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Yann et Anne-c dans la 1ere longueur des clochetons.

Le pilier Chéze est le pilier rouge à droite de la face, la descente se fait par l'arête somitale puis à gauche du couloir neigeux.

Anne-c et moi au départ du rouget.

Dans la variante de L1

Anne-c dans la fin de L1

Au départ de L2, va y'avoir du gaz :D

Anne-c arrive au 3eme relais, commence à y'avoir du vide sous les fesses!

Anne-c et moi au début de l'arête, on commence la corde tendue

Yann et Anne-c avant le sommet.

Début aérien de la descente

Dans la premiére longueur de Cecile...

Au tour d'Anne-c

Dans le dièdre de L3... "Yann, où ca passe?!"

Tiens, Yann souris? ^^

Anne-c découvre la Dibona?

Ca sent la fin! Dommage, on s'en lasse pas!

Tete du rouget: Pilier Chéze.

Par rob, le mercredi 26 Juillet 2006 à 12:49 :: Alpi :: rss

L’Oisans, c’est comme le Milka, quand on commence, on arrive plus à arrêter ! :roll: :D
Du coup, à peine 5 jours après mon stage, j’appelle déjà Yann pour savoir si par hasard, il voudrait pas grimper… Dans l’Oisans par exemple !:P
J’ai de la chance, il veut aller faire un truc par là-bas, le Coolidge. Mais comme je l’ai déjà fait avec le CAF la semaine dernière, il me propose de trouver un autre plan… J’ai bien envie d’aller vers le Soreiller, et de faire du rocher, de préférence une vieille voie… On s’oriente donc vers le pilier Chéze à la tête du Rouget.
On avait déjà fait le pilier Chéze au Replat l’an dernier, l’autre grande classique ouverte par ce guide, et l’escalade était superbe, et pas trop mal équipée… Ce sera donc une voie D-, avec un pas de V et du IV+, et un équipement classique, donc à compléter… Le pied ! :cool:

Samedi 22 Juillet, montée au refuge et Clochetons Gunneng

Départ à 7h15 de Grenoble pour pouvoir profiter de la fraîcheur matinale dans la (dure) montée du Soreiller. En plus, si le temps le permet, on pourra faire une petite voie l’aprèm…
Arrivé aux Étages, ça s’avère un bon choix, il fait déjà bien chaud ! Mais une partie de la montée est encore à l’ombre, et vers 11h, on peut poser les sacs au refuge.
Vue l’heure, on décide de repartir tout de suite pour une voie pas trop longue, sans trop de marche d’approche (tant mieux !). C’est donc vers les clochetons que l’on se dirige, pour aller faire une voie de 6 longueurs en V max, normalement très bien équipée :Cécile vous plait.
L’approche est courte, mais ce fait dans un pierrier merdique, surtout à la fin : une pente raide en terre qui zippe… Du coup, avec la montée du Soreiller dans les pattes, le rythme est plutôt… Cool !:P
Arrivés sous la voie, ou plutôt, sous le névé, c’est la grande question habituelle : mais où s’que ça passe ?! On avait aperçus un spit d’en bas, mais là, plus rien ! Le topo Cambon signale une vague écaille à gauche, qui est bien visible d’en bas. Je pars donc vers cette écaille, en basket sur le névé… Comme il est bien raide, je commence déjà à zipper au bout de deux pas, ça s’annonce bien ! Finalement, 10 mn plus tard, après avoir récupéré un « bâton pour vieux » à Anne-c, m’être trempé les pieds pour le WE et m’être chié dessus -parce que si je glisse, j’me pète le cul en bas :ill: :-, j’arrive enfin au niveau de l’écaille… S’en suit un grand moment de solitude avec les baskets trempées en adhérence sur le granit, puis je peux mettre mes chaussons et chercher la voie… J’aperçois enfin le point, loin à droite, et c’est partit! Un coinceur « psychologique » plus loin, c’est le relais, et je fais monter les deux.
En passant Yann trouve deux spits au dessus de la neige, j’étais vraiment pas dans la voie…
J’enchaîne avec la longueur suivante, une superbe dalle en V dans un rocher extraordinaire, mais par contre, ils ont du oublié des points ! Ça engage bien des fois !:happy: Enfin, ça fait pas de mal, ça sera pareil demain…
Deuxième longueur facile, puis un beau dièdre fissuré en V, avec un pas dur vraiment expo ! Le passage de V est 5/6m au dessus du dernier point, et le prochain spit est encore 1m au dessus ! 8O :lost: Après une petite frayeur, j’arrive en haut du dièdre et… plus rien ! Bordel, ça passe où ?! Après 5 mn de recherche, je pose un coinceur foireux et me décide à quitter le dièdre à droite… Gagné ! Y’a même un spit ! :D
S’en suivent trois superbes longueurs en V, assez raides, puis c’est le sommet, au moment où éclate la 1ere averse… Descente rapide par l’approche de la Dibona, et retour au refuge où je croise un membre du GMPR, mon club d’escalade.
Gros bordel pour le repas, on doit manger au 1er service, mais suite à une erreur, on nous dit qu’on mangeras au 2nd… Et puis finalement, des gens ne sont pas là, donc on mange tout de suite :happy: Comme voisins de table, on a des italiens et des espagnols bien sympas. Par contre, on voit tout de suite que les français sont nuls en langues ! L’italien parle français et espagnol, alors que moi, j’comprend à peine quelques mots d’espagnol…

Au final, super journée, bien crevante, mais avec une belle voie à la clé ! Cot’bouffe : III, les pâtes bolognaise, c’est bon !

Dimanche 23 Juillet, Pilier Chéze

Levé 6h, réveil peinard par les moutons et le soleil, avant même que la gardienne arrive… C’est moins violent ! Surtout chez les Bonnet, le réveil est toujours difficile, le p’tit déj aussi… :P :lol:
On part du refuge vers 7h, le ciel est bien dégagé, le moral est à bloc ! Dommage, un groupe de 4 fait aussi le pilier Chéze, nous qui pensions être seuls… M’enfin, c’est pas non plus l’affluence de la Dibona ! :happy:
L’approche se fait tranquillement, elle est bien moins chiante que la veille… Arrivés au pied de l’arête SO, on s’équipe, et on discute un peu avec le groupe de 4, un guide et 3 clients. On a de la chance, ils sont vraiment sympas !
L’accès au pilier se fait à corde tendue, sur un rocher moyen mais facile. On attend au pied de la 1ere longueur que le groupe prenne de l’avance, puis je m’élance dans la 1ere longueur. Normalement, elle emprunte un couloir facile (IV) et bien équipé, mais je me laisse tenter par le bord droit, un peu plus dur (IV+), mais avec de très belles cannelures. L’assurage se fait bien sur coinceurs, et même si les points sont éloignés, le rocher est tellement bon qu’on ne ressent pas trop l’engagement. Relais confort, avec une super vue sur le vallon du Soreiller… Yann et Anne-c montent à leur tour, pas de soucis, mis à part Anne-c qui s’emmerde à traverser trop bas…
La suite a l’air encore plus belle, du rocher rouge bien fissuré et bien raide, avec une traversée au dessus d’un surplomb.
En effet, la longueur est superbe, pas trop dur, et assez protégée. Toujours pas de soucis pour Anne-c qui a l’air d’être dans un bon jour !
La troisième longueur est la plus dur, un mur fissuré en V, puis une traversée en IV.
Je passe le 1er mur facilement, l’équipement est bon, puis j’arrive au pied d’un 2nd mur vertical, avec une belle fissure au centre. Comme je n’ai pas le topo, j’hésite, puis je pars dans la fissure, en me doutant que ce n’est pas la voie. Mais cette fissure est très tentante ! Au final, 7/8m de bonheur, avec un bon pas de V+, et l’assurage correct sur coinceur… Je fais mon relais sur l’arête, et fais partir les boulets. Arrivé au pas dur, Anne-c n’arrive pas à décoller, et Yann déclipe le coinceur pour qu’elle prenne la voie normale…
La suite est plus facile, dans de grandes dalles moutonnées en III, avec quelques pas plus dur.
Assurage sur coinceur et corde tendue sont de rigueur !
Finalement, on arrive au sommet à 11h15, pas mal !
Petit tour d’horizons, on mange un bout, puis on s’casse car les nuages arrivent vite !
La descente n’est pas dure à trouver, on voit bien les traces, et n’est pas technique (promis Anne-c, c’est vraiment pas dur ! :lol :). On passe sans rappel, c’est plus rapide et on se gourre même pas d’itinéraire :P
Par contre, Anne-c, qui est super bien montée, se prend la tête avec la descente et on perd 45 bonnes minutes… C’est vrai que ça fait peur ce terrain au début…
2h30 après le sommet, nous sommes de retour au refuge, tout contents de ce magnifique WE !


Les voies étaient vraiment superbes, rien à jeter ni dans l’une, ni dans l’autre ! Deux très beaux rochers, et deux styles assez différents : dalle et verticale. Le pilier Chéze était particulièrement bien ! De la belle grimpe, qui nécessite quelques coinceurs, mais où l’on a jamais peur.
Yann n’est toujours pas passer en tête ! Va falloir remédier à ça dans le Queyras ! Ou avant…
Une chose est certaine, je n’ai qu’une envie, c’est de revenir dans le coin ! Tellement de sommets à faire ! Et tellement de belles voies de tous les types !

rob

Commentaires

» Par Stef, le mercredi 26 Juillet 2006 à 21:56

Ahhhhhh ! l'oisans !!!!
Bien joué rob ! Faut aller voir vers la Dibona maintenant.
Perso, j'avais adoré les voies "visite obligatoire" et "martine is on the roc"
Amuses toi bien

» Par squal, le mercredi 26 Juillet 2006 à 22:39

Bien cool tout ça Robinou :wink:

Et pour le correcteur d'ortographe laisse tomber... il y a plus rapide et plus sûr comme méthode :D :wink: Surtout pour un gars qui a eu une super note au Bac de français !!!

» Par rob, le jeudi 27 Juillet 2006 à 22:41

@ Steph: Déjà deux parcours de la Dibona par la Berthet-Boell, un en second il y a 4 ans, et un l'an dernier en reversible avec Marika, la looseuse de choc. Maintenant, je veux y retourner pour Viste obligatoire, la Madier sud et les Savoyards, que du bon! Mais pour les savoyards, j'vais p'tetre attendre un peu ^^
Bonne chance pour ton trail au mont-blanc! :wink:

@ Squal: bah l'écrit, c'etait pas extra... Et j'ai pas du être aidé par le malus orthographe...:ill: Quel plaisir que ça soit fini! :D

Sinon, grosse robinerie hier soir, du trés bon:
Je suis allé tester ma nouvelle corde à la pierre-chambertin, le site prés de chez moi, et en arrivant, j'me suis aperçu que j'avais deux chaussons droits...:lol:
Du coup, j'ai grimpé avec un seul chausson, et l'autre pied nue :ill: M'enfin, comme c'est des voies de brute, j'ai quand même réussie une 7a :cool::lol: Les gens qui grimpaient à coté en ont bien rigolé...

ps: j'ai rajouté des photos de Yann!

» Par Pierre, le dimanche 30 Juillet 2006 à 14:57

Heu...
J'adore regarder le compte rendu de vos exploits, mais le commentaires constellés de fôtes d'orthographe me privent de la moitié du plaisir.
J'assume totalement ma condition de vieux-con-dépassé-la vie qui continue-malgré-tout.
P.


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