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Pisco, hasta la cumbre (ou presque)
Par Nils, le dimanche 27 Juillet 2008 à 00:22 :: Perù :: rss
Pisco, hasta la cumbre ! (ou presque)
Hasta la cumbre = jusqu au somnmetJ 1, tout commence a merveille
Le premier jour on part pour le point de depart en voiture. Il fait un temps splendide. On part pour le camp de base du Pisco, situe a 4700m d altitude. Il y a 800m de denivele. On les avale en 2 heures. Ici on monte le camp : une tente pour nous, une pour la cuisine et une pour le guide. On prend du bon temps, on fait des photos du beau couche de soleil, on mange du poulet. Oui a 4700m on mange bien ! Puis a 20h on se couche. A 21h papa est deja reveille par le froid, sa fermeture eclaire du duvet a casse. Moi je me reveille a 22h30 a cause de la chaleur : j avais garde la polaire. Impossible de se rendormir jusqu a minuit.J 2, le jour J
A minuit tout le monde debout. On dejeune bien. A 1h15 on part de nuit.
On remonte la morraine puis surprise on redescend de l autre cote. La (toujours de nuit) on traverse un chaos de pierres (la gorge de la morraine) puis on remonte laborieusement de l autre cote de la morraine. On a deja depasse l altitude du Mont Blanc et on arrive bientot a 5000m ! La montee est tres dure, les sacs sont lourds (chaussure de glacier + crampons des annes 20 + bouffe + le reste, normal) et l altitude nous fatigue. A 3h du mat, les doigts geles, on enfile le matos de glacier et on attaque encordes tous les 3. On est la 2eme cordee de la "journee". On monte tres tres tres difficilement. On passe un col et on continue. Chaque pas est une souffrance. En plus mes chaussures sont trop grandes et du coup je suis mal dedans et j ai froid comme jamais je n avais eu froid aux pieds. En plus le temps ne s arrange pas : il commence a neiger et le brouillard tombe mais le vent, lui, se renforce. Nos traces sont bientot invisibles.
Entre le temps et la fatigue on hesite a renoncer mais finalement le mental et l envie d aller au sommet gagnent.
On monte jusqu a 5650m, environ a 100m du sommet mais la le temps s aggrave encore. Les traces se recouvrent en 10 secondes. On doit renoncer. On rencontre d ailleurs un couple d espagnols qui ont fait demi tout 20m plus haut. La, on croise d autres cordees qui comme nous feront demi tour. La descente est plutot rapide. On sort de la couche nuageuse puis on atteind la morraine, completement epuises. Elle est tres impressionnante de jour !
On la traverse peniblement puis on finit par atteindre le camp de base vers 9h30, epuises. On va vite se coucher pour completer nos nuits de 1 et 2h30.
On est venu pour en chier. Ça, c est fait !
Mis a part les souffrances (nombreuses) dues a cette ascention et le fait qu on a du renoncer au sommet, c etait une "belle" journee et une experience unique : on est quand meme montes a 5650m !
Apres, le reste de la journee est passe a glander.J 3, Le retour
On part a 9h, au retour on passera par la laguna 69 et ses eaux d un bleu profond. On rentre a Caraz en voiture et on se DOUCHE !!! Que c est bon !La suite
Demain on retourne a Huaraz (principale ville de la vallee) pour passer les fetes nationales et preparer nos 2 prochains treks (Alpamayo et Huayhuash).
On vous embrasse tous.
A bientot.
» Par Guillaume, le dimanche 27 Juillet 2008 à 09:37
Et apres avoir monte le Pisco vous en avez descendu quelques uns j'espere ! ;-)
Et qui a invente le pisco finalement ? les peruviens ou les chiliens ?
» Par piolet15, le dimanche 27 Juillet 2008 à 10:35
l'accés au sommet est splendide, dommage que tu n'ais pu en profiter, c'est un enorme sorbet de neige et glace quasi surpendu qu'il faut gravir quasi en piolet traction .
Par contre deçu du sommet, car c'est un gros dome ou on ne se sent vraiment pas sur un sommet car Artesonaraju,le chopicalqui,le huascaran, le huandoy nous mettent plus bas que terre tellement on est "bas"
On ne domine presque aucune montagne .Enfin, le meilleur instant de cette ascension pour moi fut, quand j'ai regardé mon alti à 5000m .La morraine n'en parlons pas, une misère.
Pour ce qui est de ton projet futur, l'approche jusqu'au premièr camp de l'Alpamayo, c'est tranquille tranquille en esperant que tu auras grace à la météo, la chance de le voir. Je ne l'avais pas vu moi :-( Il pleuvait à seau !
Sais tu que je me suis marié à Independancia, près de Huaraz (c'etait pour l'enectote)
» Par Gegenepi, le dimanche 27 Juillet 2008 à 16:03
héhé la cordillera ne ce laisse pas faire n'est ce pas ? 
ça n'est que plus de plaisir pour le prochain sommet gravi !
Pour l'Alpamayo, si vous avez l'occasion d'emprunter une corde et des crampons au CB, monter au col de la voie normale sud vaut tout l'or du monde, ou au moins console largement du Pisco 
» Par Nils, le jeudi 31 Juillet 2008 à 00:13
Ah que oui, on a descendu du Pisco pur, du Pisco sour et de la Cusquena ! Et pour les peruviens, pas de doute, c est eux qui ont invente le pisco, les chiliens sont des copieurs menteurs !
Quoi quoi quoi !? en piolet traction le sommet ? On m avait dit que le max etait 45 degres...
Pour l Alpamayo on espere bien en profiter a fond, on attend le changement de lune car la le temps est pas grandiose, voir tres nuageux certains jours.
Pour voir LA face de l Alpamayo a priori ya moyen depuis un chemin sous les santa cruz, a 5000 donc bon, on verra. Au cas ou on a une corde.
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