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Plaquette (Crédit : Anena)
Plaquette (Crédit : Anena)
Aiguilles (Crédit : Anena)
Aiguilles (Crédit : Anena)
Neige roulée (Crédit : Anena)
Neige roulée (Crédit : Anena)
Givre de surface (Crédit : Anena)
Givre de surface (Crédit : Anena)

Formation de la neige

Par Jeroen, le 21.07.04

Du nuage au flocon

La neige s'élabore au sein des masses nuageuses par températures négatives.
Mais tout n'est pas si simple !

Les gouttelettes d'eau qui constituent le nuage peuvent rester à l'état liquide même par températures négatives. Pour passer de l'état liquide à l'état solide, il faut qu'il fasse suffisamment froid (-10 °C au moins) et que soient présentes dans l'atmosphère des particules solides étrangères appelés noyaux de congélation autour desquels les gouttelettes d'eau vont pouvoir se cristalliser et donner naissance à de petites particules de glace (appelées germes initiaux) à partir desquelles vont se développer les cristaux de neige.
Ces noyaux de congélation sont de microscopiques poussières en suspension dans l'atmosphère et ont des origines très diverses : particules salines, sables venus de zones désertiques etc…

La croissance des cristaux de neige

Revenons à nos embryons de glace et à notre nuage constitué de gouttelettes d'eau. La coexistence forcée de ces deux états de l'eau, solide et liquide, ne va pas rester pacifique. En effet, les gouttelettes d'eau ont tendance à s'évaporer au profit des cristaux de glace qui, de ce fait, grossissent. Lorsque leur poids leur permet de vaincre les mouvements ascendants de l'air dans le nuage, ils tombent vers le sol ;
la vitesse de chute est d'abord très faible, de l'ordre de 1 à 2 mm/seconde, pour s'accélérer progressivement (20 à 30 cm/seconde en moyenne au moment de l'atterrissage).

Pluie ou neige ?

Pour autant, la chute de neige n'est pas encore assurée. En effet, le destin des cristaux de glace va dépendre de la température de l'air qu'ils vont rencontrer au fur et à mesure de la chute. Si celle-ci reste négative jusqu'au sol, alors nous aurons nos beaux flocons formés de cristaux plus ou moins enchevêtrés. Par contre, si la température devient franchement positive dans les dernières centaines de mètres au voisinage du sol, ils fondent en devenant une banale chute de pluie. D'où l'importance de l'altitude de l'isotherme zéro degré donnée par les bulletins Météo Montagne pour déterminer l'altitude probable de l'apparition de la neige.

Les formes de base

Si l'on regarde de très près la neige qui tombe, on se rend vite compte que les cristaux qui la composent présentent une infinité de formes et de tailles. En fait, la chance de trouver deux cristaux de neige parfaitement identiques est très faible. La forme des cristaux de neige fraîche dépend essentiellement de la température à laquelle leur croissance s'est effectuée au sein du nuage. Suivant celle-ci, les cristaux de neige vont prendre soit des formes allongées (aiguilles, colonnes), soit des formes planes (plaquettes), soit, et c'est le cas le plus fréquent, des formes planes correspondant aux belles étoiles que nous connaissons tous. Dans ce dernier cas, par exemple, la température au sein du nuage doit être voisine de -15°C.

Des formes plus complexes

Mais bien d'autres formes sont possibles : dendrites spatiales, boutons de manchette, particules irrégulières…
Attardons nous quelques instants sur un type de cristal bien particulier dont l'effet n'est pas négligeable pour le déclenchement des avalanches : ce sont les cristaux de neige roulée appelés aussi grésil mou ; on peut les reconnaître facilement à leur taille imposante (5 à 6 mm de diamètre) et surtout à leur aspect sphérique de « boules de mimosa » . Ces cristaux tombent souvent sous forme d'averses à l'aplomb de nuages au développement vertical important (cumulus ou cumulo-nimbus).
Enfouis sous d'autres chutes de neige, ils vont pouvoir, de part leur forme et leur résistance à la compression, servir de plans de roulement et de glissement aux avalanches.

Cristaux non précipités

Pour finir, il convient de citer deux autres cristaux solides qui eux ne proviennent pas des nuages mais auxquels les montagnards sont souvent confrontés :

- Le givre de surface qui se forme, comme son nom l'indique, à la surface de la neige après une nuit claire et froide : c'est ce que le skieur appelle communément « la neige pailletée ».
- Le givre opaque, dépôt de glace très dense, qui se forme sur des objets (câbles, pylônes) ou des végétaux noyés dans le brouillard et exposés au vent avec des aspects de « flammes » orientées dans la direction d'où est venu le vent.


Métamorphose : Première phase, vers la particule reconnaissable »

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