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Diantre ! Un planchados !
(Pointe de la Bajulaz, Bornes-Aravis, février 2006)
Diantre ! Un planchados ! (Pointe de la Bajulaz, Bornes-Aravis, février 2006)
Un skieur ? Mais non... un spliteux ! (Photo : www.splitboard.com)
Un skieur ? Mais non... un spliteux ! (Photo : www.splitboard.com)
Parfois, le splitboard doit retourner sur le dos du snowboarder !! (Paré de Joux, Aravis, avril 2010)
Parfois, le splitboard doit retourner sur le dos du snowboarder !! (Paré de Joux, Aravis, avril 2010)
Alors, snowboard ou splitboard ? A la descente, pas de différence ! (ici, splitboard à la facette N-E du Charvin, Aravis, avril 2010)
Alors, snowboard ou splitboard ? A la descente, pas de différence ! (ici, splitboard à la facette N-E du Charvin, Aravis, avril 2010)
A la montée, les techniques sont différentes : on marche avec les raquettes et on glisse avec le splitboard
A la montée, les techniques sont différentes : on marche avec les raquettes et on glisse avec le splitboard

Le snowboard en randonnée

Par Aurélien B..., le 20.08.10

Amis randonneurs, cela n’a pas pu vous échapper. Vous avez sans doute déjà croisé durant vos longues randonnées hivernales leurs étranges silhouettes. Le plus souvent barbus, les pieds chaussés de raquettes multicolores qui les font ressembler à d’étranges pingouins, ils vont ainsi leur chemin : haletant, hirsutes, la tête basse, l’air sombre, une planche vissée sur le dos… et hachant menu vos belles traces de montée ! Pas de doute, l’ami : vous avez affaire à un snowboarder. Enfer et damnation !

Pourtant, autant vous prévenir tout de suite : il va falloir vous y habituer. Car la pratique du snowboard en randonnée tend à se démocratiser depuis quelques années. Et comme souvent dans ces cas-là, le matériel évolue, se spécialise. Des clans vont même jusqu’à se former : idoles de la raquette, inconditionnels du splitboard, fondus du mini-ski, chacun y va de sa technique favorite pour gravir les sommets enneigés. Dans tout ce fatras d’avis contradictoires, le néophyte aura vite fait de s’y perdre ! Tentons de lui venir en aide…

Deux clans : les planchados et les spliteux


Avant de se lancer dans la pratique du snowboard en randonnée, le néophyte va devoir avant toute chose se rallier à l’une des deux tribus qui constituent la famille des snowboarders de randonnée : la tribu des planchados et celle des spliteux.

Les planchados


Les planchados sont en France de loin les plus nombreux parmi les pratiquants réguliers de snowboard en randonnée. Ils se reconnaissent aisément à la montée par la planche qu’ils portent… sur le dos ! Le matériel nécessaire à cette pratique est donc assez courant et facile à trouver. Petit inventaire :

Un snowboard ! Et oui, c’est bien pratique pour la descente. Et c’est tellement mieux que le ski ;o) Le choix est si vaste aujourd’hui qu’il est impossible de ne pas trouver son bonheur. La plupart des randonneurs utilisent en général une planche orientée vers une pratique freeride : assez longue (en général 10 à 20 cm de moins que la taille du snowboarder), nerveuse, disposant d’un rayon de courbe allongé (8 à 10 mètres) et d’une grosse et longue spatule. Dans certains cas la planche sera même dotée d’un peu de « pin-tail », ou « taper » (talon plus étroit) afin de faciliter le déjaugeage en poudreuse. Prix indicatif neuf : 400 à 600 euros. Poids indicatif : 2,8 à 3,4 kg.

Une paire de fixations. Il s’agira la plupart du temps d’un matériel assez rigide et réactif, typé lui aussi freeride. Quelques rares randonneurs utilisent des fixations à plaques, ce qui nécessite alors des chaussures rigides du type de celles utilisées par les randonneurs à ski. La grande majorité utilisent toutefois des fixations à coques classiques. Là encore le choix est large. Prix indicatif neuf : 150 à 300 euros. Poids indicatif : 1,8 à 2,4 kg (pour les coques).

Une paire de chaussures. Une fois de plus, on privilégiera en général un matériel de freeride, assez rigide et réactif. On notera au passage qu’il existe maintenant des boots de snowboard adaptées à la montagne et équipées de semelles assez accrocheuses (de type Vibram). Pas d’illusion toutefois : les boots ont moins de mordant que les chaussures rigides de type rando, donc même avec des semelles efficaces il vous faudra chausser beaucoup plus vite vos crampons lorsque la neige est un peu dure, ou la pente trop raide. Prix indicatif neuf : 150 à 300 euros. Poids indicatif : 2 à 2,4 kg.

Un bon sac à dos. Très important, le sac à dos doit être à la fois confortable et pratique. Au minimum il doit être muni de bonnes sangles (au moins deux) pour attacher la planche à la verticale. Il faut s’assurer que l’attache embrasse tout le sac, afin de coller au mieux la planche sur le dos (pas de mouvements parasites lorsque vous marchez). Si possible le sac doit disposer d’une poche assez grande facilement accessible même quand le snowboard est attaché, afin d’accéder sans soucis à tout ce dont vous avez besoin (eau, nourriture, gants, lunettes, crampons, etc.) sans avoir besoin de détacher le snowboard. Prix indicatif neuf : 60 à 150 euros.

Une paire de bâtons téléscopiques. Importants, les bâtons vous seront d’une grande aide à la montée. Ils doivent évidemment être télescopiques afin de se loger dans (ou sur) votre sac à la descente. Il en existe de nombreux modèles, plus ou moins fiables, et avec plus ou moins de brins, mais qui nécessitent tous d’être régulièrement entretenus pour éviter les galères (systèmes de serrage qui se grippent, par exemple). Prix indicatif neuf : 30 à 100 euros la paire.

Une paire de raquettes… Et oui, essentielles ! Les raquettes modernes sont aujourd’hui très efficaces, légères, solides, passe-partout (ou presque). On évitera les systèmes tubulaires, peu efficaces en montagne. Le mieux est de prendre une paire de raquettes adaptée aux terrains difficiles : en matériaux composites ou plastique, dotée d’un système de fixation rigide, munie de cales de montée et de griffes efficaces, elle vous emmènera partout. Prix indicatif neuf : 80 à 300 euros. Poids indicatif : 1,7 à 2,2 kg.

…ou une paire de mini-skis. Les skis d’approche sont une alternative intéressante aux raquettes. Munis de peaux et d’un système de fixation adaptée aux boots, ils présentent des avantages évidents (glisse à la montée, possibilité d’utiliser les traces des skieurs sans les labourer) mais aussi des inconvénients (prix, poids, volume à la descente). Pour éviter certains de ces inconvénients (poids et volume en particulier) certains utilisent des chaussures rigides, qui permettent d’utiliser des fixations ultra légères de rando. Prix indicatif neuf des mini-skis : 250 à 350 euros. Poids indicatif avec fixations : > 3 kg.

Avec ça, et munis bien entendu du matériel de sécurité habituel (arva, pelle, sonde, crampons, piolet, etc.), vous êtes parés ! A moins que vous ne décidiez de faire partie de l’autre tribu…

Les spliteux


Les spliteux sont encore peu nombreux en France (en 2010)… mais les choses évoluent très vite, tout comme le matériel. Le principe consiste à couper une planche de snowboard en deux, dans le sens de la longueur (n’essayez pas dans l’autre sens, ça ne vas pas fonctionner ;o). Un ingénieux système permet ensuite d’utiliser les deux morceaux exactement comme des skis de randonnée à la montée ; puis, arrivé en haut, un système vous permet de recoller les deux morceaux en deux temps et trois mouvements. Là, je vous sens sceptiques… pourtant, ça marche incroyablement bien. Quelques précisions sur le matériel, et vous allez comprendre :

Le splitboard : il s’agit du snowboard coupé en deux, ni plus ni moins. N’importe quelle planche fera l’affaire si vous êtes un peu bricoleur. Mais on trouve aujourd’hui quelques constructeurs qui proposent des planches déjà coupées avec le grand avantage de pouvoir disposer de carres des deux côtés de chaque planche, ce qui est bien pratique à la montée (Prior, Voilé, Venture, Burton, Atomic, Neversummer, Jones Snowboard pour les « majors », et aussi de petits artisans bien français : Aluflex, Phénix, et peut-être d’autres) ! Et en plus, ça vous évitera de massacrer votre belle planche toute neuve à coup de scie sauteuse. Malheureusement, ces marques sont mal distribuées par chez nous (sauf Atomic et Burton, mais ce dernier semble devoir abandonner le marché du split en 2011) ;

L’interface Voilé : indispensable ! D’ailleurs la plupart des splitboards sont vendus avec cet interface (ce n’est toutefois pas le seul système, par exemple Atomic vend ses splitboards avec une interface spécifique, et la marque Karakoram propose une autre interface qui semble intéressante). Il s’agit de la mécanique qui permet de passer du mode descente au mode montée, et vice versa. Les bricoleurs qui décideront de couper leur planche devront donc acquérir le kit Voilé ou Karakoram, eux aussi… et rajouter quelques trous et quelques vis dans leur bel ouvrage ! L’interface Voilé est composé de plusieurs pièces, en vrac : un système de crochets et hameçons (pour solidariser / désolidariser les planches), un rail appelé « slider track » (qui vient se fixer sous les fixations), un support « descente » appelé « puck » (sur lequel le rail vient glisser afin de positionner les fixations en mode descente en travers de la planche, ce qui consolide la rigidité en torsion du split), un support « montée » appelé « touring bracket » (sur lequel vient s’enclencher l’extrémité du rail, cette fois-ci en position de montée), et des cales de montée. A ce propos, un conseil pratique : n’oubliez pas d’inverser les planches à la montée : parties centrales à l’extérieur ! Prix indicatif neuf de l’ensemble splitboard + kit Voilé : 650 à 1000 euros (environ 160 euros pour le kit seul). Poids indicatif (sans le rail, qui lui se trouve sur les fixations) : 3,5 à 4 kg.
Pour plus de détails sur l’anatomie d’un splitboard, c’est par ici que ça se passe (en anglais) : www.splitboard.com/index.php/splitboard101/anatomy-of-a-splitboard

Les fixations : Il faut ajouter le poids de vos fixations de snowboard, et de l’indispensable rail cité ci-dessus : au moins 2,5 kg en tout. A ce propos, on notera qu’il existe aujourd’hui de géniales fixations spécialement dédiées à la pratique du splitboard, qui atteignent un poids inférieur à 2 kg : la révolution du split est en marche ! (Voilé, Spark R&D et Karakoram pour ne pas les citer). Mais il est également possible, là encore, d’utiliser des chaussures rigides de type ski de randonnée (meilleure tenue latérale à la montée) avec des fixations à plaques (Cf. plus haut) ;

Les peaux : eh oui ! Comme pour les skieurs, il vous faudra une bonne paire de peaux, bien larges, à ne pas oublier à la maison... Prix : environ 100 euros (en général vendues avec le splitboard mais il vous faudra toutefois les tailler sur-mesure), pour un poids supérieur à 600 g ;

Les couteaux : à ne pas oublier non plus ! Ils sont indispensables sur neige dure ou dans les traversées. On les dégaine d’ailleurs généralement plus vite qu’en ski, du fait de la largeur des planches et de la moindre rigidité des chaussures (prix : de 80 à 120 euros environ) ;

Les bâtons télescopiques, dont on ne se passera décidément pas !

Voilà. Donc, en gros, vous montez comme un skieur, avec un matériel qui n’est pas plus lourd que du matériel de ski de freeride. Et une fois au sommet, cric, crac, boum : vous démontez vos fixations, vous enlevez vos peaux, vous solidarisez vos deux planches pour qu’elles ne fassent plus qu’une, et enfin vous rattachez les fixations sur le snowboard en mode descente… soit moins de 5 minutes quand tout va bien. Un petit lien vidéo, parce que je vous sens encore sceptiques, allez, « repeat after me » :

VIDEOS
www.youtube.com/watch?v=TctMI5RiQyc&feature=player_embedded
www.youtube.com/watch?v=5wDtsTj7X_s&feature=player_embedded#


Avantages et inconvénients des deux pratiques


Pour choisir entre les pratiques, le mieux est encore d’essayer. Le ressenti de chacun peut varier, et surtout les priorités et les pratiques diffèrent d’un individu à un autre. Pour résumer, voici une synthèse des forces et des faiblesses de chaque pratique, à mon humble et très subjectif avis (après plus de dix ans de pratique en raquettes soit quelque centaines de sorties, quelques essais peu concluants en mini-ski, et une récente conversion au splitboard avec une trentaine de sorties) :

Solution planchados :
Principaux avantages comparatifs :
-Prix raisonnable ;
-Facilité à trouver du matériel d’occasion ;
-Grand choix de matériel : tout est possible même pour les plus exigeants (raquettes et snowboards à foison) ;
-Bonne efficacité des raquettes modernes (on grimpe absolument partout, même parfois là où les skieurs sont obligés de déchausser) ;
-Légèreté aux pieds (environ 4kg pour le couple chaussure-raquettes).

Principales faiblesses :
-Poids élevé dans le dos à la montée (au moins 5kg supplémentaires par rapport à un skieur de rando, ce n’est pas rien) ;
-Volume important dans le dos à la descente (pas trop gênant avec les raquettes… beaucoup plus avec des mini-skis) ;
-Moindre portance en neige profonde ;
-Conflit occasionnel avec les skieurs (du genre « tu vois pas que tu fous en l’air la trace, là ? »… ah ! mais qu’ils sont crétins, ces skieurs ;o) ;

On notera que l’alternative avec des mini-skis, ou avec des chaussures et fixations rigides, permet à chaque fois de résoudre un problème… puis d’en faire apparaître un autre ! Sur ce terrain, les débats sont éternels, à chacun de juger. Personnellement j’ai à peu près tout essayé et c’est avec des boots et des raquettes que je me sens le plus à l’aise dans cette option « planchados », mais d’autres choix existent.

Solution split :
Principaux avantages comparatifs :
-Plus de problème de poids dans le dos à la montée : votre colonne vous remerciera !
-Plus de problème de compacité à la descente (volumes restreints dans le dos) ;
-Système maintenant très au point techniquement, très éprouvé (on ne perd rien à la descente par rapport à un snowboard normal) ;
-Super portance quand on trace ;
-Finis les conflits avec les skieurs !

Principales faiblesses :
-Prix élevé ;
-Faible choix de matériel ;
-Largeur des lattes à la montée (12 à 13 cm au patin), posant potentiellement des problèmes de rigidité latérale en traversée sur neige dure ;
-Largeur des lattes, bis : quand on suit une trace de skieur, on a tendance à être « trop large » et on fait des traces de tractopelles ;
-Demande un petit temps d’adaptation et de pratique (il faut retrouver le réflexe de glisse à la montée, apprendre les conversions, et surtout prendre l’habitude de la manipulation technique permettant de passer d’un mode à un autre).

On ne saurait trop conseiller l’utilisation de fixations spécifiquement prévues pour le Split. C’est efficace, compacte, léger, bien pensé… mais c’est un peu cher, diantre !

La question de la praticité : une question d’habitude ?


Evidemment, se pose la question fondamentale : qu’est-ce qui est le plus pratique sur le terrain ? La question se pose en particulier lorsqu’il faut opérer des opérations de chaussage – déchaussage – repeautage et qu’il fait moins quinze degré, dans le brouillard, le vent, etc.

Pas facile de trancher. Les raquettes ont l’avantage de passer partout (même sur les terrains herbeux/caillouteux/scabreux, pas besoin de déchausser). Si le portage est bien conçu, avec un peu de pratique on ne met pas plus de temps à passer du mode descente au mode montée qu’un skieur « normal » (j’exclue les collant-pipettes de compétition de ma comparaison, hein). Le Splitboard est peut-être un peu plus long à mettre en route : il faut s’habituer à la manipulation. Mais avec un peu d’entraînement, on arrive à faire ça en moins de cinq minutes, ce qui sur la durée d’une rando n’est finalement pas grand chose.

La question de l’efficacité à la descente : un faux débat ?


L’idée de surfer sur une planche coupée en deux sur la longueur peut faire un peu peur a priori. Certains hésiteront à troquer leur bonne vieille planche contre un splitboard pour cette raison. En fait, l’efficacité du système est redoutable dans toutes les pentes. En descendant une bonne tripotée de pentes raides (jusqu’à 5.5) –Tonio– nous a montré sur Skitour que le splitboard n’était pas particulièrement handicapant par rapport à un snowboard « normal ». Pour ma part je pratique modérément la pente raide, mais j’ai pu tester l’engin jusqu’à des cotations assez élevées (5.3) et je n’ai ressenti aucun problème particulier. Le soucis vient plus du faible choix de planches disponibles – sauf si vous optez pour la scie sauteuse ! Là encore, il faut relativiser car les marques qui fabriquent des splitboards ont généralement des gammes larges et de grande qualité. Certains font même du sur-mesure.

La question du poids « total » : un avis à moitié objectif


Enfin, je n’ai pas tellement abordé la question du poids « total », qui semble pourtant primordiale. Pourquoi cet oubli ? Parce que je n’arrive pas à trancher. A priori on pourrait se dire que la solution Splitboard est avantageuse : on n’a plus besoin de raquettes, on économise donc 2 kg au minimum. Oui… mais il faut rajouter une paire de peaux, des couteaux, et l’interface splitboard. Au final, le poids total est donc à peu près le même. Partant de là, j’aurais tendance à penser que l’avantage comparatif du Splitboard fond à vue d’œil, car pour un même effort fourni, il vaut mieux porter du poids dans le dos plutôt qu’aux pieds. Cela me semble assez évident, mais j’avoue que je n’ai jamais trouvé d’information très probante à ce sujet (si certains ont des infos à ce propos : le ratio poids/pieds vs poids/dos, n’hésitez pas…).

Avantage aux planchados ? Pas si simple… Il faut prendre en compte l’effet « glisse » que permet le splitboard en position de montée : quand on a la technique, on pousse « du bout des pieds » (technique peaux de phoque ou ski de fond), plutôt que « décoller du talon » (technique raquettes). Donc le poids a beaucoup moins d’importance. Et puis on gagne aussi en portance, ce qui est primordial en neige profonde, surtout lorsqu’il faut faire la trace.

Enfin, pour terminer sur le sujet, voici ci-dessous un petit comparatif entre ski et splitboard, en prenant trois types de matériel de ski de randonnée (light, classique, freeride). Où l’on se rend compte qu’un splitboard bien équipé ne se positionne pas si mal que ça en termes de poids (ci-dessous, j’ai pris le cas de mon équipement de splitboard, avec des fixations spéciales split).

Option (poids en kg)
Ski léger : skis (2) + fixations (0,8) + chaussures (2,5) = 5,3kg
Ski classique : skis (2,8) + fixations (1,5) + chaussures (3) = 7,3kg
Ski freeride : skis (3,6) + fixations (1,8) + chaussures (4) = 9,4 kg
Splitboard : split (3) + interface (0,7) + fixation (1,9) + chaussures (2,2) = 7,8 kg

Conclusion : Alors, splitboard ou snowboard-raquettes ?


Au final, il n’est pas si facile de faire son choix. Tout dépend bien entendu des pratiques et des attentes de chacun… et aussi de ses capacités financières, parce que bon... c'est cher tout ça ! Par exemple, il n’est peut-être pas utile d’investir dans un splitboard si vous ne faites que quelques randonnées par saison. Pour ce qui me concerne, malgré une pratique régulière (30-40 sorties par saison) j’ai longtemps hésité avant de me mettre au splitboard. Mais j’avoue que, après une saison, le bilan est jusqu’à présent très positif. En mode montée, je ne vais en moyenne pas plus vite qu’avec les raquettes, mais par contre j’ai globalement davantage de plaisir et c’est plus confortable. A la descente, rien à redire : à moins d’avoir affaire à des conditions ultra-défavorables (neige dure ou glace) l'interface se fait complètement oublier. Bref, je pense que les raquettes vont rester de plus en plus souvent à la maison !

Evidemment, le but de cet article est aussi de faire réagir et de favoriser les retours d’expérience. Alors n’hésitez pas à donner votre avis, compléter, etc. Et surtout, amusez-vous bien et restez prudents !

Aurélien B.

Quelques références complémentaires
Un article sur le snowboard de randonnée paru en 2006 sur le site de Volopress, rédigé par Nathanaël Schaeffer et Justin Audenino : www.volopress.net/volo/spip.php?article242
Un article sur le même sujet paru en 2003 dans Rider Magazine, rédigé par Leïla Shahshahani, téléchargeable en pdf ici : www.infolei.com/Reportages.html
Le site de référence du Splitboard, avec toutes les explications en anglais : www.splitboard.com/site/Splitboard_Home/Splitboard_Home.html
Et son cousin français : www.splitboard.fr/index.php

Commentaires

» shama, le 23.08.10
A priori "karakorambc" vends un pack qui remplace tout l'interface voilé (je parle ici également des éléments de liaisons) ce qui contredis un peu l'une de tes en-tête de chapitre...
Perso l'année prochaine je met l'accent sue le snowboard et j'ai fait le choix de passer au split mais absolument pas pour une question de montée. Je veux juste être "enfin" libre et peinard à la descente sans avoir le poids et l'encombrement de raquettes ou de mini-skis dans le dos.
Sinon entre cramé une planche neuve ou d'occase < 400€ et se prendre un cailloux dans sont beau split > 600€ voir 1000€ il y a là aussi matière à débat ;-)

» ABo, le 23.08.10
Salut Shama,
En effet, Karakoram propose une interface complète, qui aura sans doute du mal à s'imposer rapidement vu que la plupart des fabricants sont partis sur l'interface Voilé. En +, si j'ai bien compris, il faut acheter les fixations avec l'interface, c'est donc vraiment tout ou rien ! Par contre pour un split auto-construit, ça semble intéressant. Bientôt commercialisé, on verra ce que ça donne dans les années à venir... En tout cas c'est super que de nouveaux systèmes pointent le nez ! Qui sait, peut-être qu'un jour des fabricants proposeront en série les deux systèmes au choix...
Pour être complet, il faut aussi préciser qu'il y a encore d'autres systèmes, notamment des split en trois parties (avec une partie centrale qui se retrouve sur le sac à la montée).
D'accord avec toi sur l'avantage du split à la descente : c'est super de ne plus avoir de raquettes dans le dos !! J'ai oublié de préciser que, par contre, tu te retrouves avec pas mal de poids en + aux pieds... Reste à savoir si c'est handicapant à la descente. Moi, je ne trouve pas. D'ailleurs le matériel de freeride et/ou de descente est généralement très lourd (je crois que les descendeurs à ski ont près de 8kg à chaque pied). Débat ouvert.

» Yohann08, le 23.08.10
Merci pour cet article Aurèl', ça va m'aider à me faire passer la pilule de l'achat de mon split ;-) !

» shama, le 23.08.10
@ABO pour le karakorum je devrais pouvoir te dire ça en début de saison (je dois en récupérer par ma soeur qui vie aux US). Pour les fabriquant qui fournisse par défaut du voilé c'est plus une question de dispo qu'autre chose vu que karakorum utilise les mêmes trous/écarts dans la planche.
Et oui tu as négligé nos amis jester et autre qui split en 3 parties.. Mais bon article ... et c'est du boulot.

» ABo, le 24.08.10
Si je résume, shama teste l'interface Karakoram et Yohann teste le split de chez Jones Snowboard... ça fait déjà pas mal de nouveautés pour 2011, tout ça ;o) Il faudra nous faire des retours d'expérience !

» ClemV, le 24.08.10
Hello,

Vraiment intéressant ton article sur la rando en snowboard...

Il m'inspire deux petites questions :
- par grand vent avec un surf dans le dos, comment tu fais ?
- quels crampons sont adaptés aux boots "classiques" de snowboard.

Petite précision : je suis skieur, mais ma copine est en snow... et en général je suis gentil donc je porte le snow. Du coup une fois je me suis retrouvé à parcourir une arrête avec son snow sur le sac... ça fait une aile, et par grand vent c'était particulièrement dangereux ? et on peut imaginer plein de situations similaires... c'est quoi la solution ? le split ?

@+

» ABo, le 24.08.10
Salut ClemV :
Concernant le portage, il faut que le snowboard soit positionné à la verticale (à l'horizontale laisse tomber, c'est galère). Donc le choix du sac est primordial, il faut qu'il permette un tel portage... à la rigueur ça peut se bricoler avec quelques bout de cordes judicieusement positionnées ;o) Même avec un portage vertical, il arrive parfois que le vent très fort soit gênant, mais en général c'est gérable.
Concernant les crampons, il en existe maintenant plusieurs modèles avec des systèmes de sangles à serrage rapide (Camp Stalker, Grivel G10, et sûrement d'autres). Les anciens systèmes à sangle étaient galères, mais là, c'est super efficace...

» Renaud, le 25.08.10
Sympa l'article ! Bravo !

Mais pourquoi conseilles-tu d'échanger les moitiés de split (carre extérieure à l'intérieur) à la montée ?

» ABo, le 26.08.10
Salut Renaud,
En split', c'est plus pratique d'inverser les lattes à la montée, pour plusieurs raisons : tes spatules ne se touchent plus de manière intempestive et les hameçons non plus (même repliés il arrive qu'ils s'accrochent ou alors qu'ils se prennent dans tes chaussures ou dans le pantalon, par exemple lors des conversions). Certains prétendent que c'est également mieux pour l'accroche sur neige dure... Enfin bref, ça marche mieux comme ça, quoi ;o)

» lolo, le 30.08.10
Salut Abo,

Félicitations superbe article, on sent l'expérience..

A+

» Dofre, le 01.09.10
Salut

Tu n'as pas parlé de la solution de tracter le snow avec une cordelette attachée a la ceinture plutôt que de le porter sur le dos. Des qu'il n'y a pas trop de pente et que la neige ne colle pas c'est une solution qui allège bien le sac a dos.

Pour ma part j'ai déjà sous-pesé un split-board: c'est ultra-lourd donc je garde mes raquettes !

» ABo, le 02.09.10
@Lolo : Salut ! Et merci...
@Dofre : En effet, j'ai entendu parler de cette technique qui consiste à tirer sa planche derrière soi, mais je n'ai jamais croisé personne jusqu'à présent. Bonne alternative dans certaines conditions, pour soulager le dos. Il faut sans doute faire un petit perçage dans la spatule, ou visser un crochet quelque part, non ?

» Zigual, le 08.09.10
Sympa l'article :-)

Moi je peux dire un avantage du groupe planchados en mini-skis, c'est qu'on tasse méga-bien la trace pour les skieurs :D

Une petite phrase me "chagrine" dans ton article, c'est quand tu dis qu'en général, les planchados prennent une planche de 10 à 20cm de moins qu'eux ! Les quelques souvenirs qu'il me reste quand j'avais un surf "normal" (plus petit que moi et normal ; actuellement j'ai un swallow qui mesure 15cm de plus que moi) c'était une de ces galères le surf en grosse poudre ! Mais le matos a peut-être bien évolué depuis.

Pour finir et apporter ma graine à l'article, après 10ans de surf de rando, j'ai opté pour des mini-skis, des chaussures rigides (tout le monde n'est pas fan, mais si on trouve par bonheur, comme moi, des chaussures méga-conforts à son pieds, on a tous les avantages réunis : précision du pilotage, accroche sur cailloux, légèreté des fix, moins encombrantes, et confort) et un swallow (certes pénible en forêt en montée car grand, mais plaisir immense à la descente, quelque soit la pente.

» ABo, le 09.09.10
Salut Ziqual !
Je ne voulais pas froisser les utilisateurs de swallow, je t'assure ;o) En effet, mon swallow mesure également 10-15 cm de plus que moi, mais ça fait des années que je ne l'ai pas sorti. J'admire ton courage de le sortir systématiquement en rando. Les planches de freeride modernes sont larges, avec de grosses spatules, un poil de pin-tail et, de plus en plus souvent, un rocker qui permet encore d'améliorer le déjaugeage... il faut vraiment des conditions énormes pour ne pas flotter. Cela dit, un swallow reste un swallow : sensations uniques, énormes appuis, grosse fluidité...
Merci pour le témoignage sur les mini-skis et les chaussures rigides. Il ne faut pas négliger certains avantages de cette option. Ce qui me gêne, c'est l'encombrement dans le dos à la descente, même si le problème est moindre avec des dynafits... Et en effet, je pense qu'il faut trouver les bonnes chaussures (légères, pas trop dures) et le bon réglage (serrage du coup de pied en particulier).

» Zigual, le 09.09.10
Merci pour les précisions sur les planches actuelles !

Pour la charge du sac à la descente, j'avoue ne plus y penser tellement j'ai l'habitude :-s mais c'est un tort car non seulement cette année un ami m'a fait prendre conscience que dans notre cas, c'est quand même mieux d'avoir toujours un casque, les mini-skis sont trop proches de la tête ; puis cet article me fait repenser qu'un sac non encombrant, c'est quand même plus agréable ;-) A noter que la tenue et le maintien du sac sont importants dans ce cas-là.

Concernant les chaussures, les miennes n'ont que 2 boucles, du coup je serre au minimum et tout se passe bien. Maintenant comme tu dis, ça dépend du modèle et du ressenti !

PS : le courage, j'en aurais toujours pour le plaisir unique du swallow en descente, mais j'avoue que ça fait 2 ans que je me suis remise au ski... ;-)

» Dofre, le 13.09.10
Concernant l'utilisation d'une cordelette pour trainer la planche, pas besoin de faire un trou dans le snowboard, me concernant je l'attache au milieu de la fix arrière (il y a un trou a cet endroit la sur mes fix). Donc tout dépend de ton matos, pour un shallow par exemple pas possible d'utiliser la fix arrière puisqu'il n'y a pas de bispatule et la fix avant doit être trop reculée pour que ce soit pratique.

Les inconvénients de cette pratique c'est les devers (sauf quand il y a deja une trace dans lequel le snow tient) et surtout la neige qui colle.
Pour ma part je n'ai pas d'attache pour le snow sur mon sac a dos donc j'utilise presque tout le temps la cordelette.

Il faut aussi avoir un moyen de changer facilement la longueur de la cordelette.

» RICHARD PERNICI, le 28.10.10
Perso,je randonne en snow depuis 15 ans,et je remorque ,comme tous mes copains:un sac lourd sur le dos c'est nul!
Leasch accordéon(amorti),attache rapide;
Surf freeride,chaussures rigides Raischlay,simples plaques,batons télesco,raquettes et crampons automatiques,piolet:simple ,léger,rapide efficace SUR TOUTES LES PENTES.
Je vais voir le splits cette saison
Bon vent

» bages, le 31.10.10
tres bon article à part un détail crucial , il est bon de noter que pour les personnes qui montent avec le snowboard sur le dos il sera nécessaire de rajouter le poids des boots sur le dos , pour une meilleure progression rien n 'est mieux que de bonnes coques plastiques au pieds accompagnées de fixations rigide , celà peut signifier pour certains un supplément de poids oui c'est vrai mais quand vous devrez aborder des passages chauds ou il faudra vous tailler des marches , vous serez content d'avoir ce genre de chaussures , sans compter que les boots sont fait pour surfer pendant des heures mais pas pour marcher pendant des heures et pour finir il y a peu de raquettes techniques type tsl qui admettent des boots et dans ce cas vous devrez déchausser régulièrement : j'ai fait chamechaude qui est un sommet facile avec des boots et celà m'a bien pourris ma montée alors que sinon ce n'est que du bonheur , alors à bientôt a donf dans la drepou et les skieurs de rando ils sont pas si méchant c'est eux qui m'ont mis au hors piste , alors merci !!!

» L-Ric, le 14.11.10
Après quelques sorties avec la famille l'Ours/Zigual, pour ma part en skis "larges", la facilité de glisse d'un surf et l'envie de découverte m'ont fait décider à la reprise du surf :)
Je dis bien surf, j'avais fait un début d'apprentissage en station il y a 15 ans et laissé de coté avec une pratique ski de rando loin des domaines skiables.
Pour le coup l'an dernier reprise progressive du surf (sur piste) et envie de rando, mais pas en raquettes, il faut lever les pieds : quel gâchis d'énergie par rapport à la glisse des peaux à la montée.
Là, les mini-skis utilisés par la famille Ours me séduisent bien :
- légers, fixations TLT
- possibilité de couteaux
- chaussures rigides + crampons pour les parties "alpines"
Donc je franchis le pas :
- une planche large en promo -10cm sous ma taille : 130€ (ça ira pour l'initiation et les cailloux)
- une paire de plaques au troc : 30€
=> poids de l'ensemble : 4.2kg
- mes chaussures de rando (4 crochets que je laisse quasi ouvert en haut) : 3kg
- et fabrication perso de mini-ski : fibre de verre/carbone, inserts, carres, fix avant TLT, cale de montée et "vieilles" peaux direct collés sur la fibre : long 95cm, spatule 125, patin 86 (pour utiliser mes couteaux) : poids 2.2kg => prix sans les fix 50€
A ce jour 2 sorties, ça le fait bien pour 210€ d'investissement :)
La difficulté, maintenant ça va être de choisir entre les skis ou le surf ;o)

» Nico1574, le 19.11.10
"Concernant le portage, il faut que le snowboard soit positionné à la verticale (à l'horizontale laisse tomber, c'est galère)."

La je ne suis pas du tout d'accord!... Le portage a l'horizontal (avec un sac spécifique où la planche est entre le dos et le sac ,type Dakine) est bien plus efficace et confortable..(centre de gravité de la planche plus près du corps, moins de balancement et un meilleur équilibre).. J'ai les 2 solutions sur mon sac et je ne porte jamais ma planche verticalement tellement je sens de différence. Il suffit d'essayer!
Les 2 cas ou le portage vertical est plus efficace sont bien sur dans la forêt dense, et par grand vent ..

» FX volterapie, le 05.12.10
apres un saison 2009/2010 a tester les STC, les climbs et les raquettes, j'ai decidé de passer a la sci sauteuse. je termine actuellement le montage de mon split. le montage n'est pas forcement evident et nécessite un peu de temps. j'en suis à la phase finale : trouver des peaux adaptées... Je reste a l'ecoute de tous conseils a ce sujet.
merci d'avance
FX

» ABo, le 12.12.10
Merci pour les commentaires/remarques,
@L-Ric : sympa le témoignage, comme quoi il y a moyen de bricoler et de s'en sortir pour pas cher du tout !
@Nico1574 : en effet, certains sacs ont un portage horizontal entre le dos et le sac... je n'ai jamais essayé, content de savoir que ça fonctionne bien !
@FX : il te faut des peaux pour le split, très larges et avec un système d'accroche adapté. Elles sont livrées avec une sorte de cuter qui te permet de tailler tes peaux sur mesure.

» Hubert 39, le 13.01.11
salut et merci pour ce super article !!!

Que de souvenirs, puisqu'après une bonne quinzaine d'années en rando surf je suis revenu aux skis depuis 3 ans !
Mais ... c'est vrai que c'est tellement agréable d'avoir un petit sac léger léger ...
bouhhhh ....
ça vaudra jamais les descentes magiques en surf dans n importe quelle neige !! J'ai testé les raquettes, les petits skis (rossignol free treck) mais jamais les splits ! D'ailleurs est ce possible de louer une fois ce genre de matos
Histoire de tester ????
Le gros inconvénient des petits skis c est quand tu dois faire la trace dans 30 à 40cm c est l horreur (ou alors faut avoir des cuisses de ouf !) sinon dans une trace c est ok mais attention à la neige dure (couteaux vraiment vraiment souvent obligatoires ...) J'ai toujours surfé avec des fixations plaques et chaussures rigides (dynafit tl2) et il me semble que c est vraiment meilleurs ainsi en montagne (cramponage, marche, précision,...) !

Cet article m a vraiment redonné l envie de remonter sur ma planche !!! allez c est décidé ce week je l emmène ! Mais si quelqu un a un plan pour essayer un split je suis vraiment prenneur !!!

A bientot les surfeurs wineurs ascendant snowboarders !!!!

Hub and jurazimut team ...

» jeanluc, le 27.01.11
Intéressant et très complet comme article !
Perso, je suis en petit skis "maison" depuis 15ans maintenant et je ne regrette pas, au vu de ma pratique, pluôt typée pente raide, terrain technique mais j'avoue que les splits d'aujourd'hui sont une sacrée alternative (mais avec un prix !!) donc j'essaierais bien pour voir !
Par contre, le poids important du split (tout compris) est dommage, je pense qu'il y a moyen de progresser à ce niveau pour gagner en rendement à la montée bien sûr ! Au niveau descente, pas d'incidence à priori.
En tout cas, ça fait plaisir de voir un "peu de monde" faire de la rando en surf car y a 10-15ans, c'était pas la foule...bonne continuation à tous !

» ABo, le 28.01.11
Hello,
Jean-Luc, vu ta liste de pentes raides, c'est intéressant d'avoir ton témoignage ;o) Je crois que toi aussi tu es en chaussures rigides, non ? Cela semble donc le bon choix pour l'option mini-skis, comme en témoignent également Hubert ou Zigual. D'ailleurs une manière de gagner un peu de poids en split, c'est aussi de passer en rigides (à condition d'avoir des chaussures très légères, autour de 2 kg la paire).
Pour Hubert : trouver un split à louer, c'est difficile pour l'instant...

» jeanluc, le 30.01.11
Oui, je suis en Dynafit TLT3 depuis mes débuts, certes pas 2kg mais bon c'est quand même léger pour des chaussures rigides !
Je serais bien tenté par le split en rigide, mais faut voir le poids de l'ensemble (sans parler du prix...)

» ABo, le 31.01.11
@Jean-Luc,
Pour le split : tes TLT ça doit faire dans les 3kg et des poussières, avec le kit "plaques" de Voilé (600 g) ça te fait un couple chaussures-fixations autour de 3,7 kg à la louche... contre 4 à 4,5 kg avec des bottes (>2kg) et fixations à coques (>2kg). Surtout tu vas gagner en rigidité latérale à la montée, ce qui est pas mal. Par contre, c'est moins confort que les bottes, et moins polyvalent à la descente... mais ça tu en as l'habitude et ça convient à ta pratique "pas trop freestyle" ;o).
Avec des chaussures de rando ultra-light tu dois pouvoir passer sous les 3 kg... mais pour le confort, je ne sais pas !

» Yan, le 28.11.11
Spliteux bricoleur depuis quelques années je trouve ton article bien ficelé. Je sors sans doute beaucoup moins souvent que toi mais raison de plus pour ne pas galérer sur ces quelques sorties. J'apporterai donc de l'eau à ton moulin concernant le poids du matériel; effectivement entre un split et un snow+raquettes la différence n'est pas flagrante (quoique) sauf qu'en considérant l'aspect glisse en montée ça change tout. Je m'explique, non seulement les skis glissent à la montée, mais un sur deux seulement, l'autre pendant ce temps est immobile et posé par terre, donc son poids ne compte pas; tu divises donc le poids de ton split à la montée par 2.

» L-Ric, le 09.12.11
Je vais décevoir les spliteux !
Après une saison de pratique mini-skis / surf à plaques (cf ci-dessus), j'ai eu l'occasion d'essayer le split de chez Jones (the solution).
Deux courtes sorties sur mauvaise neige (toutes les planches sont bonnes quand la neige est bonne) et une évidence : les splits actuels ne sont qu'un mauvais compromis à la montée :o(
La largeur des planches et des fixations pour bottes est un vrai handicap dans les traces existantes.
Le poids, 7kg avec les peaux (possibilité 6kg avec les interfaces/fix légères) m'a fait me rappeler pourquoi en ski de rando j'ai monté des TLT et ne dépasse plus les 3.5kg la paire. (aujourd'hui le poids des chaussures est comparable +/-2.5kg).
La vitesse de monté, et bien avec le split une vraie limace : à peine 400 m/h (D+ 1000m), en comparaison mini-skis/planchados à plaques : 500 m/h (D+ 1500m) et skis 600m/h (D+ 1500m).
Donc je reprend les mini-skis, j'en refabrique une paire plus large au patin : 100mm , les premiers avec 85 mm sont un peu juste en neige profonde pour mes 68kg + sac(5.5kg) + planchados(4.5kg) + chaussures et fringues = 85kg
nb : j'ai un split innovant en conception/fabrication ... à suivre

» chris, le 16.01.12
Merci Abo pour cet article vraiment complet.

Perso, après essais avec les raquettes, j'ai fait l'acquisition d'un split, Burton Freebird, histoire de suivre mes potes, grands amateurs de ski de rando.
Ils étaient, et le mot est faible, sceptiques.
C'est en faisant le Charvin, couloir nord est, que j'ai fini de les convaincre. Je les ai suivi, ou précédé, je n'ai pas massacré leurs si belles traces, seulement élargies, et franchement, pour la descente, c'était top.
Le split fonctionne parfaitement. Le plus difficile, ce sont les passages en devers, avec neige dur, mais de toute façon, là, y'a pas grand monde qui s'amuse.
Pour la manip de "reconstruction" de la board, suffit de prendre le coup, s'entrainer à le faire dans des conditions difficiles (genre milieu couloir nord est Mt Charvin), et après ça le fait.

Seul bémol, l'aspect budgétaire. Les constructeurs abusent, mais l'arrivée de la concurrence devrait améliorer tout ça.
Et puis si la pratique se developpe, ce qui semble être le cas (Dimanche 15 janvier, 3 splits à 13h au sommet de Sur Cou), tout va bien se passer.

Les gentils skieurs, si soucieux de leurs traces, vont devoir nous faire une petite place.

Bonne randos à tous.

» ABo, le 16.01.12
C'est sympa de continuer à donner vos avis sur le sujet... et marrant de voir à quel point les points de vue peuvent diverger ! En tous cas, force est de constater qu'on voit de plus en plus en plus de splitboards, aussi bien en montagne... que dans les vitrines ;o)

» Yohann08, le 19.01.12
Non non et non!!! le split ça va pas! les raquettes non plus! Les mini-skis j'en parle même pas... Le surf c'est pas fait pour aller en rando!!! Y a bien assez de poudre en bord de pistes, il vaut mieux rester en station!

Non mais Aurélien t'as fini oui? T'en as marre des champs de poudre pour nous tout seuls?
Parce que descendre derrière des skieurs et leur godille étudiée au millimètre, ça va, ça laisse largement de quoi faire. Mais si les surfers s'y mettent...
Avant en raquettes, ça se traînait ou ça restait là où il y avait déjà des traces de ski à labourer. On en voyait pas trop de ces amateurs de longues courbes fluides imprimées en moins de 20 secondes sur 1000m de déniv'!

Mais là, une fois que les mêmes auront compris l'intérêt du split, il va falloir se lever tôt pour arriver à faire sa trace! Merci bien!

Alors oui, disons le tout haut, le split ça tient rien en dévers (pis les couteaux c'est trop lourd), c'est trop large pour suivre les skieurs, c'est tellement long à assembler que le mec qui monte en raquettes vous passe devant à la descente et, en plus, les planches coupées en deux (quelle idée?!?) sont aussi rigides que des semelles de charentaises....Vraiment, chers snowboarders, laissez tomber!
De toute façon le hors piste c'est dangereux.

Sur ces conseils, bonne saison!





» leded, le 28.01.12
actualisation du lien:
www.splitboard.com/index.php/splitboard101/anatomy-of-a-splitboard

» ABo, le 28.01.12
Merci leded, c'est actualisé ;o)

» manulive, le 24.09.12
j'ai fait quelques rando en ariége en raquettes avec des potes en ski , je m’enfonçais jusqu'au genou en monté et ils étaient trop loin devant moi au point de presque plus les voir.
J'hésite a fabriquer mon splitboard mais je ne sais pas si en achetant les systèmes de fix pour viser a la planches, ils donnent aussi les modèles pour pouvoir bien percer?
ou d'en acheter un d'occasion proche de montréal (Qc)

» manulive, le 24.09.12
pour le portage le splitboard peut se porter comme des ski donc moins de prise au vent

» ABo, le 19.10.12
Hello manulive : il y a pas mal d'infos (dont des vidéos) sur le Net expliquant l'autoconstruction de splitboards à partir du kit Voilé (les DIY, pour "do it yourself", comme disent les anglosaxons ;o) Cela demande un peu de matériel et d'attention, apparemment. J'imagine que le kit Voilé est fourni avec quelques informations...
Déjà des infos et une vidéo ici : www.voile.com/voile-splitboard-hardware/voile-split-kit-diy.html
Certains shops font le travail pour toi si tu ne le sens pas... reste à savoir à quel prix ?
@+

» Ella, le 15.08.13
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» freerideur74, le 17.11.13
Merci a yohann mais la réponse n'est pas clair, d'après ce que j'ai lu il va falloir que je rachète tout le matos, ça va me coûter un bras + un oeil ! je vais peut-être rester au snow classique et ski de rando.... a suivre

» aurelien bouc, le 19.02.14
effectivement sur les traversees neige dure couteaux obligatoires... sinon pur plaisir ! j ai pu tester ceci sur de la pente raide au ventoux ! chez moi !

» damien, le 24.02.15
existe t'il des raquetttes que l'on peut chausser directement avec les boots de snow?

» Minux, le 20.12.15
Bonsoir,

Je pratique depuis le ski de rando en splitboard (ne sachant peu skier) et j'ai déjà remarqué que la largeur de spatule ne permettait pas une accroche précise sur le quart et surtout que la souplesse de la botte en rajoutait une couche lors de passages en devers, avec neige dur.

Je compte acheter une splitboard 4 de chez phenix ce qui règle le problème de largeur de spatule et donc je me posais la question des boots ?

Bref, est-il préférable de prendre des chaussures rigides comme les dynafit ou y a t'il des boots que l'on peut rigidifier sur les côtés ?

Merci d'avance pour vos réponses.

Cordialement,
Manu

» Aurélien B..., le 02.02.16
@Minux : ouh la la, désolé, je ne suis pas revenu ici depuis un moment !
La tendance émergente semble être du côté des chaussures rigides, voire même des split en 3 ou 4 parties. Je ne suis pas bien convaincu, mais bon, il faut voir à l'usage… Tu trouveras davantage d'infos maintenant du côté du forum attaché au site splitboard.fr pour échanger sur le sujet : il y a quelques fans de chaussures rigides qui, pour la plupart, ont pris le parti de (plus ou moins) bricoler des chaussures de ski de rando…
Si tu restes en chaussures souples, Karakoram et Spark R&D proposent des systèmes de sangles pour rigidifier le couple chaussure-fixation à la montée. Dans tous les cas, tu mettras quand même plus rapidement les couteaux avec un split qu'avec des skis dans les traversées en neige dure.

@ Damien : oui, bien sûr… la plupart des raquettes peuvent être chaussées avec des boots de snow.

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