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VAL D'ISERE Perdu, le jeune homme a passé la nuit à  3000m d'altitude, dans un trou - Divers

 
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VAL D'ISERE Perdu, le jeune homme a passé la nuit à  3000m d'altitude, dans un trou

Proposé par jc69 le 03.02.2010, publié le 03.02.2010 :: www.ledauphine.com :: 1048 clics :: 5 commentaires :: Divers

Lors de sa randonnée, il avait perdu sa peau de phoque, puis un ski de son surf de randonnée. Loin de tout, il a expliqué avoir mal évalué certaines distances. En guise de carte IGN, il avait... un plan des pistes. Au matin, il a pu marcher un peu afin que son téléphone retrouve du réseau.

Moralité : n'oubliez pas votre téléphone »

Commentaires

» Par jpc, le 04.02.2010

De la chance, sans doute. Mais aussi une bonne adaptation à la situation : creuser un abri (si le journaliste voulait faire de l'information utile aux autres ;=), ce serait d'ailleurs intéressant de savoir avec quoi il a creusé, quel était son équipement...), ne pas s'affoler...

» Par Jean-Claude BROCARD, le 04.02.2010

Les plans de pistes sont très piègeux, ne jamais trop s'y fier même en hors-piste.Je me souviens d'un écart réel étrange entre 2 pistes à Méribel...mais bon, on avait le temps.
Attention aux barres et cascades non indiquées également...

» Par yalsnow, le 04.02.2010

Et bin ça a occupé les cruchots !

» Par pat, le 07.02.2010

Comme quoi garder une belle peau conserve bien!et sauve!

» Par Thib'o, le 11.02.2010

Je suis la personne mentionnée dans cet article. J’effectuais ce jour là seul un tour horaire de la Sana, envisageant éventuellement son ascension après évaluation visuelle des conditions de la pente sommitale.
À vrai dire je note que les infos données sur le daubé sont quelque peu erronées !
Je disposais bel et bien d’une carte et n’était pas perdu.
Un horaire de départ trop tardif, une modification d’itinéraire rallongeant ma course, mais surtout des peaux de phoque gelées devenant inutilisables et le mauvais temps du soir sont les raisons qui m’ont empêchées de rentrer ce soir là.
J’ai donc bivouaqué à 3000 m dans des conditions bien hivernales et avec aucun matériel spécifique. Ma chance fut probablement cette neige poudreuse un poil cartonnée qui m’a permis de creuser aisément un igloo de fortune.
Je rentre ce jour chez moi après 10 jours d’hospitalisation pour des gelures aux mains assez sévères (stade 3 sur 4 pour certaines phalanges de la main, droite, échappant de peu à l’amputation grâce aux traitements novateurs et très efficace des équipes de l’hôpital de Sallanches).
http://www.lesechos.fr/info/metiers/020304769411-un-nouveau-traitement-des-gelures-pour-eviter-l-amputation.htm

Je souhaite avant tout remercier l’ensemble du personnel médical qui a sauvé ma main droite et les secouristes qui se sont donné bien du mal pour me rechercher dans des conditions pas faciles cette nuit là.
Le seul conseil que je peux donner est de toujours disposer d’une paire de gants secs de rechange dans votre sac ainsi qu’une couverture de survie.
Pour cette course facile je m’étais trop reposé sur mes connaissances pratiques et une certaine aisance physique, négligeant de prendre une marge de temps pourtant si utile en cas de problème technique.
Ma saison hivernale est terminée. Je me concentre désormais sur la cicatrisation de mes mains, espérant revenir en forme dès le printemps pour la reprise de la saison d’escalade, cœur de ma passion pour la montagne ;-).


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