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Montée sous les séracs
Montée sous les séracs
Le mauvais temps arrive
Le mauvais temps arrive

Les risques météorologiques

Par Jeroen, le 21.07.04

Le vent

Il mine le moral, il est souvent associé à d'autres phénomènes comme le froid, ou la neige. L'action du vent pendant ou après une chute de neige est à l'origine d'accumulations comme les plaques, les corniches ou congères ...
Il peut mettre en position difficile ou instable dans les passages un peu techniques.
La perte calorique par convection est beaucoup plus importante : la sensation de froid est plus intense et peut déboucher sur une hypothermie.

Le brouillard

Le brouillard s'accompagne toujours d'une forte réduction de visibilité, de telle sorte qu'il peut devenir impossible de s'orienter sans les outils du randonneur : Altimètre, carte, boussole ou même GPS.


L'orage et la foudre

Les orages en montagne sont relativement fréquents, ils sont également plus surprenants, plus violents et plus dangereux qu'en plaine. Il s'accompagne de neige, de foudre et d'un fort refroidissement.


L'altitude

A 3000 mètres, la pression atmosphérique à diminuée d'un tiers. Le nombre de molécules d'oxygène a diminué dans la même proportion : on se trouve dans un état d'hypoxie.
La manifestation la plus bénigne du mal des montagnes pourra se limiter à des maux de tête, une diminution de l'appétit, des vomissements ou des insomnies qui apparaîtront après 6 ou 8 heures passés au delà de 3000 m. Un cachet d'aspirine pourra les faire disparaitre progressivement.
Les formes aigues du mal des montagnes ne se rencontrent que très rarement à nos altitudes : œdèmes pulmonaire et cérébral, il faut dans ce cas redescendre la victime le plus rapidement possible.

Les variations de température

Le temps change vite en montagne et les variations de température peuvent êtres brutales : L'équipement personnel doit être adapté.
Ces variations de température sont généralement liées à l'arrivé d'une perturbation, ou l'influence du vent (foehn, ...). Une information importante est donnée par l'isotherme 0°C.

Le froid

En montagne, le froid après une chute de neige fragilise le manteau neigeux et donc augmente le risque d'avalanche.
Le température décroit d'environ 6,5° tous les 1000 m. La sensation de froid augmente avec le degré d'humidité de l'air. Le vent, par l'évaporation qu'il provoque au niveau de la peau, est un facteur essentiel de refroidissement.
Les deux grands risques sont l'hypothermie (fonctions ralenties, affaiblissement de la volonté, perte de vigilance, ...) et les gelures. Il faut porter des vêtements appropriés (3 couches), boire chaud et en abondance, avoir une alimentation hypercalorique.

La chaleur

Favorise les avalanches de type coulée de neige humide. Sur les individus, la chaleur peut engendrer crampes, insolation, ...
Les crampes de chaleur apparaissent au cours d'un effort intense et prolongé. Elles sont dues à des pertes de sodium et de chlore contenus dans la sueur. Non compensées par l'absorption de boissons légèrement salées, elles peuvent conduire à un état d'épuisement.
L'insolation résulte de l'exposition à une température élevée avec un fort ensoleillement. Maux de tête, vertiges, fatigue extrême, perte de l'appétit et sueurs froides en sont les symptômes.
Porter un chapeau, boire souvent.

Le rayonnement solaire

De tous les types de rayonnement engendrés par le soleil, seul l'ultraviolet présente un réel danger pour le corps humain.
Plus on monte en altitude, plus le filtrage diminue ;
ainsi le rayonnement est multiplié par 1,5 à 2000 m par rapport au niveau de la mer, par 2,5 à 4000 m. La réflexion est maximale sur la neige. Un ciel nuageux n'absorbe pas ou peu les rayons ultraviolets et donne ainsi une fausse impression de sécurité.
L'ophtalmie (brulure de la cornée) n'est pas grave en elle même car elle guérit en 48 heures, mais peut se transformer en une cécité transitoire, et donc entrainer une perte totale d'autonomie pour la personne : il faut porter des lunettes de glacier protection 4. Voir l'article lunettes de soleil de montagne.

Le coup de soleil est une brulure cutanée dont la gravité ne dépasse presque jamais le deuxième degré (cloques, ...). A long terme, les surexpositions solaires sont notamment responsables de l'apparition de cancers de la peau.
(tiré du Guide météo-france 2001)

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