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La NNE des courtes en moins de deux minutes
La NNE des courtes en moins de deux minutes

Les Courtes : les 2 plus longues minutes de ma vie

Par romu, le 27.04.06

Salut à tous ,

Voilà pour moi le temps de vous conter en détail les instants d’un WE qui a commencé sous les meilleurs hospices pour virer en une fraction de seconde au cauchemar.
Je vous rassure tout de suite, je suis physiquement sorti indemne de l’accident qui va suivre et psychologiquement je l’espère (d’où cette nécessité d’explications).
Sans faire de « squalite » en référence à Squal le roi du Blog pour ceux qui ne connaissent pas, toutes mes énumérations me semblent nécessaires pour que vous, le membre, le visiteur, le quidam ou le simple curieux puissiez vous imprégniez du sentiment et de l’ambiance qui a régné durant ce WE du 23 AVRIL 2006 .
Tout commence par le bisous de départ à ma fiancée, Ruth , encore endormie mais qui me susure dans son sommeil sois prudent (comme d’habitude je lui réponds), suivi du Rdvs à Chambé avec Moms et du trajet jusqu’à Cham. durant lequel les palabres vont bon train sur l’objectif du WE : la face NNE des Courtes. Rien d’extraordinaire diront certains mais une course majeure à mon goût à laquelle j’avais d’ailleurs convié mon voisin et membre Mascio.
Un texto au boss pour leur souhaiter un bon skitour game (nous avions fait notre semaine avant à Val Cenis donc pas de réchauffé).
Les Grands Montets et Seb (venu de Strasbourg, départ 04 h00) nous accueillent, il est 09 H00. Il n’y a pas le feu, le gros de la foule s’est amassée dans les premières bennes Nous échangeons avec 2 Pierramentistes qui viennent s’acclimater pour la patrouille des Glaciers. A la descente de la benne, je leur fait mes remarques sur le déchaussage arrière accidentel en position bloquée dans certaines neige et invite par la même occasion Moms à resserrer ses TLT (je mets à 10 et lui à 8). Seb en Diamir avait déjà serré : demain, interdiction de déchausser leur dis-je. Nous allons faire un AR à l’Aiguille d’ Argentière ce qui nous permettra de nous mettre en jambe pour le lendemain et d’observer les sublimes faces N du glacier (Couturier, Cordier, Nant Blanc…) Le col de l’Aiguille Verte est tracé : couillu mais pas pour nous. A la jumelle notre objectif du lendemain ne manque pas de traces. C’était donc une formalité si ce n’est la frayeur (et première bonne étoile de ce WE), quand dans le goulet terminal j’observe les mouvements pas très catholiques de 2 personnes. Bon flair. Soudain j’en tends crier Merde !!! Et là, tel un javelot, un ski se dirige droit sur moi et se fige à 50 cm. Je le remonte à son heureux et inconscient propriétaire qui n’avait pas de lanières. Bref. Après un AR au sommet , très corniché, (nous pensons aux deux disparus qui ont basculés quelques jours auparavant versant Saleina) ; je skie depuis le raidillon sous la face en neige dure 50-55 ° afin de m’assurer du bon réglage des fixes : tout est ok. La partie haute de la descente étant infâme, on se dit avec Seb que demain, on fait demi tour aussitôt dans ces conditions.
Enfin venu le temps du bivouac : belle partie de rigolade avec comme chef d’orchestre Seb le roi de l’igloo. En 2 heures , le tour était joué alors que la perturbation annoncée nous amène son grésil, et que nos voisins italiens et suisses du hameau du glacier d’Argentière sont toujours en train de creuser …
Le repas avalé c’est l’heure du dodo, enfin on essaie, parce que avec deux carrémat pour trois c’est pas gagné, n’est-ce pas Moms. Les heures passent et nous devançons le réveil de 15 min. : je mets le nez dehors à 04H45 mais le vent et les flocons me font vite rentrer. MF avait annoncé beau pourtant …
Une heure de répit, en attendant le lever du jour, pendant laquelle nous préparons l’ascension en déjeunant tranquillement. Il n’y a à mon sentiment aucune pression ni tension mais simplement le minimum de concentration nécessaire pour ce genre de course. Ah ! 4 frontales en vue au pied de la face (nous verrons plus tard que c’étaient nos traceurs suisses ) .On attaque, tout le monde dehors. De par l’emplacement du bivouac , nous étions à pied d’œuvre au pied du couloir. Une fois en marche il ne fait plus très froid le coucher de lune visible avec la brouillasse qui se déchirait de part et d’autres, laissait présager de belles heures. De concert, si la visibilité n’était pas correcte au niveau de la rimaye, demi tour . Altitude 3050 m environ. Dans l’esprit de tous la sécurité était de mise d’autant plus qu’à la surprise de la nuit, 15 cm de fraîche s’étaient posés. Comme je le répète toujours « je grimpe jamais quand je vois pas ce qui peut dévaler du dessus » , surtout que dans notre situation ça pouvait venir de 700 m plus haut.
La progression est lente est régulière , comme dit dans le topo, mieux vaut s’économiser pour la descente ; de plus on est pas aux pièces (on a pas un Jeroen ou un Tchouf pressé d’être à Grenoble pour midi donc tout va bien). Je pense notamment à Seb, très bon skieur, pour qui c’est la première grande face et qui à en plus deux petites nuits derrière lui.
Pour ma part le vide est complet dans la tête, écarté les derniers tracas professionnels, restés dans l’igloo : en plein dans le trip comme dit l’un de nos jeunes traceurs suisses. La rimaye se passe très bien en libre et je fais remarquer à Moms qu’en cas de mauvaise visibilité elle peut être méchante en dehors de la trace : 10 – 12 m de crevasses…
Nous rattrapons une cordée de 2 (dont Sébastien le 2 ème miraculé) . Nous nous comptons, 9 (certains que nous étions les premiers) ; même s’il y a de la place il faudra gérer, ça commence à faire…
Tout ce beau monde grimpe tellement bien que je n’ai même pas le temps (ni l’envie pour une fois) de prendre un relais devant. Je regarde de temps à autre derrière mes compagnons ont l’air bien : « Mom’s, demande à Seb si tout est ok ? ». Ras . Au milieu de la face , un énorme bitard rocheux la divise en deux couloirs : je choisi la section de droite derrière les suisses.
Tout le monde à l’air confiant, avec cette neige fraîche et le soleil qui scintille au travers des derniers nuages moutonnant sur les cimes avoisinantes.
Le col est en vue , il est 10h00 . La cordée de 2 (Sébastien et Olivier) commence la progression sur l’arrête. Je suis, tandis que nos suisses ayant fait une plateforme, font une pose bien méritée, en me disant que Seb et Moms arriveront pendant ce temps là. Mais la progression est moins sûre avec ces rochers douteusement plâtré, et comme je ne suis pas encordé je préfère rebrousser chemin. A ce moment là, les 2 devant font de même. Moms, qui arrive derrière comprend la manœuvrer et n’insiste pas. . Le soleil chauffe sec sur ce col ouvert à l’est , et on préfère optimiser cette neige avant qu’elle ne transforme. Vient le temps du chaussage sur une plateforme commune , enfin presque . Nous attendons le départ de Sébastien qui désescalade (ayant préféré laisser ces skis 300 m plus bas), suivi d’Olivier. Ces virages sont nets et précis, aucune suspicion quant au manteau. Au même moment arrive les 2 autres grimpeurs, tellement loin auparavant que l’on croyait avoir fait demi-tour . Sur le sage avis de Moms nous les laissons terminer leur ascension et se mettre à l’abri. J’observe une radio dans le sac de l’un des deux frères, Philippe et Jean François de C2C (mes futurs alerteurs radio et rapporteurs de ski). Je leur conseille de laisser leurs skis à ce niveau car j’avais aperçu des rochers masqués au dessus, et de faire l’arrête encordés. A mon tour de m’élancer. Fixations bloquées , je rebondis une fois sur chaque pied , tout est ok. A mon habitude je dérape sur les premiers mètres pour tester la neige, c’est pas de la poudre de cinéma mais c’est correct : de la fraîche sur une ancienne couche densifiée. Olivier est déjà loin en bas je ne le vois presque plus. Sébastien est 150 m plus bas , toujours en désescalade. Il est 10H53 . Alors que j’enchaîne les premiers virages sautés (la pente est dans les 50 °) Moms m’avertit qu’il prend la traditionnelle photo de départ . Soudain au 5 ème virage, je me réceptionne sur un rocher masqué sous la neige fraîche.Altitude 3760 m. Il est 10H54 et je n’imagine encore pas que les minutes les plus longues de ma vie vont s’écouler. Je suis déséquilibré vers l’amont et commence à partir en glissade : mon ski droit vient de déchausser !!!!! Un instant je pense pouvoir m’arrêter dans cette neige molle et remettre mon ski que je pense rester accroché à ma cordelette- mousqueton. Les témoins du dessus, ainsi que Seb et Moms, pensent que je vais m’arrêter. Aucun cri ne sort de ma bouche mais je commence à comprendre la gravité de la situation au vu de la vitesse vertigineuse qui augmentait. Très vite mon ski déchaussé s’est détaché de ma jambe, et l’autre n’a pas dû tarder à sauter sous la tension (il sera retrouvé à mi pente par Philippe). Je tentais l’impossible, planter mes mains comme des pieux mais je voyais la paroi défiler à une vitesse hallucinante. N’ayant plus aucun ski au pieds, dans un ultime réflexe je donna une pression des jambes pour planter les talons. Le résultat :cela fit ressort et le début de la centaine de roulés -boulés. Je hurlais à la vie , à la mort. Je me retrouvais tête en avant dans un style skeletton dont je me serais passé, et j’ai fermé les yeux en voyant le bittard rocheux contourné à la montée, droit devant. Olivier qui était à cette hauteur et qui s’est écarté en entendant nos cris, nous a vu passé à 2m. Ce qu’il croyait être un sac, c’était moi en boule à 538m/min (chiffres Suntoo) . Nous , oui car Sébastien étaient également dans cette chute infernale . Comment ? Mystère, amnésie totale pour sa part suite au traumatisme cranien. A un moment j’ai cru que ça ralentissait mais je fus repris de plus belle par un vroouuomm qui me noya : c’était une grosse coulée de surface qui me suivait. Me débattant avec des râles de bête je ne voulais pas croire à une fin pareille. Ces minutes semblaient des heures, longues, interminables. 10, 50, 100 roulé-boulé, ça n’arrêtait pas ! Je n’attendais plus qu’une chose c’était une grosse percussion finale contre un bloc : un splatch, un scratch, un boum, …. La fin en somme, avec la grande silouhette sans visage vêtue d’une cape noire avec sa faux . Je pensais à NAT…. Je ne m’étais même pas rendu compte que mon casque venait de s’arracher. A cet instant j’éprouvais de grandes difficultés à respirer avec les mulltiples chocs à la cage thoracique et surtout la neige qui me recouvrait. La lutte devenait vraiment trop inégale , mais je n’ai à aucun moment voulu me résigner . Il est 10H54 . Je sens que je flotte, je vois le soleil qui m’eblouit, je suis ralenti, arrêté. C’est la fin, mais pas ma fin : je vois le sang ruisselé devant moi donc je suis vivant. Dans quel état ? Je touche ma tête, je n’ai plus de casque, mais pas de trous. Mes bras, mes jambes : la cuisse droite me fait horriblement mal. J’entends crier derrière moi :
ça va ?
Je me retourne, donc le dos et le cou on l’air ok , et je vois 3 gars s’agiter au pied de la rimaye. Oh put… de Dieu. Je suis en bas du couloir, je viens de la sauter, conscient et apparement entier. Je m’étale sur le dos, reprenant ma respiration quand j’entends le bourdonnement d’un Hélico. Il va nous voir c’est sûr . Je gesticule tant bien que mal il a compris et sûrement vu à la jumelle. (le frère à la radio avait donné l’alerte dès le début) Je suis sauvé me dis- je , c’est sûr. Dans un fracas assourdissant arrive un gendarme (QUINIO)
- Bonjour, qu’est-ce qui c’est passé ? Ça va ? Vous avez mal où ?
- J’ai tout descendu, j’ai tout descendu
- Vous avez sautez la rimaye ? Calmez –vous ça va aller , c’est fini
- J’ai tout descendu, de la haut !
- Calmez-vous ne bougez pas, le médecin arrive .
- De la haut put…, de la haut

Il me croyait en plein délire quand à la radio on entend : dévissage du sommet d’au moins une personne.
Et là il me dit :
Tu peux aller brûler un cierge, Romuald, c’est un MIRACLE
Mais il y a une deuxième victime, ou plutôt un second miraculé 50 m au dessus, c’est Sébastien. Il semble plus touché (trauma cranien diagnostiqué ) mais il est sauf.
Alors je parle, je parle , sans marrêter : j’ai déchaussé du haut, les autres, Seb, Moms , ils sont où ? Mes skis ? Il faut qu’on me les rapporte et je redescends tranquille jusquà l’igloo. Je ne réalise pas à ce moment que je viens de dévaler les 710 m de face en 2 min.
Mes copains, mes compagnons « chasseurs » où sont-ils ? . Je veux me retourner sans cesse pour voir, mais le gendarme QUINIO, comme un père me dit de rester calme, on ne sait pas ce que j’ai . Enfin Moms arrive : il à peine à y croire , je suis là devant lui , sanguinolant , mais en vie et entier. C’est pas croyable, t’es vraiment solide
tels seront ses mots et il craque en sanglot. Puis Seb arrive, livide. Il est rassuré n’y croyant plus. La descente pour eux a été également un enfer : ils ne savaient rien pour moi, et il fallait qu’ils empruntent cet itinéraire. Et j’imagine qu’après m’avoir vu décrocher, ça travaille dans la tête….
Maintenant il faut prévenir Ruth que je serai en retard ce soir, il ne faut pas l’affoler.
Ensuite, ce sont les rotations dans un vacarme, pour déposer le doc, puis la barquette, et enfin un deuxième secouriste. A chaque fois QUINIO à beau me protéger mais je mange de la neige ça me rappelle cette descente interminable.
Il faut que ça cesse. L’hélico se met en stationnaire pour me charger (je dis quand même 1m 83 pour 80 kg). Si ça va pas, on prendra la perche dit le gendarme THOMAS. Le vol me semble long , je tremble, j’ai froid, je sens que je vais craquer. Sur le brancard , j’explose , je crie ma peine, ma joie , ma rage …. C’est le choc. Check up complet : le tarif est maigre eu égard à l’accident : 24 H d’observations (avec l’équipe du docteur Koenig et l’infirmière Volant, tous adorables) et rien de cassés.

Voilà , cela a pu vous paraître long, mais sûrement pas aussi long que ces 2 min de descente infernale.

Alors vient le temps , du bilan :
3 facteurs étaient réunis pour que nous restions en vie :
- la neige molle et le goulet central creusé par les coulées qui a fait toboggan.
- la non percussion et l’absence de barres rocheuses en bas.
- notre bonne étoile et notre bonne constitution .

Des questions :
A aucun moment nous avons eu un sentiment de danger dans cette pente, les conditions de neige optimales pour un tel couloir, bien dans la tête, pas d’excès de confiance. Seb m’a dit ne pas sentir plus de tension qu’aux Vallorins 3 semaines plus tôt. Le risque zéro, nous le savons tous n’existe pas en Montagne, mais il faut le minimiser au maximum. Ce que nous pensions avoir fait en ne chaussant que 10 m sous le col, en serrant tout à bloc. Est- ce qu’avec d’autres fixations, l’impact contre le rocher n’aurait pas fait déchausser ? N’aurais-je pas basculer en avant ?
Une chose est sûre je vous invite à vérifier vos TLT et même bloquées à 10, avec la monte réglementaire de 4 mm ça peut décrocher avec une torsion ou un gros transfert de charge vers l’avant (cf le Forum à ce sujet) . Il faut que votre talon soit le plus proche possible de la talonnière. Si vous arrivez à décrocher votre chaussure par le talon avec un forte traction alors ne vous aventurez pas dans du raide.

Voilà je suis soulagé et bien content d’être parmi vous

A bientôt sur les skis .

Commentaires

» Jeroen, le 27.04.06
Bienvenue parmi nous Romu, heureux que cette histoire se termine bien.
En pente raide l'erreur n'est pas permise. Merci de nous le rappeller. Plus on pousse les limite, plus le basculement est difficilement négociable.
Est ce que les risques encourus en valent la peine quand on sait qu'on ne maîtrise pas complètement tous les paramètres ? On est tout en droit de se poser la question, et d'y apporter une réponse qui ne peut être que personnelle...

Mon coeur est monté en fréquence tout du long de ton récit. Merci pour l'expérience que tu vous communique.

Une pensée à seb et aux spectateurs pour qui ça n'a pas du être facile non plus.

» squal, le 28.04.06
Merci Romu pour le témoignage même si tu me l'as déjà fait par téléphone.
C'est très enrichissant de voir que l'expérience ne fait pas tout et que nous restons dépendant du matériel et de l'environnement.
Je n'ose imaginer ce que tu as vécu et ce qu'ont vécu Moms et Seb et les autres présents ! Il faut être costaud pour descendre le couloir après que son ami l'ai dévalé en entier. Surtout en pensant que le pire est arrivé...
Heureux de te savoir en "bonne forme" ainsi que Sébastien. Et au plaisir de faire une rando avec toi (peut-être pour le WE du 8 mai).

Soignes toi bien ! A bientôt

» Djay, le 28.04.06
Salut, ton article m' a fait froid dans le dos ....

J'ai fait la NNE il y a deux ans dans des condices ou la moindre chute etait immediatement arretée par une bonne couche de poudre ...mais j'ai une bonne idée de ce que tu as du ressentir qd tu es parti du sommet de la pente

J'avais eu la meme experience a moindre echelle avec un virage mal negocie sur une zone en neige beton dans la NE du Charvin (200m en 5.1) ... 200m de roulé-boulé sans pouvoir rien faire, a voir les caillasses du bas de la face s'approcher, à hurler comme un malade, à penser en une seconde "ca y est, je suis mort ... quel con !" ... j'ose pas imaginer ce que ca doit etre sur 3 fois plus haut, et encore plus raide, avec en plus une rimaye en bas ....

heureux que tu t'en sois sorti, et ca remet encore plus en question mon engagement (deja relativement limité) en pente raide....

Bon courage pour le retour sur les lattes,
Djay

» Ricil, le 28.04.06
Je croyais avoir fait fort avec mes 500 mètres en moins de 2mn. Me v'la battu à plat de couture ! C'était pas ton heure, tu ne l'avais pas décidé. Merci pour ce récit intense.
Quid du piolet entre les bretelles du sac à dos ?

» Ambrevetta, le 28.04.06
Salut Romu, ça fait froid dans le dos , ton récit.
J'avais déjà eu l'info par Squal, mais sans les détails.
OUF!
Contente que tu t'en tires à peu de frais (enfin, relativement ) .
a bientot sur des skis.

Katy

» Pierre Parisot, le 28.04.06
Récit boulversant... Merci pour ton témoignage. Super que vous vous en tiriez sans trop de mal.

J'ai eu quelques pépins dans ma partique de la montagne et même si je m'en suis sorti avec des petites séquelles physiques ils ont sûrement été moins éprouvants psychologiquement.

La montagne apporte tellement de sensations fortes, difficilement explicables à ceux qui ne pratiquent pas, mais on est souvent sur le fil et tout peut basculer très vite, souvent quand on s'y attend le moins.

J'ai souvent la vision de mes proches quand je pratique et mon principal regret si j'ai un pépin sera de les avoir négligé (un peu, beaucoup ??) au profit de la montagne mais difficile de s'arrêter quand on a le virus.

Ce genre de récit, même si on sait que ça peut nous arriver, ça fait bien gamberger...

Skitour, mieux et moins cher qu'une thérapie...:-))

» marika, le 28.04.06
Hé ben Romu, une grosse frayeur que vous vous êtes fait là, toi ainsi que Seb et Moms...
Ca fait plaisir de savoir que tout s'est bien terminé, heureusement!!!!
C'est effectivement une expérience qui fait relativiser et voir les choses différement, mais franchement on s'en passerait...beaucoup de chance dans l'issue, mais aussi pas de bol que ce soit arrivé!
Je trouve ca chouette que tu aies envie d'en parler, ca me parait bien normal, ca doit sacrément "travailler" un truc pareil!! Vivement qu'on te revoie sur tes skis avec ton "style romu" bien caractéristique qui nous aurait manqué! ;-))
ton récit est vraiment super, on s'y croirait, et ca fait froid dans le dos...
je sais pas si j'aurais eu le sang froid de tes coéquipiers de réussir a enquiller des virages après ca pour te retrouver en bas!

» rémi, le 28.04.06
Salut,

Je tremble encore de ce récit... Ca fait vraiment réfléchir sur notre pratique! Merci de nous l'avoir fait partager...
J'ai en souvenir le livre de Joe Simpson (je crois, vous me confirmerez) qui est descendu de la même maniere le couloir et qui s'en est aussi bien sorti... je te recommande de lire ce bouquin, ça peut arriver vraiment à tout le monde (même aux meilleurs...)...

» jib, le 28.04.06
Et bien Romu, soulagé que l'issue soit heureuse ! C'est vrai que tu as eu de la chance dans ton malheur, mais l'essentiel était bien de "tenir" et essayé de lutter comme tu l'as fait.
Bon rétablissement

» friz, le 28.04.06
Tout ça fait froid dans le dos, remets toi bien et à bientôt dans le frizmobile.

» Jip, le 28.04.06
Récit très impressionant. Merci de nous faire partager cette expérience qui s'est heureusement bien terminée. Une pensée aussi aux "spectateurs" qui ont du trouver la descente bien longue.
Bon rétablissement et à bientôt.

» nat, le 28.04.06
Bienvenue au club des rescapés.
Même quand on croit tout maitriser, une pierre cachée sous la poudre (c'est pour ça que j'ai toujours préféré la transfo), un caillou qui tombe ...
Ceux qui sont morts accidentellement ne l'avaient pas décidé.

» jean, le 28.04.06
Comme je te l'ai déjà écrit, bon courage pour la reprise.
Va donc faire un tour du côté de ValCenis, c'est moins craignos !
Bon rétablissement
Amitiés
Jean

» carlsson38, le 28.04.06
Tout bonnnement impressionnant de chance... J'ai les jambes qui tremblottent rien qu'à ton récit.
Bon rétablissement à toi et à ton collègue.

» OlivierC, le 28.04.06
Je te souhaite un bon gros rétablissement Romuald...
C'est une histoire qui a bien fini et c'est tant mieux, d'autres n'ont malheureusement pas eut ta chance dans ce meme couloir.
Ton récit m'a rappellé la chute qui a été fatale à notre ami Didier Josset le 03 avril 1995 dans ce couloir alors que nous (hervé et moi) le descendions, nous l'avons vu passer au dessus de nous.
J'ai longtemps gardé ce passage douloureux présent dans ma tete...cela m'a calmé sur les skis pendant un certain temps.
Il y a des choses qui ne s'oublient jamais, malgré le fait, les regrets sont là, mais c'est le jeu de la montagne, il faut en être conscients.
Cela fait réfléchir aprés, la vie est belle.
Bon courage à toi et aux autres présents ce jour.

» Brigitte, le 28.04.06
Ravie que vous vous en soyez sortis !
J'imagine ce que tu as pu ressentir, j'ai fait il y a quatre ans 300 m de roulés-boulés à la NE du coolidge. J'ai pasé beaucoup de temps à penser à l'erreur technique que j'ai faite ce jour-là !
J'espère que tu seras bientôt sur les skis pour de belles descentes ... un peu moins rapides ;-)

» Un visiteur, le 28.04.06
Sacré coup de chance.

Je me rappelle d'un couple qui a dévissé à mi-pente dans la montée lorsque nous attaquions à descendre. 5 min après, hélico au pied de la rimée et nous avons appris par radio (un célèbre surfer qui était en liaison avec les secours était avec nous) qu'une des 2 personnes étaient décédées. La neige était pourtant poudeuse. On a jamais su comment c'était arrivé et on a hésité un moment avant de descendre à ski, l'hélico étant stationné au pied du couloir.
Finalement, nous y sommes allés : quelques mètres en dérapage, puis descente en petits virages ; Grandes courbes pour le surfer devant qui nous a rassuré, très difficile à suivre...

Je me rappelle juste du matos et du niveau de ce couple que nous avons dépassé au pied de la rimée : vieux skis, vieilles fixations, manque de forme physique, de niveaux peut-être aussi pour ce genre de course. Ils étaient encordés, je pense que ca ne les a pas aidé dans la chute.

» Stef, le 29.04.06
Re-bienvenue parmis nous.
Lundi matin, j'avais eu le recit de ta chute par un guide qui travaille avec moi : Jef, qui était au niveau de la Rimaye à ce moment là.
Il était allé aider le 2ème miraculé.
Merci pour ton récit qui nous fait "un peu" ressentir cette chute et prendre conscience que la montagne n'est pas que belle ...
Vive la Vie !
Stef

» Etienne Haller, le 29.04.06
Le récit de cette mésaventure, comme celui de Nat l'année dernière, sont particulièrement précieux, et remettent les choses à leur place, au delà de l'aspect émotionnel très fort, et je reste très impressionné par leur qualité.
J'espère que tu panseras vite tes contusions et que tu digèreras le traumatisme, rappelles-toi que l'on a de beaux tours à VTT pour cet été!

» Pat des Vosges, le 29.04.06
moi chuis tombé hier de 20 mêtres dans du 50° dans le Wormspell( Honheck), eh ben rien que ça, ça fait drôle, alors ta glissade infernale, j'ose pas y penser !...y'a sept vies à un chat ROMU, gardes bien les autres en réserve !!

» Altieri Sylvain & William, le 29.04.06
Salut Romuald
une petite question nous vient à l'esprit.... ????
TU CROIT QUE SA POUVAIS PASSER EN VTT ??????
en tout cas au plaisir de te lire!!, tu est encore vivant...ouf !!
Sylvain&William

» henyan, le 30.04.06
Romu, la prochaine fois que tu veux faire du KL ou du saut de rimaye en roulé boulé il n'est pas nécessaire de prendre autant d'élan !
Bien content que tous les deux vous ayez une bonne étoile. Ton témoignage fera aussi réflechir à nouveau sur l'engagement que l'on prend parfois dans les couloirs et ce quelques soit les raisons pour lesquelles on peut dévisser.
Bon retour

Au plaisir de se faire une prochaine sortie à ski ou vtt

» tetiaroa, le 30.04.06
Salut Romu,
Je suis content que vous soyez tous les deux vivants. Tout le monde n'a pas cette chance.
Perso j'ai connu ce même problème en traversant un névé en glace vive recouvert d'une fine couche de neige fraiche. J'ai testé la qualité de la neige sur deux pas et au troisième pas je suis parti en glissade sur le cul pour 50 m de descente très rapide. J'ai traversé une moraine en pensant m'arrêter. Ça n'a fait que me détruire le pantalon, les jambes et les mains. A l'arrivé j'étais en sang et je ne sentais plus mes doigts, j'ai dû griffer la glace pour essayer de m'arrêter. Si j'avais eu les crampons ce ne serait pas arrivé. Ma copine m'avait descendu à l'hopital sud pour une révision et un peu de couture. Je pense avoir ressenti un peu les mêmes sensations.
J'espère qu'à l'hôpital vous avez eu droit au génépi et au gâteau "fondant au chocolat" comme réconfort.
Bon rétablissement à tous les deux et à bientôt pour une meilleure rando que celle du Grand Serre.

» HFO, le 02.05.06
Merci pour ton récit
Je ne te connais pas, ni aucun des acteurs de cette dure journée mais je vous salue tous et vous adresse un grand sourrire d'amitié montagnarde.
Je veux dire quelques mots sur cette NE des Courtes. Je l'ai skiée en 88, ma 1ère grande pente raide à 21 ans, peu d'expérience alors, au pied des Yétis bien vieux, fixations Petzl à ressort... Tout c'était bien passé, un grand souvenir. Mais le recul de l'expérience, la mienne et celle des autres, la tienne aujourd'hui m'invitent à faire un cas particulier de cette course.
1- elle est très éprouvante psychologiquement à cause de son ampleur, tous le confirment.
2- elle est plus dure que sa réputation, la cot en 5.2 est inadaptée (Cf mise au point de nombreux skieurs, dernièrement LTA le 29/4)
3- elle est trop belle pour ne pas attirer trop de monde ce qui hélas promet d'autres accidents, d'autres histoires aux épilogues moins heureux.
4- le haut (exactement les 2ème 100m en partant du haut) est souvent dangereux. En 88 : 50m de dérrapage avec la glace à peine couverte, voir aussi l'anecdote de LTA vécue en s'écartant de la trace. Et bien sûr les caillous cachés... et combien d'autres témoignages si on cherchait un peu?

Pas de morale de l'histoire, juste de l'humilité pour cette descente majeure... Qu'on se le dise
Je te souhaite un bon rétablissement physique et surtout psychologique

» chris, le 02.05.06
Bonjour,
je viens de lire ce récit émouvant et captivant alors que je viens de faire cette pente ce matin pour l'entrainement (1iere benne, 13h au parking).
J'arrive au pied: 9 personnes réparties un peu partout de bas en haut. Alors que je rattrappe 2 skieurs à la montée, un free rider envoie la gomme juste au dessus de nous, rate un virage à la limite de la gamelle, corrige et evidemment continue ces virages de free riders à cul avec gros skis. Je l'interpelle de skier ailleurs, c'est assez large..., rien.
Que dire?
Cette pente est sublime et vaut ces 5.2. Pas plus, pas moins. C'est plutot toutes ces pentes cotées 5.1 à 5.4 sur 200m avec un bout de caillou au centre qu'il faut rabaisser. Parfois, on a l'impression qu'il y a une surenchère dans la cotation comme si on voulait se prouver que l'on est superbon. Qu'on sait envoyer du gros.
Il faut l'estimer à sa juste valeur et savoir que la chute est interdite. On n'est pas dans "la Face" des Grands Montets où on recontre tous ces casqués qui ne savent pas apprécier mais seulement consommer.
Ce n'est pas parceque elle est tracée dans tous les sens que l'engagement est réduit. Je trouve plutot que vu le nombre de skieurs dans cette pente, tu es celui qui n'a vraiment pas eu de chance alors qu'un bon nombre de personnes n'ont rien à faire la dedans.
Bon rétablissement et bonne continuation.
Nota: je ne veux pas lancer de débat sur la cotation mais c'est ce con.... de free rider qui me fait enrager.

» P.M, le 03.05.06
j'ai pris le temps de lire ton récit en rentrant, au boulot pas le tps.. Ca permet de donner plus de détails au bref récit que tu avais fait oralement.... je n'ose imaginer tout ce à qui ou à quoi tu as pensé pendant ces 2mn... en tout cas comme l'on dit tes amis, tu es là, en bonne santé, alors welcome....

» Alexandre, le 04.05.06
Bonjour Romu,

Merci pour ton récit plein de sincérité et de clairvoyance. C'est grâce à ce genre de témoignages que notre communauté avance, et ça permet de réfléchir à sa pratique personnelle, et pour moi c'est bien ça qu'on peut appeler l'expérience... Heureux que tu sois parmi nous pour raconter ton histoire, et que tes compagnons d'infortune n'aient pas eu de blessures graves.

J'espère que tu sauras exploiter la chance que tu as eue pour faire fructifier cette expérience et partager avec les autres le bonheur d'être en montagne, peut-être en la pratiquant différemment, ou pas, cela ne revient qu'à toi de le déterminer.

à bientôt en montagne,
Alexandre

» jean-francois, le 07.05.06
Salut Romu, on ne se connait pas mais je suis sans doute la dernière personne à qui tu ais parlé avant de t'élancer dans cette pente vertigineuse le 23 avril dernier. Ne pouvant évidement pas prévoir ce qui allait se passer je t'avais souhaité une "bonne descente", j'étais alors bien loin de m'imaginer que tu allais descendre cette face N-NE en quelques secondes ! Tu dois te souvenir de moi car je montais derrière ta cordée avec mon frère Philippe, c'est nous qui alerterons le PGHM avec notre radio. Je suis en tout cas bien heureux que tu sois aujourd'hui sortis indemne de cette mésaventure, c'était vraiment très impressionant émotionnellement de te voir partir la dedans sans rien pouvoir faire, et de voir que tu étais finalement aller jusqu'en bas. Nous avons appris, depuis le sommet, toujours grâce à notre radio que tes jours n'étaient pas en danger, c'est sans doute ce qui nous a permi de faire notre descente presque sereinement. Nous t'avons également redescendu un de tes skis qui était planté là, en pleine pente !
Remets toi bien de ton périple et de ces fortes émotions, je garde aussi une pensée pour la deuxième victime de cette journée, et je te dis à bientôt peut-être au détour d'une pente, skis au pieds, mais cette fois-ci, tu ne m'en voudras pas si je ne te souhaites rien de particulier... :-)
Encore bravo pour le courage que tu as eu a écrire ton récit juste après l'accident.
J.F.

» TiBougnat, le 09.05.06
Heureux de savoir que tu pourras refaire une traversée de Belledonne l'an prochain.
Vive l'été et le VTT !
A bientôt sur les singles !

» denis gindre, le 10.05.06

Je compatis à ta mésaventure dans les Courtes, fort bien décrite.
J'ai participé à ta mésaventure de la veille puisque c'est moi que tu qualifies un peu abusivement d'inconscient, ayant eu moi aussi un pb de fixation, sans conséquence fort heureusement.

» denis gindre, le 10.05.06

Je compatis à ta mésaventure dans les Courtes, fort bien décrite.
J'ai participé à ta mésaventure de la veille puisque c'est moi que tu qualifies un peu abusivement d'inconscient, ayant eu moi aussi un pb de fixation, sans conséquence fort heureusement.
Bien amicalement et mille excuses pour le ski...

» Eric, le 15.05.06
Salut Romu

Pat m'a aconté en détail, ce qui t'es arrivé, alors qu'on étaient confortablement installés à la Doldenhornhutte avec le compère Patrice. On a dégusté quelques bonnes bières à ta santé, heureux de te savoir sain et sauf après une telle chute. La lecture de ton récit m'a remué les tripes, je te souhaite un bon redémarrage et à bientot si t'es de passage du coté des ballons ( vosgiens bien sur)

» Charlie, le 30.05.06
Hello Romu, content de lire ce qui m'est exactement arrivé début juin 1983, à quelques petites différences toutefois :
Nous étions montés versant Couvercle, et moi je suis parti sur de la glace vive cachée sous de la neige à peine collée... en bordure droite du couloir, à peu près 40m sous le sommet ...
Sinon le reste colle parfaitement à ton récit, le casque en moins (que nous n'utilisions pas encore) et un seul ski retrouvé, (fisher métalique) tordu à l'équerre !
23 ans après j'en ai encore les poils qui se hérissent !

» JEREMIE GAUTIER, le 31.05.06
Merci pour ce récis qui me laisse sans voix... Heureux que tout se finisse bien !
et doublement merci au 2 messages d'Altieri (frères) et Henyan qui par leurs petites blagues permettent de détendre un peu l'atmosphère...

Bonne continuation et au plaisir de te croiser, Jérémie

» mpui, le 06.06.06
Et aucunes nouvelles de Sébastien, la deuxième personne à dévaler cette pente ?

» mpui, le 06.06.06
Et aucunes nouvelles de Sébastien, la deuxième personne à dévaler cette pente ?

» bénétrice nono, le 05.07.06
ROMUALD HOUIN !!!!! MERCI de ne pas m'avoir fait partager ça à chaud.....bon sang ! j'ai les cheveux qui se dressent...
exceptionnellement je t'embrasse doublement et suis trop contente de t'avoir entendu tout à l'heure !
Ruth a t-elle encore envie de te laisser partir ?? solidraité avec elle. et doudou sera consigné à domicile
buzi

» GASSMANN EMMANUEL, le 09.08.06
EH BEN ROMU TU T'ES PAS CALMé!
OUF ! T'ES VIVANT. MAIS PUTAIN FAIS GAFFE !



» Manu, le 24.10.06
Emouvant récit... Merci.

Tu fais référence a 2 personnes qui ont dévissé sur le versant Nord-Est de l'Aiguille d'Argentière. En juillet 98 j'ai moi meme chuté là bas, a 10 mètres sous le sommet; arrivés 2 minutes plus tard en dessous de la rimaye 650 mètres plus bas... Moi et mon compagnon de cordée, mon père, en sommes sortis indemnes (pour vous rassurer).

Bref je voulais avoir des détails sur la chute qu'ont vécues les 2 personnes que tu mentionnes. Je veux pas tomber dans le fait divers mais ca semble tellement etre le meme accident, et ca m'a tellement marqué ce qui m'est arrivé ce 5 juillet, que je me permets de demander.

merci de répondre sur mon mail:
edanglej@puc.cl

» maithe, le 12.04.07
contente de vous savoir en vie après ce court temps mais cette si longue attente de connaître le sort décidé par dieu c'est qui !
Ton récit m'a rappelé celui de mon ami qui a dévallé de la même façon une pente de 400 m et en est ressorti sans une bosse. On se dit que votre heure n'était pas là, que vous êtes passés deux fois quand on a distribué la chance, et je ne sais quoi encore. On a froid dans le dos et chaque fois qu'on entend ces récits se posent les mêmes questions : pourquoi tant de risques, ? revends ton matos de ski, et beaucoup d'autres choses et la dernière question est pourquoi je suis toujours sur mes skis !
longue vie à vous

» Edwige Smague, le 15.05.07
ça calme... j'ai eu les "boules" tout au long de l'article. C'est une chance énorme que vous soyez en vie Sebastien et toi.
Les conseils sont précieux d'autant plus de ceux à qui il est arrivé une histoire horrible!

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