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Dénoncé / poursuivi pour éviter le danger à l'Everest - Voyages et Expés

 
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Dénoncé / poursuivi pour éviter le danger à l'Everest  [traduire]

Proposé par Jer le 19.10.2020, publié le 20.10.2020 :: elpais.com :: 3960 vus :: 698 clics :: 44 commentaires :: Voyages et Expés

Le procès intenté par un client à son guide pour ne pas l'avoir emmené dans une zone à risques est une situation inédite dans les annales de l'alpinisme.

Dernièrement, rien ne paraît normal quand on parle de l'Everest. Si la pandémie a eu pour effet de fermer le chemin vers le toit de la planète en 2020, évitant de nouveaux drames et agglomérations, l'automne 2019 s'est terminé avec une nouvelle qui a provoqué perplexité et malaise. Un client, directeur général d'une entreprise de la Silicon Valley, a poursuivi son guide pour violation de contrat et fraude. Concrètement, le requérant, Zac Bookman, exige une compensation de 100.000 dollars (85.000 euros) au guide, états-unien comme lui, Garrett Madison. Si le procès allait à son terme et si un juge statuait en faveur du plaignant, la vie des guides et l'interprétation de leur travail connaîtrait un dangereux avant et après. (Traduction libre... On doit pouvoir trouver la même information en anglais.) »

Commentaires

» Par jc69, le 20.10.2020

Actu en français ici :
www.altitude.news/himalaya/2020/10/08/everest-client-poursuit-guide-justice-expedition-ecourtee/

» Par Jer, le 20.10.2020

Et sur Outside mais en accès restreint.

» Par bens, le 20.10.2020

The whole story ici...
Le taux de gros cons doit être infiment plus élevé sur l'Everest que partout ailleurs en montagne....

» Par chouca05, le 20.10.2020

Mieux vaut être avocat que guide : moins dangereux et plus payant !

» Par Toy, le 21.10.2020

En même temps, si tu payes 50 000 € pour te faire porter au sommet de l’Everest, il est assez logique que tu demandes à être remboursé de tes frais si tu ne décolles pas du camp de base.
Le problème est « juste » financier. Ça me semble donc difficile de savoir qui est le gros con : le client ou que le guide qui ne réalise pas son contrat.

» Par Toy, le 21.10.2020

Il faut tout de même se rendre compte que vendre des trucs à 50 000 ou 100 000 €, monter des expes à 500 000€ - 1 million, expose bien évidemment à des litiges financiers. Rien que de plus normal. A fortiori parce les clients pouvant se payer ce genre de vacances ne sont devenu riche en se faisant plumer et en jouant les bisounours.
Ça m’a toujours semblé étonnant que le client paye la totalité de la course même si la course n’est pas effectuée. Nous ne sommes plus à l’époque où on embauchaient un guide pour la saison. Là c’est le guide qui vend une prestation clé en main, il doit donc en assurer la réalisation ou rembourser une partie au client.

» Par nenessed, le 21.10.2020

Les guides se transforment en hélicos pour porter des obèses jusqu'au sommet l ....effectivement les contrats ont bien changés ...!

» Par bens, le 21.10.2020

@Toy : si tu lis un peu les différents articles tu verras que sommet ou pas, tous les frais sont engagés et dépensés de la même manière.
Et que le client en question a signé un contrat indiquant qu'il ne serait pas remboursé en cas d'échec et qu'il a refusé les assurances annulations.
Si les guides devaient rembourser à chaque fois que le sommet n'est pas atteint, soit il n'y aurait plus d'expés soit elles coûteraient trois fois plus cher.

Ce qui est choquant dans ce dossier n'est pas l'aspect gros sous, c'est en gros, que le client reproche au guide de ne pas avoir les corones pour se balader tout une journée sous une sérac menaçant.

Reste qu'à moins d'une embrouille judiciaire, on voit mal comment le client en question peut gagner son procès.

» Par Toy, le 21.10.2020

Dans tous les métiers, il est courant de prévoir des pénalités de retards et/ou de conditionner une partie du payement à l’exécution effective du contrat. Pour quelles raisons ce serait différent pour un voyage organisé au sommet de l’Everest. Les assurances servent notamment à gérer ce genre de choses. C’est juste du bon sens. Pour s’exempter de ses obligations (pénalités, non exécution...), il existe la « force majeure ». C’est classique dans la plupart des secteurs économiques.

Par ailleurs, il est tout-à-fait normal de gérer les différents commerciaux devant un tribunal. Il n’y a pas de quoi monter au créneau contre ce client. Dans un pays civilisé, c’est le juge qui tranche quand 2 personnes ne sont pas d’accord.
Je suis toujours autant étonné de ces gens et propos laissant penser que le business montagne serait différent des autres secteurs économiques. Garrett Madison, c’est juste en agence de voyage pour aller au sommet de l’Everest. Si le client se retrouve à payer 60k€ pour ne finalement passer que 1 semaine au camp de base, c’est juste normal qu’il râle et demande un remboursement d’une partie du coût.
Si le patron de l’agence de voyage ne prend pas d’assurance (facturé dans le coût du voyage) tant pis pour lui.

» Par DavidL, le 21.10.2020

Merci pour le troll. Le client a signé un contrat que s'il mettait un pied à katmandou, tout l'argent était dû, tout le reste est du blabla.

» Par Toy, le 21.10.2020

Que cela te fasse ou non plaisir, c’est le juge qui en décidera. Ça ne sera pas le 1er contrat, ni le dernier contrat qui serait cassé par un juge pour des clauses non légales.
Il ne suffit pas rediger et faire signer un contrat pour que son interprétation par le vendeur fasse force de loi !

» Par Jer, le 21.10.2020

Rendez-vous est pris, donc – au délibéré.

» Par jpc, le 21.10.2020

Toy a raison : si la course est annulée, il faut rembourser le client des dépenses non effectuées. Par exemple, pour une course à la journée en France, le guide a passé du temps pour préparer la course, logistique, entraînement, il est immobilisé pendant la journée, c'est donc la partie non remboursable. Reste donc à rembourser : alimentation correspondant à l'énergie musculaire non dépensée, soit entre 10€ et 20€ selon la qualité du sandwich, la corpulence du guide et sa voracité.
C'est bien cela que tu voulais dire ? ^^
(mode taquin off)

» Par rob, le 21.10.2020

La réalité du boulot en France, c'est que chacun fait comme il veut concernant la facturation des journées guides non réalisées (ou avec un objectif changé). Après il y a les usages, la plupart du temps si une course est engagée (on monte en refuge par exemple, ou on commence l'approche) mais est arrêtée rapidement pour une cause extérieure au guide (client pas en forme, météo, conditions...), on facture en conséquence : soit une journée guide si but complet, soit le tarif de la course réellement réalisée si on change d'objectif ;)
Pour autant sur certaines courses comme le Mont-Blanc, il arrive que des guides fassent payer le tarif complet une fois lancé...
Ici il manque un élément crucial avant de "juger" bien au chaud : est-ce que le guide avait connaissance avant de partir des conditions, ou il les a découvertes sur place ? Dans le second cas, il est normal qu'il fasse payer au minimum les ressources engagées au client (frais du guide, du client, permis éventuel, et "journées guides" réalisées...) !

» Par dam's, le 21.10.2020

Si le biais financier rentre en compte dans la difficile équation de prise de décision du guide c'est foncer dans le mur a coup sur.
on nous paie pour prendre la décision de faire ou de ne pas faire.
Imaginons un jeune aspirant guide pendu financièrement qui sait que si il renonce ( a une pente de neige par exemple) qu'il va perdre sa journée...
Et on peut extrapoler aux autres diplômes le moniteur de canyon alors qu'ils annoncent des orages qu'en 2em partie d'après midi il se dit oarf ca va passer je vais pas m'assoir sur x€ .
Le moniteur de Speleo il y a de la neige il annonce redoux arf je suis sur que le réseau ne va pas se mettre en charge tout de suite ca va passer si j'annule je perds ma journée...
etc etc.
Certains commentaires m'effraient d'ignorance des contraintes du métier....
Je pense que l'exemple de cette expé qui bute au camp de base a J3 n'a rien a voir avec les journées qu'on fait habituellement en France voir aux alentours.
Puis comme on dit vaut mieux être jugé par 12 hommes que porté...

» Par Toy, le 21.10.2020

Cette expé butant au camp de base après 1 semaine n’a bien évidemment rien à voir avec les journées guide en France.
Déjà ça va être jugé aux USA avec donc un droit différent du droit français.

» Par Sefarin, le 21.10.2020

Si on souhaite comparer avec la France et le Mont Blanc, on se demanderait « combien on facture en prenant un but à l’Hotel ».
Sur une course à 60 000 euro, c’est tout de même assez normal que le client soit bien énervé si on ne décolle pas son cul du Camp de Base. In fin ça signifie tout de même que l’agence a mal organisé le trip, par exemple en choisissant une période défavorable. Que l’agence de voyage ait déjà engagé tous les frais n’empêche pas de plaider l’escroquerie.

» Par oiseau38, le 21.10.2020

Je suis partagé. D'un coté, la météo, le sérac... la sécurité quoi donc normal de rebrousser chemin, d'un autre coté, la période étant propice aux aléas climatiques, le contrat pourrait stipuler une solution de repli, bien sûr moins attirante mais la sensation de s'être fait plumé aurait été moins forte. Je n'ai pas le contrat sous les yeux donc difficile de trancher. Il y a de toutes manières, des frais fixes avant même l'arrivée des clients.

» Par Sophie, le 21.10.2020

60 000€ pour passer 5 jours au camp de base de l’Everest. Il y a tout de même un problème.
Ce n’est pas étonnant que des clients aient l’impression d’être des pigeons se faisant plumer.
Ce n’est donc pas étonnant que cela se finisse au tribunal.

» Par rob, le 21.10.2020

Ce n'est pas la France et ce n'est pas un Mont-Blanc mais on retrouve les même problématiques : comment évaluer et valoriser le travail en cas d'échec qui n'est pas attribuable au guide... (d'où la question de savoir si les conditions étaient prévisibles en amont = expé annulée et frais largement réduits, ou pas)
Il n'y a aucune faute à vendre une expé en "période défavorable" si le client a été informé des avantages et inconvénients (tout ce que ça induit en terme de risques, d'aléa de but, de fréquentation, ...) et qu'il les a librement consentis !
Ensuite si l'expé part (ou engage des frais avant annulation) il est normal de faire payer tous les coûts que ça engendre dont le boulot du guide... Peut-être que ça fait chier de payer un guide pour aller au camp de base de l'everest, comme au refuge de tête rousse, mais c'est quelqu’un qui travaille et qui "perd" d'autres journées potentielles de travail...
Et un guide sérieux (c'est le cas ici à priori) aura prévenu le client en amont de ce qui se passe en cas d'échec : le prix de la "journée" guide et/ou le tarif qui sera retenu selon le point d'arrêt... Aux dernières nouvelles rien n'interdit aujourd'hui aux USA de faire comme en certains guides français et de demander le paiement intégral de la course peu importe le résultat, le tout étant de s'être mis d'accord en amont ;)

Mais Toy (qui est certainement Tetof vu le style) reste bien sûr l'expert en la matière, lui qui n'exerce pas cette activité :-)

@Sefarin : ici comme au Mont-Blanc, tu trouveras des guides et des clients qui se mettent d'accord en toute connaissance de cause pour prévoir une ascension en période "défavorable". Quand le boulot est bien fait, chacun est conscient des aléas et de la façon dont sera réglée la prestation quelque soit son résultat !

» Par bens, le 21.10.2020

@oiseau38 : je ne connais pas le client mais il y a de très fortes chances qu'il venait uniquement pour le "badge Everest", les plans de repli n'intéressent pas ce genre de personnages.

Précision en passant : Bookman is a Yale and Harvard educated lawyer

» Par DavidL, le 21.10.2020

Un vrai nid de trolls ici, lol

» Par Smicard, le 21.10.2020

Le trek au camp de base de l’Everest est à 3000 boules sur Atalante ou Alliber. C’est déjà du vol mais 60 000 € pour 5 jours au camp de base de l’Everest, comment dire, j’imagine pas. Ça fait plus de 12 000 boules à la journée.
Au tarif de 60 000 €, il faut bien évidemment prévoir le plan B, l’assurance annulation ou la pipe (blonde/brune/rousse en fonction des goûts, même les 3 en même temps) Papoue faire passer l’enculage à sec d’un but à côté du sentier.
Tant mieux si ce client plume cette agence de voyage.

» Par Laurence, le 21.10.2020

J’ai du mal à comprendre pourquoi certains voudraient ramener cela à une situation française. C’est un différent entre américains traité dans une cour US avec le droit de l’état concerné.
Autant dire que 99,99999% des français ne connaissent pas le sujet, y compris la quasi totalité des guides.
Certains ont besoin de faire semblant pour briller devant leur public.
Laisser ce différent traité devant cette cour. Il sera toujours temps d’en commenter les conclusions qui ne concerneront pas la pratique en France, ni même la pratique des français à l’Everest.

» Par Guide français, le 21.10.2020

C’est étonnant ces personnes qui veulent ramener ce sujet a la France. C’est une entreprise US, un client US, un contrat US, des tribunaux US . C’est quoi le rapport avec le Mont Blanc avec des guides, des clients, des contrats et du droit français ?

» Par bens, le 21.10.2020

On ne ramène pas ça à une situation française.
On s'intéresse à la question des relations entre le guide et ses clients et ses complications quand l'objectif n'a pas été atteint.

Et ça, ça n'est pas spécifiquement américain ou français et on pourrait bien voir un client attaquer au tribunal un guide français parce qu'il a "payé pour un Mont Blanc" et qu'il n'est pas allé au sommet.

Et c'est intéressant de voir si on considère la prestation de guide comme une prestation de service ordinaire où le client doit être "satisfait ou remboursé" ou si c'est une relation particulière compte tenu du risque, des aléas et de l'engagement.

» Par Guide Français, le 21.10.2020

Les relations dépendent bien évidemment du droit contractuel, et donc du pays puisque le droit dépend du pays.
Mais vous avez le droit de continuer de parler pour ne rien dire.

» Par Albert, le 22.10.2020

60 000€ pour passer 5 jours au camp de base de l’Everest. Est ce vraiment étonnant qu’un client ait l’impression de passer pour la dinde de noël et sans vaseline ?
On ne peut pas dire que Madison se doit beaucoup fatigué dans l’histoire.
Au final, c’est juste une histoire de sous, un litige commercial entre 2 patrons. Que le meilleur gagne au tribunal.

Il faut tout de même en ternir une sacré couche si on espère que tous les clients vont se coucher avec ce genre d’arnaque.

» Par Victor, le 22.10.2020

C’est certain que présenté de cette façon, on a tout de même l’impression que le client est pris pour un con. 60 000 € pour passer moins d’une semaine dans un camping à côté de l’Everest.
J’ai du mal à comprendre pourquoi l’agence de voyage n’assure pas ce genre de problème. C’est tout de même évident que cela ne passera pas avec tous les clients. Autant on peut comprendre et accepter le but après plusieurs jours sur le sommet, autant le but en 5 jours depuis le camp de base, sans plan B, sent le manque de préparation, le m’enfoutisme ou simplement l’escroquerie dans le style fuite en avant il faut à tout prix trouver du cash pour faire tourner ma boîte.

Pour ma part, je refuse bien évidemment de me faire guider. Ce n’est pas pour moi de me faire trimballer. Mais si je devais payer 60000€ à un mec pour aller à l’Everest, je ferais figurer précisément des clauses financières car le but au camp de base sans remboursement et sans plan B n’est simplement pas acceptable. C’est un manque flagrant de professionnalisme dans la conduite d’affaire commerciale.

» Par Pas smicard, le 22.10.2020

A raison de 60 000€ pour 5 jours au camp de base de l’Everest, j’espère que les divertissements, l’alcool .... sont compris.
La bouffe doit être au niveau de Bocuse et les serveuses comprises dans la prestation.

Ça vous étonne vraiment qu’un client réclame quand il se fait avoir de cette façon ?

» Par Maître Verges, le 22.10.2020

My 50 cents comme ils diraient la-bas ;)
Ce que ratent pas mal d'intervenants, c'est qu'un guide comme pas mal de professions "libérales" a une obligation de moyen et pas de résultats ;)
donc pas aussi évident que le client récupère un pro-rata de la prestation non effectuée, ni même ne voit quelquechose devant un tribunal...après entre les deux parties c'est une autre histoire !
Ils construisent pas des maisons les guidos comme semblent le croire certains au-dessus. Et ca, ca n'a rien a voir avec la loi civile française et la common law anglo-saxonne.

» Par HEC, le 22.10.2020

Ce patron d’agence de voyage, également guide, vient juste de détruire sa réputation. Il va peut être économiser 50 000€ mais il va lui falloir beaucoup de temps et d’argent pour retrouver son bien le plus précieux dans son métier : sa réputation.
Quoi que certains laissent dire, ce n’est pas normal d’avoir un client payant 60 000€ pour 5 jours au camping au pied de l’Everest. Un but plus haut après quelques jours en montagne est « acceptable ». Mais le but au bord du sentier n’a rien à voir.
L’agence et son patron se sont plantés et le payeront de leurs réputations.
Les apprentis guide de skitour doivent le savoir que la réputation est leur bien le plus précieux.

Le métier de patron d’agence de voyage faisant porter de riches clients au sommet de l’Everest n’a pas grand à voir avec ce qu’on apprend à l’ENSA. C’est juste et surtout du commerce. Dans ce domaine la règle est de ne pas se fâcher avec un client et surtout pas en public avec un riche client. Un mauvais arrangement « privé » vaut toujours mieux qu’un procès publique même gagné.

» Par Serge, le 22.10.2020

En gros, les contrats avec les agences de voyages sont à lire avec la loupe, et surtout les textes en taille 6.
Le client passe 5 jours au Camp de base pour 60 000 €. Mais on ne voudrait pas qu’il soit énervé ? J’espère que vous fournissez la vaseline. Quelque soit le libellé exact du texte en taille 6, il est évident qu’il faut faire un geste commercial pour calmer et dédommager le client.
Là le client énervé va pourrir la vie de l’agence de voyage pendant des années avec ce procès.
Madison ne semble vraiment pas bon. On n’organise pas une expe facturée 60 000€ sans que la probabilité de réussite soit significative et encore moins s’arrêtant après 5 jours au camping.

» Par Jer, le 23.10.2020

La probabilité de réussite, si on en juge par ses expéditions passées, est si je me rappelle bien environ 10/13. C'est significatif, non ?

» Par Serge, le 23.10.2020

Si on regarde de plus près, on se rend compte aisément que la probabilité de réussite varie beaucoup avec la saison. Le 10/13 est un chiffre global. En automne, ça ne le fait pas souvent !
À nouveau le problème n’est pas tant de ne pas arriver au sommet que de prendre un but au camp de base cad sans même avoir débuter la course. Tous le monde comprend aisément que le sommet n’est pas garanti. Mais là ils n’ont même pas quitté le camping. Ils ont annulé l’expédition sans même mettre un pied en montagne. Est ce étonnant que le client soit énervé ?

» Par moonj, le 23.10.2020

Bonjour,
Je conseille à tous et notamment tout ceux qui trouvent normal que le client attaque son guide cet article très détaillé sur cette affaire : https://www.outsideonline.com/2417327/madison-mountaineering-zac-bookman-everest-lawsuit

On apprend que le guide a proposé un autre sommet ou l'everest à un autre moment... Ce que Bookman a refusé... Il traite les sherpa de fainéants et innefficace... Bref il me semble pas très fréquentable ce bonhomme

» Par migloo, le 23.10.2020

Morale de l'histoire, un guide ne devrait jamais emmener un riche avocat.

» Par Thierry, le 24.10.2020

La morale devrait surtout être que le promene couillon des guides n’est pas de l’alpinisme. Je n’ai jamais compris ce métier de larbins mal payés.

» Par HEC, le 24.10.2020

Patron d’agence de voyage c’est avant tout du commerce au service de clients, souvent riches, exigeants, ayant les moyens intellectuels et financiers de te faire chier s’ils ont le sentiment, à tords ou à raison, d’avoir été pris pour des cons.
Je ne connais pas le net du net de ce guide, patron d’une agence de voyage. Mais C’est certain que ce n’est pas le peu appris à l’ENSA qui l’aidera à gérer ce genre de situation, ni même à augmenter sa marge.
Guide, c’est un métier du commerce, de service avec des professionnels n’ayant aucune formation ni appétence dans le domaine. Historiquement c’est des paysans qui se louaient aux riches touristes pour mettre du beurre dans les épinards. Ça n’a manifestement pas beaucoup changé. Il faut donc être capable d’être un larbin.

» Par Jer, le 24.10.2020

HEC a dit :Je ne connais pas le net du net de ce guide, patron d’une agence de voyage. Mais c’est certain que ce n’est pas le peu appris à l’ENSA qui l’aidera à gérer ce genre de situation, ni même à augmenter sa marge.
Je suis certain d'une chose : Madison n'a rien appris à l'ENSA sur la manière de gérer ce genre de situation.

» Par Francis, le 28.10.2020

On crie au loup. Je cite: "Si le procès allait à son terme et si un juge statuait en faveur du plaignant, la vie des guides et l'interprétation de leur travail connaîtrait un dangereux avant et après."

Ah bon...sauf que le système judiciaire américain n'est pas celui en France et qu'il n'y a pas de jurisprudence transnationale.

Donc, le fait que quelqu'un fasse un procès contre son garagiste aux US n'a aucune influence sur les pratiques des garagistes en France ou ailleurs.

» Par Hop là, le 28.10.2020

Oui c’est la même chose pour les plombiers et les maçons.
Mais guide, c’est le métier qui est différent des autres métiers ... enfin bon surtout dans la tête un peu vide de certains.

» Par Roger, le 29.10.2020

Effectivement, circulez, il n’y a rien à voir ou à discuter.
Une partie du monde de la montagne, se regardant le nombril, veut souvent donner l’impression d’être une activité à part. C’est encore pire sur les réseaux sociaux et avec les apprentis guide sur skitour.

Laissons ces 2 businessmen régler leurs comptes devant les tribunaux US. On s’en fout. On s’en fout tout autant des guides, moniteurs etc : c’est des professionnels vendant du service qui se doivent de gérer la relation client et donc les éventuelles réclamations clients. C’est juste la vraie vie de bons nombres de métiers. Si vous ne supportez pas d’avoir des réclamations de vos clients, il suffit de ne plus avoir de clients.
Il y a suffisamment de métier plus rentable et permettant de faire beaucoup de montage sans s’emmerder avec des clients.

» Par Jean-seb, le 31.10.2020

C’est marrant ces professionnels refusant d’avoir des réclamations de leurs clients. Bien souvent c’est dans la gestion des réclamations et autres litiges qu’on fait la différence entre un pro mettant le client au centre de son business et le pro à éviter. C’est normal d’avoir des réclamations car tout ne peut pas être parfait. C’est moins normal de refuser de les gérer. Changer de métier si vous avez « peur » de vos clients.


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