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Les sacs sont lourds... au moins, nous aurons le temps de profiter du contenu...

Un bon poële bien chaud, quelques cartes et un petit jaune: la vie de chateau!

Les photos de l'après-midi à la lueur des bougies

De bon matin, le chemin des sommets; nous ne le tracerons pas aujourd'hi :(

Quelques virages plaisir

Plus fraiche, ça n'est pas possible!

Il y en aura pour tout le monde!

J'en perds mes sangles!

La forêt est tout aussi belle

La fine équipe, avant de déchausser pour une bonne balade en forêt humide

Mars, ce n'est pas le printemps

Par olivier faure, le vendredi 30 Avril 2010 à 20:39 :: "Itinerrance" hivernale :: rss

Et voilà,
A trop réver d'une sortie de plusieurs jours, à vouloir la faire vite, tout se termine en 2 journée sous la neige de mars.
Et comme notre approche de la montagne nous interdit de tenter le diable lors de fortes chutes de neige, l'errance de printemps s'est vite transformée en gardiennage de refuge :)

Donc, le 27 mars matin, les 4 protagonistes de la traversée Marseille En Vau Marseille en courant par les Calanques et de la Gigondas Mont Ventoux par les crêtes en un jour se retrouvent à la Martinette, après une nuit sur place pour certains, pour cette fameuse errance de printemps:
- Une montée au refuge de la Combe Madame
- Une virée l'après midi sur un des cols à l'est du refuge
- La montée au Rocher Blanc le dimanche et redescente au Fond de France

De la randonnée, pas d'alpinisme, une soirée qui s'annonce conviviale au refuge, et de grands espaces dans cette vallée que nous ne connaissons pas.

Bien sûr, l'histoire se passe en montagne, et la montagne est maîtresse chez elle: il neige pendant toute la montée à la Combe Madame; dans la tourmente, la virée de l'après-midi se transforme en séance d'entrainement à la recherche d'Arva, en corvée de bois pour alimenter le poële (oh combien bienvenu!)... et en pastis belotte!

Une nuit de neige sans discontinuer plus tard et, malgré une poudre de rêve, nous décidons de ne pas tenter la sortie vers le haut, qui ne semble vraiment pas raisonnable.

Il reste 700 mêtres de dénivelée à descendre dans une neige superbe, dans une vallée sauvage ou nous ne croisons personne (un dimanche, ce qui nous laisse penser que nous avons bien fait de renoncer!) à part de très nombreux chamois qui nous observent dans la seule pente qui permet d'enchainer quelques virages de rêve!

Plaisir de la montagne: une montée sous la neige, une après midi seuls au refuge, amitié et silence de la montagne, des apéritifs et un bon repas, quelques belles traces dans la pente et un peu de rodeo dans la forêt.
C'est bien sûr bien loin des sommets et des cols envisagés, mais la montagne dans sa splendeur et la chaleur du groupe... et du poële compensent par des moments d'éternité.

Nous sommes en mai, encore une ou deux sorties d'une journée...
Et des beaux projets d'errance hivernale pour la saison prochaine!

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