, où nous apercevons une grosse corniche. Nous avons beaucoup douté sur la possibilité de la passer, songeant à un moment à rejoindre la Selle de l'Albaron pour prendre l'arête finale de l'autre voie, mais la vue du vent là haut nous fait renoncer à cette solution.
Les skis dans la trace normale, qu'ont également rejoint deux groupes dont l'un s'arrêtera rapidement, nous sommes rassurés. De dessous, la vue du ressaut est bien moins impressionnantes. Nous montons donc tranquillement en nous répétant que ça va le faire, surtout s'ils font la trace devant.
Le problème est qu'il se fait tard : 11h15, 30, 12h, 12h15. Je prends un peu d'avance pour sonder la neige. Je vois une personne du groupe devant qui monte le ressaut à pied skis sur le dos, mais ses deux acolytes font demi-tour... L'un deux me dit que les couches, nombreuses, sont pas rassurantes. Pour moi ça passe : une fine couche de poudre, une croute assez fine qui casse, 10 - 20cm de neige poudreuse assez compacte et un fond dur bien plus solide, qu'il faut vraiment taper plusieurs fois pour transpercer. J'ai sondé plusieurs fois en montant : ça n'a rien à voir avec ce qu'on avait en bas, où la neige dessous était vraiment pourrie. La personne qui a monté le ressaut redescend rejoindre son groupe, et la neige tient bien, mais il a l'air de galérer au vue de la pente dans cette neige pas terrible...
Virginie arrive, motivée pour le sommet. Le problème est qu'il est 12h20, que si nous passons le ressaut nous allons aller au sommet, et que nous ne redescendrons pas dans cette neige avant 14 - 15h... Bien trop tard... Descendre par le grand fond est précaire, je n'ai pas assez étudié cette possibilité et il y a très peu de neige en bas. Au demeurant les deux personnes qui ont fait demi-tour devant ont l'air expérimentées... Bref, l'humilité est la première des vertus.
Le demi-tour s'impose donc, après quelques hésitations, même si ça fait mal de se prendre un but. Nous nous consolons avec un pic-nic dans un cadre idéal juste en dessous, abrités du vent.
Le retour se déroule bien, neige transfo dans la trace normale bien reposante, ça devient de la soupe une fois qu'on repasse la croupe (après quelques slaloms et dérapages entre les pierres). Le border cross de la fin, en soupe, est assez amusant aussi.
Retour au refuge à 15h / 15h30 tout de même.
Ce n'est que partie remise pour ce sommet et sa désormais mythique table sommitale ! La principale erreur réside à mon avis dans le choix de l'itinéraire après avoir tiré à gauche sur la croupe, qui à force d'hésitation et de galères avec les couteaux, nous a bien coûté 1h30 / 2h, et pas mal d'énergie... Si nous étions arrivés à 10h30 sous le ressaut, c'était possible, mais là, il était bien trop tard.


Commentaires

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La montagne présente des dangers et doit être pratiquée de façon responsable. Les informations contenues sur cette page sont données à titre indicatif et devraient uniquement être prises comme telles. Les informations relevées sur le terrain prévalent en toutes circonstances. Vous évoluez dans un milieu naturel fragile, merci de le préserver.

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