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Arrivée dans un matin blême à Fort Wadsworth

Grosse attente sous le Verazzano

Brrrrr !!!! ça caille

Un froid de canard !!!

Columbus Circle, là c'est gagné

Les accompagnants attendant patiemment les coureurs

Marathon de New-York : A Grizzly in the Race

Par grizzlyski, le lundi 13 Novembre 2006 à 16:31 :: Les compét' :: rss

En préambule, parlons un peu de la préparation. J'ai commencé à y penser sérieusement après le trail (86km) du Mont-Blanc, 10 jours pour reprendre une activité normale, effacer une douleur au genou et refaire du jus.

J'avais pévu de commencer un entrainement spécifique le 4 septembre mais ce sera réellement le 11 soit 8 semaines avant le jour J.

J'ai surtout pensé à 2 choses, courir sur route (ça c'est dur) et retrouver un bonne vitesse de base (le traileur étant plus soumis aux aléas du terrain).

Un grand merci à Djamila et à Juju pour les sorties longues, c'est toujours plus facile. Par contre que j'en ai bavé à faire des fractionnés seul, des 30-30, des 1500, des 3000, la VMA, la FCmax, l'allure marathon, ... un vrai robot.

J'ai participé 3 semaines avant le départ au tour du lac du Bourget avec Juju et Manu, 12km de plat à donf. Une excellente séance au seuil.

Le Jour J

Lever 5h15 mais y'a déjà du boucan depuis une bonne heure dans l'auberge de jeunesse. Certains se douchent, d'autres se rasent, y vont pas à un mariage nom di diou !
Petit déj' léger et on saute dans le bus pour rejoindre la base de départ, Fort Wadsworth au pied du Verazzano-Narrows Bridge.

Il est à peine 7h et le départ n'aura lieu que vers 10h10. On s'installe dans les zones d'attente (bleu, orange, verte) en s'habillant le plus possible, doit faire dans les 2°c. On déjeune encore un peu, un bagel, un café, histoire de se caler l'estomac.
Je refile mes gants à un portoricain complétement frigorifié malgré sa couverture et vraiment peu habitué à ces températures.

C'est la traditionnelle file d'attente devant les WC pourtant il y en a des centaines (L'américain a tendance à faire la queue alors que 10m plus loin, y'a personne).
Pour passer le temps, on a eu l'excellente idée de garder les journaux de l'avion.

9h30, ça se rapproche à grands pas. On dépose son sac dans l'endroit prévu (un petit camion marron, le n°55 très exactement). C'est le moment de revêtir une magnifique combinaison de peintre, à mettre à la poubelle 5' avant de démarrer.

Vers 10h, on rejoint son "corral box" en fonction de son numéro (j'en profite pour me placer). Je laisse Karlus qui n'a pas le même temps en tête.

Le départ, 10h10

On fait joyeusement sonner sa puce sur la ligne de départ et en "avant , van".
Comme j'ai un dossard vert, je passe à l'étage inférieur du pont, un peu dommage mais au moins point de distraction.

Récit de la course

Qu'il est long ce pont mais pas tant pentu que ça. Je ne sais pas trop comment courir tellement il y a du monde. En plus j'ai un bracelet avec toutes mes allures pour finir en 3h mais le premier point est au 5e km.

On finit pas sortir au grand jour et vers le km5 (pour l'instant ça va), retrouvailles avec les bleus (ceux du haut du pont). Je repère des maillots bleu-blanc-rouge, on discute des temps espérés et me cale derrière "un métronome" (on ira ensemble jusqu'au semi).

Brooklyn restera comme l'un de mes meilleurs souvenirs de coureur, une foule énorme, des orchestres de jazz, de rock, du gospel. Manque plus que la Camarro rouge et blanche de Starsky et Hutch ...

J'en profite pour doubler Lance Amstrong et son barnum (10 meneurs d'allure, deux motards, une moto avec cameraman et preneur de son).

Le parcours est loin d'être roulant, les faux-plats se succèdent (relancer, relancer et encore relancer).

Km10, km15, j'ai un peu mal aux cuisses mais j'ai un peu d'avance sur mes temps. J'essaye de ne pas sauter les ravitos, un coup de la lavasse énergétique, un coup de l'eau.
Il fait de plus en plus beau mais ça reste frais, météo au top.

On enchaine ensuite vers Greenpoint des petites montées, des relances, des virages, j'ai du mal à suivre mais finalement c'est mon compagnon qui lâche au semi.

Arrive ensuite Pulaski Bridge, c'est court mais que ça grimpe (50 mètres à serrer les dents).
Petit passage dans le Queens, un peu moins d'ambiance. Dommage, y'a tellement de relances que ça ferait du bien.

Vient le terrible Queensboro Bridge, interminable. On s'accroche en pensant à des "images positives".

The first Avenue dans l'Upper East Side, c'est large, trop large. Je reste près des balustrades pour entendre les vivas des spectateurs. On est en pleine bagarre, tu passes, je te repasse, etc ...

Les douleurs commencent à être bien présentes (j'ai opté pour une paire de running légères mais déjà un peu âgées, choix fort regrettable).

Km30, toujours 5 minutes d'avance sur l'horaire et petit tour dans le Bronx.

Mile21, on arrive enfin sur la 5e Avenue et Harlem. J'ai de plus en plus mal aux jambes malgré les chaussettes Booster et ça monte, ça monte le long de Central Park. Toujours autant de monde avant, enfin, de rentrer sous les arbres.

Si tout va bien niveau cardio, c'est l'horreur au niveau des jambes et des pieds, tout est contracté et j'avance comme un canard.
On ressort du parc pour remonter jusqu'à undefinedColumbus Circleundefined, c'est l'enfer. Je m'arrête 2 fois provoquant la bronca des spectateurs, je serre les dents.

Enfin la statue de Christophe Colomb, une petite bosse (quasiment en rampant) et l'arrivée. Je suis cuit, lessivé, les mollets en petits morceaux mais immensément heureux avec mes 2h55'.

Sur l'instant, je ne réalise pas trop, je veux juste récupérer mon sac dans le camion marron(super, ce sera le plus éloigné de l'arrivée). Un allemand m'aide à m'assoir (il est tout frais et termine en 2h40'), ça va déjà mieux, j'arrive à manger, à m'hydrater, à m'habiller.

Je rejoins mon hôtel tout proche et retrouve Karlus qui a mis 3h30' (pour son 5ième marathon, il explose son record de 10' et en plus à NYC).

On avait promis de se faire un énorme hamburger avec de la bière. Finalement on garde la bière et prenons une pizza.

Le lendemain

Nuit douloureuse à pas pouvoir se tourner. Dernière visite à la Big Apple, dernières emplettes pour la famille, les amis et retour en France.

Debriefing, mes premières impressions

- parcours peu roulant demandant un entrainement avec des bosses
- méga-organisation, professionnalisme avec un immense P
- ne pas essayer de rattraper les 6h de décalage (trop court). On a gardé un rythme lever 6h et coucher 20h,très utile pour le jour J
- se ménager des siestes, on marche énormément dans NY
- si on veut "faire" la course, indiquer un maximum de 3h sur ses prétentions, zones de départ mieux adaptées
- faire un bracelet pour les temps de passage en MILES
- New-York est une ville fantastique, une ville qui respire avec une "éclectique attractivité".

Un marathon à faire et à refaire à condition de s'y prendre un an à l'avance.

Commentaires

» Par Stef, le lundi 13 Novembre 2006 à 20:11

Un grand BRAVO pour ta superbe course !
J'ai vraiment vécu la course en lisant ton récit.
Quelle ambiance, il doit y avoir; cela me donne envie d'essayer au moins 1 fois.
Bonne recup et à bientôt sur un Trail avant l'UTMB 2007.
Pour ma part, j'ai prévu le Mercantour en Juin 2007, j'espère que nous nous retrouverons ?
Stef

» Par Danny, le lundi 13 Novembre 2006 à 20:58

salut stef',
beau récit également de ton trek (en amoureux !!!).
pour le mercantour, c'est pas sûr, j'avais plutôt l'idée de faire le trail de Faverges (challenge avec la TSF) puis d'enchainer avec le TGV (trop alléchant ton récit) et finir par le CCC à l'UTMB.
Sinon t'es toujours OK pour la Saintélyon, je vais peut-être faire l'assistance de Juju.

Arvi pâ

» Par Dumbo, le mardi 14 Novembre 2006 à 04:43

Bravo. Beau parcours

Comme tu le dis , c'est une ville différente du reste du continent. La prochaine fois, il ne faut pas hésiter à aller découvrir les environs et, entre autres, les gunks . Ce n'est pas les Alpes mais ça vaut le déplacement à moins de 2h.

» Par Docteur Bruno, le mardi 14 Novembre 2006 à 20:59

Bon, tout ça fait rêver... plus proche de chez nous, plusieurs skitouriens s'élanceront samedi à 10h30 pour quelques heures de "souffrance" entre Fleury et Villefranche sur Saône pour le marathon du Beaujolais nouveau

» Par denis, le mercredi 15 Novembre 2006 à 15:06

Salut

12 kilometres a fond c'est pas du seuil :wink:

» Par Juju, le jeudi 16 Novembre 2006 à 16:58

Beau récit Danny,
...et belle course
Pour faire un marathon, je crois que je commencerais un peu moins loin, peut être Lyon ou Annecy. T'as qu'a venir pour faire 2h45...
Je te verrais à la Saintélyon ?
A+

» Par Karlus, le lundi 20 Novembre 2006 à 21:33

Bravo my friend!
Grâce à toi, je viens de revivre ce jour comme si c'était ce matin. Que du bonheur!

» Par patrick, le vendredi 26 Janvier 2007 à 15:14

super tes commentaires,

Y a t-il une récompense à l'arrivée?????????????un petit souvenir?

» Par samuel, le dimanche 18 Février 2007 à 15:36

Salut,

j'aimerais faire le marathon de new york mais comment s'y prendre pour trouver des infos sur cette course????
merci bien et félicitations.....

» Par JB, le jeudi 16 Octobre 2008 à 15:21

Félicitations ! La Classe avec un grand C.
Je frissonne déjà. J'y suis le 2.11.08.
Juste une question sur la bouf.
As-tu un tuyaux pour manger correctement sur place.
Salutations sportives.

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