En rentrant de notre excellent week-end du Valgaudemar, je m'étais promis de ne pas skier ce jeudi. Faut savoir se désintoxiquer en douceur ! Juste le jeudi en moins pour commencer.
Et puis voilà que Mme météo semble vouloir faire des siennes pour le pont du 8 mai

. Et hier Thomas m'appelle pour me proposer une sortie... Et je sais que j'ai un gros défaut, je ne sais pas dire non pour certaines choses

.
Donc me voilà embarqué à nouveau (bien entendu de force et contre ma volonté) dans une nouvelle bambée du jeudi

.
Ce sera donc le
Col de l'Encoula de Petit Pierre. C'est un coin ou je n'ai jamais mis les pieds et vu les commentaires du toponeige on n'a pas trop envie d'y aller. Mais moi perso j'aime bien les coins désertés ! Et je suis sûr que la vue du col est magnifique.
Lever 4h30

. Oh Pu...n ! Je commence déjà à regretter d'avoir dit oui. Vivement la fin de saison que je puisse enfin dormir un peu

. Je pars la tête dans le seau et je file chercher Thomas. Et ça commence bien ! Je suis à la bourre et le boulevard Jean Pain est fermé... Ils refont la chaussée. Me voilà donc en train de me balader dans le centre ville. Je rigole car je croise des troupeaux qui eux errent dans les rues à la recherche de le domicile pour commencer leur nuit. 5h l'heure où 2 mondes se croisent !!!
Je récupère Thomas avec peu de retard finalement et en route pour les Etages. Je lutte comme un malade contre le sommeil. Heureusement Thomas me fait la conversation. Arrivés aux Etages je sens que la promenade va être douloureuse si je suis fatigué comme ça. 1800m de dénivelé ça va ! Mais quand on est KO

.
On part en avance et 3 amis de Thomas (Alexandre, Laurent et Xavier) doivent nous ratrapper. Ca ne devrait pas être dur étant donné notre forme.
Ca commence par 20 minutes de portage pour passer le verrou. Puis ensuite ça passe mais il faut ruser entre la rive droite et la rive gauche. Presque arrivés au pied des barres menant au col, on voit arriver 2 avions en courant. Il nous rejoignent alors qu'on fait sembalnt de regarder la carte pour ne pas nous faire enfumer

. (Séquence orgueil sensible

).
Puis derrière arrivent nos comparses de la journée. Aux vues de la qualité de la neige, on met les crampons et départ pour 1000m avec les skis sur le sac. Lors de la montée je vais tenter une "Marika". Pour ceux qui ne connaissent pas cette technique c'est très simple ! Il suffit de choisir au hasard un élément de son équipement et ensuite de le jeter distraitement en bas de la pente (ex: un ski, un gant, des chaussettes, encore un gant, un bonnet....).
Mais aujourd'hui je crée une variante en ajoutant le "jeter sans s'en rendre compte".
Mettons nous dans l'action. Après une première pause, je replace mon piolet sur mon sac et reprends mes batons. Nous voilà donc repartis à l'attaque de la pente béton mais plus douce. Passé un nouveau raidillon, on fait une nouvelle pause pour reformer un peu le groupe avant l'assault final. Thomas arrive tranquillement. Au passage notons que j'ai tenté d'assommer Laurent avec mes skis

. Puis Thomas nous dit :
- Je suis passé pas loin d'un truc, on aurait dit un piolet ! Ce ne sont pas les gars de devant qui l'ont perdu ?
- Arrêtes ! Un piolet 
- Eh Pascal il est où ton piolet ?
- Ben
il est en bas ! C'est le mien que j'ai laissé... En réalité je l'ai laissé pour retrouver le chemin de descente !
Bon je suis fier de moi sur le coup. Déjà que j'ai oublié mon Arva ce matin alors là je signe une grosse journée...
Je finis à ski car la neige est béton par endroits en alternance avec de la croûte cassante sous mon poids. Quelle vue au col ! Un panorama à quasiment 360°. On passe en revue pour les plus prestigieux : la Barre des Ecrins, Pic Coolidge, Le Pelvoux, l'Ailefroide, La Pointe du Sélé, les Bans, le Jocelme, la pointe de Chabournéou, le Sirac, un bout du Vaccivier, la tête de l'Etret, les Fétoules, la Muzelle, le Grand Armet, le Taillefer, le Pic de Belledonne, l'Aiguille du Plat de la Selle, la Dibona.... et j'en oublie !!! On ne se lasse pas de regarder. En plus il faut qu'on attende que ça décaille un peu pour la descente. Thomas arrive au moral. Il est un peu KO. Mais il va vite reprendre du poil de la bête.
La descente est bonne même si nous sommes prudents sur les premiers mètres. La neige est dure et accrochante, mais vaudrait mieux pas tomber. Ensuite moquette jusqu'au vallon. Un pur régal. Au passage je récupère mon piolet...

.
Le finish en portage passe bien, et c'est déjà l'heure de rentrer sur Grenoble. Il y a plus d'animation dans la voiture au retour. Je dépose Thomas chez lui et en profite pour récupérer (en passant devant chez Barthélémy !!!) le ski d'une certaine qui s'est amusée ce week-end à jeter ses couteaux... Une adepte de la technique de "la Marika"

. (Allez-y lâchez vous

...).
Retour à la maison et ce soir petit congrès en ville à une terrasse de bar pour organiser le 8 mai de la Loose ! Gros travail de préparation qui va certainement voler en fumée d'ici demain soir

.
Ben je sais pas encore Marika. Tu sais c'est pas facile, faut s'organiser avec le reste du harem :-D
çà y est , Pascal, tu cales sur les jeudis? Petit joueur, va, y'a plus d'jeunesse...de mon temps, on avait un peu plus de caisse!