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Avant tout, une envie de partager et de proposer des alternatives aux classiques, aux combes autoroutes de la peaux...

Celui-ci date des années trente, on parle alors de champs de ski, et il y a déjà des pistes éclairées.

Une course bien connue, l'Epaisseur, description des années 1930.

les croquis, c'est sympathique et précis... un bon topo devrait-t-il mixer croquis, trace GPS et tracés sur photos?

Les bons vieux Didier Richard...

Celui-ci, je vous le recommande, j'ai adoré le ton de l'auteur...

Faut-il brûler les topos?

Par Jean-Christophe Roumailhac, le mardi 30 Décembre 2008 à 23:19 :: Livres :: rss

En quelques années, les topos se sont multipliés...

On est passé des guides Didier Richard, aux Toponeiges en passant par les ouvrages de François Labande, sans oublier les albums ou beaux livres.

D'excellents sites se sont aussi développés et à mon avis, internet pourrait être l'avenir du topo à condition de contrôler très sérieusement la qualité des contributions. Et de trouver peut-être un mode de rémunération pour les auteurs.

Le meilleur topo pour un skieur, c'est une bonne lecture de la carte au 25000 et une bonne paires d'yeux, assistés par des jumelles.

Mais un topo, ce n'est jamais qu'une base de départ, une indication.

Trop de skieurs les prennent pour des bibles, des saintes écritures du randonneur respectées à la lettre...

Être "hérétique" et sortir des traces battues, laisser les wagons de randonneurs sur les itinéraires classiques, chercher d'autres itinéraires, lire la carte, ouvrir les yeux et dénicher le couloir secret ou une itinéraire qui passe en forêt (sans machette) cela devient le Graal du skieur.

Certains itinéraires restent secrets pour éviter l'arrivée de hordes de skieurs connectés la veille sur leurs sites favoris...

Et le GPS est un outil fabuleux pour garder en mémoire de beaux itinéraires tortueux.

J'ai toujours partagé mes infos en écrivant des articles (d'abord dans la revue du CAF d'Annecy, puis dans AlpiRando...), en participant à un topo (Bornes-Aravis terrains de glisse)... et parfois je me pose la question suivante : les topos ne rendent-ils pas aveugles ?

Une mauvaise trace n'est jamais un bon topo.

Mais c'est vrai qu'ouvrir les yeux en montagne, cela s'apprend aussi et qu'un topo, cela fait parfois aussi rêver. Mais une carte, une photo ou "Google Earth" aussi...

Bonne année 2009 à tous et à toutes, bonnes montées, bonnes descentes et découvrez de belles pentes.

PS : si certains sont intéressés, il me reste 4 exemplaires neufs de Bornes-Aravis, terrains de glisse (exemplaires d'auteur).

Commentaires

» Par Jeroen, le jeudi 01 Janvier 2009 à 19:12

Ouais, brûlons tout :oops:
Ton analyse franchement décalée de la part d'un éditeur ne fait pas beaucoup réagir...

» Par Jean-Christophe Roumailhac, le jeudi 01 Janvier 2009 à 20:25

Sans doute les restes des vapeurs du réveillon.

Je suis persuadé que les topos jouent un rôle en matière de fréquentation... je voulais juste pousser à la curiosité...

Rassure-toi, je ne propose pas de brûler le serveur de Skitour... je pense sérieusement que les topos papiers vivent leur dernières années.

Mais je m'attendais à plus de réactions!:cool:

» Par padre, le jeudi 01 Janvier 2009 à 21:34

Une minorité de skieurs n'ont pas attendu les topos pour écumer les moindre recoins mais sans les topos, il est à peu près certain que la montagne serait beaucoup plus tranquille. Il est regrettable d'y trouver nombre de coins à faune sensible. Ces sorties devraient être enlevées.
Les classiques resteraient archi fréquentées quand même.
Se rajoute l'effet internet...les suceurs de trace.

» Par jeanluc, le jeudi 01 Janvier 2009 à 23:24

Tout d'abord, bonne année à toi aussi jean-christophe, et merci pour ton superbe topo Bornes-Aravis qui m'a permis d'explorer bien des coins du massif, notamment ceux peu fréquentés comme les itinéraires de pente raide (ce qui n'est plus tout à fait le cas ces dernières années d'ailleurs !!).
Ce topo, volontairement succint dans ses descriptions, laisse au randonneur le soin de choisir son itinéraire, de le préparer à l'aide des cartes IGN top25, bref d'avoir une certaine découverte dans sa course et c'est une bonne chose pour les pentes raides notamment !
Autant le topo sert de base pour choisir un massif, un itinéraire, autant une fois sur le terrain, les yeux et le goût de la découverte, doivent faire le reste : Pas besoin d'un topo pour aller arpenter un couloir vu au hasard d'une combe ou lors d'une sortie "reconnaissance" !
Le développement des topos va de pair avec la fréquentation des montagnes qui a bien augmenté ces dernières années d'où un potentiel de clients plus important aussi ! Une explication à cette multiplication ?

Personnellement, j'ai une préférence très nette pour le topo écrit car il permet une lecture beaucoup plus aisée des courses par massif et se parcourt avec autant d'intérêt qu'un livre classique, chose impossible avec internet ! Il est vrai aussi qu'internet est un rouleau compresseur qui va probablement supplanter à terme les topos écrits (comme dans bcp d'autres domaines), on le déplorera peut-être, mais qui a un énorme avantage, l'aspect communication, avec un effet à double tranchant côté fréquentation sur certains secteurs malheureusement !
Bref, oui aux topos écrits et oui à internet, et au plaisir d'une rencontre ...dans un coin tranquille !

» Par Galaad, le vendredi 02 Janvier 2009 à 08:35

Le sondage sur le choix des itinéraires montre que ceux qui ont répondu ne se ne se déterminent pas en fonction de ce qui est tracé ou pas.
Personnellement j'ai une documentation fournie et j'apprécie les commentaires non techniques ce qui peut faire découvrir des itinéraires différents des autoroutes de la rando. Un seul exemple: depuis que j'ai lu page 200 dans Olizane Isère l'itinéraire 91c je m'en suis fait une idée fixe renforcée par la lecture de la carte. Sinon c'est le résultat de l'envie d'aller dans un coin particulier, la météo, la nivo, les goûts des compagnons du jour, le temps dont on dispose ou encore une ligne repérée lors d'un précédent passage qui fixent le choix. Je ne pense pas dépendre des topos quels qu'ils soient et qui restent aides précieuses.

» Par Michel, le vendredi 02 Janvier 2009 à 10:05

Bravo pour ce premier coup de pub 2009 pour les topos. Outre les excellents topos Internet que tout le monde connait, n'oublions pas le papier dont on nous avait prédit la disparition en l'an 2000 pour ce troisième millénaire : heureusement, on peut encore souhaiter pour 2009 longue vie à Oléziane, Volopress, Promogrimpe et les excellents topos Piolat.

On ne peut nier le lien entre fréquentation et existence d'un topo : topo, équipement - accès (ou conditions pour le ski de rando), c'est le couplage du software et du hardware qui fait le succès d'un itinéraire.
C'est aussi en randonnant qu'on se construit des projets, en visualisant telle pente et en observant tel couloir : mais si ceci suffisait le Jas des lièvres et le Ranc des agnelons seraient très fréquentés par les grenoblois qui leur préfèrent pourtant massivement Chamechaude ou le Moucherotte : allez en comprendre la logique.
Il faut bien dire que la première approche d'un massif (forcément lointain) se fait surtout par les topos et/ou les cartes selon la raideur convoitée. Merci donc aux auteurs de papiers et de topos électroniques, merci pour les bonnes idées.

Meilleurs voeux à tous,

Michel,

» Par Eric L, le vendredi 02 Janvier 2009 à 13:14

Salut et bonne année,
je salue ces belles lignes... et je veux bien un exemplaire du topo "borne-aravis" pour me faire une idée ;-)
eric

» Par Galaad, le vendredi 02 Janvier 2009 à 18:25

Jean Christophe: personnellement je ne crois pas à la mort des topos papier comme des livres en général. Quel plaisir de feuilleter, de regarder les photos, de marquer les pages et de rêver qu'on y est ! Le bouquin qu'on pose, qu'on reprend, qui renvoie à telle ou telle carte; très sensuel tout çà ! Je ne retrouve aucune de ces sensations en consultant des topos sur le net.
En plus on se sent proche du rédacteur et j'ai approché ainsi des personnages que je n'aurai sans doute jamais l'occasion de rencontrer ... sniff !!!

» Par MiniZapi, le vendredi 02 Janvier 2009 à 18:40

La carte oui ... les jumelles je suis plus septique. De Lyon, faut quand même trouver le bon angle et un bel instrument (le traditionnelle x20 est limite).
C'est une source de renseignements qui permet de préparer la sortie quitte à musarder à droite à gauche en fonction des conditions.
Un topo c'est aussi une part de rêve, de découverte d'un massif ... des autres massifs qui ne sont pas à côté de chez soi. Et de jolies photo...

» Par mimi, le dimanche 04 Janvier 2009 à 15:52

etant loin de la montagne les topos permettent de rever un peu et de faire des choix car quand on vient de loin on peut pas tout decouvrir ..helas

» Par Jean-Christophe Roumailhac, le lundi 05 Janvier 2009 à 20:08

Je reconnais bien volontiers que les jumelles sont utiles quand on est près d'une face, déjà en montagne, et que l'on souhaite observer des passages possibles, surtout en pentes raides. Depuis la capitale des Gaules, cela doit être assez difficile.
Elles font partie de l'équipement de bon nombre de montagnards chevronnés qui suivent grâce à elle l'évolution des conditions.
Je comprend aussi le rôle de vecteur de rêve joué par les topos...
Par contre, une fois sur le terrain, oublier le topo, ouvrir les yeux, mettre l'ensemble de ses sens en éveil, chercher la bonne neige, le meilleur passage, la variante moins tracée ou l'itinéraire le plus sûr me parait bien plus important qu'un topo.

» Par Laurent /Grenoble, le vendredi 09 Janvier 2009 à 18:19

Ouvrir un topo est déjà voyager. A 15 ans, j'ouvrais les livres "Les 100 plus belles" et je m'évadais. 25 ans plus tard, j'ouvre encore des topos qui donnent de d'excellentes idées d'itinéraires. Quant aux cartes, je ne m'en séparerai pour rien au monde. Je regrette même les anciennes éditions qui étaient plus complètes. Mais une carte sans boussole, ni alti ne sert pas à grand chose. Peut-être un jour achèterais-je un GPS, mais cet outil est encore trop cher à mon goût. J'ai vu certains randonneurs en été comme en hiver faire un 180° avec ce matériel. Son utilisation est-elle si compliquée ou leur propriétaire ignorent t-il le mode d'emploi ? Pour l'instant, je reste rivé à mes 25 000. l;p

» Par Jean-Christophe Roumailhac, le samedi 10 Janvier 2009 à 23:42

Bonsoir Laurent,

J'utilise couramment un GPS, qui me permet de relever des itinéraires et de les reporter ensuite sur la carte.
J'ai réouvert de vieilles cartes Didier Richard au 1/25000 avec tracés d'itinéraires de ski, elles étaient fort bien faîtes.
J'ai vu parfois de drôles de choses sur les nouvelles séries IGN, mais j'apprécie la présence du quadrillage UTM (surtout pour le GPS)
Selon moi, la cartographie ne sert pas sur un GPS de randonnée (pas comme en voiture, où là une bonne carto change la vie)
Utiliser ces engins demande de l'entraîment mais surtout une bonne connaissance de la topo.
25000, photos, altimètre, jumelles (sur le terrain) et GPS (si la sortie a été préparée) sont des outils bien utiles.
Par contre le GPS mange pas mal de piles!

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