
Départ !! Et les "tracasseries" administratives qui vont avec des ABS dans un avion !

Ouf, les sacs sont passés !! Avec pas mal de chance car tout a failli rester à Istambul...

Premier déj turc : les olives trempées dans le thé ! Le top...

Hà oui : on va être serré là dedans avec tout le matos...

La piste turque : défoncée à souhait...

Ouverture des hostilités : grand beau, plein de poudre, vue sur le mont Kaçkar...

Et maintenant le repas turc : si vous êtes venu ici pour un régime, passez votre chemin...

Retour ski aux pieds dans la pension !

poudre à gogo et jeux de lumières

hà bin zut, moi qui croyait en avoir un peu sous le patin avec les couloirs, suis déçu... Bon çà pèse un âne mort les trucs bleus de Peter...

De longues bambées car les combes sont très longues...

grosses conditions dans ce couloir...

Les pattes de l'ours... qu'on a jamais croisé d'ailleurs...

Ski grand large...

Bon allez Vince, on range la chambre !!

Du tout bon...

Vince envoie la pâté dans cette immense vallon...

jojo s'amuse un peu...

Jérôme sur fond de Kaçkar...

La mer de glace ?? non juste une gigantesque avalanche...

Le "GEM" (Grosses Enclumes du Mercantour") au grand complet...

This is the end... où le système "Vince" pour ranger 4 paires de skis dans une bagnole trop petite...

Dur retour à la civilisation à Istambul

La minute culturelle du séjour avec la visite de Sainte Sophie...
Poudre en Turquie (Kaçkar Moutains)
Par Jérôme Couturier, le dimanche 18 Avril 2010 à 17:28 :: Ski de rando :: rss
Fin novembre, le projet de skier en Norvège tombe à l’eau (trop tard pour trouver un bateau) alors que Mat, l’initiateur du projet, est envoyé en exil 6 mois à Kuala Lumpur… Mais qu’est-ce qu’on va bien pouvoir trouver à la place pour le faire maronner devant son écran d’ordinateur dans les tours Pétronas ? Le vol de ses 3 VTT alors qu’il vient de s’inscrire à la trans’ ? Trop facile et pas assez violent… A Noël, Jojo nous passe un coup de fil en nous disant qu’il a trouvé un plan béton (ou plutôt un plan poudre…) en Turquie dans les « Kaçkar Mountains » et que le camp de base idéal serait Yaylalar…. « Yaylaquoi ? » « Yaylalar, si, si c’est un bon plan, c’est un site de dépose d’héliski en plus » nous rétorque-t-il… Oulà, ça sent moyen ce truc sur le papier, on se voit déjà en train de remonter en peaux péniblement des vallons descendus à macballe par des « freeriders » avec le bruit des palles d’hélico en fond sonore…
Faute de mieux, on boucle sacs et skis en ce samedi matin de mars direction l’aéroport de Nice (merci les filles pour le taxi à 5h du mat…). Jojo a choisi Swissair (pour avoir un petit chocolat dans l’avion) et l’on passe avec succès le premier test à savoir l’enregistrement des sacs ABS au guichet (gars sympa !), ou plus précisément de leurs bonbonnes noires à l’aspect peu engageant pour un agent de sécurité d’aéroport. Au passage, Vince « allège » un peu les sacs à l’enregistrement pour éviter une pénalité de surpoids (Laurent ayant emmené toute sa garde robe). Deux heures plus tard, on transite par les plaines enneigées de Zurich après avoir survolé le Mercantour bien gavé au départ et en se demandant pourquoi on part au bon moment en fin de compte… Heureusement, pas le temps de cogiter, on repart aussi sec pour Istanbul (aéroport Atatürk) après un démontage du sac ABS bien sûr, la police suisse se demandant à quoi pouvait servir le tuyau d’alimentation. Là, Vince et Laurent se prennent d’envie de tourisme, de voir Sainte-Sophie, la corne d’or, etc. et proposent de traverser la ville avec tout le barda (90 kg) pour découvrir et rejoindre ainsi le second aéroport d’Istanbul (Sahbia) par transport en commun (métro, bus, bateau…). Les autochtones nous faisant comprendre que ça va être un plan galère, on décide sagement de rallier « Sahbia airport » en taxi et tant pis pour Istanbul, on le fera au retour. Sur le trajet, le dépaysement commence : ville tentaculaire (16 millions d’habitants) encore en extension et en construction, des minarets à tous les coins de rue, ventes de bretzel par des piétons sur l’autoroute au moindre ralentissement ou bouchon, conduite pour le moins sportive du taximan (même en Kangoo blindé de bordel, on peut faire du 150 collé à un pare-choc !). On arrive ainsi avec 3 heures d’avance à « Sahbia airport » se disant que l’on va trouver le temps long. Et bien point du tout, puisqu’au premier contrôle de sécurité (avant même l’enregistrement), on passe 1 heure à expliquer ce que sont les bonbonnes ABS et qu’on rentre chez nous illico si ils nous les gardent (vu le prix du bazar). Heureusement, une jeune femme de l’aéroport qui parle bien anglais nous aide à débloquer l’affaire et on en embarque de nuit direction Erzurum, à l’extrémité nord-est du pays (soit 2 heures de vol). A l’arrivée, on scrute le sol et les reliefs en quête de neige (Erzurum étant à 1900m d’altitude et jouxtant la plus grande station de ski du pays) et, horreur, on ne devine que de vieux tas de neige d’il y a 100 ans et une atmosphère douce (genre 12°C avec bruine bretonne). Un nouveau trajet en taxi nous amène à un petit hôtel rustique d’Erzurum, idéalement placé puisque jouxtant un minaret et c’est au son des chants coraniques que nous sommes réveillés à 4h du matin… Vince et Laurent partent ainsi à pieds à l’agence de location de voiture qui ne trouve rien de mieux que de nous refourguer une rutilante Skoda Fabia avec 120000 bornes au compteur et armée de pneus neige usés jusqu’à la chambre. Pas moyen d’avoir un autre modèle, on part donc avec notre Fabia chargée à bloc direction Yusufeli au nord d’Erzurum. Si le plateau d’Erzurum, modestement enneigé (sauf sur les sommets alentour) d’une neige jaunie de type saharienne n’incite déjà guère à l’optimisme, la chaleur tropicale et la bruine qui tombe en alternance nous mettent un sérieux coup au moral. Le trajet est néanmoins magnifique puisque l’on passe des hauts plateaux à des « gorges profondes » ocres à rouges, paradis des amateurs d’eau vive apparemment. Cela nous amène sereinement vers une autre galère : les 50 km de piste défoncée entre Yusufeli et Yaylalar. Quand il ne faut pas enlever les blocs sur la route à la main, c’est un pneu qui crève. La sécheresse reste inquiétante mais au dernier virage le moral remonte un peu puisqu’on découvre le village à 1900m avec la limite de l’enneigement continu, notre superbe pension top confort tenue par cousin Ismaël (ténébreux mais qui se met à rire facilement…) et surtout un autre groupe de skieurs fous venus de Hollande se perdre ici avec des gros fat jusqu’à 130 en patin…
Au petit matin, on se rend compte que :
- notre brave Skoda Fabia a eu 2 crevaisons lentes pendant la nuit (mais « no problem, no problem, Yusufeli, Yusufeli » dixit Cousin Ismaël qui nous fait comprendre qu’il y a une usine Michelin au bled plus bas qui va nous réchapper ça vite fait)
- il pleut des cordes et le manteau fond à vue d’œil
- les seules activités de la journée seront la lecture, le tarot, la collecte d’escargots turcs et le piolet-tree-traction (pour les fous seulement, sous le regard médusé des hollandais) ou comment se pourrir toutes ses fringues sur l’écorce d’un brave conifère pendu à ses piolets…
En fin de journée, alors que Jojo se demande quel va être son châtiment de nous avoir emmené dans un plan pareil, cousin Ismaël nous amène son habituel gargantuesque repas (« Ah bon, c’était juste l’entrée ? »« Finis ton assiette Jojo… »), et il se met à neiger des pizzas qui vont faire une bonne petite couche de 20 de fraiche (et non pas 60 cm comme annoncé par les marseillais…) sur un manteau lourd mais assaini par la pluie…
Le reste de la semaine se passe de détails, tout est dit dans les CR. Pas vu la queue d’un hélico ni d’un freerailledeur. Beau voire grand beau temps, poudre stable à tous les étages et superbe ambiance dans des vallées immenses désertes où on se sent vite petits… Une bonne entente malgré la folie des grandeurs pour certains (« je suis sûr qu’il passe ce couloir »), les ampoules, une ptite sueur froide suite à un doute nivo et les Radium pas destinés à faire de long faux-plats. Au final on se rassasie sur 4 jours en exploitant à peine 5% du potentiel du coin. Un seul regret, on ne peut tenter le Kaçkar (presque 4000m) faute de temps et de matos (prévoir de quoi faire un bivouac froid plutôt que du matos de glacier – y a pas de glacier de ce côté !).
Alors que j’en redemande encore, on passe notre samedi matin à attendre la livraison de nos pneus depuis Yusufeli, on fait les dernières photos avant de mener tambour battant et kebab goinfrant un retour vers Erzurum pour arriver à l’agence de loc de voiture 3 minutes avant la fermeture (pour 6 heures de route, c’était bien calculé quand même). S’en suit une petite soirée sympathique mais sans alcool où la gentillesse des turcs se confirme : un groupe d’étudiants prend 10 minutes pour nous amener au resto que l’on cherche, relayé par un autre groupe de jeunes qui vient nous conseiller sur les mets à choisir et nous faire la traduction… Bref l’opposé du franchouillard râleur persuadé que son pays est le plus beau du monde ! Le dimanche n’est qu’un long retour au point de départ dont on retiendra : la visite express d’Istanbul en taxi et de Sainte-Sophie (enfin !) et les traditionnels emmerdements avec la police pendant 1 heure à l’aéroport Atatürk puis à Zürich…
Un trip ski de premier ordre à recommander vivement pour qui cherche un peu de dépaysement et beaucoup de bon ski. Les images plein la tête on pense déjà à une autre destination. Mais c’est une autre histoire…
La vidéo de la semaine
J1
J2
J3
J4
Un grand merci à :
- la pension d’Ismaël et notamment à son cousin
- Peter le guide letton-canado-gravelottin pour les infos neige et les hollandais pour leur bonne humeur
- la petite turque de Sahbia airport et le convaincant Mr. Swissair à Atatürk pour avoir inciter la police à nous laisser passer malgré nos bonbonnes avec tête de mort dessiné dessus
- les étudiants turcs d’Erzurum super sympas
- Jojo pour cette si bonne idée (bon on te pardonne à moitié de retourner temporairement au pays du beaufort…) et les copains pour cette grande aventure
» Par laurent couturier, le dimanche 18 Avril 2010 à 19:47
Alors alors ?? kékon fait l'année prochaine ?? ... Une année à patienter pour revivre ces moments magiques...
» Par matB, le dimanche 18 Avril 2010 à 20:41
eheheh trooooooooooooooooooooooooooooooop bon !
J'espere en etre l'an prochain et en attendant on a plein de bonnes choses a faire !
» Par Phil'Ô, le lundi 19 Avril 2010 à 08:33
Même pas mal 
En fait, si un peu quand même... quel pied vous avez du prendre !!! 
» Par Han, le lundi 19 Avril 2010 à 22:36
Nice pictures and video Jerome!! Nice meeting you there.
» Par laurent couturier, le mardi 20 Avril 2010 à 20:09
Hi Han !! See you next year in Norway ?!....
» Par Ptor, le samedi 24 Avril 2010 à 13:50
Belles images et histoires!!! Bien joué avec la voiture. Aussi, tres belles traces avec vos p'tits skis ;-)
» Par Caetono, le mardi 04 Mai 2010 à 15:02
Superbe !!
Ca donne vraiment envie. D'ailleurs je crois que bien l'année prochaine.... 
» Par ramon barrantes, le mardi 08 Juin 2010 à 20:34
salut Jérôme,
le raid me donne bien envie, petite questions à te poser
organisation à travers agence française ou bien sur place?
budget orientatif?
guide obligatoire?
très bon skieur et bonne forme pour la rando je ne suis pas rompu à l ´alpinisme donc je me dis que dans ces montagnes il faut faire gaffe.
merci bien et à la prochaine
» Par laurent couturier, le jeudi 17 Juin 2010 à 19:51
Salut Ramon,
Organisation depuis la france sans agence, c'est très facile...
Budget de 1OOO euros par personnes, TOUT compris (bouffe, avion, vol intérieur, logement, loc bagnole, etc)
Pas besoin de guide, certaines courses (notamment celles réalisées) nous ont paru très "protégées", on a pas voulu tenter le diable dans un massif aussi sauvage...
Il faut faire "gaffe" de toutes façons quelle que soit la montagne ...
Bon raid !!
Laurent
» Par mbt shoes, le dimanche 18 Juillet 2010 à 22:38
Wonderful journey and experience!
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