Une pt’ite vir(é)e à Archiane
Par Yann, le samedi 28 Octobre 2006 à 21:44 :: Randonnée :: rss
A la veille de ce beau dimanche d’octobre nous sommes partagés entre l’envie de faire de la planche à Laffrey

et celle de découvrir la vire d’Archiane

Ne voulant pas prendre le risque de passer l’après-midi à attendre le vent, nous voilà partis de bonne heure direction le Diois, partie encore inconnue pour Anne-Cé et moi.
Sortis de la nationale au niveau de Clelles, les virages s’enchaînent jusqu’au col de Menée, le basculement côté Diois est vraiment superbe avec ces couleurs automnales. Encore quelques (trop) nombreux virages et nous voilà arrivés au micro village de Menée. 5 Km plus tard, le cirque d’Archiane s’offre enfin à nous : paysage magnifique avec au centre le rocher d’Archiane qui sort du lot avec ses falaises hautes de 400m. Aujourd’hui nous sommes venus plus pour tourismer

et tenter de croiser les bouquetins, habitants quasi permanent de ces lieux que pour grimper.
La vire d’Archiane qui est bien visible depuis le parking coupe horizontalement le rocher d’Archiane. Sa traversée peut se faire aussi bien d’Est en Ouest que l’inverse mais il semble préférable de la parcourir d’Ouest en Est, ce qui évite une montée pénible dans un pierrier.
Une fois le pittoresque village d’Archiane traversé, direction le torrent de l’Aubaise par le GR 93. Après une belle forêt, nous voici sous les falaises du rocher d’Archiane, le sentier passe alors sous de beaux surplombs et le paysage devient très minéral. Un petit ¼ d’heures de plat dans les caillasses et voilà le carrefour des 4 chemins où un petit cairn 10m avant un autre cairn (qui lui est énorme) nous invite à partir sur la droite afin de tenter trouver le départ de la vire d’Archiane… Tenter est le mot juste car le sentier étant bien tracé, voilà qu’au bout de 25mn nous ratons la petite sente à droite au niveau d’une épingle avec un muret qui nous aurait emmenés vers la vire. On continue donc notre route... et on débouche sur les hauts plateaux. Très joli le coin !!! Et même si un mouton esseulé (passera pas l’hiver sans se faire bouffer par un loup lui

) tentera bien de nous faire comprendre qu’on est allés trop loin, on continue vaillamment puis on en a marre même si le cadre est au top et ½ tour toute, cette fois c’est sûr on est plus partis pour faire la tête du Petit Jardin
Heureusement en descendant on croise deux randonneurs qui nous indiquent le bon départ. Ouf, sauvés !! C’est donc parti pour la partie vertigineuse, comptez un peu moins de 2H pour trouver le début de la vire. Début tranquille au milieu des pierriers puis on débouche rapidement sur la vire proprement dite. Le gaz devient vite omniprésent et avec Anne-Cé on se concentre plus sur le papoting tendance critique des gens devant nous que sur le passage dangereux qui se profile à l’horizon.
Ben oui, voilà Anne-Cé qui zippe sur le seul passage « boueux » de la vire et vlan par terre, direction le grand saut…


Elle a le bon réflexe de tenter s’accrocher à un arbuste ce qui l’a freiné pas mal et je la chope par la bretelle du sac à dos… Banzaï !!! Pour peu c’était direct dans la boîte en sapin du Vercors. C’est bien, ça calme tout de suite les ardeurs et on devient beaucoup plus attentifs pour la suite. Les passages « vertigineux » sont courts et entrecoupés de passages plus cools. On arrive alors au-dessus du fameux Pestel, belle lame de rocher décollée de la paroi. La vire est maintenant plus accueillante et l’on passe sous la Paroi rouge surplombante, pas de grimpeurs ce jour, ni de bouquetins mais on marche sur des milliers de crottes, il s’agit visiblement de leur zone de villégiature.
En continuant on finit par buter sous une baume. Possibilité de faire un mini rappel de 15m ou de désescalader le goulet. On prend ensuite pied dans un couloir que l’on quitte rapidement par une petite traversée en escalade (6m – III) en oblique à gauche. C’est sympa mais attention aux cailloux dans le couloir. On reprend ensuite pied sur la vire. Plus loin, et après un petit passage en désescalade, la sente devient bien marquée jusqu’à la jonction avec le pierrier du couloir de descente. Changement de décor, le gaz est parti et les cailloux roulent jusqu’à l’entré de la forêt. Le parking n’est maintenant plus bien loin.
Ben voilà, ce fut une bonne promenade, très variée et avec quelques sueurs froides pour Anne-Cé. Même si l’on n’a pas eu la chance de voir des bouquetins ce jour, on s’est régalé avec ces superbes paysages aux couleurs de l’automne. Reste plus qu’à revenir pour grimper cette fois-ci
» Par Jeroen, le dimanche 29 Octobre 2006 à 09:55
Bien joli tout ça 
» Par Brigitte, le dimanche 29 Octobre 2006 à 16:52
Je connais cette splendide vire , la zippette d'Anne-Cé au mauvais moment m'a fait dresser les poils sur les bras !
» Par Tchouf, le dimanche 29 Octobre 2006 à 22:13
Que d'émotion Yann....
Se serait dommage de perdre ta compagne avant la saison de ski 
Amitié Anne-Cé 
» Par rob, le lundi 30 Octobre 2006 à 09:39
Bien sympa les photos, ça donne envie d'aller faire la Livanos... L'an prochain peut etre?!

» Par squal, le lundi 30 Octobre 2006 à 22:56
Joli ! Et belle fayeur 
» Par AnneCé, le jeudi 02 Novembre 2006 à 20:33
Ca m'apprendra à ne pas regarder où je met les pieds...
mais ca m'a bien calmé 
@Tchouf: c'est vrai qu'il aurait perdu son p'tit boulet 
» Par yann, le lundi 14 Mai 2007 à 13:26
salut,
super ton blog
j'adore les photos
http:yanns56.skyblog.com/
salut yann meunier
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