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Témoignage (de l'intérieur) de la tragédie sur la haute route Cham-Zermatt - Neige et avalanches

 
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Témoignage (de l'intérieur) de la tragédie sur la haute route Cham-Zermatt  [traduire]

Proposé par FITZROY le 29.09.2018, publié le 30.09.2018 :: www.outsideonline.com :: 4749 vus :: 2094 clics :: 44 commentaires :: Neige et avalanches

Témoignage intéressant d'une survivante de cette terrible tragédie.
En Anglais.
Le descriptif chronologique est riche d'enseignements. »

Commentaires

» Par Mat, le 30.09.2018

Super article, surtout l'analyse à la fin ...

» Par Skieur, le 01.10.2018

Oui, enfin un bon article, merci Fitzroy. Pour les trop pressés (dommage), lisez à partir de la dernière image d'illustration pour l'analyse de fin.

» Par chouca05, le 01.10.2018

je suis nul en anglais y a t il une version française ?

» Par David Zijp, le 01.10.2018

google est ton ami
https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://www.outsideonline.com/2329041/chamonix-zermatt-alps-haute-route-disaster&prev=search

» Par chouca05, le 01.10.2018

yes my dear bien que certains mots soient traduis bizarrement, mais bon j'ai compris le sens général
Merci

» Par Bboy, le 01.10.2018

Le guide en prend pour son grade.
Perso j'ai annulé une sortie ce WE-là, vu les vents très violents qui étaient annoncés (même si le danger n'était pê pas assez mis en avant sur certains sites).
Ceci dit c'est clair que sur un raid, on est tenté de poursuivre, surtout si le matin cela a l'air de passer ...
(NB : l'anecdote du GPS j'ai vécu exactement la même avec un guide sur le Grand Combin - au début il n'en voulait pas mais finalement ...). La morale de l'histoire, je ne pense pas que ce soit tellement de ne pas avoir une confiance aveugle en son guide, mais surtt de s'assurer d'avoir un GPS qui fonctionne, avec la trace hiver.

» Par jc69, le 01.10.2018

Ce n'est pas une survivante qui écrit, c'est une journaliste.
Vu son site, elle aime l’extrême et le tape-à-l'oeil.
Il y a même une photo d'elle à la sortie du téléphérique de l'Aiguille du midi. Quel exploit !

Ceci-dit, tout n'est sûrement pas faux mais j'aurais préféré savoir comment la journaliste avait recueilli les infos. J'ai comme un doute.

» Par Zorg, le 01.10.2018

https://www.lanewallace.com/about-lane
L'auteur de l'article ne semble manifestement pas connaitre grand chose à l’alpinisme. Mais, elle en parle !!!
Ca ne donne vraiment pas envie de passer 1s à lire un truc de ce genre en se demandant où elle a pipoter son texte.

» Par RJ, le 01.10.2018

"L'auteur de l'article ne semble manifestement pas connaitre grand chose à l’alpinisme"

Elle n'est peut-être une grande alpiniste, mais dans sa bio il y a "She has [...] climbed and landed on glaciers in the Alps and Alaska".

Son créneau en tant que journaliste et écrivain, d'après sa bio (autobio..) c'est "l'aventure", "l'exploration", pas sûr donc que ce soit la journaliste la moins qualifiée pour parler de ce genre d’événement. Et à part en partant du postulat de base que tous les journalistes pipeautent.. il n'y a pas particulièrement de raison de penser qu'elle le fait ici.

C'est vrai que c'est dommage de ne pas avoir plus d'infos sur les sources.. en tout cas si le récit n'est pas pipeauté, il peut être très instructif!

» Par TASMAN, le 01.10.2018

Un interview détaillé existe, en italien, dans le blog de l'alpiniste Alexandro Gogna :
http://gognablog.com/peigne-darolla-29-aprile-2018-1a-parte/

» Par Bboy, le 01.10.2018

Zorg: si chaque journaliste devait être spécialiste du sujet qu'il traite avant de pouvoir écrire, on ne lirait plus grand chose. D'accord de prendre les choses avec recul, mais a priori il ne faut pas savoir passer du 8a avec une main attachée dans le dos pour pouvoir relater le récit d'une sortie tragique en SDR. Et comme dit RJ, je ne vois a priori pas de raison de douter de la déontologie de la journaliste en question, dont on peut supposer jusqu'à preuve du contraire qu'elle a traité ses sources comme il se doit.

» Par Patrice, le 01.10.2018

Parce que vous croyez encore que ceux qui pratiquent le ski-rando sont tous des experts en alpinisme!?
Sur la haute route.....encore moins non?!

» Par pierre cretinon, le 01.10.2018

Je m'étonne de voir un guide partir avec un smartphone GPS pour progresser en haute montagne...

» Par ick, le 01.10.2018

@pierre cretinon, un guide se dirige au smartphone est courant car un pointage se fait plus rapidement lorsque l'on sort son appareil, GPS éteint ou smartphone en mode avion avec l'application GPS fermée. Sur la Haute Route par temps normal, il me semble que la plus part des guides connaissent le parcours par coeur et ne doivent sortir quoi que ce soit. Par contre une fois que ça se complique visibilité et/ou le temps devient difficile, voir de nuit, le vrai GPS sera plus sûr avec une trace et avec une meilleure autonomie. Personnellement, sur un smartphone je vois mieux ce qui est aux alentours de l'endroit où je me trouve, mais pour suivre une trace je préfère le vrai GPS. On peut aussi tracer le parcours sur le GPS/PC et le transféré à une montre GPS qui nous indiquera lorsque l'on sort du parcours et faire une vérification au smartphone, avec le GPS en secours dans le sac, cartes et boussole,... en pour préparer les parcours tranquillement le soir. Ainsi, on peut avoir GPS sur smartphone, trace sur la montre et sur le GPS, plus cartes et boussole,... Même là on peut aussi être à côté car ça fait encore plus de matière à savoir employé :-) ... Avec un smartphone, il faut surtout aussi une application avec les cartes mémorisées sur le téléphone et non une application avec les cartes ''Online''...
Salute et bonne saison à tous
Ick

» Par davidg, le 01.10.2018

Merci Tasman,

un article écrit par quelqu'un qui comprend l'environnement et connaît les bonnes questions à poser. Cela clarifie beaucoup de points. Le groupe italien était totalement épuisé et incapable de faire des choix judicieux après 8 heures d’errer dans le whiteout. Choquant. Des morts pour rien.



http://gognablog.com/peigne-darolla-29-aprile-2018-1a-parte/

» Par pierre cretinon, le 01.10.2018

@ICK bien d'accord. Personnellement je n'ai aucune confiance dans le smartphone dans le mauvais temps en montagne. Rien de plus sur qu'un vrai GPS avec la trace téléchargée la veille.

» Par bens, le 01.10.2018

J'ai été fortement "interpellé" par cet accident parce que comme Bboy j'avais programmé également un mini raid ce week-end là, avec notamment le Pigne comme un des sommets possibles. On a annulé également à cause du foehn violent annoncé.

Sauf erreur de ma part, la journaliste ne reprend que la version de Tommaso Piccioli qui avait déjà été interviewé "à chaud" notamment par un journal allemand et qui mettait déjà en cause les compétences du guide.

Si la description de la journée permet de mieux comprendre ce qui s'est passé, il aurait été intéressant d'avoir les résultats de l'enquête officielle et d'éventuels autres témoignages.

» Par Skieur, le 02.10.2018

@pierre_cretinon : je fais totalement confiance à mon smartphone dans le mauvais temps. Testé, approuvé... Mais tous les smartphones ne se valent pas, loin de là, les applications aussi. Après il faut prendre quelques précautions dans certaines situations, savoir que si on va haut par -20° ça va commencer à se compliquer avec les gros gants et l'affichage de l'écran (+ le stocker contre soit). Là les bons vieux gros GPS à boutons ont un avantage. Mais à la journée jusqu'à 4000m jamais eu de problèmes. Après je ne suis au-dessus de 3000 par mauvais temps que sur grosse erreur, ça aide...
Je fonctionne en mode avion avec les échelles à partir de 1/6250e préchargées (j'ai toujours >= 1/25000, prêt à partir). Sur plusieurs jours, il faut nécessairement penser au boitier de recharge batterie et/ou carte...

Attention, on ne sait pas quel type de pb le guide a eu avec son smartphone. L'avait-il bien chargé ? Était-ce un pb de réception du signal GPS ? Était-ce simplement qu'il n'avait pas chargé la carte et n'avait très probablement pas de réseau data ? N'arrivait-il pas à utiliser le tactile dans le froid ? Mystère...

» Par Zorg, le 02.10.2018

Si encore elle était journaliste !
C’est juste un article mettant en scène avec plein d’emphase la version d’un des protagonistes. Du Paris-Match à la sauce US.
Outside n’a jamais volé très haut pour l’alpinisme. Ce n’est d’ailieurs pas une revue d’alpinisme.

» Par herge, le 02.10.2018

Je ferai 2 remarques:
- un leader clairement indiqué dans le groupe, le guide en l'occurence
- et le fait qu'il se soit planté et que les participants l'aient vu mais n'aient pas osé s'opposer à sa prise de décision
Pas évident mais par contre, appeler le refuge d'arrivée pour prendre des nouvelles: peu de gens le font...

» Par bens, le 02.10.2018

je fais totalement confiance à mon smartphone
Moi pas vraiment : les risques de panne sont quand même significatifs et il y a aussi le risque de perte ou de casse si il t'échappe des mains...
Perso j'essaie d'avoir au moins une voire deux personnes dans le groupe qui est également équipée avec la bonne cartographie et si possible la même appli (avec Oruxmaps c'est facile de s'échanger les cartes avant le départ)
Ca n'a que des avantages : les personnes en question peuvent suivre la course sur la carte, manipulent leur smartphone quand tout va bien (plus de chances d'être à l'aise avec quand ça va mal), pourront indiquer aux secours leur position précise si il arrive quelque chose au leader et enfin leur gps pourra servir de backup si celui du leader tombe en rade.

Je n'ai encore jamais testé mon smartphone dans des conditions extrêmes (j'essaie surtout de ne pas m'y retrouver...) mais dans du mauvais temps moyen (neige, pas de visi) il fait le job.
Pas de miracle non plus il ne faut pas trop compter dessus pour trouver un trou de souris au milieu des barres dans le mauvais temps.

» Par pierre cretinon, le 02.10.2018

@skieur
"savoir que si on va haut par -20° ça va commencer à se compliquer avec les gros gants et l'affichage de l'écran"
tout le probleme est là:c'est dans les très mauvaises conditions que le GPS doit être totalement fiable et qu'il a son intérêt.

» Par Jeroen, le 02.10.2018

>> Pas évident mais par contre, appeler le refuge d'arrivée pour prendre des nouvelles: peu de gens le font...

Sur Cham zermatt tu indiques ta cabane de destination, et normalement les cabanes communiquent entre-elles lorsque une personne manque à l'appel. C'est en tout cas ce qui nous était arrivé, entre Chanrion et les Vignettes quand deux espagnols avaient finalement décidé en chemin de passer la nuit à la cabane non gardée des Bouquetins. Conclusion, 2 heures de recherches et un hélico.

» Par davidg, le 02.10.2018

un autre point de vue

http://www.spiegel.de/international/europe/that-s-it-we-re-dead-disaster-strikes-along-the-alps-haute-route-a-1220184.html

» Par Ange, le 03.10.2018

Selon l'article, le guide a sa part de responsabilité dans ce drame. Mais aussi la facilité offerte par la technologie (GPS, smartphone...) et peut-être par l'excès de confiance d'alpinistes très expérimentés. Je me souviens qu'il y a 30 ans, à une époque où il n'y avait que la boussole, la carte et l'altimètre en cas de brouillard, tout le monde était resté une journée de plus à la Cabane des Dix à cause du temps, personne ne s'était risqué à traverser le Pigne d'Arolla. Et on était descendu à Arolla de la Cabane des Vignettes le lendemain car le mauvais temps revenait. On a finit l'itinéraire sur Zermatt une autre année...

» Par superpapa, le 03.10.2018

@Ange +1000
On peut imaginer aussi que sans GPS, la décision de se protéger dans une crevasse ou de creuser un abri aurait été prise. Tu t'acharnes plus facilement si tu vois le refuge tout proche sur l'écran.

» Par bens, le 03.10.2018

Selon l'article, le guide a sa part de responsabilité dans ce drame
A vrai dire, même si les infos de ces différents articles sont à prendre avec des pincettes, je ne vois pas bien qui d'autre que le Guide pourrait avoir la pleine responsabilité de ce drame : la météo avait bien prévu le mauvais temps, d'après les témoignages aucun client n'a poussé le Guide à y aller (c'est même plutôt l'inverse), ses moyens de secours n'ont pas fonctionné...

Mais aussi la facilité offerte par la technologie (GPS, smartphone...)
Je note que le groupe des français n'avait pas de GPS si les infos sont exactes et ils sont quand même partis...

Mais sur le fond tu as probablement raison, comme tout moyen d'aide ou de secours (DVA, ABS, etc...) on prend moins de marge avec que sans...

» Par Kv, le 03.10.2018

Il y a plusieurs récits intéressants des survivants du groupe d'Italiens.. Existe-t-il un témoignage des 4 Français qui suivaient ce groupe?

» Par Skieur, le 04.10.2018

@bens : "les risques de panne sont quand même significatifs" -> ben non, pas pour moi ni pour d'autres, n'en fait pas une généralité :) Après une ou deux centaines de sorties dans plein de conditions au smartphone, j'ai bien plus peur de péter une fix que d'avoir un problème majeur d'orientation dans la tourmente.
Mais... Le plus important étant d'éviter les ennuis, de savoir vite renoncer, c'est certain...

@pierre-cretinon : "tout le probleme est là:c'est dans les très mauvaises conditions que le GPS doit être totalement fiable et qu'il a son intérêt." -> je ne m'occupe pas trop de mesurer la température réelle et le vent quand je suis dans le dur :) Et je souhaite de ne pas pouvoir faire trop de stats personnelles à ce niveau. En tout cas (dans des altitudes des Alpes françaises) :
- par jour blanc et temps "clément" : aucun soucis !
- un smartphone que j'utilise tous les jours, je connais la capacité théorique de sa batterie et je sais que le GPS fonctionne très bien. Un gros GPS que je ne sortirais que quelques WE, bof... (pour un guide l'approche doit être différente). Chacun son expérience ;)
- mon téléphone arrive à suivre dans un avion à 9000m d'altitude et à 800km/h, pas si mal même s'il n'est pas trop "sous pression" en cabine ;)
- en cas de gros vent / neige qui fouette, en se protégeant dans la veste après l'avoir sorti de l'intérieur de doudoune, ça passe bien avec un sous-gant dont j'ai fait un encoche au doigt pour le passer à travers... Le smartphone tu peux le glisser partout, je n'en dirais pas autant d'un GPS protégé de tout ?

Bref... Chacun son approche sereine, et surtout anticipons calmement ;)
Je suis un avocat du smartphone, mais je l'ai bien testé avant de lui faire entièrement confiance et je me souviens maintenant que j'en ai même changé car le premier était nul, CQFD...
(je ne donne pas mon modèle car plus vendu n'est-ce pas et je me garderais bien d'avancer que sa version actuelle est aussi efficace...)

» Par jc69, le 04.10.2018

Quel que soit l'équipement utilisé (cela inclut la carte), il faut le maîtriser et pour cela l'utiliser très souvent, dans toutes les conditions. C'est en forgeant qu'on devient forgeron.
Chacun a ses habitudes et personne ne détient la vérité universelle.
Par exemple, je regarde toujours la carte vers le nord. Certains préfèrent l'orienter par rapport au terrain. Chacun sa méthode. L'important, c'est le résultat. Ne pas se perdre.
Ensuite, chacun doit connaître ses limites et savoir renoncer. Facile à dire mais pas toujours facile à appliquer. Ceci s'applique aussi aux avalanches.
Il y a en fait beaucoup de similitudes entre ce drame des Vignettes et une avalanche meurtrière. Après coup tout le monde se dit qu'il aurait été plus raisonnable de renoncer. Mais quand on est près du but il n'est pas idiot de vouloir conclure plutôt que de faire demi-tour. Compliqué tout ça...

» Par Zorg, le 04.10.2018

Confier son orientation à 1 seul dispositif, aussi performant soit il, est un non sens. La sécurité dans le fonctionnement d'un dispositif provient avant tout de la redondance des dispositifs.

» Par Oscar, le 04.10.2018

Mourir à 400m du refuge quelle frustration! Le verrou doit être mieux signalé sur le terrain...et il faut en connaître l'existence avant de partir...Et n'oublions pas qu'un guide travail avant tout pour "gagner sa vie", renoncer = perte de temps=manque à gagner.

» Par equalizer, le 06.10.2018

ai tjrs pensé qu'argent et engagement en montagne était un mélange malsain...
avions renoncé au même endroit en fin des années 90,mais on était sur 1 mini raid et sans guide!

» Par bens, le 07.10.2018

ai tjrs pensé qu'argent et engagement en montagne était un mélange malsain...
C'est curieux ce procès d'intention dès qu'il y a un accident avec un guide. Je n'y était pas mais je ne vois vraiment pas en quoi ça aurait changé quoique ce soit d'un point de vue financier pour le Guide si il était resté au refuge.
Je veux bien que cette question se pose pour un Mont Blanc ou quand les clients poussent le Guide à y aller mais là d'après les témoignages c'était plutôt les clients qui étaient réticents et inquiets. Et puis pour le groupe de français sans guide ce n'était pas une question d'argent.

Pour moi ils ont simplement sous-estimé le risque de dégradation brutale de la météo et les conséquences pour leur sécurité.

J'ai beaucoup skié avec des guides à mes débuts et la question d'argent n'a jamais changé la question de la gestion du risque : les guides prudents le sont resté quoiqu'on pouvait leur demander, et les têtes brulées prenaient des risques quand bien même on leur faisait part de nos inquiétudes.
Et ça n'a pas changé grand chose quand je suis passé à des encadrants bénévoles.
C'est bien plus compliqué qu'une simple question d'argent.

» Par TASMAN, le 07.10.2018

J'ai lu les cr italiens, français, anglais de ce drame, aucun n'est complet et décris vraiment le déroulement de la journée. Ce serait bien d'avoir un rapport minutieux des circonstances (c'est idem en alpinisme et escalade, rarement un cr détaillé qui permettrait de tirer des enseignements !)
Pour la Pigne d'Arolla, au risque de paraitre vieux jeu, je remarque que pour expliquer l'accident, tous se focalisent sur les GPS, les smartphones et leurs applications ! Ils oublient la boussole et la carte, outils indispensables. Lors d'un de mes 3 passages de la Haute route, nous avons passé la Pigne d'Arolla dans la tempête, avec boussole, possible que la chance est aidé mais la boussole et la carte aussi...
Le guide italien était très compétent mais a sans doute sous estimé la gravité de la situation puis il a chuté, laissant le groupe désemparé (comprenant des clients montagnards expérimentés !).
Il y avait un groupe indépendant de 4 français derrière, pas de témoignage, pas de détails sur eux ?

» Par jjbibi, le 07.10.2018

Je n'ai que de lointains souvenirs des lieux qui ont dû changer de morphologie depuis qqs décennies ... mais s'il y a un point de passage obligé - certes marqué par un grand cairn ... en hiver - il y a donc
> une altitude à respecter pas plus bas, plutôt un peu plus haut, et faire traversée prudente ( alt gps ou alti recalé au sommet du Pigne )
> un point GPS précis à viser
je vois ça de mon ordi, d'accord, mais quand même ??

» Par equalizer, le 08.10.2018

réponse à Bens:
mon intention n'était pas de faire un procès aux guides:
j'en compte quelques uns parmi mes potes!
néanmoins le guide italien a bien merdé en laissant ses clients pas à l'abri ds le fort mauvais temps:
on a tous appris que se mettre à l'abri du vent était vital...
et "time is money" pour les guides et les clients...

» Par equalizer, le 08.10.2018

on peut aussi s'interroger pouquoi le guide n'est pas resté au refuge:
mauvaise prévision météo? pression mise par les clients ayant des impératifs horaires? surestimation des capacités du groupe? surestimation de ses propres capacités? en tout cas le bilan est lourd...

» Par bens, le 08.10.2018

@equalizer : ma réaction à ton post vient du fait que je lis très souvent quand il y a un accident avec un Guide = "c'est la faute à la pression commerciale, aux (méchants) clients qui forcent le Guide à y aller alors qu'il n'a pas envie, etc..."

Alors que c'est en totale contradiction avec ce que j'ai pu voir soit en tant que client, soit en tant que voisin de refuge, soit quand je discute avec des Guides. Du moins dans l'activité "ski de rando" ( pour l'alpi, le hors-piste, etc.. je ne sais pas)

Pour moi, la pression pour y aller alors que c'est tangent est plutôt une question de caractère, d'expérience, et dans le cas des raids, des conséquences logistiques parfois lourdes d'un changement de programme.
Mais sur ces plans, Guide ou pas Guide, on est tous plus ou moins logés à la même enseigne.

Les clients cons qui ne comprennent pas pourquoi le Guide ne veut pas aller se mettre dans la gueule du loup, ça doit exister mais à mon sens ça doit être une infime minorité.

Il y a plutôt, je pense, une majorité de clients qui flippent dès que ça sent un peu le roussi (ce qui semble avoir été le cas si on lit les témoignages de cet accident)

» Par mt38, le 08.10.2018

Bonjour,
Dans la tempête, une sage décision est parfois de s'arrêter et de creuser des abris dans la neige.
En ski de randonnée, nous avons tous une pelle dans le sac.
Il y a quelques années, nous étions 9 amis. Alors que la météo annonçait le beau temps, nous avons été pris dans une descente difficile par une tempête de "retour d'Est", vent très violent, visibilité nulle, une température qui a baissé jusqu'à –20° dans la nuit et chute de neige abondante, 70 cm entre 11 heures du matin et le lendemain matin.
En début d'après-midi, nous avons pris la décision de nous arrêter et de creuser 2 abris dans la neige, un pour 4 et le second pour 5 personnes.
Nous avons passé la nuit à l'abri du vent.
La température dans les abris a été très supportable … malgré l'angoisse.
Nous avons contrôlé en permanence que personne ne s'endormait.
Le lendemain matin, au retour de conditions maîtrisables nous avons repris la descente et nous sommes rentrés "sain et sauf" à la maison.
Remarque : nous avons bénéficié de l'expérience de deux des membres du groupe qui avait déjà appris, au cours de stages, à faire des abris dans la neige.

» Par Skieur, le 09.10.2018

"Alors que la météo annonçait le beau temps, nous avons été pris dans une descente difficile par une tempête de "retour d'Est"
Si je puis me permettre, vous regardiez quoi comme prévisions ?

» Par Gégé, le 09.10.2018

AU fait , petite question toute bête mais à partir de combien de températures négatives(+ effet du vent), le sommeil est considéré comme dangereux et plus réparateur...? car dans un trou à neige habrité du vent par -5°c, je ferais bien un petit som...moi
:-sleep

» Par equalizer, le 11.10.2018

@Bens:
on n'a pas le même vécu,ni la même expérience...
Pour avoir bossé pour l'UCPA et d'autre structures,la pression mise sur le professionnel est bien réelle et grandissante en interne - voir le drame des Orres et les circonstances... - mais aussi liée à l'argent:
combien de clients embauchent 1 guide pour plusieurs jours qd la peuf est tombée??
certains guides se sont fait coffrer et n'ont pas pu être dégagés par les clients pas efficaces ds la recherche avec dva...
le guide se doit d'être clair avec les clients qd ça craint,mais trop de gens pensent qu'un ghm est une assurance ts risques...
C'est 1 profession avec 1 forte accidentologie et bcp de recours devant les tribunaux: lis donc la jurisprudence... ça calme!

» Par equalizer, le 11.10.2018

@bens:
pourquoi les pratiquants flippent qd ça sent le roussi?
sont'ils préparés techniquement,physiquement,mentalement?
quid du contenu de leurs sacs? quid de la logique de bon sens qui n'est pas en vente sur le net?? etc...


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