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L'attaque du piolet

Couloir NO

C'est lĂ  le 5.1 ?

Pedro Ă  l'aise

Pedro casse la corniche

Jip l'autre cabri

Mon Ă©ternel style crapaud !

Mais je me soigne

Marika Ă  l'attaque

Yann dans sa variante

Ambiance

Carving Pedro

Yann et sa seconde variante

On est mieux en rappel !

Ouais ! C'est bien sec Ă  ski...

Très sec même !

Ski Synchronisé attention au baton qui botte sinon c'est le strike.

Yann tu ne passes pas Ă  ski ? C'est contre ton Ă©thique non ?

Le troupeau suit

Bon et ben avec ce blizzard on se casse !

Chamechagrine ceNIS

Par squal, le lundi 20 FĂ©vrier 2006 Ă  20:55 :: Escapades :: rss

Bon après ce samedi buccolique et nocturne au Moucherotte mais gravement bon au final, on décide de reformer la patrouille de choc pour une attaque du Charmant Som sur tous les flancs !
Formation du ballet à 8h dimanche pour éviter les conditions pourries annoncées en début d'après-midi. Ca commence par un petit déj des familles au Marika's Cyber-Café. Génial ! La bouffe est bonne et c'est copieux. Et la tenancière est sympa.
On arrive non sans peine et moult supplications à sortir Yann de chez lui pour bouser avec nous plutôt que de regarder les JO. Il fini de se réveiller au petit-déj.

- Il est oĂą le sucre ?
- Tu vois Yann, la boîte rectangulaire à 1cm de ta tasse avec sucre écrit dessus ! Et ben c'est ça...


Pas de Mauricio et Barbara ce matin pour nous empêcher de partir. Donc on arrive à décoller à 9h après 3 cafés qui ont à peine réussi à ouvrir les yeux de Yann. Sur le parking une petite bise (rafales de 60km/h) nous accueille. C'est un petit vent de vallée, là-haut il fera bon. La formation des Clio se met en marche direction les Cottaves. Pas plus de vent que ça au départ. On se prépare tranquillement et là premier coup tordu alors que personne n'est encore prêt. Je me dis qu'il faut attaquer fort pour avoir le boulet d'or aujourd'hui. Alors je m'embroche le bras sur mon piolet en tentant de récupérer mon gant qui se taille avec le vent !!! Pedro me traite limite de petit joueur. Il a entendu parler d'un gars qui s'est enfoncé le piolet dans le thorax comme ça. Bon d'accord je me met un bout de strap et on se casse ! "On n'est pas là pour acheter du terrain"
Etonnant le grand calme qui entoure notre petit groupe. Tout le monde prépare un coup, ou bien fini sa nuit ??? Au sommet le vent nous aide à finir sans forcer. Heureusement que ça souffle de sud sinon on l'aurait en pleine poire. On se jette rapidement dans la face NO pour se mettre à l'abri. Petit moment d'angoisse pour moi :

- C'est ça le 5.1 ???
- Non Squal ! LĂ  c'est juste du 4.1
- Ah bon, ça va car je trouvais ça un peu plat...


Après quelques virages dans le couloir NO, on décide de schunter la fin pour se rendre directement au départ de Chamechine. On va éviter d'y aller quand il fera mauvais. On slide le long de la ligne de crête pour trouver le départ. Nouveau moment d'angoisse pour moi :

- C'est lĂ  le 5.1 ???
- Non ! C'est plus bas.
- Ah bon, ça va car je trouvais ça un peu plat...


Tout le monde observe le cheminement pour voir si ça passe et surtout s'il n'y a pas de pièges.

- Qui y va en premier... Squal ?
- Euh ben c'est Ă  dire que je vais prendre en photo Pedro et Jip qui vont sauter la corniche...


Merci Yann de te dévouer finalement. On peut sauter directement la corniche dessous c'est bon. Pedro est tellement impatient qu'il en fait tomber la moitié. Jip passe en premier sans élan et Pédro enchaine plein gaz. Ah ! Notre Pedro volant il le fait bien. Ensuite bonne descente dans une pente qui ma foi me semble cool pour un 5.1. Et là question de ma part :

- C'est passé le 5.1 ???
- T'inquiète pas Squal c'est plus bas, mais on te le dira quand on y sera (arrête de nous saouler quoi !)
- Non c'est pas que je suis inquiet, mais j'aimerai bien savoir quand j'y suis...


2 minutes plus tard, pas la peine de demander, là on y est ! C'est pas que ça semble dur ! Mais il manque un peu de neige... Je commence à être content d'avoir pris un bout de corde. Et les crampons ne seront pas de trop. Jip tente de descendre en se sécurisant avec la corde. Finalement ça ne passe pas si bien que ça. On n'a pas de photos, mais il finit avec les skis, les batons... qui pendouillent dans tout les sens pour pouvoir passer les 2 derniers mètres de l'étroiture. Nous on va chausser les crampons et passer en rappel. Pedro fait de même sauf qu'il essaye de sauver le #NIS en gardant les skis. Il est passé, mais technique refusée par le jury après avoir consulté les photos. Et oui ! Car pendant ce temps Yann qui n'avait rien pris sauf un sandwich trouve une variante foireuse d'où il peut mitrailler la perf de Pedro. Au fait Yann une tranche de pain de mie sous chaque pompe ça l'fait pas comme crampons ;o).
Après toutes ces émotions, et le passage de la dernière difficulté on se lâche dans le dernier petit bout de couloir et on essaye de faire du ski synchronisé. Sympa mais Marika fait un peu comme elle veut (aucun esprit de groupe de toute façon !) et Pedro en profite pour me tâcler par derrière. Je vois l'état d'esprit. Le plus fort c'est qu'il faut quand même se pencher sur les gros problème de Pedro. Il a tenté le strike dans le couloir car son bâton a botté !!! Il fallait la trouver celle-là. Alors Messieurs fabricants de matos lancez-vous dans le développement de l'anti-botte de bâton. Il y a des ronds à se faire ;o)) !

On s'arrête avant la forêt et on remonte la première combe en direction du collet pour éviter le bûcheronnage. On a déjà bien perdu du temps avec le rappel. La variante s'avère payante car ça débouche et on peut skier le vallon suivant. On passe d'ailleurs au pied d'un couloir bien encaissé qui nous laisse songeurs... Est-ce que ça passe ? Le brouillard nous empêche de voir le haut. Tant pis. Petite remontée à pieds pour retrouver le chemin de l'arête qui nous conduit au sommet pour le départ des Dalles. C'est à ce moment là que l'apocalypse se déclenche. On commence avec un peu de vent puis dès qu'on sort sur la croupe c'est le blizzard. On n'y voit pas à 5m, et de toute façon moi j'ai plein de glace dans le masque. Yann continue sa totale sortie en tongues, pas de couteaux ni de masque (trop lourd dans le sac...). Là pendant la montée je commence à me poser des questions sur mon intégrité mentale et celle de mes chers compagnons. Je me rassure car c'est galère, mais je trouve ça sympa. Enfin jusqu'au moment où je finis pas mettre les couteaux car ça me foutrait les boules d'avoir tout à remonter. Jip en profite pour essayer de brancher discrètement son Arva qu'il avait mis bien au chaud au fond du sac depuis le départ.
Pas mécontent d'arriver au sommet. Le vent hurle et ne nous incite pas à faire une pause casse-croûte. Incroyable, mes fixations sont gelées, je n'arrive pas à déchausser. Heureusement Marika me sauve en sautant à pied joint dessus quasiment !! J'ai faillit péter un bâton pour les enlever.
La descente se fait comment dire.... à vue (non !)... en aveugle plutôt ! On n'y voit rien mais bon pas trop de soucis, cet itinéraire on le connait. En haut de la prairie on est un peu protégés, ça va mieux. Yann en profite pour traîner et faire du télémark car il trouve les conditions sympas.
Puis c'est le drame. Pedro au détour d'un virage dans une pente extrême(ment plate) se vautre et clac le genou. MERDE ! Décidément c'est pas l'année du genou pour les Skitouriens :-(. On fini la descente calmement en essayant de damer un maximum le chemin pour Pedro. Et oui ! On a une débutante avec nous experte du chasse-neige ;o). Malgré nos efforts et comme c'est souvent le cas, Pedro se remet une boîte et re-clac le genou... Il termine à pied cette fois-ci.
On est contents d'arriver aux voitures car on est trempés comme des rats mais heureux de cette belle boucle. Seule ombre au tableau le genou de Pedro.

On se croit sortis d'affaire pour les coups tordus ! Que nenni. La remontée du col de Porte est un cimetière d'épaves en perdition. Des cadavres qui chaînent dans tout les sens. Après un arrêt forcé, on repart derrière un paquebot à la limite de la perdition. Bingo monsieur décide de se planter devant nous. Bon on va repartir avec les pneus neige pas grave !

Jip : "- Quels pneus neige ???

OK, on va rigoler ! Il est hors de question qu'on chaîne, c'est une question d'orgueil. Je me lance alors dans un formidable numéro de MUSHER de Clio ! Le bonheur. Pendant que je pousse gracieusement la voiture portière ouverte pour pouvoir sauter dans la bagnole quand on aura suffisament d'adhérence, Jip en profite pour me remplir les pompes de neige... Ca tombe bien c'est la seule chose qu'il me restait de sec ! Mais bon fier car on est passé sans chaîner.

On se retrouve au Marika's Cyber-Café pour un goûter-apéro-repas... Au passage j'en profite pour sabrer la bière dans l'entrée de l'appart de Marika. De toute façon on avait déjà les pieds mouillés. Yann nous rejoint avec Anne-Ce pour revivre cette journée féérique. Il ne manque pas de nous amener ses nouveaux amis dont son pote l'ami de Naïma ;o).

On casse la gueule à une bonne plâtrée de pâtes généreusement préparée par Marika. Ensuite on rédige un petit topo collectif. On craint le lynchage de la foule pour notre "audace" alors on rédige volontairement un topo humour 4ème degré ! Peut-être maladroit pour ceux qui ne nous connaissent pas ! Mais bon c'était juste pour montrer que l'on peut passer de bons moments en montagne même quand il y a des galères. Seulement il faut savoir gérer et ne pas se laisser dépasser. Et en aucun cas on cherche la sur-enchère à la prise de risque ou la reconnaissance des autres. La montagne est notre passion, on cherche juste à se faire plaisir avec des personnes sympas.

PS : Le titre du billet est une propriété de Marika ;o)
Et une autre version de la journée par ici

Commentaires

» Par Marinette, le mardi 21 FĂ©vrier 2006 Ă  08:43

Excellent rapport chef!!! Décidément on ne s'ennuie pas avec cette bande de gais lurons! On s'y croirait tellement les mots semblent justes! Bon repos d'ici la prochaine aventure!

» Par Pedro, le mardi 21 FĂ©vrier 2006 Ă  10:07

Fabuleux récit ! Je viens d'enchaîner avec celui de Yann et j'en ai mal au ventre ! :oD

» Par cecile, le mardi 21 FĂ©vrier 2006 Ă  10:50

Excellent..

» Par rob, le mardi 21 FĂ©vrier 2006 Ă  11:11

Faut pas avoir peur quand on voit Yann le matin... C'est normal! Et j'crois que c'est de famille ^^

» Par Jeroen, le mardi 21 FĂ©vrier 2006 Ă  15:05

Quel talent !

» Par TimothĂ©e Lagabrielle, le mardi 21 FĂ©vrier 2006 Ă  15:09

Toujours extra ton blog Pascal ! Et c'est marrant d'avoir la même histoire racontée trois fois !
A bientôt, sur les skis j'espère !

» Par TiBougnat, le mardi 21 FĂ©vrier 2006 Ă  18:11

C'est limite les bronzés ! On adore ! Faut vraiment qu'on se cale une sortie ensemble...

» Par friz, le mardi 21 FĂ©vrier 2006 Ă  18:36

Y'en a des qui te decerne le boulet d'or, non je ne donnerai pas de nom, je te donnerais bien aussi le blogueur d'or!

» Par squal, le mercredi 22 FĂ©vrier 2006 Ă  00:36

Arf ! Merci.
Mais ne m'encouragez pas sinon je vais continuer ;o))

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