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CR3 UTMB et dernier ! : Dernière version, vu par mon frère/accompagnant
Par Stef, le mardi 04 Septembre 2007 à 07:35 :: UTMB :: rss
Voici la dernière version par mon frère Benoit, qui m'a également accompagné sur cette belle course.
Merci Ben !
Voici son recit :
A la suite des récits déjà publiés, j’apporte ma contribution à la description de cette course de fous. Je suis le cadet de Stéphane, l’année dernière j’ai tenté d’être aux maximums de points de passage de la course pour soutenir mon frère. A la fin de cette expérience exténuante, Stef m’a demandé de remettre le couvert en 2007, et je lui l’ai promis d’être avec lui.
Le récit ci-dessous est composé des notes que j’ai pris au cours du périple, des impressions à chaud, soumis à l’émotion du moment et bien souvent au manque de sommeil.
Vendredi 13h30, Annecy : je prend la route pour Chamonix. Cette année, je repart l’esprit plus serein : Stef m’a parlé du système de bus permettant aux accompagnants de suivre leur coureurs, sans prendre le risque de s’endormir au volant dans la montagne et en polluant moins. J’ai préparé des vêtements chauds pour les longues attentes à chaque étape, surtout aux Chapieux qui le point le plus haut, un coussin pour dormir le plus souvent possible, de la nourriture et de l’eau. Il reste de la place dans mon sac à dos de 50 litres, pour les affaires que mon frère doit me confier. Avant de partir, je suis passé voir une amie qui m’a prêté deux livres qui m’aideront à passer le temps, elle m’assure que je peux l’appeler quand je veux si j’ai besoin de parler pour rester éveillé. Le temps est au beau, ça va être mieux que l’année dernière.
Vendredi 15h Chamonix ; une fois trouvé le gîte de la Tapia, Stef et moi sommes réunis, dans la petite chambre. Il m’abreuve encore de remerciements d’être avec lui pour cette épreuve. En me donnant ses consignes pour les éléments qu’il me confie pour que je lui donne sur le parcours, il est fébrile, il se répète souvent, je le sens déjà bien stressé, il a tout le poids de la course sur les épaules. Je repars assez vite pour acheter mon billet pour les bus des accompagnants. Arrivé à l’ensa, je trouve pleins de coureurs couché dans l’herbe qui essayent de prendre le dernier repos avant le départ, on sens la tension dans l’air. Au point accueil, ils ont déjà épuisés tous leurs billets, et ils m’envoient au point de départ. Ca me permet de reconnaître le centre ville de Chamonix, que je connais très peu. Apres m’être un peu inquiété de devoir refaire tout le trajet en voiture tout seul, je trouve un billet à point de départ. Je retourne au gîte pour retrouver toute la famille, et surtout les filles qui me font un accueil chaleureux comme elles ont l’habitude de le faire.
Vendredi 16h Chamonix ; Margot, Chloé et moi partons nous promener pour laisser leur père se concentrer et se reposer. Après avoir jouer et fait quelques bêtises, nous retrouvons à 18h devant l’église, Christilla, qui m’apprend que mon frère commençait à avoir des crampes avant le départ, trop de stress je pense sur le moment. La foule est dense, il y a vraiment beaucoup de coureurs, et énormément de public sur une place qui est bien petite. Christilla nous propose d’aller plus loin sur le début du parcours pour voir les concurrents passer.
Une fois le départ lancé, on assistons au passage de cette grosse vague de coureurs ( 2300 ça fait du monde) . Stéphane est dans le premier tiers, il semble ravi de nous voir, et il disparaît très vite dans la masse. La course est lancée pour lui comme pour moi, je sais que je vais être à l’affût de chaque nouvelle de passage, dirigeant toutes mes pensées vers mon frère jusqu’à son arrivée ou son abandon.
Ma belle sœur, mes deux nièces et moi passons au Mac Do, ou je ne m’attarde pas, les laissant rejoindre le cinéma, pour passer prendre mon sac à dos à ma voiture pour aller prendre mon bus qui me conduira au Chapieux.
Vendredi 20h30 Chamonix point de départ des bus : Premier SMS, passage avec 20 min d’avance sur le programme de course qu’il m’a donné ; stressé comme il était, il est parti comme une gazelle. Les bus se succèdent au départ pour les contamines, je reste seul avec 2 réunionnais qui font l’assistance de plusieurs coureurs, je les trouve peu vêtu pour affronter la nuit aux Chapieux. Je pense que nous serons peu nombreux à prendre ce bus, c’est sûrement le suivi du parcours de la course les plus éprouvant, niveau sommeil et temps de voyage.
Le soleil viens de disparaître des sommets enneigés, surplombés par de lointains nuages rosés.
Un pic noir se découpe dans ce voilage de ciel.
Il est bon de retrouver le calme après la cohue, le bruit de l’Arve toute proche est apaisant, l’attente commence.
Vendredi 21h15 Sur la route. Rencontre avec d’autres accompagnants : les deux réunionnais qui suivent 2 femmes et 4 hommes, un couple de sexagénaires qui ont leur fils, ils viennent de Nantes, lui de Versailles. Il y a aussi deux coureurs serre fils ( ils ferment la course après la fin de du délai). Un deux vient d’Annecy et passe souvent à mon magasin : Ghislain. Nous discutons un peu de la course, des performances des premiers et celle de mon frère.
Le bus devient rapidement silencieux, le bus descend sur Sallanches, les lumières de la vallée brillent, le ciel est encore pâle à l’est.
Le bus de nuit en montagne va donnent vite le mal des transports, je tente de dormir le plus possible. Au dessus du lac de retenue de Roselend, la lune se reflète sur l’eau, image féerique.
Samedi 0h45 Les Chapieux Les premiers concurrents sont déjà passés, le fond de la vallée est animé, il y a un groupe de musique du coin qui met de l’animation, un grand feu de joie qui réchauffe les plus frileux, une buvette, en plus du camps de base de l’organisation de l’Utmb.
Les coureurs arrivent petit à petit, passent le portail blanc qui se trouvent en bas de la descente puis suivent les barrières pour arriver au camp. Presque tous les coureurs sont encouragés par le public présent. Nombreux sont les gens qui attendent leur ami, ou leur parent qui participent. Je retrouve par intermittence les accompagnants du bus, on essaye d’échanger des informations sur nos coureurs mais nous n’avons aucuns réseaux ici et aucuns SMS pour nous informer de leur progression.
Samedi 2h30 Passage de Stef à 2h03 repart à 2h15. Pas de temps de passage à Bonhomme, sans nouvelle, j’ai confiance en la régularité de mon frère, une fois la folie du départ passée, et il ne me déçoit pas. En arrivant à la porte, il m’appelle, sans que je sois en mesure de le reconnaître, on ne voit que leur frontale dans le noir, je lui répond, on cours ensemble jusqu’aux tentes, en prenant l’instruction de préparer son mélange nutritionnel.
Steph me parle des ses contractures aux cuisses, un mauvais parcours ( 5 km de bitume en descente pour faire plaisir au maire de St Gervais , d’après ce qui se dit au camp). Il a peur de ne pas finir, je l’encourage en lui disant qu’il est sur la vitesse d’un parcours en 30h avec 20 min d’avance. Il a du mal à me croire, mais les chiffres sont là. On cours ensemble le temps qu’il finisse son mélange. Une fois finit on se sépare sur une accolade et en s’enfonçant dans la nuit il crie « Merci Ben », je répond « Force Stef ». On a rendez vous à Courmayeur dans 5h et je crois en sa force.
De retour au camp, j’ai retrouvé le couple de sexagénaires. Leur fils, Fabien, suis Stef à 12 min à tous les pointages, ainsi qu’aux Chapieux. J’attends le bus de 3 h avec eux.
Samedi 5h45 Courmayeur Italie. J’ai beaucoup dormi dans le bus, le trajet n’en fut que plus court malgré l’inconfort, on est au cœur de la nuit le corps a réclamé son dû de sommeil.
Nous sommes au point de ravitaillement dans la salle des accompagnants, c’est bien un tel point de chute, bien mieux que l’année dernière. Le village alentour n’est pas réveillé et on est loin de la fête aux Chapieux. J’ai reçu le message du passage à Elizabetha. Stef est sur le temps de 30h, mais il a perdu 20 minutes par rapport à son passage aux Chapieux ; il a ralenti, voir il s’est arrêté un moment, ça doit lui mettre un coup au moral.
Les accompagnants affichent des mines fatiguées mais déterminées à être disponible pour leur coureur le moment venu. La fatigue me joue des tours, dur de se concentrer. Je repense à mon amie qui m’a prêté les livres, elle devrait se lever dans une demi heure, un petit message me fera du bien. C’est une chaîne de soutien, j’aide mon frère, et on aide à tenir.
Je ne m’intéresse pas au classement, l’important à ce moment s’est de finir, ce qui risque d’être dur cette fois.
Voila des moments difficiles, mais qui ressoudent tant nos liens fraternels qui auraient pu se dissoudre si l’on ne faisait pas attention.
Un groupe, à coté de moi s’amuse de notre situation en remarquant que l’on dort tous à même le sol comme des SDF. Certains jouent aux dés, d’autres lisent, beaucoup recalculent inlassablement les temps de passage présumés de leur coureur.
La première femme est passé à 5h25 environ : 5 min de pause avec son équipe qui l’assaillent de question puis elle repart en courant sous les applaudissements. Maintenant les coureurs se font rares, j’ai en vu quelques uns dehors qui ne s’arrêtent presque pas, mais je les trouve très fatigués.
Je suis allé chercher Stef à la sortie du village comme l’année dernière, le soleil illuminait les sommets environnants. Il trottine sans à coup, ce qui me rassure. Il disparaît dans la salle réservée aux coureurs, pendant l’attente je prépare son mélange, et l’on repart ensemble le temps qu’il vide la bouteille, je le sens fatigué, et las. Je suis inquiet, alors contrairement à ce que l’on avait prévu, je décide de trouver le moyen de le rejoindre Arnuva que les bus de l’Utmb ne desservent pas. Sur le bas de Courmayeur, il y a une gare routière qui me permet de prendre une navette au prix d’une attente de 50 minutes, que je consacre à la lecture.
Samedi 10h20 Arnuva Italie. Installé au café du refuge avec 2 accompagnantes, Laure et Annaïg qui suivent le copain de la premier. Le temps est magnifique, le ciel est bleu.
J’ai réussi à trouver la navette pour Arnuva. J’avais l’impression que je ne pouvais pas faire moins que l’année dernière, mais mon cœur doute de la détermination de mon frère à la vue de la fatigue que j’ai lu dans son regard. J’espère qu’il a su trouver son deuxième souffle.
Avant l’arrivée de nos coureurs, les filles m’ont offert un chocolat chaud en même temps que leurs cafés ; les rencontres entre accompagnants sont souvent très amicales. Elles sont parties par la navette dès que Matthieu fut passé. Stef est passé 25 min après, courant dans la descente, il fila rapidement dans le campement après m’avoir remercié. J’ai remarqué sa démarche brusque et maladroite. Après 15 min d’attente, le voilà qui ressort, il m’explique qu’il s’est fait massé et je l’en félicite. En faisant le bilan, il prend du retard sur l’horaire de 30h, mais il avance plus vite que pour un 32h.
Samedi 17h10 Chamonix Gîte de la Tapia
Je suis rentré me reposer, Christilla et les filles prenant le relais sur la Fouly et Champex que viens de quitter Stef , apparemment sans repos, si l’on peut se filler aux alertes SMS.
De mon coté, j’ai un peu dormi 1h30 tout au plus malheureusement, je suis bien fatigué, mais porté par le suivi de l’exploit de mon frère.
J’ai été retrouvé par Laure de Annaïg sur le parking des navettes de bus au départ de Chamonix coté italien, et je me suis fait inviter dans leur voiture pour rentrer en France. Alors que je partais me reposer, elles ont enchaînées sur la Suisse directement, leur état de fatigue était comparable au mien, nous nous sommes donnés rendez vous au col de la Forclaz : point de passage prévu 20h pour Stef , 19h pour leur ami.
Samedi 19h20 Col de la Forclaz Suisse
Petit col en Suisse avec un restaurant-gite plus une boutique souvenir ( chocolat suisse en particulier). Je me suis permit un remontant : une tablette de 300gr au lait bien sur.
Je n’ai pas retrouvé les deux filles, malgré mon avance par rapport à l’horaire d, tout peu s’envisager mais je parie sur le rendez vous manqué de quelques minutes. Un vent frais m’a obligé à me vétir et à me réfugier de temps en temps dans la voiture pour attendre, je pense que le cumul de fatigue est aussi en cause.
Samedi 19h43 col de la Forclaz
J’attend avec impatience l’annonce du passage le plus proche : Bovine. Il devrai y être… retard… problème de transmission : c’est l’incertitude.
Marie, mon amie, m’a soutenu en me proposant de prendre le petit déjeuné le lendemain avec moi, et de plus elle insiste pour lire mon compte rendu, ça me fait chaud au cœur.
Je tente de refaire mes calculs en prenant pour hypothèse un ralentissement.
19h46, le SMS de Bovine, le délai entre Champex de Bovien explosent les prévisions dans le mauvais sens. Il a mis 2h40 pour faire un trajet prévu en 2h12 sur le 35h. On va avoir un finish à l’aube si ça continue. Ca va être dur pour lui un deuxième nuit, tant son objectif était d’arriver samedi, il faut absolument que je le remotive et qu’il ne voit pas mes doutes.
J’espère un passage à 20h45 ici, je vais avancer pour le soutenir. Je ne l’ai pas vu depuis 11h30 ce matin, il y aura 9 heures d’effort et de souffrance en plus sur son visage.
Après 1 km pour le rejoindre vers Bovine, nous sommes revenu au col, il va mieux, voix plus détendu, sourire, le rythme lent mais régulier et souple.
Arrivée à Trient 20 minutes plus tard, j’ai préparé sa mixture et j’ai attendu, il s’est fait lâché dans la descente par le coureur avec qui il est allé de Bovine au col, ce qui m’a un peu inquiété.
Quand il arrive je lui indique le lieu de massage, il s’y précipite avec son mélange. 10 min de massage douloureux et il repart sur le ravitaillement en boitant, j’espère que les kinésithérapeutes savaient ce qu’ils faisaient. Il repart à 21h20, je crois et j’en profite pour me restaurer, les Suisses ont organisés un buvette avec une ambiance bonne enfant , un petite raclette ( une seule patate) et je repart à Vallorcine pour me reposer et écrire un peu.
Petit repérage des lieux, je fais le calcul pour me réveiller avant son passage et je regarde su je ne peux pas mettre mon lit de camp devant la voiture avec mon duvet : le réveil est sur 23h30.
Samedi 23h Vallorcines France
Pas moyen de trouver le sommeil, mais ça fait du bien de s’étendre, j’ai du avoir des phases de micro sommeil, j’ai la même sensation de bouche pâteuse qu’à la sortie d’une sieste.
Ici, il y a en plus de la tente de l’organisation un chapiteau qui faut snack et débit de boissons, beaucoup de jeune tournent à la bière, c’est moins chaleureux qu’à Triens, l’ambiance est gâchée par des jeunes éméchés. La fatigue me fait peut être voir les choses en noir, mais la musique reggae ne me plait pas beaucoup.
J’ai retrouvé le couple de sexagénaire, ils accusent aussi la fatigue, surtout lui, mais il a l’intention de courir avec son fils en le rattrapant en partant de Chamonix et de le ramener jusqu’à l’arrivée, je suis en peu sceptique au vue des valises qu’il a sous les yeux, mais je me tais.
Samedi 23h50 Vallorcines
Je revenais vers ma voiture pour poser mes notes, et voilà que Stef m’appelle sur mon portable « je suis à Vallorcines, tu es ou ? », je cours à la tente ravitaillement, et je retrouve mon frère qui ne prend presque pas le temps de s’arrêter pour repartir tout de suite. Il a 20 min d’avance sur mes calculs, au vu de son dernier pointage. Voilà une bonne nouvelle, et il me semble avoir la pêche.
Dimanche 0h40 Argentierère
Je viens du col des montets où je suis allé chercher stef, sur un 1 km apres m’être garé en haut. La lune est presque pleine, et j’ai pris plaisir à descendre à la seule lueur de l’astre nocturne : j’ai toujours mon excellente vision nocturne.
Stef est bien monté, différentes douleurs l’assaillent mais il sens « l’écurie » et la cadence est bonne , il cours.
J’ai confiance pour la fin du parcours.
Après son passage ici, où il a bu 2 verres de coca assez vite, il repart avec Pollet, un coureur local qui a son fan club qui l’encourage bruyamment. Ils sont sur le même rythme. Je lui ai rappelé les 200 m de dénivelés qu’il reste à faire et que je ne veux pas qu’il ralentisse.
Son classement provisoire est 197eme, Enorme !!!
Je previens Christilla pour une arrivé comprise en 1h50 et 2h20. Il ne reste plus qu’à espérer.
Dimanche 1h45 Chamonix
A l’arrivée, je recois un coup de fil de Stef, il me dit que c’est plus dur qu’il croyait, c’est sans fin, j’ai l’impression qu’il est au bord des larmes. Je lui dis que les filles sont à l’arrivée et qu’on l’attend, de plus je vois des concurrents qui ayant 20 à 30 min d’avance aux derniers point de passage sont en train d’arriver.
Je remonte le parcours jusqu’à l’arrière de l’ensa, et je dois m’arrêter, car je n’ai pas pris la frontale et c’est le noir complet, je ne sais pas quel embranchement prendre. Je patiente dans le noir, quand un coup de fil de notre mère qui veut savoir si j’ai des nouvelles, après l’avoir rassuré, je raccroche et je vois mon frère qui arrive, toujours en courant, super.
Il ne reste plus que 800 m, et on trottine ensemble, jusqu’à retrouver les filles qui se sont avancer aussi, puis c’est l’arrivée en famille, toujours en courant. 32h de course !!!!
Nous nous quittons rapidement, retour au gîte pour la famille, retour sur Annecy pour moi.
Un retour difficile, arrivée à l’aire de repos de Cluses, je le mets dans mon duvet, et je tente de me reposer en peu, les yeux ne restant plus ouverts. Quand je les ouvre, 3 h se sont écoulées, la tension de la course étant tombée, la fatigue m’a rattrapée.
Je fais une grande partie de ce qui me reste au téléphone avec mon amie, Marie, qui me tiens éveillé jusqu’à chez moi, notre rendez vous pour le petit déjeuner est à l’eau, car je m’écroule comme une masse dans mon lit après une bonne douche à 7h.
» Par fabrice, le mardi 11 Septembre 2007 à 15:49
l'utmb en tant qu'accompagnant n'est pas de tout repos!! ...bravo pour ton soutien à ton frère!!...l'année prochaine, tu le fais avec lui?? ca sera peut être "moins" fatiguant pour toi!!
bravo pour ton cr!
Fabrice
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