LAPIAZ
(ou lapié ou lapiez)
Par définition, ce sont des
ciselures superficielles creusées par les eaux en terrain calcaire
Le terme « lapiaz » est d’origine jurassienne issu éthymologiquement du latin :
lapis, lapidis (
la pierre)
Les lapiaz peuvent mesurer de quelques cm à plusieurs mètres de larges, idem pour la profondeur avec parfois constitution de véritables gouffres.
Il s'agit de "rigoles de dissolution", dues à la
dissolution du calcaire (ou carbonate de chaux) par les eaux de ruissellement chargées de dioxyde de carbone (CO2). Ce CO2 a pour origine le CO2 atmosphérique, mais aussi (et même surtout) le CO2 dégagé par la respiration des organismes végétaux présents au fond des fissures ou lichens encroûtant le calcaire.
Ce CO2 "attaquant le calcaire" est soustrait de l'atmosphère, et se transforme en ion HCO3-
CaCo3 + CO2 +H2O => 2HCO3- + Ca2+
En surface, ces « rigoles » creusées dans la roche définissent les lapiaz mais ils existent des formes souterraines bien connues des spéléologues ; ce type de relief qui affecte les roches calcaires définit le modèle KARSTIQUE. On en retrouve sur les dalles plus ou moins inclinées de l’époque urgonnienne (Crétacé inférieur) ; elles font aussi la joie des grimpeurs, selon la raideur des dalles rencontrées bien que les arêtes soient parfois très tranchantes pour les cordes
Les lapiaz sont
fréquents dans nos massifs calcaires préalpins et constituent un
danger pour le randonneur l’été en cas de manque de visibilité mais plus encore pour le randonneur l’hiver à pied, en raquettes ou à skis car ils passent souvent inaperçus
Cet été avec mon ami Pascal, nous avons effectué une randonnée sur
le désert de Platé, connu pour ses lapiaz et dont j’ai ramené quelques photos
Quelques liens:
>
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lapiaz
>
http://www.midipyrenees.chambagri.fr/morpho/html/unitcart/UC46.html