


Par squal, le samedi 01 Octobre 2005 à 15:37 :: Népal :: rss
» Par Jeroen, le samedi 01 Octobre 2005 à 18:02
Et une page, une !
Il t'en reste 899 pur publier ;o)
Randonner seul faut le vouloir et être motivé, j'ai pas d'expérience dans ce domaine mais ça doit pas être facile tout le temps car même si tu rencontre du monde, t'es souvent seul avec toi même. J'aurais un peu peur de m'ennuyer et de manquer de motivation. Enfin, je pense quand même que c'est à vivre au moins une fois. Et toi c'est demain. Profites.
» Par squal, le samedi 01 Octobre 2005 à 20:03
Pour info, je ne fais pas le trek seul ! En effet pour l'ascencion de l'Island peak je passe par une agence locale (Le mythe tombe !). Sinon le reste de mon séjour je suis seul. C'est à dire pour la partie découverte culturelle du Népal. Peut-être avec l'expérience j'y retournerai seul pour randonner, mais pas pour attaquer un sommet technique à haute altitude. Ce serait point raisonnable.
» Par Mattiou, le dimanche 02 Octobre 2005 à 20:40
Salut Squal
C'est marrant, tes qq lignes me ramenent un an en arrière, nous étions en plein préparatifs pour le grand départ, le Népal avec au programme le Mustang, le sanctuaire des Annapurnas et un but au Tharpu chuli... un voyage inoubliable!!!
Nous on est partis à 2 et également avec une agence locale (pour faire un sommet, t'as quasiment pas le choix, impossible de tout porter soi même sans pourrir ta période d'acclimatation) et des solitaires, t'en croiseras et tu pourras même faire de belles rencontres comme Ta (israélien) et Moe (anglais) qui se sont rencontrés sur le chemin du sanctuaire et ne se sont plus quittés jusqu'au camp de base de l'annapurna, on a fêté les 30 ans de Moe sous la face sud, il avait emmené la vodka et les cahouètes de Londres!!! Un grand moment!
A toi de profiter de ceux qui s'annoncent veinard!
Matt
» Par sandrine, le lundi 03 Octobre 2005 à 12:20
bon et bien la tout est dit.....j aurais pu ecrire mot pour mot ce que tu viens de dire....
la seule difference cest que ca fait quelques annees de plus que toi que j ai pris la decision de partir seule....
et tu verras tu reviendras different et encore + ouvert a chaque voyage....
» Par zigual, le lundi 20 Aout 2007 à 15:46
Merci pour ce récit, je crois qu'il va me faire grandement réfléchir sur mes motivations de partir seule.
Actuellement, je vois cela plutôt comme ça chez moi : je suis d'abord de nature plutôt solitaire, mais en plus ça me permet de profiter pleinement de ces moments inoubliables, seule face à la montagne. J'essaie malgré tout de me gérer car trop de liberté tue la liberté, et passer des bons moments avec ses proches est aussi un fait unique.
ça me fait voir un autre point de vue auquel je n'avais penser, et en y réfléchissant bien, c'est pas faux du tout, même chez moi qui aime être seule.
» Par samuel, le lundi 03 Aout 2009 à 22:56
j'ai lu le bouquin que tu cites, j'ai pas été emballé. Pour la littérature de voyage je préfère Sylvain Teysson, et bien sûr Nicolas Bouvier. Pour galvaniser le randonneur solitaire, y a pas mieux.
Sinon pour le principe de la randonnée en solitaire - que je m'applique à moi même de plus en plus - je souscris tout à fait. C'est ue solution courageuse, payante et surtout bien plus pratique ! J'ai quasi-renoncé à randonner en groupe pour trois raisons : 1) je sais pas comment vous faites pour trouver des compagnons de rando tolérables, qui accètent déjà de marcher, ensuite de marcher à peu près à votre rythme, 2) qui ne soient pas chiants et c'est toujours un risque à prendre que de se coltiner le, la ou les lourdeaux de service 3) je sais pas très bien, mais seulement deux points ça me paraissait court comme argumentation.
En tout cas, marcher seul, camper seul, se parler à soi tout seul, même si ça fait un peu autiste, c'est très reposant. On se rend compte, une fois passées les pudeurs conformistes (bouh ! le réprouvé !) que la pollution n'est pas qu'atmosphérique, qu'elle n'est pas qu'urbaine, que c'est aussi votre meilleur copain qui vous bassinne sans que vous vous en rendiez compte, que c'est aussi votre girlfriend chérie que vous aimez tant mais qui vous saoûle tout de même un peu.
Donc voilà, je suis très exigent ou alors très associal, mais je pars tout seul : le Jura le week -end dernier (ça va, j'y vais progressivement !), les pyrénées fin août et l'anti-atlas en octobre-novembre (inch allah)
Deux questions ouvertes : 1) à quels dangers matériels réels s'expose-t-on ? Et comment faire à l'étranger, là où il n'y a pas de cartes, ou trop approximatives, et où la coutume ( que j'excecre !) qu'on parte avec le guide, le cuisinier, les porteur et la chaise à porteur (j'exagère à peine ) ?
» Par squal, le lundi 03 Aout 2009 à 23:48
Salut Samuel !
Déjà merci pour ton message.
Je réponds pas point par point, mais juste sur les plus importants je pense maintenant avec le recul.
Pour les livres de Bernard Ollivier, c'était plus l'état d'esprit général qui me plaisait au premier abord. Contrairement à d'autres qui font un voyage puis fini reviennent à leur train train, la démarche est différente chez lui. Mais c'est clair que d'autres ont vécu et retranscrit ça sûrement mieux ou différement. En fait je pense qu'on se projette en lisant et donc ça dépend beaucoup de ce que l'on recherche.
Au sujet de la solitude, aujourd'hui avec du recul je ne dirai pas que j'en suis revenu, mais j'ai un peu changé d'angle de vue. J'adore toujours autant les moments de solitude, mais je me suis rendu compte que je fuyais plus une situation dans laquelle je n'étais pas bien. Un sentiment d'être étouffé et ne pas vivre les choses. Par contre j'ai rencontré aussi pas mal de personnes géniales qui m'ont apporté beaucoup et avec qui j'ai partagé. Alors je dirai plus que le problème c'est de trouver les bonnes personnes. Je te rassure c'est pas toujours tout rose et ça nécessite par moment de la souplesse. Mais en comparaison des moments intenses que l'on partage c'est peu. Et puis partager des moments ça ne veut pas dire tout partager. Faut aussi savoir se retirer ou se voir moins fréquemment quand on sent que ça devient "lourd". Sinon c'est le clash.
Pour les voyages seuls, tout dépend des contrées où tu vas. Mais globalement tu croiseras toujours des routards (solitaires ou non) qui te fileront des infos précieuses. Et tu verras que voyager seul ne veut pas dire rester seul dans le mutisme. Au contraire c'est s'ouvrir aux autres et partager. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, c'est un pur bonheur. D'autant plus intense quand c'est avec des étrangers ne parlant pas la même langue. Le regard, les gestes prennent plus de force et les quelques mots sont simples mais sans ambiguité.
Le tout est de se lancer. Je te laisse flâner sur le blog d'un ami qui n'avait jamais voyagé et à décidé un jour de tout lâcher et partir faire un tour du monde avec juste un billet pour Pékin. Commence bien le blog par les premiers billets. Tu verras l'évolution du personnage et comment il "évolue".
Seul il n'y a plus de contraintes, mais on retrouve vite le besoin de se partager et communiquer. C'est juste qu'on n'échange pas les mêmes choses. On vient chercher un peu la même chose.
Le blog de Squal est propulsé par Skitour