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Ce que représente le 10 mars 1959

Par Delphine & Damien Planète D., le mercredi 08 Mars 2006 à 09:40 :: Regards sur l'Himalaya :: rss

C'est au cours des années 1949/50 que les troupes de l'armée chinoise
envahirent le territoire tibétain.
Le Tibet lança un appel à la communauté internationale qui resta sans
réponse. Seule face à la Chine, une petite délégation tibétaine fut
contrainte de signer, en 1951, à Pékin, l'infâme "Accord en 17 Points" dans
lequel le Tibet faisait abandon de sa souveraineté. Un accord inique, qui
sera dénoncé plus tard par le XIVème Dalaï-Lama. Il s'ensuivit, pour le
Tibet bouddhiste et la Chine communiste, une période de neuf années de
coexistence difficile.
Les Tibétains du nord-est et de l'est du Tibet qui assistèrent les premiers
à l'intrusion de l'Armée populaire de libération fuirent devant la
répression chinoise croissante et durent gagner les zones rurales. C'est là
qu'une résistance armée s'organisa, laquelle se propagea bientôt dans tout
le Tibet. Tristement célèbres dans la mémoire des Tibétains, les provinces
de l'Amdo et du Kham furent la scène d'un cycle résistance-répression qui
contraignit des milliers de Tibétains à fuir vers le Tibet central et vers
Lhassa, relativement plus sûrs. Mais le ressentiment de ces populations,
engendré par l'arrogance avec laquelle la Chine traitait le gouvernement
tibétain, s'abreuvait encore des récits de destruction des monastères et de
massacre de lamas et de moines que rapportaient les réfugiés venus du Tibet
oriental. Bientôt, le mécontentement qui couvait se traduisit par une
défiance ouverte à l'égard de la Chine. Le 10 mars 1959, ce sont des
dizaines de milliers d'hommes et de femmes qui descendent dans les rues de
Lhassa pour réclamer l'indépendance du Tibet.
Ce mouvement de protestation, porté par une population déjà exaspérée, fut
réprimé dans un bain de sang. Selon une estimation chinoise, près de 87.000
Tibétains furent massacrés dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus
de trois jours à l'Armée Populaire de Libération pour venir à bout du
soulèvement, mais elle ne réussit pas à étouffer le mouvement de résistance
qui se répandait dans tout le Tibet.
Le soulèvement du 10 mars et sa répression inconditionnelle eurent pour
conséquence la fuite vers l'Inde du Dalaï-Lama, des membres de son
gouvernement et d'environ 80.000 Tibétains. Ce dernier, depuis son siège de
Dharamsala, petite ville située au nord de l'Inde dans les contreforts de l’
Himalaya, a développé, sous la conduite du Dalaï-Lama, une résistance non
violente à l'occupation chinoise, résistance qui a donné naissance à un
mouvement pour la liberté du peuple tibétain étendu aujourd'hui à l'échelle
planétaire.
Aussi chaque année, où qu'ils soient, les Tibétains commémorent le 10 mars,
pour qu'eux-mêmes se souviennent et pour rappeler au monde que les Tibétains
qui sont morts pour la cause de la liberté ne sont pas morts en vain, que
leur mort est un sacrifice juste et noble, consenti pour que puisse renaître
un Tibet libre et indépendant.
Source : http://www.amis-tibet.lu/Dossiers.html


De nombreuses manifestations sont organisées en France, dont :

* Le 10 mars à Crest :
Une série d'actions, répartie entre le 6 et le 12 mars 2006, menées
conjointement entre AET Drôme (Aide à l'Enfance Tibétaine) et Drôme
Ardèche - Tibet.
Détails :
- Affiche http://www.dromeardeche-tibet.org/Affiche-CREST10mars2006.pdf
- Programme http://www.dromeardeche-tibet.org/10mars06aCrest-programme.pdf
- Affichette sur l'un des temps fort : témoignages exceptionnels
http://www.dromeardeche-tibet.org/10mars06aCrest-Temoignageunique.pdf de
la 1ère infirmière (1959) et la dernière en date (2006) ayant travaillé avec
les réfugiés tibétains de Dharamsala

* Plus de lieux :
http://www.tibet.fr/10mars2006.html




http://www.himalaya.asso.fr/

Commentaires

» Par Damsmad, le lundi 13 Mars 2006 à 09:52

Congrès de la Jeunesse Tibétaine

Aujourd’hui, le 10 mars, les Tibétains partout à travers le monde
commémorent une fois de plus, pour la 47e année, notre journée de
soulèvement national. Le jour où nous avons réaffirmé notre indépendance. Le
jour où nous avons demandé à la Chine de quitter le Tibet. Et le jour où
nous avons fait la démonstration complète de notre courage et de notre
sacrifice pour lutter contre l’occupation chinoise avec les armes de la
vérité et de la détermination.

Ce jour, nous rendons aussi hommage avec sincérité et émotion à nos martyrs
et à nos patriotes qui ont dédié leur vie au combat avec une résolution
inébranlable. Ce jour, nous réévaluons la direction de notre lutte pour la
liberté, nous revitalisons et nous réorientons notre mouvement, nos efforts
et nos ressources, pour réaliser le but sacré de la libération du Tibet.
Pour cette fin, nous devons continuer de maintenir une unité aussi solide
que le roc et de plus amples efforts encore, car l’histoire est le témoin
impitoyable de tant de luttes qui ont échoué par manque d’enthousiasme et d’
organisation.

Aujourd’hui, malgré les efforts en cours pour parvenir à un dialogue entre
nos envoyés et les dirigeants chinois, et malgré le vacarme concernant l’
éventualité d’un retour prochain au Tibet, la situation n’a pas changé. Les
« divergences majeures » sur des questions-clé et l’absence totale d’un
véritable intérêt et du moindre effort des autorités chinoises pour résoudre
sincèrement la question du Tibet continuent de persister. Bien au contraire,
la Chine n’a de cesse d’accentuer sa répression au Tibet et d’abuser de
notre chef politique et spirituel suprême, Sa Sainteté le Dalaï Lama, en l’
accusant de séparatiste. La dernière calomnie datant de la récente visite de
Sa Sainteté en Israël.

La situation au Tibet continue de se détériorer avec le retour de la
campagne de rééducation patriotique. Les détentions et les arrestations
arbitraires, la torture et les exécutions se poursuivent à travers le pays.
Des centaines de Tibétains continuent de languir dans les geôles chinoises,
celles de Drapchi, Gutsa, Powo Tramo et Chusur, pour la liberté du Tibet. La
privation des droits fondamentaux, la discrimination et la marginalisation
des Tibétains dans toutes les sphères de la vie, l’application de lois
anticonstitutionnelles et déloyales, appuyées par les restrictions et la
persécution des Tibétains, montrent le vrai visage du « traitement
fraternel » de la Chine.

Le président chinois, Hu Jintao, quelques jours après avoir obtenu le
privilège d’accueillir les Jeux Olympiques de 2008, a déclaré aux
journalistes qu’il était désormais devenu « essentiel de combattre
énergiquement les activités séparatistes orchestrées par le Dalaï Lama et
les forces antichinoises à travers le monde ». Et fidèle à ses paroles, la
Chine a commencé les préparatifs olympiques avec d’avantage d’exécutions, de
torture, de répression, d’arrestations arbitraires et de censure - les
Tibétains étant les premières victimes de ces mesures.

Dans la province occidentale du Gansu, de nombreuses personnes ont été
arrêtées en mai 2005 pour avoir distribué et transmis des lettres de
protestation, appelant à l’indépendance du Tibet, appelant les autorités
chinoises à entamer des négociations avec le Dalaï Lama, et réclamant que la
Chine n’accueille pas les Jeux Olympiques de 2008 tant que la question du
Tibet n’aura pas été résolue de manière pacifique. Les nonnes Tadrin Tsomo
et Choekyi Drolma, et l’un des moines, Dargye Gyatso, ont été condamnés à
trois ans d’emprisonnement. La nonne Yonten Drolma et le moine Jamyang
Samdrup ont tous les deux été condamnés à un an et demi d’emprisonnement.
Des sanctions similaires ou plus sévères encore sont prévisibles à l’horizon
des Jeux Olympiques de 2008.

Malgré la « montée de la Chine », le mouvement pour la liberté du Tibet est
devenu une crise nationale majeur, le talon d’Achille défiant le régime
communiste. Malgré la montée et la reconnaissance de la Chine comme grande
puissance, la Chine réelle continue de vaciller face à d’innombrables
problèmes faisant d’elle l’un des géants les plus vulnérables, voué à une
chute soudaine. L’écart immense entre riches et pauvres, l’extrême pauvreté,
le chômage, les périls sanitaires, les protestations publiques à grande
échelle contre le gouvernement, les désastres écologiques, la corruption
immaîtrisable, l’absence des premières nécessités, de sécurité sociale, de
paix, de liberté, la croissance économique truquée, annoncent seulement l’
effondrement à venir de la Chine

L’an dernier, plus de 5 millions de Chinois ont participé à des
manifestations contre le gouvernement à travers le pays. Plus de 8 millions
de membres du Parti communiste ont démissionné et quitté le parti. Et à ce
moment charnière où le Parti communiste chinois s’effondrera, il nous faudra
consacrer toute notre énergie pour que cet effondrement soit accompagné par
celui du régime dictatorial.

Ce jour, le 10 mars est d’autant plus important que notre lutte pour la
liberté traverse l’une de ses étapes les plus cruciales et les plus
sensibles, comme un test et une épreuve majeurs pour les Tibétains à travers
le monde. Et l’issue de cette épreuve définira le futur et la destinée du
peuple et de la nation du Tibet. Et avec l’ensemble des Tibétains se battant
pour la cause du Tibet, et rien d’autre, nous devons porter la lutte avec
une grande compréhension et une vision lointaine, sans aucun malentendu ni
aucune division non-souhaitée qui pourrait causer l’affaiblissement de notre
lutte.

L’histoire montre les Tibétains comme des patriotes amoureux de la liberté,
et nous avons acquis cette réputation avec nos sacrifices et nos martyres.
Aujourd’hui, notre lutte a atteint un seuil critique qui appelle plus de
sacrifice et de dévouement. Par conséquent, il est temps de nous ressourcer,
de consolider notre force et nos efforts en vue de notre ultime aspiration
pour l’indépendance complète, pour laquelle nous commémorons le jour du
soulèvement national.

TIBET LIBRE

» Par Damsmad, le lundi 13 Mars 2006 à 09:53

En mars 1959, le peuple du Tibet se soulevait contre l’armée d’occupation
chinoise afin de restaurer l’indépendance tibétaine et défendre la personne
sacrée et l’honneur de Sa Sainteté le Dalaï Lama.
Dès l’invasion en 1949-1950, le Dalaï Lama s’est efforcé d’empêcher la
confrontation entre la population tibétaine en colère et l’armée chinoise.
Ses efforts ont échoué à contenir la tyrannie et la brutalité de la
domination de la Chine, dont la violence fut finalement dirigée contre sa
personne sacrée. Mais les combattants pour la liberté tibétaine ont permis d
’escorter le Dalaï Lama sain et sauf jusqu’en exil. Là-bas, lui et la
communauté des réfugiés ont été contraints de regarder impuissants la
destruction de leur nation et le massacre de leur peuple par les Chinois
communistes, dans une longue série de violentes campagnes qui ont atteint
leur paroxysme avec la Révolution culturelle et continuent aujourd’hui, à
divers degrés de violence et de brutalité.

A la fin des années 1970, le Dalaï Lama a essayé de communiquer avec les
dirigeants de la Chine communiste pour tenter de parvenir à un accord
négocié sur la question du Tibet. Mais les Chinois ont utilisé les espoirs
tibétains de négociations pour gagner du temps et accélérer le transfert de
population chinoise au Tibet, écarter le soutien international grandissant
et l’activisme pour la liberté tibétaine, et éradiquer le mouvement pour l’
indépendance qui a pris racine au Tibet. Malgré la répression sauvage et
incessante de l’occupant chinois, les Tibétains de l’intérieur continuent de
défier l’autorité de la Chine et maintiennent vivante la cause pour laquelle
des centaines de milliers de courageux Tibétains ont donné leur vie.
Risquant l’emprisonnement, la torture et même l’exécution, les femmes et les
hommes au Tibet continuent de lutter et de réclamer l’indépendance
(Rangzen).

Aujourd’hui de grands bouleversements se produisent en Chine, comme la
conséquence de son explosion économique sans limites. La société chinoise
fait désormais face à une corruption croissante dans les rangs officiels, à
des différences de revenus extrêmes, l’écroulement de la société civile, des
catastrophes écologiques et une exploitation brutale et à grande échelle du
travail, qui a été comparée par des universitaires chinois à un renouveau de
l’esclavagisme. La réaction populaire à cela s’est fait ressentir lors de
87.000 émeutes et manifestations de grandes envergure l’an dernier en Chine,
selon le ministère de la Sécurité publique.

Des changements radicaux apparaissent inévitables en Chine dans un avenir
proche. Qu’ils se produisent de manière progressive ou bien catastrophique
est uniquement l’objet de spéculations. Ce qui peut être raisonnablement
affirmé, c’est que même selon le scénario le plus pessimiste, la question du
Tibet est loin d’être terminée. Il est par conséquent vital que les
Tibétains et leurs supporteurs rejettent catégoriquement les politiques
infructueuses et déshonorantes d’apaisement vis-à-vis de Pékin, et
renouvellent leur engagement dans la lutte juste et incontestable pour l’
indépendance du Tibet.


Alliance Rangzen, Jamyang Norbu

» Par matias de general pico la pampa citroen, le mardi 13 Juin 2006 à 20:57

quiero comunicarme con ustedes dejame tu telefono mandando un mensaje o llamando a mi telefono por que quiero estar comunicado con ustedes dos y ustedes son novios o pareja mi telefono es 0230215453787 o 02302426435

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