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Serions-nous en guerre ? - Alpinisme

 
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Serions-nous en guerre ?

Proposé par Jeroen le 10.11.2011, publié le 11.11.2011 :: your.mountains.over-blog.com :: 1257 clics :: 1 commentaires :: Alpinisme

"Engonce dans ma bulle de duvet froissée, entoure d`une gangue de glace délicate, j`aperçois a peine les traces qui me permettraient de retrouver, plus bas, ma tente, mon semblant d`humanité.

Tout a coup j`entend un murmure. Je tourne la tête a gauche, a droite ... je ne vois rien. Une plainte ... plus qu`un murmure c`est une plainte que je perçoit. Mais derrière mon masque de ski, entre mes respirations assourdies par la présence du mécanisme qui me distille de l`oxygène, je ne vois rien.

Peut-être est-ce simplement mon esprit qui me joue des tours ? Après tout, je viens d`atteindre le toit du monde ! L`euphorie de la réussite d`un tel exploit n`est pas encore retombée ... oui, cela doit être cela »

Commentaires

» Par jpc, le 14.11.2011

Ce texte me touche car ma passion pour les activités sportives en montagne m'a déjà placé face à ce choix : expé ou pas expé ? Je cite Paul Bonhomme : "Pourquoi avons-nous exporté dans leur pays des envies et des rêves qui ne sont pas les leurs ?(...) Pourquoi, sous prétexte d'assouvir nos rêves de conquêtes et de gloire, lézarder les montagnes d'autant de fils barbelés ?" Certes, j'aurais préféré que la question soit posée avant, et que l'on ne me dise pas "si je m'abstiens d'aller dans tel ou tel pays, d'autres le feront, donc cela ne sert à rien", ou encore "mais c'est aussi leur apporter des emplois et des ressources" : cette moralité sans morale (même sous couvert d'utilité... qui masque d'abord le fait que "l'autre" n'a pas choisi, pas pu choisir) est précisément à l'opposé de celle que je partage avec P.Bonhomme : "Au risque de me répéter, je le redis encore : un rêve n'est pas forcément fait pour être réalisé !" Je ne donne pas de leçon : comme tout passionné, je sais combien c'est difficile de résister et j'ai aussi mes contradictions ; mais j'apprécie aussi de pouvoir me regarder dans la glace en ayant fait certains choix de cohérence vis-à-vis des autres (même si renoncer de partir au K2, par exemple, c'était quelque part un crève-cœur...). PS: ceci n'exclut pas de voyager vers d'autres cultures (en France ou à l'étranger), mais s'oppose au tourisme de consommation.


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